OBSESSION, ADDICTION ET NORMALITE

Nous sommes dans le domaine des sondeurs de l’âme, psychiatres, curés,  confesseurs, philosophes, protecteurs et conseilleurs de tous poils, dont, en tête, nos amis les politiques. Toute une armée, majoritaire en nombre.

Lorsque l’on ose utiliser ces mots « obsession, addiction et normalité » il faut s’attendre à une accusation d’incompétence, de légèreté, d’inconsistance, à une volée de bois vert venant de toutes parts.

Bon, tant pis, je précise ma pensée.

Obsession : attitude de celui qui se focalise sur ce qui lui est inaccessible.

Addiction (dépendance) : attitude de celui qui abuse de ce qui lui est accessible.

Normalité : attitude de celui qui n’est victime d’aucune des deux attitudes précédentes.

Ces trois états possibles concernent les individus, mais aussi les groupes d’individus. Ils sont incontournables et apparaissent dès qu’un besoin ou un intérêt se signalent. Il peut s’agir de sexualité, d’amour, de travail, d’argent, d’économie, de culture, bref de toutes les choses, diverses et variées, qui « titillent » l’esprit de l’individu ou du groupe.

Il n’est pas douteux que l’économie fait partie de ces choses qui « titillent » l’esprit des hommes ou des groupes d’hommes.

Pour faire simple (et pas partisan), je dirai que les socialistes sont obsédés par l’économie, que les capitalistes sont dépendants de l’économie, que seuls les libéraux sont normaux.

Si l’on veut bien suivre mon raisonnement, nous arrivons à la conclusion suivante : nous avons quitté Dimanche un monde de dépendants pour nous engouffrer dans un monde d’obsédés. Ce n’est pas la joie, tous des malades.

Les libéraux, hommes normaux qui voient l’économie telle qu’elle est, qui la mettent à la place où elle doit être, existent-ils ? Rien n’est moins sûr.

Ou plutôt, la démocratie, telle que nous la connaissons, est-elle capable de mettre à la tête de l’Etat des gens normaux, des libéraux ? Rien, toujours, n’est moins sûr.

Car, en définitif, chacun s’accorde à penser qu’il est, lui, normal… sauf que tous ont au fond d’eux ce jardin secret qui les encombre, dont ils ne parlent pas, où ils nichent leurs obsessions ou leurs addictions. Parmi ces jardins secrets, l’argent en est un encore plus secret et tabou que les autres, peut-être à égalité avec le sexe.

Pauvre DSK, dépendant du sexe et obsédé par l’argent ou  inversement, il n’est pas si différent de tous les français qui le désiraient tant comme Président.

La France, ce groupe auquel nous ne pouvons échapper, est globalement la victime d’addiction ou d’obsession dès qu’il s’agit d’économie.

La France est une grande malade à ce sujet, les libéraux et le libéralisme ne la séduisent plus depuis bien longtemps. La normalité économique n’est pas la tasse de thé de la France.

Nous voilà donc partis sur la vague socialiste de l’obsession économique. L’obsédé se nourrit de son manque, son obsession en a besoin. Une fois ce principe bien compris, comment imaginer que les socialistes puissent résorber les problèmes économiques qui sont la base même de leur obsession ?

Leur finalité, peut-être inconsciente, est un manque économique. La pauvreté généralisée, l’accès impossible à la richesse qu’ils convoitent, est l’aliment de leur obsession. Sans cette obsession, ils ne sont plus socialistes, tout comme sans addiction il n’y a plus de capitalistes.

Nous sommes pris dans un cercle vicieux. Le pire est que ce cercle vicieux l’est tellement qu’il est impossible à détecter pour le plus grand nombre, donc pour la démocratie.

Or, il y a une constante humaine incontournable, quand l’homme, ou un groupe d’hommes, arrive en butée de sa faculté à comprendre, il n’a que deux issues : la résignation ou la violence.

Je vous laisse le choix de l’hypothèse finale.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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