LIBÉRALISME, PLANIFICATION, POLITIQUE

 

L’économie que je pratique en tant qu’acteur naturel depuis plus de 40 ans me paraissait normale, évidente. Je croyais ses règles fondamentales, elle en a, intégrées et comprises par tous. Il a fallu que le fisc m’agresse, que je crée ce blog, que je traine sur le net, pour prendre conscience qu’une multitude de gens ne se doute même pas que l’économie existe. Ils n’ont aucune idée de sa réalité, alors qu’évidemment elle régit leur vie et celle de leurs enfants présents ou à venir. En quelque sorte ils sont des « illettrés de l’économie ». C’est une grave faille de l’Education Nationale de laisser ainsi une majorité de français dans l’ignorance totale d’un élément qui commande leur vie.

Alors l’économie c’est quoi?

Si l’on revient aux fondamentaux: c’est la gestion des biens, qu’ils soient individuels ou collectifs. Donc, c’est d’abord le droit de propriété de ces biens matériels ou immatériels pour l’individu ou le groupe. Lorsque le droit de propriété est réduit au groupe, en principe à l’Etat, l’expérience prouve que les résultats ne sont pas au rendez-vous. La preuve est rapportée un peu partout dans le monde que la suppression de la propriété ne génère que la misère, contrairement à ce que prône la théorie très largement rependue et crue qui consiste à prétendre que tous les maux de la société viendraient de la cupidité des propriétaires de biens, d’argent, d’entreprises, de banques, etc… Ces échecs tiennent au fait que la propriété et l’économie sont indissociables, l’une ne peut pas exister sans l’autre.

C’est l’échange de biens dans un libre marché concurrentiel qui crée l’économie la plus performante. C’est la multiplication et la complexité infinies des possibilités de ces échanges qui génère la richesse. Cette multiplication est entravée lorsqu’il n’est plus qu’un propriétaire de tous les biens: « l’Etat », ou que les propriétaires se sont autolimités: « les monopoles ».

A-t-on besoin d’une économie performante?

Pas nécessairement sous réserve d’accepter les contraintes de la modestie en ce domaine, ce qui n’est pas vraiment à la mode. Cependant, il ne peut pas être nié que la richesse, donc une économie  forte, procure des avantages, notamment un accès plus facile à la liberté. Ces avantages ne sont que psychologiques et momentanés, en effet l’économie porte en elle ce que l’on appelle « la main invisible » qui équilibre constamment et naturellement les échanges, donc l’économie et les richesses.

Cet équilibre ne peut être remis en question, momentanément, que par l’intervention de la force. Force intérieure à l’acte économique : le monopole, ou force extérieure à cet acte: l’Etat.

L’extraordinaire vitalité de l’économie:

L’économie peut supporter de terribles contraintes avant de rendre l’âme. Cette activité naturelle est si vitale qu’elle ne meurt pas facilement. Sauf à être touchée à un organe vital, par exemple le pétrole, voir à ce sujet  » La théorie des dominos » d’Alex Scarrow. Et encore, il y aura nécessairement renaissance d’une autre économie.

Entrave à la liberté économique:

Les entraves à la liberté économiques ont toujours le même objectif: s’accaparer l’économie. Elles ont toujours le même résultat: l’affaiblissement de l’économie. Ceux qui souhaitent s’accaparer l’économie sont victimes d’un mirage, elle ne peut pas être captée, elle est insaisissable. Assoiffés, les hommes se font facilement prendre au mirage de l’économie. En démocratie les politiciens en quête de voix précipitent leurs électeurs vers ce mirage. Ils le font sans scrupule du fait qu’ils sont eux-mêmes victimes de ce mirage.

C’est ainsi que l’économie de la France doit faire face à une double attaque venant de l’Etat:

– Celui-ci tente de s’accaparer l’économie, à travers de multiples formules d’intervention.

– Puis il vient prendre dans la poche de ceux qui font marcher l’économie les sommes qu’il a perdues à l’occasion de ses tentatives d’intervention. Ce faisant il affaiblit les acteurs économiques et rajoute à la déroute économique.

Mais l’économie de la France doit aussi faire face à des attaques venant de ses propres acteurs économiques:

–  Dans une alliance contre-nature avec l’Etat, de nombreux opérateurs privés rêvant de monopoles absurdes ont centralisé à outrance l’économie de ce pays, entraînant une dévitalisation majeure par une réduction drastique des intervenants.

Conclusion:

C’est le  bordel, la confusion. « L’illettrisme économique » des français ne leur permet pas d’avoir une vision juste et mesurée de la situation. Ils croient confusément que la droite serait économiquement efficace, contrairement à la gauche. Il n’en n’est rien. Droite et gauche sont d’une stupidité économique confondante. L’une parce qu’elle a la prétention de régenter l’économie, le souhait de la posséder avec les privilèges qu’elle lui croit attachés. L’autre parce qu’elle a la prétention de pouvoir mieux en répartir les fruits en la maîtrisant, ce qui s’avère faux.

Nul ne peut tenter de maîtriser l’économie sans l’affaiblir, voir l’anéantir.

Donner de l’air à l’économie:

Ce n’est pas du côté de Bercy qu’il faut attendre la solution. A ce sujet je vous conseille l’article de Charles Dereeper sur Objectifeco : link

Aussi, à venir, la lecture de l’ouvrage en préparation du Professeur Nemo : « La philosophie de l’impôt ».

Il est peu  probable que notre démocratie puisse revenir au libéralisme économique par le vote, tant les mensonges de ses responsables sur ce sujet sont semés sur un terreau propice d’inculture totale. Cependant il est du devoir de tous ceux qui savent ou se doutent de lutter pour éviter que le retour à la raison, à la place que doit avoir l’économie, à sa liberté, passe par la case révolution, destruction totale de notre société. Ce serait trop de souffrances inutiles. Merci, on a déjà donné. Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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