Pouvoir et conscience ?

E. Macron est estampillé les meilleures écoles de la république, sans même avoir créé quoique que soit. L’apanage du titre qui honore les hommes alors que ce devrait être les mêmes qui honorent les titres …

Jeune « Kennedy » en transfuge du monde ancien, qui hésite tout autant que ses prédécesseurs devant l’ampleur de la tâche des réformes nécessaires pour sortir notre pays de l’ornière collectiviste.

Mais finalement, a-t-il été installé au pouvoir pour cela ? Assurément non. Pour la bonne et simple raison que l’esclavage collectiviste de ses administrés sert des intérêts bien compris dans l’entregent d’un capitalisme de connivence qui tire les marrons du feu.

Bien sûr qu’il sait, comme nombre de ceux qui ont été à l’Elysée avant lui, ce qu’il se passe dans le pays et toutes les contraintes qui pèsent sur le maintien d’un tel système hérité du régime de Vichy et du CNR. Il sait aussi parfaitement que d’autres modèles mis en place ailleurs, offrant plus de liberté aux initiatives individuelles et de choix de menus d’assurances sociales à la carte fonctionnent à moindre coût avec entre autres un PIB par tête et un coefficient Gini bien meilleurs.

Alors pourquoi ne réforme-t-il pas, s’il sait que notre France se dirige droit dans le mur à tenir une telle administration ? Tout simplement parce qu’il ne va pas mordre l’Etat profond qui l’a adoubé pour sa prise de fonctions à la tête de l’Etat. Cet Etat dans l’Etat qui détient le vrai pouvoir et qui fabrique les élections sous l’apparence d’un choix démocratique de façade. Lors de telles échéances, beaucoup d’entre nous n’y participons même plus, tellement la Fake News transpire dans le mise en scène orchestrée par les prêtres des canaux d’informations Mainstream. Mr De Villepin, feu 1er ministre du président en charentaises, avait même émis l’idée de rendre le vote obligatoire : L’artefact d’un Etat totalitaire et aux abois. Cet Etat dans l’Etat, ce sont également tous ces corps intermédiaires dont les trésoreries sont tellement juteuses en regard du taux d’encartés rapporté à la France qui travaille. Cet Etat dans l’Etat, ce sont toutes ces baronnies qui vivent de monopoles et de chasses gardées telles des oukases.

Pour maintenir leur pouvoir, il leur faut désigner leurs adversaires au grand public. On va nous parler de l’ultra droite, un peu moins de l’ultra gauche mais surtout des libéraux, leurs pires ennemis. En effet, ceux-ci sont aussi en général instruits et possèdent tous les arguments pour démystifier leur œuvre de longue haleine et les empêcher de se servir sur le fruit du travail des gens. Les prêtres vont évoquer le néo-libéralisme, l’ultra-libéralisme, le turbo-libéralisme, sans même poser la définition de ce qu’est le libéralisme. Et paradoxalement, nous sommes le pays des lumières en la matière avec nos auteurs de la Pléiade et les formants de notre Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui ont inspiré la Constitution des USA.

Pour maintenir leur pouvoir, il n’y a pas de contre-pouvoir. La Cour des comptes est une lettre morte publiée chaque année. Le Sénat n’a aucun pouvoir de décision. L’Assemblée n’est qu’une chambre d’enregistrement d’une verticalité des décisions. L’appel à la population par référendum est compris comme une impossibilité.

Que-va-t-il se passer ?

Les pillards vont continuer de nous piller en votant des lois pour nous empêcher d’y renoncer. Le tout numérique va les servir pour immoler dans le plus profond anonymat quiconque en déviance par rapport à leur protectorat ou par des lois pour retenir leur épargne – Lois Sapin 1 et 2 … Cela sent le sapin effectivement …

Des gilets jaunes, il y en aura sans doute de plus en plus, plutôt comme ceux du 17 novembre 2018, mais aussi des ultragauches qui n’ont pas assez pris d’aspirine pour soigner leur gangrène.

Des échéances financières de notre Etat obèse qui souffrent de moins en moins de marges de manœuvre, en espérant peut-être suivre la courbe du Japon par un endettement proche de 250% de PIB, en sachant pertinemment qu’il n’est pas propriétaire de sa dette et dépendant de fonds extérieurs, contrairement au Japon qui détient sa propre monnaie mais aussi le grand principal de sa dette. Mais les afficionados de la TMM – Théorie Monétaire Moderne, comme Piketty, Porcher et AOC – Alexandria Oracio Cortez, Outre-Atlantique, la nouvelle égérie du Parti Démocrate, considèrent cela comme une impulsion de monnaie dans l’économie, le lubrifiant, pour la nettoyer ensuite par l’impôt, le décapant …

Bien à vous

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