On est bien en France

J’en ai connu de ces petits malins, toujours plus forts que les autres, pour qui les radars routiers n’étaient pas une difficulté. Jusqu’au jour où « flash » ils ont perdu un ou deux points. Rajoutés aux un ou deux points déjà perdus à cause du téléphone ou de la ceinture, plus un mariage un peu arrosé, et les voilà au stage de récupération de points.

Les voilà qui comptent leurs points, et leurs sous. Les voilà qui se demandent si tout cela n’est pas un peu excessif. Ils comptent et recomptent les morts en moins, c’est imparable, les radars sont nécessaires. Il n’en reste pas moins que cette circulation sous liberté surveillée n’est vraiment pas sympathique. Tout ça les dégoute. Au final, la voiture disent-ils, c’est bon pour les goujats. Parfait, on prend acte chez Peugeot.

Ce sont les mêmes qui ne se sentent pas concernés par les contrôles fiscaux. Puis, ils héritent de leur tante, et là, payer plus de 60% d’une estimation qui leur parait faramineuse, c’est un peu dur. Là encore, passons. Mais bientôt, la retenue à la source, toute leur intimité financière dévoilée, zut. Pour les autres, les fraudeurs fiscaux, oui, mais eux, pourquoi ?

La CSG va augmenter, pas grave puisqu’elle va être progressive. La TVA, ils appellent ça : un impôt sur tous les revenus. Alors qu’il s’agit d’un impôt sur toutes les dépenses. Ils confondent dépenses et revenus. Si elle augmente celle-là, ce n’est pas juste. Quand on dépense, on est utile à la collectivité. Ceux qui ne dépensent pas sont des goujats.

Bref, la répression fiscale, comme la répression routière, c’est un mal nécessaire. Au final, le fric, moins ils en gagnent, mieux ils se portent. Le fric, c’est bon pour les goujats. Personne ne devrait en avoir…beaucoup.

De maux en maux nécessaires on grappille leur liberté, ils se sentent un peu à l’étroit, mais si c’est le prix à payer pour être défendus des méchants, pour être soigné, pour avoir une retraite, pour aller à l’école, alors…

Mais voilà, à l’école leurs petits chéris, qui se font tabasser par on ne sait trop qui, mais qui se font tabasser, n’apprennent même pas à lire, problème.

La grand’mère est partie un peu précipitamment à l’hôpital, emmenée par des pompiers syndiqués et toniques, elle y est restée deux jours, on vient de leur rendre le corps. Personne n’aurait pensé qu’elle était en si mauvais état. Mais bon, c’est la vieillesse, ça ou l’euthanasie.

Pour la retraite, ils commencent à s’inquiéter, faudrait quand même pas qu’à cause de tous ces fraudeurs fiscaux, partout dans le monde entier, on ne leur verse pas leur retraite, c’est le seul but de leur vie, le reste c’est bon pour les goujats.

C’est un peu dérangeant d’avoir l’impression de vivre à l’intérieur d’un octroi généralisé. Chaque geste, chaque décision, chaque idée génère un impôt à payer. C’est dur de vivre dans ces conditions, mais n’a-t-on pas le pays le plus avancé du monde, les autres n’étant que des goujats.

Ah! Qu’on serait bien en France, si ce n’étaient les fraudeurs fiscaux.

Et puis, quelle armée. Bon, presque plus d’avions ni de bateaux. Du matériel vieillissant, mais qui reste performant. N’a-t-on pas foutu la pâtée aux SDF du mali et à leurs bagnoles d’occasion, achetées en Belgique en quatrième main ?

Bon d’accord, ces maliens là n’envisageaient pas de nous envahir, quoique….on ne sait jamais, restons vigilants.

On est bien, on ne bouge pas, enfin…on ne peut plus bouger, mais ça ne nous empêche pas de surveiller…les fraudeurs fiscaux.

Justement, mon voisin, je me demande…

Car enfin, il vient de changer sa voiture, il va à la neige alors qu’il a déjà été en vacances cet été et qu’il y a tant et tant de malheureux. Je suis sûr qu’il fraude le fisc.

C’est évident, s’il payait ce qu’il doit, il ne pourrait pas faire tout ce qu’il fait…. Une petite lettre anonyme et y va voir ce con, il arrêtera de la ramener.

Ah, on est bien en France.

 

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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