Pourquoi les politiciens français sont ils si impopulaires ?

La fin du mois d’août approche et la rentrée des classes se profile … mais aussi la rentrée politique !

Or, et c’est un mystère, en France, les membres de la classe politique sont détestés ; alors que les français, depuis la Révolution, adorent la politique !

Y-a-t-il une spécificité française et quelle vision en ont donc les électeurs, qui pourtant s’évertuent à continuer à aller voter pour des gens pour lesquels, visiblement, ils n’ont que haine et mépris  ?

Que dit-on des politiciens ?

  • ce sont des profiteurs, bien payés par nos impôts,
  • ils sont malhonnêtes tout en bénéficiant d’une impunité,
  • ce sont des incompétents
  • ce sont des démagogues et des menteurs qui abusent le peuple.
  • Ils sont inefficaces voire même carrément nuls,

Examinons ces différentes affirmations :

  • ce sont des profiteurs :

Effectivement, les politiciens sont bien mieux payés que la moyenne des français (le salaire moyen d’un salarié du privé est de 1.700 € par mois brut, alors que l’indemnité d’un député tourne aux alentours de 12,000 € si l’on ajoute à l’indemnité stricto sensu l’IRFM (indemnité représentative de frais de mandat).

Évidemment, cela ne manque pas de susciter des jalousies d’autant plus que les élus ne sont pas astreints à une présence réelle.

Tout le monde sait, et je l’ai écrit (voir Combien gagne un député), que les parlementaires se sont montés un petit paradis fiscal, juste pour eux, et un fait récent vient de le confirmer : nos braves députés viennent de se voter (début août), en toute bonne conscience, une exonération de la CSG sur leurs indemnités parlementaires au titre de l’IRFM !

Le prétexte en est que désormais les frais sont remboursés sur justificatifs (ce n’est plus comme avant une enveloppe globale utilisée sans contrôle) !

Ce qui me gène un peu c’est que le salarié qui utilise sa voiture pour aller travailler paie bien la CSG sur la partie du salaire qui lui sert pourtant bien à payer ses frais !!!

On ne peut pas pas dire que l’exemple vienne d’en haut !

Bien entendu, le montant des rémunérations diminue sensiblement lorsqu’il s’agit de mandats locaux (principalement lorsqu’il s’agit des maires de petites communes qui font souvent preuve de beaucoup d’abnégation). Par contre, pour les grandes villes comme Paris, Lyon, Bordeaux ou Marseille, les indemnités peuvent être considérables.

  • ils sont malhonnêtes tout en bénéficiant d’une impunité,

Nous touchons là un domaine sensible car on ne compte plus les politiciens condamnés pour des motifs extrêmement divers mais souvent évidemment en relation directe avec leurs fonctions ; ce qui justifie a posteriori cette vision du monde politique !

Néanmoins, eu égard au nombre faramineux d’élus (500.000), il faut noter que les élus condamnés ne représentent que quelques centaines d’individus ; ce qui relativise les choses.

Il faut dire que cette « tradition » de vénalité et de corruption remonte à loin car déjà Nicolas Fouquet, surintendant des finances, avait été pris la main dans le sac sous Louis XIV  et avant lui le Cardinal Mazarin avait réussi à amasser la plus grosse fortune de l’époque, en toute impunité.

Et le changement de régime n’a pas entraîné de modification de comportement puisque cette corruption s’est étendue à nos « grands révolutionnaires » : Mirabeau, le grand Mirabeau, était corrompu, tout comme l’abbé Sièyès membre du directoire mais aussi Barère, Brissot, Danton (lui aussi !), Pétion, et même l’ignoble Fouquier-Tinville …

Sous la IIIème République, entre-autres, l’énorme scandale du Canal de Panama a arrosé toute la classe politique (une centaine de députés compromis) et les scandales immobiliers ont émaillé la Vème République … jusqu’aux récentes affaires Fillon, Le Roux, Ferrand !

L’effet désastreux, dans l’esprit du public, est que l’un des traits essentiels des politiciens, avant la conscience professionnelle et la notion de service public, semble être la cupidité et la vénalité !

De plus, à leur charge, il faut rappeler qu’ils se sont opposés à la transparence de leurs revenus et de leur patrimoine et se souvenir de la lutte acharnée menée par les députés et sénateurs contre le projet de loi présenté par F Hollande à la suite de l’affaire Cahuzac ; sans oublier les verrous mis à la connaissance publique de leurs revenus et patrimoines notamment eu égard aux sanctions pénales encourues par ceux qui seraient tentés de divulguer ce qu’ils ont appris !

