QUAND BERCY ET LES RG SERVENT DES INTERETS PARTICULIERS

QUAND BERCY ET LES RG SERVENT DES INTERETS PARTICULIERS
OU L’ASSASSINAT PROGRAMME D’UNE DISCOTHEQUE.
EPISODE 1 : La cible

Après chaque meurtre, il est pratiqué une autopsie pour connaître la cause du décès.
Connaissant cette cause, l’enquêteur va chercher qui et pourquoi.
Après, s’il a trouvé le coupable, la justice prendra le relais.
C’est le schéma idéal dans un monde non moins idéal.

Je vais vous emmener faire un petit tour  dans la vraie réalité policière et fiscale.
Dans cette réalité là, tous les coups sont permis et le gentil gagne rarement à la fin.
Dans cette réalité-là, on punit souvent l’innocent et le coupable s’en tire sous les applaudissements.

L’histoire commence à l’aube du 12 octobre1995.
A 6h du matin, je suis réveillé en fanfare par une charmante équipe venue perquisitionner mon domicile. Cette équipe se compose de deux agents de la DGI (Direction Générale des Impôts) et d’un OPJ (Officier de Police Judiciaire).
Dans ces perquisitions fiscales, les agents de la DGI, sont obligatoirement accompagnés d’un OPJ. Celui-ci est « sensé » faire respecter les droits du perquisitionné.
Ce point est extrêmement important, vous vous en apercevrez plus tard, dans les prochains épisodes.
En même temps que je subis cette visite domiciliaire, 17 autres perquisitions ont lieu dans toute la France. A la même heure.
Elles sont menées par la DGI et à sa demande.
Paris et sa région, Strasbourg, le Lavandou et dans le Gard.

On perquisitionne chez nous, les patrons de la Discothèque la Locomotive et chez certains de nos collaborateurs.
La perquisition de mon domicile ayant été ultra rapide (1h environ), je me précipite à la Loco.
Là, j’y resterai de 8h jusqu’à 23h…
Tout ce beau monde parti, nous nous interrogeons sur cette opération de grande envergure (bonjour la logistique).
Cette opération a dû monopoliser pas loin (ou plus) de 150 agents du fisc, gendarmes et policiers.
Ce genre de « descente » aussi important est réservé d’habitude aux gros réseaux criminels.
On nous avait donc classé dans cette catégorie

En effet, pour lancer une opération aussi importante, dans toute la France, au même moment, ils devaient s’attendre à trouver quelque chose d’énorme, en rapport avec tous ces moyens mis en œuvre !
Oui, mais quoi ?
Mystère et boule de gomme.
Je vous rassure tout de suite, ils n’ont rien trouvé car il n’y avait rien à trouver, et ce n’est pas faute d’avoir cherché dans les 17 lieux perquisitionnés.
Nous avions donc été ciblé (c’est le moins que l’on puisse dire) par la police et par Bercy.
Que pouvait-on nous reprocher ?
De quoi étions nous accusés ?
Nous étions vraiment dans le cirage.
Nous tournions en rond. Personne n’avait la réponse.
Le temps passa et la vie repris son cours…
Un an plus tard, le 25 septembre 1996  contrôle fiscal.
C’était le deuxième.
Le 1er avait eu lieu en 1992.
Nous en aurons un 3eme en 2000.
Trois contrôles fiscaux en 8 ans. Pas mal, non ?

Revenons à notre 2eme contrôle, celui de 1996. C’est celui qui est fait pour tuer.
Il sera donc meurtrier et, bien sûr, uniquement basé sur des allégations complétement farfelues.
Vous connaissez l’adage : plus c’est gros, plus ça passe !

