MURMURES VENUS DE L’ENFER

Créé en Janvier 2010, ce blog propose, depuis sa création, deux axes:

–  Un témoignage basé sur des faits réels, qui m’arrivent personnellement, servant de démonstration et d’exemple.

– Dans le même temps, une réflexion globale sur la fiscalité en France et, plus particulièrement, sur la « terreur fiscale » dont croient, stupidement, avoir besoin les services fiscaux de ce pays pour nous convaincre de payer l’impôt.

Au début, non seulement l’audience du blog fut minime, mais les principaux intervenants étaient, soit des agents du fisc, soit des délateurs zélés ravis de faire part de leur mépris à l’égard des souffrances imposées par l’absurde système de la terreur fiscale. En clair, ce blog était inaudible.

En réalité, assez peu de français paient l’impôt sur le revenu. Ceux qui le paient, s’ils sont fonctionnaires ou salariés, ont peu de chance d’être « contrôlés », même s’ils font quelques menues entorses à la loi.  Ils ne se plaignent généralement que du taux de l’impôt qu’ils trouvent trop élevé, ils ne connaissent pas l’enfer du contrôle fiscal.

Ce sont les entrepreneurs, industriels, commerçants et professions libérales qui paient le plus lourd tribut. Mais ils sont largement indépendants, peu faciles à fédérer, inaccessibles s’ils n’ont pas encore été contrôlés. En phase de contrôle ils pensent trouver seul ou avec un conseil la solution miracle pour s’en sortir. Ce n’est qu’après le contrôle, face à ses conséquences catastrophiques, à son déroulement  toujours totalement inique, à la souffrance vécue, qu’ils peuvent être à l’écoute.

Aujourd’hui, ces derniers visitent ce site. Certes ce n’est pas encore d’une grande intensité, ce n’est qu’un murmure, mais cela existe. A ce sujet, la mise en ligne de l’adresse du site par « Le Cri », le journal de « Contribuables associés », a été déterminante. C’est à ces visiteurs que je m’adresse.

Je leur propose de réfléchir ensemble, globalement, aux problèmes fiscaux de ce pays. Puis, ensuite, de voir comment se prendre en mains, collectivement, pour peser sur les responsables politiques et engager une modification profonde des rapports entre l’Etat et les contribuables. Je ne sais pas comment nous ferons, mais nous trouverons bien une solution.

L’enfer fiscal a trois origines: La dérive des dépenses publiques, la corruption, la terreur instillée volontairement dans les contrôles fiscaux.

La dérive des dépenses publiques: Il est essentiel de la dénoncer. « Contribuables associés » fait un travail remarquable à ce sujet mais, hélas, force est de constater que cette dérive, malgré sa dénonciation, ne diminue pas mais au contraire augmente régulièrement. Cela tient au fait qu’elle n’est pas une cause, mais un résultat. En fait, il y a lieu de traiter la cause.

La corruption: J’ai déjà eu l’occasion d’en définir le contour, qui n’est pas l’image d’Epinal d’une enveloppe bourrée de billets de banque et remise sous le manteau. La corruption commence lorsque la sélection, à l’intérieur du groupe social, ne se fait plus par la« compétence », mais par « l’appartenance ». Quand on prend conscience qu’une très grande partie du corps social de notre pays refuse totalement d’être évaluée, c’est le cas par exemple des fonctionnaires, cela laisse libre cours à toute sorte de motifs d’ascension sociale hors « compétence », qui tous participent au déséquilibre de la société. Au hasard citons comme motif de sélection, l’appartenance à un syndicat, à une école, à une famille, à un club, à une profession, à une communauté, etc… de multiples raisons de voir se construire, à partir de ces sélections, une société incompétente, donc inopérante, donc fatalement nocive à ses membres. Une société qui ne peut courir qu’à la ruine. Je suis conscient que l’évaluation est en soi une difficulté, qui peut permettre de comprendre son refus.

La terreur fiscale: Si elle n’est constituée que de sélections « d’appartenance » la société s’effondre d’elle-même. Voir l’URSS, Cuba, La Corée du Nord, ou encore, pour élargir le spectre, les sociétés de pensée telles que les religions, les sectes. Ce type de société, que je qualifie de corrompu, ne peut vivre qu’aux dépens de groupes structurés autour de la « compétence ». L’économie a ceci de particulier que la sélection par la « compétence » y est constamment, automatiquement et naturellement en vigueur. Même s’il ne lui est laissé qu’une petite place, le groupe social répondant à la règle de sélection naturelle de l’économie, la « compétence », va vivre. Dès lors il sera la cible du prédateur que sera devenue la partie de la société déséquilibrée par son système de sélection par « l’appartenance ». Pour pouvoir « tondre », sans violence apparente, le groupe émergeant économique, il faut que ce groupe soit « terrorisé ». C’est pour cela que l’Etat laisse se développer une organisation du contrôle fiscal violente, injuste et destructrice. L’Etat terrorise volontairement le groupe économique ascendant issu de la sélection par la « compétence » pour maintenir à flot le groupe déstructuré régressant résultant de la sélection par « l’appartenance ».

Une fois ce constat établit, que pouvons-nous tenter de faire ensemble?

Nous pouvons probablement démontrer:

– Que ce type d’organisation va dans le mur.

– Que la corruption, telle que définie dans ce billet, peut, sinon se résorber, au moins se réduire.

– Que la dépense publique lui est liée.

– Qu’une prise de conscience personnelle de chacun peut solutionner le problème, qu’il s’agit alors tout simplement d’éducation.

– Que, par ailleurs, la nécessité et la réalité de l’impôt s’imposent à tous.

– Que se comportant comme un associé et non comme un prédateur l’Etat recouvrerait l’impôt plus facilement et sans doute en plus grande quantité.

– Que la terreur est une mauvaise idée, qu’elle entraîne la stigmatisation de ceux qui sont terrorisés. En effet, pour ne pas avoir honte de terroriser une partie de lui-même, le corps social ne peut que haïr cette partie. La confection de bouc-émissaires finit toujours dans le sang.

Voilà un début de réflexions, les portes de ce blog vous sont ouvertes. Participez à la réflexion, inscrivez-vous à la Newsletter, à droite de l’écran. Si nous nous regroupons, tout est possible. L’isolement est notre principal ennemi.

Cordialement. H. DUMAS

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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