Staline – la terreur – Bercy

En 1937, vingt ans après leur prise de pouvoir, les bolcheviques étaient dans l’impasse.

Ils avaient martyrisé la population des campagnes, dans les années 1931-32, qui n’était pas adaptée à l’organisation industrielle communiste qu’ils prônaient. Il s’en était suivi une famine et des massacres dont le bilan fut de six à huit millions de morts.

En 1937, la bureaucratie bolchévique sectaire mise en place s’avérait incapable de produire les biens de consommation annoncés, la population était dans la misère pendant que les dirigeants se vautraient dans les privilèges que le système leur octroyait sur leur simple appartenance au parti.

Staline n’avait que deux solutions possibles : reconnaître l’échec de la croyance et de l’organisation communiste mise en place ou trouver un bouc émissaire.

Son cerveau obnubilé ne pouvait probablement pas imaginer la première solution, ce fut donc la deuxième qui vit le jour.

En 1937 débute la Grande Terreur par « le décret-loi 00447 prévoyant d’envoyer aux régions, entre le 5 et 15 Août, des quotas pour deux catégories, la première étant celle des individus à exécuter, la deuxième celle des individus à déporter. La proposition était assortie de chiffres 72 950 pour les exécutions et 259 450 pour les arrestations » (source Staline la cour du Tsar Rouge de Simon Sebag Montefiore).

Etaient visés les soi-disant traites au bolchévisme, préalablement stigmatisés lors des procès staliniens à grand spectacle de l’année précédente.

Cette Grande Terreur, qui touchait principalement les cadres actifs de la société, fit dit-on un million de morts ou internés.

Cette purge des forces vives à l’intérieur de la Russie affaiblit considérablement celle-ci, et au niveau mondial provoqua un violent rejet du communisme qui ne fut pas étranger à la crédibilité absurde du nazisme, somme toute la base ou l’excuse de la troisième guerre mondiale.

Le plus horrible fut que la population et les bureaucrates du pays surenchérissaient sur la nécessité de dénoncer et de condamner durement les traitres au bolchévisme.

Tant et si bien que les quotas de condamnation pour atteinte à la sureté de l’Etat exigés par le pouvoir furent largement dépassés par la base qui en redemandait.

Tout cela est si présent aujourd’hui, si actuel, qu’il y a lieu d’avoir peur, très peur si l’on est un membre actif de notre société.

En effet, la bureaucratie sectaire écolo-égalitariste qui régit notre pays depuis de nombreuses années est incontestablement en situation d’échec.

Tout comme Staline, elle n’est pas apte à se remettre en question.

Elle a déjà défini son bouc émissaire. C’est le riche, plus particulièrement le riche contribuable évidemment fraudeur, donc traite au pays, ce dont nul ne doute.

Bercy, depuis des années, définit des quotas de condamnations annuelles, régulièrement dépassées, grâce au zèle de la population qui dénonce allègrement et aux agents du fisc qui sont des sadiques jouisseurs.

Les forces vives de notre pays sont décimées, désespérées, en état de choc.

Tout comme ces stigmates ne sont pas réversibles, leur cause n’est pas en déclin mais en expension, contrairement à ce que pourraient laisser croire les élections actuelles.

J’en rapporte la preuve, par cet extrait du Journal Midi Libre de ce jour.

Nous sommes très proches de la perversion de Staline qui, avant de liquider tel ou tel ennemi réel ou fantasmé, lui faisait croire qu’il allait le pardonner, faisait semblant de vouloir lui accorder ses faveurs, alors qu’il savait qu’il allait le faire fusiller.

Ici, Bercy se moque ouvertement des contribuables.

Comment accepter d’être encore accusé de falsifier globalement ses déclarations, d’être des tricheurs, mais perversement pardonné parce que parfois tricheur involontaire.

C’est le chat qui joue avec la souris.

Comment la population — qui majoritairement croit bêtement ne pas payer l’impôt — ne serait-elle pas confortée dans sa haine du contribuable qui le paie, quand elle sait que préalablement celui-ci aurait été pardonné s’il n’avait fait qu’une erreur de bonne foi.

Que donc, s’il est condamné c’est qu’il est vraiment coupable. C’est imparable.

Quand, comme nous, nous savons que 80% des redressements fiscaux ne correspondent à rien, comment accepter une telle mascarade.

Si elle a été mise en œuvre, au lieu de remettre Bercy en question, l’Etat en question, la dépense publique en question, c’est bien que rien ne va changer mais qu’au contraire les choses ne vont qu’empirer.

C’est notre arrêt de mort fiscal qui se signe, la grande purge fiscale est pour demain.

Le monstre Bercy n’est pas prêt à faire amende honorable, à se remettre en question, à arrêter de tuer, de tout détruire autour de lui, bien au contraire.

Nous avons rêvé, nous allons en baver, la messe est dite.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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2 réflexions au sujet de « Staline – la terreur – Bercy »

    1. Bsr,
      Elle est excellente!
      Merci.
      Pour ce qui est de Bercy et ses délégations: nous le savons pour l’avoir tous constatés: Tous voleurs!

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