Louis Martino : un des matons zélés de notre prison fiscale

Un huissier vient de m’adresser cela :

Il s’agit du cumul des petites primes, ou pots-de-vin selon comment on se place, gagnées par Martino à l’occasion des plaintes qu’il a déposées contre moi au motif que dire la vérité sur ce qu’il me fait subir serait diffamatoire, atteindrait à sa vie privée, pendant qu’il a ravagé la mienne.

Voilà un huissier tonique qui, pour 4.395€, n’hésitera pas à défoncer ma porte, à voler des meubles. Alors qu’il sait parfaitement que je ne possède rien.

Puisque je le lui ai dit :

From: Henri Dumas

Sent: Friday, May 4, 2018 10:45 AM

To: merle.chauchard@wanadoo.fr

Subject: Ouverture forcée de ma porte 

DOSSIER N° 1702036 

Bonjour Maître,

Nous venons de converser au téléphone où j’ai pu apprécier votre sens de l’humour, donc un brin d’humanité vous restant.

Je vous confirme que les meubles qui sont à l’intérieur de la maison que j’occupe, tout comme cette maison, ne sont pas à moi.

Ils étaient dans la maison avant moi, appartenant à ma mère, et ont été donnés, ainsi que la maison, à mes enfants.

Il y a bien longtemps que le fisc m’a dépossédé de tout.

Pour explication reportez-vous à mon blog, à partir de demain : www.temoignagefiscal.com

Maintenant informé, toute entrée intempestive à mon domicile serait assimilée à une violation du dit domicile et poursuivie.

Respectueusement. H. Dumas

Le fisc m’a tout pris, par solidarité avec ceux qui n’ont rien, parait-il. Dans le fond, c’est vrai, je suis devenu solidaire des indigents, puisque indigent moi-même.

Pour les autres c’est un accident de la vie, ils ne sont parait-il responsables de rien, il y a urgence à les aider.

Tandis que pour moi, c’est bien fait, ma misère est méritée, je dois crever sans bruit. J’ai travaillé toute ma vie, accumulé quelques biens, jamais triché avec qui que ce soit et encore moins avec le fisc, mais cela n’a rien à voir. Ma ruine tient au fait que j’ai résisté à une bande de pillards se réclamant de l’Etat. Je dois disparaître. Un point c’est tout.

Alors, Louis Martino dans tout ça ?

Certains parmi vous connaissent mes péripéties fiscales. Je les résume brièvement pour les autres.

Le fisc s’est mis dans l’idée de redresser la succession de ma mère — décédée en 1997 — qui se compose d’une seule maison que j’ai scrupuleusement évaluée à sa vraie valeur – c’est mon métier –

Sur le moment, j’ai pris cette agression fiscale à la légère. Mal jugé de ma part. Car alors, le fisc — dont le stupide redressement ne correspondait à rien — face à sa propre incurie s’embourbe et se lance dans une série de faux, que je dénonce immédiatement devant la justice. J’ai perdu toutes ces procédures en dénonciation de faux pourtant réels.

La preuve de ma bonne foi a été récemment établie, soit vingt ans plus tard, par La Cour de Cassation qui vient de me donner raison en ce qui concerne la succession — fait déclencheur de mes misères fiscales — reste encore à ce que La Cour d’Appel confirme cela. En Janvier 2019 parait-il…..

Mes actions en justice pour démontrer ma bonne foi ont scandalisé la gente fiscale et ses obligés les magistrats. Pensez-donc, accuser des membres du « politfiscalbureau » — Bercy pour les initiés –, de faux ? Il doit être exécuté… (musique de Guy Béart).

C’est ainsi, probablement à la demande de Prieuret, le Directeur des Services Fiscaux de mon département de l’époque, que Martino entre en scène.

Martino c’était l’élite, le GIGN fiscal. Il faisait partie d’une brigade parisienne la DNVSF, spécialisée dans la traque des très grands fraudeurs internationaux, milliardaires du sport, des matières premières, du trafic d’armes, etc…

Inutile de préciser qu’il est donc venu sur ordre, cette brigade n’ayant aucune raison d’avoir croisé naturellement ma toute petite entreprise au fin fond de la province.

Je dis sur ordre, je suis gentil. Il est venu, sur un « abus d’ordre », satisfaire une vengeance personnelle de ces agents du fisc tricheurs, menteurs, faussaires, qui ne supportent pas que l’on dénonce leurs magouilles, leur incompétence.

Martino sait cela. Evidemment.

Martino c’est toujours l’élite, il ne cesse de monter en grade. Son intelligence naturelle de la servilité en a fait l’homme de confiance de Bercy chargé de surveiller la fiscalité des élus. Tout un programme, on s’en doute.

Martino sait aussi qu’il a faussement déclaré une opposition à contrôle fiscal inexistante, tout au plus pouvait-il arguer d’une non présentation de comptabilité lorsque j’ai demandé, en préalable au contrôle, mon dossier fiscal pour essayer de comprendre sa venue. La CADA m’a donné raison sur ce point.

Il sait tout Martino. Alors ? Que se passe-t-il dans la tête de Martino ?

A mon avis rien, tout simplement : rien.

Je pense souvent à Hannah Arendt et à sa stupéfaction lorsqu’elle découvrit au procès d’Eichmann que l’horreur n’avait pour base ni la haine, ni le vice, ni la perversion, mais seulement, et seulement, la bêtise, accompagnée de la servilité, de la prétention, de l’orgueil et de la susceptibilité. Toutes choses qui tuent sans même en avoir conscience.

Alors, je résiste tout en pardonnant à Martino. Il ne peut être autre chose que ce qu’il est. Ceux qui l’utilisent, le couvrent, abusent de ses faiblesses pour l’entrainer à provoquer injustement la ruine, le chao, la mort, sont les vrais responsables.

Ils seront démasqués. Ce jour là Martino sera tout étonné d’avoir à rendre des comptes sur les horreurs qu’il commet, car je ne suis sans doute pas le seul qu’il tue, ou tente de tuer. Il dira qu’il n’a fait que son métier, qu’il n’a qu’exécuté les ordres qui lui ont été donnés.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 réflexions au sujet de « Louis Martino : un des matons zélés de notre prison fiscale »

  1. « il n’a fait que son métier, qu’il n’a fait qu’exécuter les ordres qui lui ont été donnés »
    – à Nüremberg cette excuse a été très utilisée.

  2. je le tiens de la bouche de DARK-malin qui aime bien citer sa mémée !!!

    dés que le Martino siffle le printemps .. ( attends toi que tes saints te glace )
    il faut donc comme les zadistes attendre la fin de ce long hiver fiscal qui leur a permis de prendre leur envol sans se faire saigner a blanc par un aéroporc.

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