Donc, des suppositions sans aucun fondement deviennent, par l’opération du Saint Esprit, des preuves.
Eux, n’ont pas besoin de preuves réelles!
Il suffit que Bercy affirme quelque chose pour que ce quelque chose devienne preuve, pour que cette transmutation s’opère.
A la Citadelle, comme au moyen âge, ils ont des grands magiciens !
Leur magie sera, heureusement inopérante devant les vrais tribunaux (TGI et Tribunal Correctionnel).
Elle s’imposera, bien sûr, devant les tribunaux d’exceptions (toujours comme au moyen âge) qui leur sont inféodés : Tribunal Administratif et la Cours d’Appel Spéciale (cette Cour d’Appel créée spécialement pour répondre à l’exigence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Arrêt Ravon).
Un peu comme les tribunaux de l’Inquisition…
Je démontrerai ultérieurement ce que moi j’affirme (dans un autre article) avec de vraies preuves, pas des preuves style Bercy.

La corrélation entre les perquisitions et le redressement est flagrante.
Le montant faramineux du redressement (17 millions d’euros) par rapport au CA (5 millions d’euros) nous laisse sans voix.
Et toujours cette question : Pourquoi nous ?
Je ne vais pas vous laisser mariner plus longtemps.
La réponse se trouve dans un document qui nous arrive entre les mains quelques années plus tard.

Ce document s’appelle un « BLANC ».
Un « blanc », pour ceux qui l’ignorent, c’est un document (un rapport de police) qui officiellement n’existe pas. Il est à usage interne et limité. Il est sans entête et non signé.

Il est très souvent pondu par les RG devenus la DCRI. Il sert à renseigner (influencer) des services officiels comme la justice, le fisc etc…
Dans l’enquête officielle personne n’en fait état.
Normal, puisqu’il n’existe pas.
CQFD

Notre « blanc » est un modèle de désinformation.
Voyons toutes ces « informations » d’un peu plus prés.
Cinq personnes sont citées à plusieurs reprises dont, en gros plan, les quatre associés de la Locomotive.
Soyez attentifs, admirez le travail de l’artiste..
Chun Lun Yee, Emmanuel Bolling, Fréderic Bolling  « sont connus pour  patati, patata »…
Connus de qui ? Ont-ils été condamnés ? Ont-ils un casier ?
Connu, connu, cela veut dire quoi connu ?
C’est une belle formule choc qui suggère le pire sans rien prouver (spécialité des RG).
Et si nous avions eu tout ça sur le dos, croyez-vous que nous aurions pu avoir, en nom propre, l’autorisation d’ouvrir une discothèque.

RAPPEL : l’autorisation de nuit d’une nouvelle discothèque, à Paris, est hyper difficile à obtenir.
Elle est obtenue (et peut être retirée à tout moment sans explication) suite aux feux vert de la Préfecture de Police (de Paris), du service des stups, de la DPJ, du service des cabarets.
A l’unanimité.
Vous voyez le topo, il faut vraiment montrer patte blanche et l’enquête dure plusieurs mois.
Et le gérant, Frédéric Bolling qui obtient cette autorisation de nuit, personnelle et non cessible serait « connu » depuis longtemps pour racket ?
Et ses associés de dangereux mafiosos ?
Cela ne tient pas debout 
!
C’est prendre ces 4 services de police pour des incapables.
On marche sur la tête.

Voyons maintenant notre 4eme associée.
Linda Lee Ying Wu , qui  « selon certains renseignements… »
Ils viennent d’où ces fameux renseignements ? Du James Bond du coin ?
Et en page 3 (annexe), ils inventent même un frère à Frédéric Bolling.
Emmanuel Bolling est son oncle.
Ce n’est pas la seule invention.
Allons, allons Messieurs des RG, tout cela n’est pas bien sérieux, c’est même criminel de votre part.

Et pourtant cela marche. Et à fond !
Le  « blanc » est daté du 11 juillet 1995 et nos gentilles perquisitions arrivent le 12 octobre 1995.
Vous ne voyez toujours pas de corrélation entre les deux ?
Personne, ni la justice (pour ordonner les perquisitions), ni le fisc pour commettre l’assassinat de cette entreprise ne se sont posés la question.
Il est évident qu’à la lecture de ce « blanc »,( si on ne cherche pas plus loin) on se dit que la Locomotive est le siège de l’organisation du crime à Paris :
racket, trafic de drogue, blanchiment d’argent, vols, escroqueries en tous genres…Et nous avions 30.000 affiliés à Hong Kong.
J’avais cru lire 3000, ce n’était déjà pas mal. Non, c’est bien 30.000 ! C’est à couper le souffle.
Il nous manque la traite des blanches et le trafic d’immigrés clandestins !
J’ai eu du mal à ne pas me passer moi-même les menottes en apprenant mes nombreuses activités.

