PAS A PAS VERS LA DICTATURE

Il est des fois où les évidences se perdent de vue. Puis, soudain, elles nous apparaissent et nous surprennent. C’est, qu’entre temps, la discussion a battu son plein, au point que les détails ont accaparé notre esprit au détriment de l’essentiel.

C’est le cas de la liberté et de la démocratie.

En ces temps d’intenses argumentations politiques liées aux élections, tout  et son contraire peuvent se lire, se voir, se dire ou s’entendre.

Revenons à l’essentiel, aux deux piliers de notre liberté, de notre démocratie:

– La propriété privée et la justice.

La propriété privée est  » un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité. » Cette formule est obsolète. Pourtant, elle date de 1789 et fait suite à des siècles de totalitarisme, elle était murement réfléchie.

Ici où ailleurs, la question de la bulle immobilière, de la valeur de l’immobilier est souvent posée. Cette question n’a pas de sens, la propriété privée n’existe plus, donc la valeur de l’immobilier est un leurre.

Prenons par exemple un appartement de 100 m² en province. Coût de la taxe foncière : environ 2.500€. Coût de la taxe d’habitation : environ 2.500€. Coût des charges de copropriété : environ 3.000€. Soit au total 8.000€. Soit plus de 650 € par mois. Chacun des créanciers bénéficiaires de ces sommes possédant le privilège exorbitant de pouvoir faire vendre l’appartement en cas de non paiement, la propriété n’est plus un droit inviolable bien au contraire.

En réalité, l’accédant à la propriété paie très cher un droit d’occupation « locative » directement dépendant de sa capacité à payer ces 8.000€ annuels.

Au fil de la vie, il n’est pas impossible d’imaginer que lui-même ou ses héritiers ne puissent pas payer cette somme, ils seront alors tout simplement expulsés, sans autre forme de procès. Cerise sur le gâteau, ils devront  supporter la morgue des expulseurs. Ce type de déplacement de population touche, ou touchera un jour, tout le monde, les  charges liées à la propriété n’ayant aucune raison objective de diminuer, bien au contraire.

La propriété privée, ce droit absolu,  garant de l’intégrité de l’homme par sa capacité à lui fournir un lieu sûr et protecteur, n’existe plus.

La justice passe, en 1789, par l’idée que « Tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable ». C’est ce que nous appelons la présomption d’innocence, dont l’absence est l’apanage des dictatures.

Cette présomption d’innocence n’existe plus, au moins pour les conducteurs de véhicules et les contribuables qui, eux, sont tous présumés coupables. Elle n’existe pas non plus entre classes. Maître Eolas (que j’appelle Ohélas, un pseudo en vaut bien un autre) tient un blog,« Journal d’un avocat », d’un grand intérêt. Il écrit bien et ses causes sont justes. Il s’est battu avec courage pour la présence de l’avocat pendant toute la garde à vue. Il a gagné. Mais sa compassion pour les justiciables ne dépasse pas les voyous. Pas question pour  lui  de participer au combat pour obtenir le droit élémentaire de filmer les contrôles fiscaux. Pour lui, qui est socialiste, le contribuable est présumé coupable, ainsi que le « bourgeois » (entendez celui qui ne tire pas ses revenus de la charité publique, mais de son travail). Ainsi, en règle générale, pour le pauvre le  riche est présumé coupable et, inversement, pour le riche c’est le pauvre qui l’est.

Ces deux dérives, désintégration de la propriété privée et dilution de la présomption d’innocence, sont terribles. Elles sont le terreau de l’implantation insidieuse d’un système totalitaire.

Les grecs courent à toute vitesse vers un tel régime,  ils se posent la question de savoir s’il sera de droite ou de gauche. S’il est une question con, c’est bien celle-là. La dictature n’a pas de côté, elle est identique à droite et à gauche.

Lorsque l’homme n’a plus de refuge sûr, plus de propriété privée inviolable, lorsqu’il n’est plus réputé innocent, mais au contraire considéré comme coupable, il devient le jouet de l’Etat. Et, l’Etat est totalitaire, par essence.

Cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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