Ce désir d’opacité à propos de l’utilisation des deniers publics explique que seuls 7 députés (sur 577) ont accepté de divulguer le détail de leurs dépenses au titre de l’IRFM !

En voici la liste :

Brigitte Allain (ancienne députée EELV de Dordogne), Isabelle Attard (ancienne députée DVG du Calvados), Jean-Luc Bleunven (ancien député DVG du Finistère), Joël Giraud (député PRG des Hautes-Alpes), Régis Juanico (député PS de la Loire), Dominique Raimbourg (ancien député PS de Loire-Atlantique) et Barbara Romagnan (ancienne député PS du Doubs).

Évidemment, cela laisse un sentiment de malaise car on a l’impression d’avoir affaire à une petite caste de privilégiés, vivant fort bien de l’argent public, donc des impôts, et qui ne veut surtout pas qu’on connaisse son train de vie et ses petits avantages …

En matière de démocratie et de transparence, il n’y a franchement pas de mal à faire mieux !

En outre, le sentiment est très répandu dans la population que la justice ne juge pas de la même façon les politiciens et les citoyens ordinaires.

Sans pouvoir le démontrer, je pense que ce sentiment est justifié car les peines sont en général assorties du sursis pour des condamnations qui excèdent rarement un an alors que les prévarications portent parfois fois sur des millions d’€ ! Pour tout dire, la prison ferme est extrêmement rare !

L’élément déterminant d’appréciation du juge est en l’occurrence l’enrichissement personnel et, en son absence, l’indulgence est de mise !

Le problème est que les gardes fou mis en place pour empêcher ces dérives s’avèrent peu ou pas efficaces puisqu’il faut toujours de nouvelles lois ; sans compter que, souvent, les abus se situent dans la sphère du conflit d’intérêts beaucoup plus subtil et plus difficile à mettre en évidence !

Enfin, et non des moindres, la condamnation pénale n’entraîne en France aucune inéligibilité ; ce qui apparaît presque comme une incitation à la malhonnêteté !

En tout état de cause, nous sommes, sur ce plan, très loin des démocraties de l’Europe du nord (RU, Suède, Allemagne) et l’effet induit en est la décrédibilisation de la parole politique car il est évident que les politiciens sont mal placés pour donner par la suite des leçons de conduite et de morale !

  • ce sont des incompétents et/ou des idéologues bornés :

Pour faire de la politique, même si un certain nombre de politiciens ont fait l’ENA (puisqu’en France l’ENA semble est la source principale de recrutement des politiciens), nul besoin de disposer d’un quelconque diplôme … et, parfois, il n’est même pas besoin de remplir une quelconque tache !

Bien souvent, il suffit d’utiliser les réseaux que l’on fréquente ; les appuis politiques et les relations étant souvent bien plus efficaces que la compétence !

Beaucoup de politiciens proviennent ainsi du syndicalisme étudiant (Cambadélis, Vallaud-Belkacem, Désir …).

Or, bien souvent, faute de formation adaptée, les politiciens n’ont pas les compétences requises pour comprendre et gérer des dossiers souvent complexes ; car … on ne peut pas tout savoir alors qu’ils se croient obligés de donner un avis sur tout et n’importe quoi !

La vérité inavouable est que, tout étant devenu trop complexe, leur rôle se limite à être les répétiteurs ou les porte-parole plus ou moins consciencieux de réponses préparées dans l’ombre des cabinets ministériels ou même carrément par l’administration !

Ils délèguent donc à une administration qui est censée disposer des spécialistes … avec l’effet induit qu’en fin de compte c’est l’administration, en toute opacité, qui prend la décision.

Et, finalement, c’est l’administration qui exerce la réalité du pouvoir !

Cela est particulièrement flagrant en matière fiscale avec la citadelle de Bercy qui décide et fait ensuite entériner par le Parlement des textes fiscaux qui n’ont parfois été ni étudiés ni même lus par les députés !

Là encore, en matière de démocratie, on n’a franchement pas de mal à faire mieux !

D’ailleurs, est-ce qu’une seule fois, ces trente dernières années, un projet de budget a été rejeté par les députés pour excès de dépenses (le déficit budgétaire est voté constamment depuis 1976)  ?

Non ; ce qui prouve que les parlementaires ne font pas le travail pour lequel ils sont payés et cela est particulièrement grave dans le cadre d’une démocratie représentative au sein de laquelle le citoyen est obligé de s’en remettre à son élu !