Aujourd’hui, nous sommes en 2014, soit 20 ans après ces (fausses) accusations.
En 20 ans, un des 4 associés, présentés par les RG comme des « grands maffieux », a-t-il été accusé ou condamné de quoi que ce soit, même la plus petite broutille durant ces 20 ans de « carrière criminelle tous azimuts » ? Non.
Rien qu’une petite garde à vue ? Non.

Il n’empêche que ces accusations mensongères sont la seule et unique cause de la mort de la Locomotive assassinée par Bercy, car il a bien fallu « trouver » quelque chose pour justifier tout ce déploiement de forces du 12 octobre 1995.
Comme ils n’avaient rien trouvé (en 17 perquisitions !), le Fisc va s’en charger, quitte à « arranger un peu » la vérité.
Et qui va se soucier de citoyens qui seront catalogués Fraudeurs ?

Restons calme.
Nous avions donc le pourquoi, restait le qui.
A qui avions nous causé du tort ? Il fallait qu’il soit assez introduit et puissant pour faire écrire  un tel rapport par un ami des RG. Et pour nous faire éliminer par le Fisc ?
Qui nôtre réussite gênait-elle à ce point ?

LA QUESTION RESTE POSEE 20 ANS APRES.

 

P.S : dans les prochains épisodes de l’autopsie du meurtre de la Locomotive, nous verrons que La Citadelle ne fut pas en reste dans les mensonges, les manipulations et les fausses preuves.
Je vous montrerai le témoignage accablant de l’OPJ décrivant les manipulations des agents de la DGI. Ce témoignage, allez savoir pourquoi, n’a pas été retenu par la Cour d’Appel Spéciale (arrêt Ravon)…

Emmanuel Bolling

RAPPEL :  MOBILISONS NOUS.  SIGNEZ LA PETITION.  (colonne à droite)

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Bolling Emmanuel

A propos Bolling Emmanuel

Emmanuel Bolling était un des créateurs et des dirigeants de la Discothèque LA LOCOMOTIVE à Paris. Ouverte fin 1986, décédée asphyxiée par le fisc fin 2009(RIP). Elle subira en huit ans trois contrôles fiscaux. 1992, 1996, 2000. E.Bolling contestera le deuxième (1996). Cette contestation justifiée entraînera immédiatement de la part de Bercy une série sans fin de saisies diverses étranglant son entreprise pour finir par la ruiner. Relaxée de l’accusation de « dissimulation de recettes » par le tribunal correctionnel de Paris en 2002, le fisc n’en continuera pas moins à poursuivre LA LOCOMOTIVE et ses dirigeants de son acharnement, pour les mêmes motifs, comme si de rien n'était... En 2014, après 18 ans de procédure, de procès et d’appels (gagnés ou perdus) dont la liste serait des plus ennuyeuse, E.Bolling et ses associés, ruinés, se battent toujours pour que l’on reconnaisse ce redressement pour ce qu’il est : un abus fiscal caractérisé. Il a initié deux procédures devant le T.A. Dans l'une d'elles il y sera posé une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) sur le Non Bis In Idem que n'a pas respecté Bercy, en passant outre au jugement définitif du Tribunal Correctionnel de Paris.

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Une réflexion au sujet de « QUAND BERCY ET LES RG SERVENT DES INTERETS PARTICULIERS »

  1. Bsr,
    Edifiant mais ca démontre la cupidité et la haine des agents fiscaux.

    Ils sont abrités derrière leur statut de fonctionnaire et en profitent de toute la splendeur de leurs exactions d’êtres serviles.

    Des relents de la collaboration….

    @+

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