Macron : direct case cohabitation.

Coqueluche d’un pays irrationnel, Macron est sans avenir.

Pour autant ses chances d’être élu sont réelles. N’est-il pas le seul candidat pour qui la gauche — majoritaire en ce pays notamment à droite — peut voter massivement pour faire croire à une volonté de changement alors qu’elle souhaite avant tout l’immobilisme et la jouissance des acquis à tout prix ?

N’hésitons pas, prenons l’hypothèse de Macron — libéral d’opérette, chantre d’un idéal collectif composé de la somme des lâchetés individuelles — élu.

Nous sommes sous la cinquième république, régime dans lequel le Président n’a pas le pouvoir qui appartient au parlement..

Donc, après son élection, Macron devra mobiliser une armée de fidèles — macroneux, macronistes ? — appelons les tout simplement « maquerons ». Cette armée de maquerons devra avoir la majorité au parlement, sans quoi Macron sera le Président des éoliennes.

Or, ramenée à l’échelon local, il est peu probable qu’une élection législative s’affranchisse du clientélisme savamment cultivé par la masse de nos députés professionnels de la politique, qui plus est chouchoutée par les feuilles de choux régionales.

Donc Macron, élu de gauche, va se retrouver avec une chambre au mieux composée d’une droite frustrée, au pire d’une gauche revancharde entièrement entre les mains de ses anciens amis qu’il viendra d’humilier.

Sans parti et sans réseau on ne voit pas très bien comment il pourrait, en six mois, générer une majorité de maquerons éligibles.

Nous voilà donc partis pour une nouvelle situation politique inédite. Un Président de La République, fraîchement élu, placé immédiatement dans la désopilante situation dite de cohabitation.

Il pourra nommer Hollande ou Sarkozy comme premier ministre s’il a le sens de l’humour, puis batifoler avec sa copine pendant cinq ans dans les jardins de l’Elysée pour occuper son temps libre.

Pauvre France à qui le mensonge et l’hypocrisie de son personnel politique et journalistique fait prendre les vessies pour des lanternes. Elle n’est pas sortie de l’auberge tant elle aime ces mensonges.

Bien cordialement. H Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 réflexions au sujet de « Macron : direct case cohabitation. »

  1. Je suis surpris qu’à 2 mois de l’élection aucun média ne questionne Macron sur le sujet. Avec quelle majorité va t il gouverner?
    Ni même sur son programme inexistant pour le moment….

  2. Avant d’envisager le pire, essayons d’envisager le plus simple :
    Macron ne sera pas élu …
    Les français se rabattront sur le vote utile car les français savent qu’il n’aurait pas de majorité au parlement et donc serait ipso facto en cohabitation. Ce serait un roi sans pouvoir !

    Bien à vous

    1. C’est pas du tout un scénario du pire, au contraire, sous cohabitation la France tourne très correctement, d’autant plus que celle-ci va durer 5années s’il est élu.
      Macron veut devenir Président, c’est tout, il ne veut pas gouverner et se base sur un fait très simple : Le français moyen ne connait pas ses institutions.

      C’est un choix, il ne fera rien s’il se fait élire car soumis à 200% au PS ou les LR.
      Les journalistes n’en parlent pas car leur niveau en droit est proche du zéro, aussi simple que ça.

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