MEDIAPART, OUT OF ORDER ?

Bonjour Monsieur Plenel.

Bienvenu au club.
Non, non, ne protestez pas.
Je sais, vous allez me dire que vous n’êtes pas un fraudeur, que c’est une monstrueuse erreur, que l’on va reconnaître votre bon droit, que que que…
Ecoutez-moi- cinq minutes.
Aucun avocat fiscaliste ne vous le dira (ce n’est pas leur intérêt) mais, si vous contestez le redressement qui se profile, vous allez connaître l’Enfer Fiscal.
L’Enfer Fiscal !
Vous avez lu Dante…
Bien sûr, vous n’avez pas envie de vous y retrouver avec tous ces  « fraudeurs » que, comme tout bon français, avant, vous vilipendiez.
Mais ça, c’était avant…
Non, il n’y a pas de hasard, vous l’avez déjà compris ou vous n’allez pas tarder à le comprendre.
Le  vrai hasard, celui qui n’est pas téléguidé comme un missile, cela représente un petit pourcentage des contrôles fiscaux.
Le but d’un missile, c’est de détruire son objectif. Et aujourd’hui, l’objectif, c’est vous !
Hier encore vous étiez un homme heureux, respecté, voire important dans votre sphère.
Profitez-en, cela ne va pas durer, vous pouvez me croire.
Comment en êtes-vous arrivé là ?
Vous étiez dans le cercle du pouvoir, à « tu et à toi » avec des membres du gouvernement, avec des hauts fonctionnaires, bref vous étiez à l’abri bien au chaud.
Et puis, qu’est-ce qui vous a pris ? Voilà que vous mettez vos chers amis en difficulté avec votre sacrée affaire Cahuzac.
Là-haut, sur l’Olympe, ça n’a pas dû plaire.
Seriez- vous un nouveau Prométhée ou auriez-vous été touché, sur le tard, du syndrome Robespierre ?
Avez-vous une liste ? Y-a-t-il un suivant sur votre liste ?
Bref, dans le doute, ON va s’occuper de vous. ON va vous envoyer un beau petit contrôle fiscal.
C’est anonyme et ça met tout le monde d’accord sur votre dos. Vous connaissez le fameux « y a pas de fumée sans feu »…
De plus, une fraude à la TVA, (l’argent de tous les français !) c’est ronflant, ça sonne super bien, c’est imparable et indéfendable pour les quelques amis qu’il vous restera.
A ce stade deux options s’offrent à ON :
Firstly,
ON vous a envoyé un missile sans détonateur. C’est un avertissement en AR. Vous montrez que vous avez saisi le message en agitant un drapeau blanc et en leur disant que vous serez sage à l’avenir.
Dans ce cas-là  tout s’arrangera dans les cuisines de Bercy. Les cuisiniers de la Citadelle sont habitués à transformer les odeurs d’égout en fumet et vice versa. Les états d’âme ne font pas partis de leur équipement.
Secondly
Vos anciens amis ont donné leur feu vert.
Le missile est chargé, il est fait pour tuer.
Pour vous les carottes sont cuites, vous êtes dans la nasse comme une mouche dans une toile d’araignée. Vous aurez beau vous débattre, crier, hurler vous serez mangé à la fin.
Si votre ruine a été décidé, rien n’y fera.
Le temps joue pour eux. Dans un mois, on vous aura déjà oublié.

