Paroles et réconciliation impossibles

À l’évidence, notre Jupiter aborde la rentrée avec sérénité.

La rumeur des scandales n’a pas résisté aux grands vents de l’été, on s’est gargarisé de paroles creuses et de photos insipides dans un Biarritz momentanément nationalisé à plus que cent pour cent, aux frais des contribuables français, de toute façon habitués à payer et pour ce qu’il reste de gilets, décidément plus que des hoquets, facilement matés par la trique policière, sous les applaudissements de toute la bobosphère, complètement rassurée. Désormais, aux commandes, un chef, un vrai, qui sait comment l’on doit traiter les manants, les sans-dents et tous autres qui ne sont rien ! Tous ceux dont la seule utilité est de nourrir grassement le système par leur travail, toujours moins rémunéré et les impôts qu’ils payent, toujours plus généreux. La trique policière, la terreur fiscale, et la censure en marche, les trois leviers de tout régime réellement efficace.

Et ils ont bien raison, nos bobos, de nager dans leur béatitude ! Que voulaient finalement nos révolutionnaires du samedi ? Briser le système ? Réduire la part de l’état ? Que nenni ! Pas moins, mais plus d’état, voilà ce qu’ils voulaient ! Avec plus de miettes pour eux, voilà tout. Et des miettes, en cherchant bien, on en trouve toujours.

Bien sûr, des miettes à crédit. Comme d’ailleurs le quart de notre budget commun.

Ce qui ne pose de problèmes à personne : vivre à crédit est tous les jours plus facile ! Et cela grâce à cette formidable invention moderne des taux d’intérêt négatifs.

Bien sûr, quelques esprits chagrins et non moins ridicules (dont l’auteur de ces lignes) prétendent que le bal ne pourra pas durer toujours, et que tôt ou tard…

Ce jour-là prédisent ces grincheux, l’état ne pourra plus faire face à ses nécessités de remboursement et le système explosera.

Ridicule, pense le bobo, en secret ! En prévision de ce fameux jour, toutes les dispositions sont déjà prises, pas de soucis. C’est même pour cela, et parce qu’ils le savent, que tant de bien informés continuent de se battre pour nous prêter leurs sous. Ce jour-là, les avoirs dans les banques seront confisqués, au moins en partie. On nationalisera l’immobilier dans son ensemble, sans le dire comme cela, bien sûr, mais en imposant les propriétaires sur les loyers qu’ils ne payent pas. Et tout un train d’autres mesures déjà bien ficelées dans les cartons !

La vérité étant que les hommes de l’état n’auront tout simplement pas d’autre solution.
Bien sûr, une bonne gestion conduirait à s’interroger sur les bienfaits envisageables d’une réduction de leur train de vie ?

Impossible ! Une telle hypothèse est tout simplement hors de leur potentiel d’imagination.

Hors de leur potentiel d’imagination, mais ce ne sera pas le cas de leurs administrés. Qui soudain, découvrant qu’on les saigne jusqu’à l’os (pour leur bien, n’est-ce pas !) vont se retrouver de plus en plus nombreux à rire… jaune ! Avec, ou sans gilets !

Se poseront alors haut et fort les questions qui fâchent.

À quoi servent tous ces grands qui nous coûtent si cher ? À commencer pas le premier d’entre eux ? Il faut un président à une république ? Est-ce si sûr ? Et si oui, est-il vraiment nécessaire que ce monsieur dispose d’un palais entouré des plus beaux jardins de Paris, d’une résidence pour ses fins de semaine, et d’une autre au bord de la mer pour ses vacances ? Avec à chaque fois, des cohortes humaines pour mieux le servir ? Et des avions, et des voitures, pour le promener d’une villégiature à une autre ?

À l’évidence, monsieur Macron ne craint pas du tout qu’on lui pose un jour ce genre de questions. Comme le matador défie le taureau fatigué par piques et banderilles, sûr de sa capacité de domination et de sa force, il ose répéter au peuple ce que sa professeur de théâtre lui a enseigné : « il faut qu’on se parle, il faut qu’on se réconcilie ! »

Se parler ? Se réconcilier ? Commencez, monsieur, par le commencement ! Divisez par dix, que dis-je, par cent, votre train de vie ! Imposez la même réduction à tous ceux qui vous servent et se servent avec vous ! Mettez un point final aux grand-messes qui n’ont d’autre fin que votre inutile recherche de publicité !

Et ce ne sera là que justice ! Car la faillite de l’état que nous citoyens devrons assumer, nous n’en sommes en rien comptables ! Ce qui n’est pas du tout votre cas !

Sans ce préalable, pas question de se parler, encore moins de se réconcilier de quelque façon que ce soit !

Mais pour le moment, les violons de l’endettement comme ceux de l’immigration non contrôlée continuent de jouer leur grisante partition, et les bobos dansent et s’amusent comme jamais…

Le peuple, pour sa part, se tait et se contente de penser à voix basse : « Bon appétit, Messieurs, oh ministres intègres… ! »

Pour le moment.

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