Nouvelle directrice et nouveau programme à l’Opéra de Paris

N »Le Pipeau », est, depuis le premier Janvier 2017, le journal d’information officiel de l’Elysée. Ce quotidien est diffusé par abonnement et en kiosque. Le nombre des numéros tirés et distribués n’est pas communiqué. Comme chacun le sait, sa particularité tient au fait qu’il est renouvelé hebdomadairement tous les Lundis, puis imprimé et diffusé chaque jour à l’identique toute la semaine.

Le service de communication présidentiel qui en a la charge l’a pensé ainsi après que la commission des communications ait constaté qu’il faut une semaine minimum pour qu’une information nouvelle chemine dans le processus de la pensée collective des français, et surtout pour qu’elle s’y imprime.

La semaine dernière, dans son numéro 6 du 30 Janvier 2017, « Le Pipeau » nous a appris que Christiane Taubira, nommée directrice du Palais Garnier en Janvier 2016 par Le Président François Hollande, à la suite de sa démission du Ministère de La Justice — « parce qu’elle connait la musique » avait affirmé alors Le Président — a ouvert la saison 2017 d’opéras le Mercredi 25 Janvier 2017, avec Les Huguenots.

Ce fut un succès mitigé.

Le défi que s’était imposée Christiane Taubira était de taille.

D’abord, il devait y avoir un nombre égal de femmes et d’hommes sur scène lors de chaque tableau. De la même façon, chaque communauté devait être représentée, y compris les plus minoritaires, elles aussi de façon égale entre hommes et femmes.

Ainsi, l’égalité homme-femme et la mixité sociale, jusqu’alors peu pratiquées au Palais Garnier mais si chère à Christiane Taubira, étaient respectées.

Mais ce n’est pas tout.

Dans le but d’éviter les frustrations issues de la compétition vers l’excellence habituelle aux opéras, les chanteurs ont été recrutés à partir de leur envie et non de leur performance. Sachant que, de plus, au moins cinquante pour cent d’entre eux devaient chanter faux.

La place réservée obligatoirement aux homosexuels posa moins de problème.

Ces contraintes ont eu des répercussions sur la mise en scène et sur l’expression de l’œuvre, dont certaines parties n’ont pas pu être chantées, ou étaient méconnaissables. L’orchestre, organisé de la même manière, a eu du mal à suivre la composition.

Ces ambitions légitimes de Christiane Taubira, pas toujours comprises par les amateurs d’art lyrique, n’ont pas permis de remplir complètement le Palais Garnier.

Surpris, les habitués ont pris du recul. Seulement la moitié de la salle était occupée.

A la sortie du spectacle, beaucoup de regards interrogateurs.

Globalement les spectateurs ne souhaitaient pas s’exprimer. Une minorité trouvait la représentation révolutionnaire, porteuse d’un avenir prometteur, la majorité demandait un temps de réflexion.

Thomas Fabius, le fils du Ministre Laurent Fabius, était présent et ravi. Il avait parié en ligne en Angleterre, à cent contre un, que la salle se viderait de plus de la moitié de ses spectateurs pendant la représentation, il avait l’air d’avoir gagné gros.

La nouvelle Directrice de l’Opéra de Paris, Christiane Taubira, se dit enchantée du résultat, elle a déclaré à la fin de la représentation, après être montée sur la scène : « L’Opéra, pas plus que le reste de la société, ne peut être basé sur l’élitisme. Il doit accepter le partage et l’égalité au profit de tous. Nous avons su faire la démonstration que l’économie peut parfaitement vivre sans l’élitisme capitalistique, qu’il suffit de fabriquer de la monnaie et de la partager entre tous pour que vive l’économie. Le partage du pain, nous l’avons ainsi réalisé. Il doit s’étendre à tous les registres sociaux, arts et sport compris. »

Certains ont rétorqué que dans ces conditions la notion d’Opéra disparait.

La nouvelle directrice affirme que non. Certes l’opéra démocratisé est différent mais il reste  un opéra, puisque tirant sa qualification du fait qu’étant produit à l’Opéra c’est évidemment un opéra.

Aux regrets partagés par ceux qui étaient amateurs de l’art lyrique classique, Christiane Taubira oppose définitivement la notion d’égalité affirmant que : « L’Opéra classique chinois disparait, les chinois ne s’en portent pas plus mal. »

L’égalitarisme, moteur affirmé de la pensée de la nouvelle directrice de l’Opéra Garnier, transforme indéniablement l’opéra classique, saura-t-il s’imposer au Palais Garnier ? C’est la question qui se pose.

Un spectateur déçu est parti en déclarant : « Pour que je retourne voir cette merde, il faudra venir me chercher avec des flics. » Ce à quoi, en souriant, Christiane Taubira a répondu : « Pourquoi pas ? ».

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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