Le deuxième trait de caractère des politiciens semble donc être l’absence de conscience professionnelle et la désinvolture vis à vis de leurs électeurs !

Le pire est qu’ils peuvent même être nuisibles car certains abusent de leur pouvoir (surtout au niveau local) pour obtenir des passe-droit pour eux-mêmes ou leurs proches, pour bloquer des concurrents économiques, et toutes autres formes d’abus de pouvoir !

Mais cela peut être tout simplement dû à l’incompétence et à l’ignorance et c’est particulièrement le cas dans le domaine économique et celui de l’entreprise dont, malheureusement, dans l’ensemble, ils n’ont aucune connaissance !

Cela peut être dû aussi au fait qu’ils sont sous l’emprise d’une idéologie (faire payer les riches) !

Car, le problème des politiciens français est souvent de ne raisonner que par idéologie et la recherche du savoir et de la connaissance se trouve alors remplacée par la certitude de la conviction ! Or, quoi de pire qu’un idéologue borné ?

On en a eu des exemples flagrants sous le quinquennat Hollande en matière d’éducation mais aussi en matière d’écologie (fermer les centrales nucléaires alors qu’on n’a rien pour les remplacer).

Évidemment, hors de tout pragmatisme et de tout bon sens, les déclarations et les positions exclusivement idéologiques d’individus souvent complètement coupés des réalités, peuvent apparaître complètement sur-réalistes et les disqualifient nécessairement !

Cette approche purement idéologique des choses et des problèmes est d’ailleurs un mal bien français souvent stigmatisé à l’étranger (les français ont la réputation de discuter sans fin pour imposer leurs vues … vues qu’ils ne respectent pas ensuite !?!) et est souvent mis en opposition avec le pragmatisme anglo-saxon !

  • ce sont des démagogues et des menteurs qui abusent le peuple :

Le temps politique n’est pas le temps de l’homme moyen  ; autrement dit, il apparaît saugrenu de vouloir faire carrière en politique alors que le mandat électif n’a normalement rien à voir avec une quelconque carrière professionnelle (5 ans en général) !

Or, en dépit de ce constat, certains politiciens ont des carrières d’une exceptionnelle longévité et occupent la scène pendant 30 ou 35 ans ; ce qui ne manque pas de provoquer une certaine lassitude voire même un certain rejet !

Ce phénomène est surtout constaté dans les pays méditerranéens alors que bien peu de politiciens font de telles carrières en Allemagne, au RU ou dans les pays scandinaves ! Aux USA, le phénomène est différent puisque nous sommes en présence de dynasties (Kennedy, Bush) qui se tentent de se perpétuer au pouvoir !

Or, le politicien fera tout, absolument tout, pour être élu et réélu ; ce qui m’amène à vous rappeler le dilemme du politicien qui n’a le choix qu’entre trois attitudes à l’exclusion de toute autre  !

  • être élu et faire ce qu’on a promis, même si cela aboutit à la catastrophe,
  • être élu et faire l’inverse de qu’on a promis, c’est à dire trahir son électorat ; ce qu’a fait Hollande lors de son mandat,
  • être élu et ne rien faire, c’est le cas de Chirac ou de Rocard à propos des retraites quand il était 1er ministre (il avait refermé le dossier en affirmant qu’il y a là de quoi faire sauter plusieurs gouvernements – sic)

en n’oubliant jamais le complément à ce dilemme à savoir que  « les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites » !

Il apparaît donc clairement que la franchise ne fait pas partie du langage politique ; l’utilisation d’un double langage public/privé étant « justifiée » par le fait que le politicien ne peut pas dire la vérité à ses électeurs qui ne le comprendraient pas…ce qui ne manque pas d’un certain cynisme !

De plus, compte non tenu du fait qu’ils passent une part notable de leur temps à se combattre entre eux (la compétition est féroce et tous les coups sont permis) il ne faut jamais oublier que la politique n’a rien à voir avec la morale et que le cynisme, le mensonge, la manipulation et le double langage (certains ajouteront la trahison) sont les « instruments ordinaires de travail » du politicien !

Pour ceux qui auraient encore un doute, vous pouvez, si vous en avez la possibilité, regarder l’édifiante et immorale série américaine « House of cards » (château de cartes) dont l’action se passe à Washington DC dans le milieu des élus du parti démocrate !

