« STASI-BERCY » fait appel

Dans un billet récent, intitulé « Une lueur d’espoir », je vous faisais part d’une procédure gagnée devant la 17ème Chambre du TGI de Paris :

 

A ce billet j’avais joint le jugement : link

Ce jugement est objectivement d’excellente qualité, il est argumenté, il prend en compte les lois françaises et européennes. Il est parfait, il est juste.

Et bien, figurez-vous que M. Blazy, le condamné, fait appel : link

C’est intéressant, deux conclusions doivent être tirées de cet appel.

-1°- C’est bien la STASI-BERCY qui est à la manœuvre.

Je vous rappelle les faits. J’enregistre un entretien entre ce contrôleur des impôts, M. Blazy, et moi-même. Un autre employé des Services Fiscaux assiste à cet entretien, il prend en note la totalité de nos échanges. Lorsque je sollicite une copie des notes prises par cette personne, j’essuie une fin de non recevoir. Je juge utile alors de faire connaître ces méthodes de dissimulation de la preuve par les Services Fiscaux des échanges oraux et contradictoires. Je publie l’entretien que, de mon côté, j’ai enregistré, ne faisant en cela qu’équilibrer les droits des parties puisque les Services Fiscaux, eux de leur côté, ont noté l’intégralité de l’entretien.

On voit bien que la mise en avant de la « vie privée » de M. Blazy (qui n’est pas en cause s’agissant d’un entretien professionnel) pour engager une procédure contre moi était un élément factice. Aujourd’hui, Il n’y a pas lieu personnellement, pour lui, d’engager les frais importants d’un appel. C’est donc STASI-BERCY qui lui fait engager l’appel, qui refuse catégoriquement que le contribuable ait un droit à la preuve des échanges oraux qu’il a avec les contrôleurs du fisc.

-2°- STAZI-BERCY est anormalement sure d’elle.

En effet, un jugement de première instance n’est pas une jurisprudence formelle. Il n’en est pas de même avec un arrêt de Cour d’Appel. Or, l’appel engagé va aboutir à un arrêt, il fera forcément jurisprudence. STAZI-BERCY court un risque lourd en déclenchant l’appel de l’inspecteur Blazy….

A moins que STAZI-BERCY ait des garanties….

J’ai déjà vécu cela. Un jugement du Tribunal Administratif de Poitiers avait annulé un contrôle réalisé en dehors du siège social d’une de mes sociétés. Le code fiscal est formel, un contrôle fiscal n’est possible qu’au siège social d’une entreprise, ce qu’avait jugé le TA de Poitiers. En appel, déclanché par STASI-BERCY, La Cour d’Appel Administrative de Bordeaux n’a pas hésité, sur ordre, à émettre un arrêt disant le contraire. Je suppose que cet arrêt bordelais est depuis utilisé, quand elle en a besoin, par STASI-BERCY….

Qu’en est-il exactement ici ? STAZI-BERCY court-elle un risque important du fait de la qualité du jugement initial, ou est-elle sereine, a-t-elle des garanties ???

Nous ne tarderons pas à le savoir.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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