L’IMPÔT: « LIEN SOCIAL » OU « HAINE SOCIALE »

 

Nous y sommes. Toutes les déclarations politiques, en France ou ailleurs en Europe, sont du même tonneau: « sus aux riches ». L’impôt va régler tout les problèmes. Pauvres de nous.

Nul ne peut nier que certains Etats Européens ont un taux d’endettement trop élevé, accompagné d’une difficulté structurelle à endiguer l’augmentation des dettes. Cette situation est le fruit d’une erreur, d’une faute, tout le monde en convient. Normalement, lorsqu’il y a une faute on recherche les responsabilités, si ce n’est pas obligatoirement pour sanctionner c’est au moins pour éviter que la faute se reproduise.

Alors, voyons où sont les responsabilités:

 Est-ce la faute des riches? En quoi les riches seraient-ils concernés par les dettes de la France? Est-ce pour eux que l’on a emprunté ? Ont-ils bénéficiés d’une partie de ces emprunts? Autant de questions qui n’ont qu’une réponse, lancinante: ils bénéficieraient, comme tout le monde, des routes, des hôpitaux, de la police, de la justice etc… En quoi cela devrait-il les amener à payer ces prestations, hautement discutables pour eux sur le plan de leur efficacité, plus chères que les autres utilisateurs ?

 Est-ce la faute des pauvres ? Certains prétendent que ce sont eux qui bénéficient principalement des sommes empruntées par la France. Mais alors, pourquoi sont-ils toujours en augmentation ? Pourquoi ceux qui sont pauvres ont de plus en plus de mal  à sortir de la pauvreté ?

En définitive, il parait raisonnable de n’imputer les difficultés du pays ni aux pauvres ni aux riches. Alors, à quoi cela sert-il de les dresser, jours après jours, déclarations après déclarations, les uns contre les autres ?

La bonne question à se poser est: à qui profite le crime, car créer et entretenir la haine entre communautés d’un même pays est un crime.

La réponse est complexe en apparence, cela tient au fait que les responsables se cachent. Essayons de les débusquer. Pour cela, au fil du temps, je propose d’analyser leurs propositions et déclarations, telles qu’elles ne vont pas manquer de nous parvenir régulièrement. C’est derrière leurs discours que nous trouverons les réponses, vous verrez, elles ne seront pas si compliquées.

Aujourd’hui: les niches fiscales.

Qu’est-ce qu’une niche fiscale ? C’est un avantage consenti librement par l’Etat à un contribuable dans le but d’obtenir de lui un avantage pour l’Etat. Ce peut-être pour acheter la paix sociale: taux de réfaction sur les impositions de tels ou tels salaires ou catégories sociales. Ou, pour diriger l’épargne vers un type d’investissement spécifique. Ou encore, pour favoriser la création artistique ou économique. Tous les cas existent. Mais, il y a une constante: au moment de sa création, la niche fiscale avait pour but d’apporter un avantage à l’Etat en échange d’un rabais fiscal. En quelque sorte un contrat, ni plus ni moins.

De quel droit l’Etat romprait-il unilatéralement ce contrat ? Qu’elle confiance peut-on avoir en un Etat qui ne respecte pas les règles qu’il a lui-même mises en place? Où est la « justice fiscale » dans ce changement subit des règles ?

Pour ma part je ne vois que manœuvre délictueuse, escroquerie, non respect de la parole donnée.

La foultitude applaudit: pas la réalité technique de ce point précis du code fiscal. Non, on lui fait applaudir la haine pour celui que l’on avait auparavant sollicité, qui a rendu le service demandé et que l’on jette en pâture pour cacher ses propres échecs

Ce n’est pas joli, joli.

Les responsabilités:

J’espère avoir, pour ceux qui l’ignoraient, mis à jour la tarte à la crème des niches fiscales. Derrière cette clarification surgissent les responsables. Ce sont évidemment ceux qui ont utilisé cet outil imbécile de la niche fiscale pour attirer des fonds privés vers des destinations où ils n’auraient pas été naturellement ou pour  acheter une paix sociale illusoire car repoussant des contraintes qu’il eut fallu affronter. En fait, cet échec est la preuve de l’inefficacité de la planification en économie, des dégâts à prévoir lorsque la politique se mêle d’économie. Toute intervention qui interfère sur la liberté de l’économie ne peut finir qu’en « jus de boudin ». C’est donc ainsi que cet outil de la niche fiscale, planification perverse qui se croyait plus intelligente que les autres, subit le même échec que la planification soviétique. Mais il reste l’instillation, à travers la niche fiscale, de la haine. Bercy en est l’unique responsable.Et ça, c’est grave.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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