Clairement, la politique n’est pas un milieu de bisounours et nécessite une mentalité particulière qui aboutit d’ailleurs à concentrer, dans cette « catégorie socio-professionnelle », des personnes qui présentent souvent les mêmes traits/travers de comportement (extravertis, narcissiques, menteurs, manipulateurs, égocentriques pleins de leur suffisance et de leur supériorité …) et dont la quête principale semble être surtout et avant tout le pouvoir !

Évidemment, se pose la question des moyens mis en œuvre pour obtenir les mandats électifs tant convoités car ils sont conduits inévitablement à faire des promesses … qu’ils ne peuvent pas toujours tenir (ou, ce qui est plus grave, qu’ils n’ont jamais eu l’intention de tenir) ; alors qu’il faut avoir conscience que ces promesses sont faites avec votre argent ou plus exactement avec vos impôts !

Évidemment, cela débouche sur la démagogie, le populisme et finalement le blocage car, et c’est typique en France, il n’y a aucune évolution significative sur les structures d’un État qui apparaît irréformable alors que, malgré une pression fiscale et sociale record, tous les comptes publics sont dans le rouge ; avec une dette colossale que l’on continue de faire croître et qui va finir par nous exploser à la figure !

Cela explique, en fin de compte, que toutes les grandes réformes échouent parce que les politiciens n’ont pas le courage d’affronter leurs opinions publiques et que le temps politique est trop court pour engager une réforme de fond.

Une réforme qui ne peut produire d’effets qu’à long terme est politiquement suicidaire … On se contente donc d’empiler des mesurettes en espérant que « ça tiendra » !

Et finalement, le troisième trait de caractère des politiciens semble donc être la lâcheté !

  • Ils sont inefficaces voire même carrément nuls,

Aux USA, le sentiment est que ce sont les moins bons qui font de la politique, les meilleurs restant dans les affaires !

Je ne suis pas loin de penser que cette règle s’applique aussi en France !

La difficulté des politiciens est qu’ils n’ont souvent, en dépit des promesses faites, aucun résultat correspondant aux attentes de la population (emplois, salaires, niveau de vie) parce que le monde est devenu plus complexe et plus difficile. Mais ils n’ont pas le courage ou la décence de le dire clairement !

Ils préfèrent faire croire qu’ils vont créer des emplois, qu’avec eux tout va changer ; ils parlent, ils parlent … sans donner l’impression d’agir et finalement se contentent de profiter des avantages de leurs fonctions !

Seulement, la crédulité populaire est aussi en diminution parce que les moyens d’information ont changé (avec internet et les réseaux sociaux) et que, de ce fait, les politiciens n’ont plus le monopole ni même le contrôle de l’information via la télévision notamment.

Évidemment, au bout de cette démarche on trouve l’échec et la recherche de boucs émissaires (la mondialisation, l’ultra libéralisme, la finance internationale, les paradis fiscaux, l’Allemagne, l’€, l’Europe, les patrons qui ne veulent pas embaucher, les pays de l’est de l’Europe qui font du dumping fiscal et social, les français eux-mêmes et j’en oublie …) car les politiciens, on l’a compris, ne sont jamais responsables ; cette attitude pusillanime sapant littéralement leur crédibilité !

Conclusion :

Au delà de ces considérations, se pose le problème de la démocratie en général et de la recherche du pouvoir par certains individus qui, quelques fois, n’ont pas d’autre conviction que cette seule quête du pouvoir !

Par ailleurs, il convient quand même de distinguer entre les élus de terrain et les petits marquis de la République qui n’ont jamais rien connu d’autre que les cabinets ministériels ou la haute administration, et qui se lancent en politique comme d’autres vont jouer au golf ou au polo et dont Macron est le dernier avatar si ce n’est la caricature !

En outre, contrairement à une idée répandue, la démocratie n’est pas le gouvernement par la majorité, donc par le plus grand nombre, mais le gouvernement par la plus forte minorité ; ce que l’on constate de plus en plus à chaque élection puisque le dernier président a été élu avec 23% des voix et que les députés et élus locaux sont parfois élus avec tout juste 10% des voix du corps électoral (quand on a déduit les abstentions, les bulletins, nuls, blancs et les votes contre).

Il en résulte une absence de légitimité qui se trouve alors devenir un mur quelques mois après l’élection. Autrement dit, mal élus, sans réelles convictions, sans volonté, les élus deviennent vite impopulaires et le deviennent de plus en plus vite ; et nous en avons un exemple flagrant avec Macron qui vient d’affirmer que « la France était irréformable » ; ce qui laisse à penser que, dans ces conditions, il valait mieux ne rien faire du tout !

