Sacraliser la Justice : NON

Sarkozy est mis en examen pour abus sur une vieille dame ayant perdu la tête. Franchement c’est peu crédible, mais bon.

Là-dessus, il nous fait un caca nerveux dont il est le spécialiste, il se la pète, comme d’habitude, nous gonfle, comme toujours. Pas en reste, ses copains, qui ont tant à se faire pardonner, qui n’ont aucune idée à émettre sur le gouvernement actuel puisque s’ils y étaient ils feraient pareil, crient eux aussi au viol. C’est, pour eux, l’occasion ou jamais de se montrer.

Du miel pour les magistrats. Ils saisissent la balle au bond. Ils font part de leur indignation, exigent une totale indépendance, refusent toute critique, toute responsabilité et évidemment tout compte à rendre.

Ils imposent le silence dans les rangs, ils en ont les moyens.

La magistrature s’embrase, le ministre l´approuve, les ennemis politiques de Sarkozy aussi, les journalistes et le bon peuple surenchérissent.

Tout cela demande réflexion.

Le sophisme est le suivant : la liberté apporte l’injustice, donc brider la liberté permet de se rapprocher de la justice. En filigrane, les fous de liberté sont à éradiquer car c’est par eux que transite l’abominable injustice.

En ce qui concerne les pays concentrationnaires, les dictatures, on suppose que les habitants sont tout simplement cons, voir même qu’ils n’existent pas, que ce sont des sortes de robots. S’ils étaient intelligents, comme les français, ils seraient libres. L’injustice qu’ils prétendent subir… Ils en sont probablement les premiers responsables. Tous des alcooliques, comme les russes…. Ben voyons.

Prenons deux exemples, l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, la Corée du Nord et du Sud, voilà des gens semblables, parents, et pourtant : quelle différence !!!

Par quels concours de circonstances deux pays aussi jumeaux peuvent-ils vivre sous deux systèmes politiques si différents ? Je n’ai pas les compétences pour analyser pourquoi ils en sont arrivés là, mais je peux vous dire comment. C’est très simple.

Il faut et il suffit que soient en place une police et une justice fortes et implacables, qu’on ne critique pas, avec qui on ne discute pas. Partout, en tout lieu, sous toutes les latitudes, la police et la justice ont horreur de la contradiction. Les dictateurs le savent, qui les choient tout particulièrement.

En France, ces deux corps de l’Etat sont respectables, évidemment. Cependant, composés d’êtres humains, ils incluent des gens de valeur, mais aussi des abrutis, comme partout. De ce fait, les magistrats n’ont aucune raison d’échapper à la critique, voir à la sanction, bien au contraire au regard du pouvoir qu’ils ont en mains et des enjeux qui en découlent.

La « justice », les magistrats, cet ensemble est la première difficulté à gérer pour ceux que la justice et la liberté passionnent.

Les américains votent pour leurs magistrats, ce n’est pas si mal, c’est une manière de les contenir. Car il faut être conscient que, en cas de dérapage de leur part, c’est l’oppression. Ils sont la force. Voir en matière fiscale où le magistrat est captif.

La deuxième difficulté, qui n’est pas des moindres, c’est l’idée que les magistrats se font de la justiceleur dépendance à leur pensée, à leur être.

Si vous croyez qu’ils se contentent d’appliquer le droit, vous avez tout faux. Les magistrats ont une très importante marge de manœuvre, plus importante que les facultés de compréhension sociale ou humaine de la plupart d’entre eux ou d’entre nous.

Si vous y ajoutez une difficulté incompressible à connaître toutes règles répertoriées ou tacites des activités très complexes d’une société, vous n’êtes pas loin de comprendre pourquoi la justice, non seulement ne doit pas être à l’abri de la critique, mais au contraire devrait y être particulièrement exposée.

Car, nous le savons tous, c’est de la critique et du doute que dépend le progrès.

La tendance actuelle, qui est de vénérer, par obligation, la justice, de se voir interdit de la critiquer, ne peut que nous amener vers une société liberticide et totalitaire.

La justice c’est la force, la force ne doit en aucun cas échapper à la critique, son devoir est de rendre des comptes constamment, tout le monde sait cela, pourquoi sont-ils si nombreux à le cacher ?

Peut-être parce que les déboires judiciaires des autres ont un côté sacrificiel qui donne l’impression que l’on serait soi-même épargné du fait du sacrifice de l’autre. Tout comme le soldat est soulagé par le tribut à la mort payé, dans sa compagnie, par celui qui est abattu. Des réactions bien loin de l’idée de justice.

Dans la nature il y a beaucoup de différences, mais bien peu d’injustices, les hommes voudraient moins de différences, quitte à le payer d’un peu plus d’injustices.

Amoureux fous de la nature, dans son essence profonde, les hommes en rejettent pour eux-mêmes les différences. La nature, sa diversité, sa beauté et ses drames pour le reste du monde, mais pour eux un univers plat, uniforme, à l’abri de la violence naturelle, mais exposé à toutes les violences artificielles pour atteindre cette uniformité dont ils rêvent. Quelle incohérence !!!

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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