Je vais tenter de vous expliquer ce qui vous attend en résumant et en essayant de faire simple.
Après votre contrôle arrivera votre « notification de redressement ».
Le montant du redressement, la mauvaise foi (elle sera là), les pénalités plus quelques petites douceurs (spécialités de Bercy), vous aurez l’impression d’être dans un mauvais rêve. Que vous allez vous réveiller. Erreur c’est la vraie vie selon Bercy.
Vous avez ouvert la mauvaise porte, et vous n’êtes qu’au tout début de la descente.
Dès réception de cette charmante missive, et avant de la contester (ce que vous ne manquerez pas de faire), sauvez tout ce que vous pouvez sauver.
Et en quatrième vitesse, car le Fisc, cet ami qui nous veut que du bien, va tout vous saisir sans attendre votre contestation.
Les comptes bancaires de votre société, les vôtres perso, ceux de votre épouse…
Attention, il ratisse large, même très large !
Dans un deuxième temps, c’est la valse des huissiers (ceux du Trésor, les meilleurs).
Saisies conservatoires qu’ils appellent çà.
Sociétés, résidence principale et secondaire, voitures etc…
Ils entrent partout.
Si vous êtes absent, ils cassent vos portes (sans vous le dire, c’est plus drôle : surprise surprise !). Ils font l’inventaire de tous vos biens (meubles et autres) Si vous êtes ailleurs, ils embarquent ce qu’ils trouvent (argent, petits bijoux des enfants, tout leur est bon !).
Bercy veut saisir le montant de son redressement.
Bon courage pour la suite.
Cette suite pourra durer des années.
Le fisc n’est pas pressé, le garrot est en place. Il va vous étrangler, vous (votre famille) et votre entreprise à petit feu.
Bien sûr, vous allez hurler à l’injustice.
Tout le monde s’en fout. Votre histoire n’intéresse personne. Vous êtes passé à la trappe.
Vous serez seul avec vos avocats fiscalistes qui vous berceront de potentielles victoires futures sur le Fisc. Tant que vous aurez de quoi les payer.
Vous finirez devant le tribunal administratif.
Ne vous faîtes pas d’illusion, ce tribunal est taillé sur mesure pour Bercy.
C’est un tribunal d’exception, une survivance de l’Ancien Régime, époque où l’Etat avait toujours raison. Donc vous perdrez (à 95%).
De toutes les façons à ce moment-là vous serez déjà ruiné, moralement et financièrement.
Cerise sur le gâteau, Bercy a le pouvoir souverain de vous envoyer, si cela lui chante, grâce à la CIF en correctionnelle, sans passer par le Parquet.

Bienvenu au club Edwy…

RAPPEL :  MOBILISONS NOUS.  SIGNEZ LA PETITION.  (colonne à droite)

 

Bolling Emmanuel

A propos Bolling Emmanuel

Emmanuel Bolling était un des créateurs et des dirigeants de la Discothèque LA LOCOMOTIVE à Paris. Ouverte fin 1986, décédée asphyxiée par le fisc fin 2009(RIP). Elle subira en huit ans trois contrôles fiscaux. 1992, 1996, 2000. E.Bolling contestera le deuxième (1996). Cette contestation justifiée entraînera immédiatement de la part de Bercy une série sans fin de saisies diverses étranglant son entreprise pour finir par la ruiner. Relaxée de l’accusation de « dissimulation de recettes » par le tribunal correctionnel de Paris en 2002, le fisc n’en continuera pas moins à poursuivre LA LOCOMOTIVE et ses dirigeants de son acharnement, pour les mêmes motifs, comme si de rien n'était... En 2014, après 18 ans de procédure, de procès et d’appels (gagnés ou perdus) dont la liste serait des plus ennuyeuse, E.Bolling et ses associés, ruinés, se battent toujours pour que l’on reconnaisse ce redressement pour ce qu’il est : un abus fiscal caractérisé. Il a initié deux procédures devant le T.A. Dans l'une d'elles il y sera posé une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) sur le Non Bis In Idem que n'a pas respecté Bercy, en passant outre au jugement définitif du Tribunal Correctionnel de Paris.

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2 réflexions au sujet de « MEDIAPART, OUT OF ORDER ? »

  1. Le premier auteur invité de la nouvelle mouture de Temoignagefiscal signe ici un billet qui fait honneur au blog.
    Qu’il en soit remercié et qu’il soit le premier d’une longue lignée d’auteurs courageux et décidés.
    Merci. H. Dumas

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