Cela pose nécessairement un problème au niveau de l’exercice des droits du citoyen et leur perception par ce même citoyen.

Les dernières élections ont vu un certain renouvellement de la classe politique et pourtant le désaveu semble proche … surtout lorsque les électeurs constatent que les nouveaux élus adoptent les mêmes travers que les anciens ; donnant de ce fait l’image désastreuse d’une clique de profiteurs au pouvoir  !

Mais il est vrai qu’on s’habitue vite aux ors de la République, à ses châteaux, aux voitures avec chauffeur, aux dîners en ville ; toutes choses qui ne coûtent rien puisque … c’est l’État qui paie !

Dans ces conditions, il ne faut alors pas s’étonner qu’une part notable de l’électorat se sente flouée et se tourne, par lassitude ou par rejet, vers des candidats qui se présentent comme étant hors système (donc non compromis) tel le FN ou soi-disant révolutionnaires (FdG et insoumis) c’est à dire vers une forme de populisme réactionnaire dont, un jour, il faudra bien assumer les conséquences !

Le pire est que certains pays (Belgique notamment) ont expérimenté le « sans politicien » ou plus exactement le « sans gouvernement » pendant d’assez longues périodes (18 mois) pour s’apercevoir qu’en fin de compte les politiciens … sont inutiles puisque les affaires de l’Etat continuaient toutes seules !

Au delà du débat sur l’utilité ou l’inutilité des politiciens, il y a là un risque de grave dérive de la démocratie vers une forme de gouvernement bureaucratique, technocratique et finalement oligarchique par la seule administration, sans contrôle, sans responsable et sans sanction … ce qui est d’ailleurs déjà largement le cas en France !

Churchill, dont la longue expérience du pouvoir lui permettait d’avoir une assez bonne opinion, disait : « la démocratie est le plus mauvais des régimes politiques, à l’exclusion de tous les autres » !

Certes, mais le constat est qu’en France la marge de progression est énorme et je ne suis pas sûr que nos politiciens, pourtant largement décrédibilisés, aient envie de changer quoique ce soit !

Bien cordialement à tous.

Απο την Ελλαδα (de Grèce)

PHILOS

A propos PHILOS

Né en 1958, titulaire d’un DEA de droit commercial de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis un ancien avocat fiscaliste et partage ma vie entre la France et la Grèce. Européen convaincu, persuadé que le libéralisme est la seule option possible en matière économique, très à cheval sur les libertés individuelles, j’ai un ennemi : l’étatisme rampant qui détruit le tissus économique et social.

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3 réflexions au sujet de « Pourquoi les politiciens français sont ils si impopulaires ? »

  1. Bjr,

    C’est la devise du politicien: »je fais n’importe quoi avec l’argent qui ne m’appartient pas et je demande aux citoyens de payer la facture !  »

    le prétexte fallacieux de toujours prétendre défendre l’intérêt commun pour servir ses propres intérêts.

    La trahison est inscrite dans les gènes des politiques quel que soit leur parti.

  2. La France est un pandémonium , ce n’est pas un euphémisme et Certains sont si pauvres qu’ils ne possèdent que de l’argent.
    Un rappel historique intéressant le Traité des devoirs de Cicéron Il y a + de 2000 ans= Tous ceux qui seront à la tête de l’Etat doivent se souvenir des deux préceptes de Platon: veiller aux intérêts des citoyens en y rapportant tous leurs actes et en oubliant les leurs propres; avoir souci du corps entier de l’Etat en ne favorisant pas une partie aux dépens du reste. ….Ceux qui s’occupent d’une partie des citoyens en négligeant les autres introduisent dans la cité un mal qui doit la perdre, la sédition et la discorde; il arrive que les uns se dévouent pour le peuple; d’autres n’ont de zèle que pour les grands; bien peu songent à tous; de là sont nés à Athènes de grands conflits, et, dans notre république, non seulement des séditions mais des guerres civiles désastreuses.
    « Date et lieu de naissance de Ciceron : Auteur latin et homme d’État romain né le 3 janvier 106 av. J.-C. à Arpinum en Italie, Cicéron fut assassiné le 7 décembre 43 av. J.-C. à Gaète, ville située en Italie. Il meurt à l’âge de 62 ans, sa tête et ses mains furent exposées à la vue du pleuple sur ordre de Marc-Antoine. »

    Veritas Thesaurus est ! La vérité est un trésor,
    « Ad augusta per angusta » signifie en français : « Vers les sommets par des chemins étroits ». Il faut comprendre que la gloire ne s’acquiert …

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