Prime à la médiocrité, handicap à l’ambition.

La France marche sur ces deux jambes : la prime à la médiocrité et l’handicap à l’ambition, comment pourrait-elle ne pas boiter violemment ? Car, la France boite.

Comment ce pays, ses habitants, ses élus, ses responsables, et évidemment tout particulièrement ses irresponsables, peuvent-ils s’enorgueillir d’un tel fonctionnement et prétendre que le monde entier le leur envie ?

Il ne viendrait à l’idée de personne d’employer de telles méthodes ailleurs.

Comment imaginer que l’enfant fugueur et dernier de la classe puisse être gâté et choyé pendant que son frère, toujours premier, sans histoire, serait privé de dessert ?

Il ne viendrait à l’idée d’aucun entraineur d’une équipe de sport d’employer lui aussi un système aussi stupide. Comment imaginer Didier Deschamps sélectionnant les rêveurs, les fatigués de naissance, et repoussant les conquérants, les courageux, les talentueux ?

Dans tous les cas, il s’agirait, peut-être, de « solidarité, d’égalité, de fraternité », prétendument équitables, mais au prix d’un échec final qui ferait scandale.

Car, nul ne doute qu’au bout d’une organisation de ce type, il ne peut y avoir qu’un échec. Echec d’éducation, échec de coupe du monde de football.

Comment pourrait-il en être autrement pour notre pays dans la compétition qui existe inévitablement entre les nations ?

Les français imaginent-ils sérieusement que l’humanité pourrait n’être que détente, rêverie et plaisir ? Est-ce le luxe de leur ancienne fortune, bâtie pour partie sur le dos du reste du monde, qui leur fait oublier qu’aujourd’hui d’autres sont motivés pour construire la leur sur leur dos ? Sont-ils prêts à être pillés demain, de la même façon qu’ils ont pillé les autres, par la force ?

Je suis parfaitement bien placé pour évoquer cette folie. Je suis en première ligne, dans la tranchée où ils projettent et dépouillent leurs « ambitieux » prétendant faire œuvre de justice, alors qu’ils ne sont que stupides et suicidaires et ne font qu’écrire leur déclin programmé.

L’envie les taraude. Tout à la soif de jouir et, dans le même temps, de piller ceux qui pensent en terme d’avenir, de richesse pour tous, d’ambition, ils maquillent ce pillage, ils le font passer pour un juste châtiment qui toucherait ceux qui ne leur donnent pas bénévolement leur travail pour qu’eux puissent continuer à travailler de façon « intermittente ».  Ils les appellent les « fraudeurs fiscaux » pour les voler sans vergogne, en se donnant, en plus, le beau rôle.

Tout cela est tellement énorme, que ce n’est plus visible. Cette énormité couvre la totalité du champ de vision, à tel point qu’elle en devient naturelle, elle est l’environnement total, unique, donc vrai. Il n’y a pas de place pour une autre vision.

Nous irons au bout du bout

Il n’y a pas de frein. La démocratie, la loi du plus grand nombre, est terrible lorsqu’elle sert la folie, la déraison. C’est un engrenage dont nul ne peut s’extraire. Au contraire, il s’autoalimente.

J’ai le souvenir, dans les années 1960, de tous ces châtelains, encore nombreux dans nos campagnes, qui, avides de raisonnements et avares d’efforts, se trouvèrent dans l’obligation de financer leurs errements. Tous, sans exception, vendirent alors leurs terres, souvent des centaines d’hectares, à leurs métayers, peut-être culs-terreux mais travailleurs et obstinés, pour conserver leur apparat : le château, image de leur statut et écrin de leur désinvolture. Très vite, pendant que le paysan par son travail et son pragmatisme s’enrichissait sur leurs anciennes terres, eux sombraient corps et biens et vendaient à l’encan le château. Aujourd’hui, peut-être font-ils parti de ces envieux qui veulent la peau des fermiers enrichis. Sont-ils devenus des « bobos », socialisants, ignorants des choses de l’économie qu’ils laissent toujours aux bons soins des paysans, à charge par eux de payer la dîme ?

Que faire :

La violence ? Pourquoi et contre qui ?

Le raisonnement ? Comment et avec qui ?

Il ne parait pas qu’il y ait de solution, le clivage est définitif. Ceux qui ont reçu plus que ce qu’ils auraient dû recevoir ne sont pas prêts à le rendre. Alors que c’est ce qu’ils ont reçu qui manque à tous.

Ceux qui savent gagner ne peuvent plus et ne veulent plus donner.

Aujourd’hui, on tourne en rond, demain en bourriques. Les bourriques chefs sont déjà à l’œuvre prétendant que l’on pourrait sortir de l’Euro, dévaluer, rétablir les droits de douane et éviter l’évasion du capital par la force, autant de solutions dont on sait, depuis plusieurs siècles, qu’elles sont porteuses de drames économiques terribles, d’échec absolu.

Mais c’est cela que les français, tous châtelains du monde dans leurs rêves, souhaitent entendre. Ils vendent, en catastrophe, les usines et les champs, ils vendront demain le château France, à moins que d’autres, tout simplement, les foutent dehors.

Ces pensées s’ajouteront à mes prières devant  Bercy, Jeudi prochain à 18H. Seul, ma salade à la main, je témoignerai pour mes petits enfants. Ce ne sera pas Omaha Beach, ici c’est le début, là bas c’était la fin. Vous pouvez me rejoindre, vous serez aussi seul que moi, puisque que nous n’avons pas le droit de nous regrouper.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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