MEDIAPART, cet égout journalistique à ciel ouvert

Mediapart dont il faut au préalable rappeler que ce journal est né d’une fraude fiscale à la TVA qui lui a permis de trouver la trésorerie nécessaire à sa pérennité en s’affranchissant du taux payé par ses confrères pour s’aligner sur celui de la presse écrite. Un écart de l’ordre de 15%, de plusieurs millions d’Euros.

Sa montée rapide en puissance lui a permis de faire voter une loi faisant de sa fraude la règle, battant ainsi sur le poteau ce pauvre Cahuzac qui malgré des efforts louables entrepris ne put jamais faire en sorte que les planteurs de cheveux puissent avoir légalement un compte à Singapour.

Né de la fraude Mediapart en est devenu le pourfendeur, un vilain petit côté chasteté proclamée du célibat ecclésiastique.

Devenu le mur des cons national de la haine fiscale Mediapart dézingue à tout va.

La nouvelle mouture fiscale d’une administration aux abois qui fait de l’optimisation fiscale un délit lorsqu’elle est pratiquée par le contribuable à son profit et un acte civique lorsqu’elle est pratiquée par un contrôleur fiscal au profit de l’administration…

— Ah oui parce que ne perdons pas de vue que le maquis juridique de la fiscalité française, et un peu mondiale, permet de trafiquer légalement la réalité comptable d’une entreprise au profit de l’entrepreneur ou au profit du fisc, au choix. Au profit de l’entrepreneur c’est mal, au profit du fisc c’est bien, mais dans les deux cas cela ne correspond à aucune réalité économique et comptable —

…Je disais donc que la nouvelle mouture législative concernant l’assimilation de l’optimisation fiscale à une fraude fait le miel de Mediapart, en plein dans son fonds de commerce de feuille de chou à scandale.

La victime du jour est Dany Boon.

L’histoire de cet acteur passionne Mediapart, enfin pas vraiment son histoire plus précisément celle qu’invente Mediapart.

Les faits sont les suivants

Porté par cette foi étrange qui habite artistes et créateurs Dany Boon a bossé comme un forçat pour un résultat mitigé au départ.

La ténacité aidant il a fini par rencontrer le succès et même le haut de l’affiche avec un film : les Ch’tis.

Film dont les conséquences furent que des millions de personnes dépensèrent chacune un peu d’argent pour aller rire un bon coup sans regret en sortant de la projection, incitant même familles et relations à en faire autant.

Ainsi Dany Boon devint très riche.

Traduction par Mediapart

Les spectateurs de ce film ne doivent rien à M. Dany Boon, c’est lui qui est leur débiteur du fait qu’ils aient bien voulu aller rire dans la salle de cinéma qui projetait son film plutôt que dans une autre.

Ainsi l’argent récupéré par ce film n’est pas la propriété de M. Dany Boon, mais bien celle des spectateurs, M. Boon doit donc rendre cet argent, non pas aux spectateurs qui eux l’ont bel et bien perdu — heureusement qu’ils ont rigolé — mais au fisc qui — on se demande bien pourquoi — les représente et leur rendra à sa façon, c’est à dire jamais.

L’histoire qu’aimerait raconter Mediapart

Dany Boon est un extraterrestre que le hasard a gâté en le gratifiant d’un énorme succès qui ne lui doit rien. Évidemment les gains de ce succès sont appelés à se dissoudre dans l’éther mystérieux de l’économie et M. Dany Boon doit retomber dans l’oubli et la misère statutaire de tout artiste qui se respecte, en dehors de certains politiquement corrects.

La vérité n’est pas celle-là

En fait M. Dany Boon est bien placé pour connaître l’énorme engagement que demande la quête du succès et les incertitudes du résultat. Il connaît aussi les difficultés à obtenir un capital pour mettre en œuvre des idées. À partir de ces constats il gère au mieux son capital avec la conscience de sa fragilité. Pour pouvoir vivre et continuer à créer, sans pour autant en arriver à traficoter avec la TVA, il reste dans le cadre de la loi qu’il optimise.

Il a juste un tort, il ne défend pas publiquement sa position mais abonde dans l’idée qu’il est le débiteur de ceux qu’il fait rire, dommage.

Quoiqu’il en soit il n’est pas dans la logique de M. Plenel dont on ne connaît ni le salaire, ni le capital personnel, mais uniquement la moustache. Celui-ci à l’inverse du richissime Canard Enchaîné trouve sa gloire et sa légitimité dans la misère ordinaire, au moins apparente.

Bien à vous.

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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5 réflexions au sujet de « MEDIAPART, cet égout journalistique à ciel ouvert »

  1. Ce que révèlerait MEDIAPART en fait =
    Selon les informations de Mediapart révélées ce mercredi 23 janvier, le comédien aurait eu recours à des arrangements fiscaux pour ne pas payer certains de ses impôts en France.
    En février 2018, dans les colonnes de l’hebdomadaire Marianne, Dany Boon se félicitait de payer ses impôts en France, expliquant « j’ai gagné cet argent grâce à mon pays, à l’éducation que j’y ai reçue, c’est normal que ça lui revienne. » A plusieurs reprises sur des plateaux de télévision, le réalisateur de Bienvenue chez les Ch’ti a réaffirmé son souci de payer ses impôts sur le territoire français.
    Les révélations de Dany Boon sur ses impôtspar PlanetVidéo
    « Personne ne lui a demandé de mettre autant en scène son patriotisme fiscal.
    C’est la mise en scène de Dany Boon qui a suscité un mouvement de sources vers nous pour dire : ‘franchement, entre ce qu’il dit et ce que l’on sait, il y a un gouffre’», explique Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart et auteur de cette enquête.
    Toujours selon le média en ligne, l’acteur français aurait ainsi investi plusieurs millions d’euros dans une dizaine de hedge funds (fonds hautement spéculatifs, aussi appelés fonds vautours) entre 2014 et 2016 domiciliés dans des paradis fiscaux, comme les Bahamas et les îles Caïman.
    Par ailleurs, d’après les informations de Mediapart, il serait impossible de connaître les comptes en France de certaines sociétés du comédien, chef d’entreprise de douze sociétés de co-production telles que Les Productions du Ch’timi ou bien encore Les Productions du Chicon. Les comptes annuels de ces sociétés auraient été non déposés de 2014 à 2017.
    Comme le précise également Mediapart, selon les documents à leur disposition, le patrimoine de Dany Boon serait établi en France, en Belgique, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. D’après ces mêmes documents, le comédien français aurait été résident fiscal au Royaume-Uni en 2016. Mediapart ajoute que l’humoriste enchaînerait les résidences fiscales à l’étranger. Il ne payerait donc pas tous ses impôts en France.
    Enfin, le média d’enquête en ligne indique que Dany Boon aurait demandé à ses avocats comment ses héritiers pouvaient échapper à la fiscalité française. Sollicité à plusieurs reprises, l’acteur n’a jamais répondu aux questions du site d’investigation.

  2. Bonjour et bravo pour vos articles que je lis depuis quelques temps …Si je vous dis la justice de la République est raciste… Sautez-vous de votre chaise ! Oui je le prouve … et je ne peux rien contre cette magistrate…que vous connaissez si bien l’auteur du » mur des cons »… Un citoyen ne peut rien contre cette machine à broyer le peuple. Je raconte aussi comment la justice protège les voleurs…en dépensant sans compter ! Ah je vous précise que je n’ai commis ni crime ni délit…mais que j’ai été spolié comme en 1944 …je demeure à votre écoute .

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