Suite à ces emails

J’ai été amené, dans le cadre des procédures engagées, à écrire à Monsieur Le Procureur de La République du pôle financier de Paris. Ayant cités à cette occasion les deux commentaires ci-dessus, j’ai adressé un email informant de ma démarche ces deux internautes. Je le joins. Prochainement, je publierai ma lettre au Procureur et l’extraordinaire résultat.

Messieurs,
Dans un courrier à Monsieur Le Procureur de La République de Paris, j’ai cité l’email que vous m’avez adressé, faisant suite à la lecture de mon blog « oppression fiscale ».
Je vous adresse ce courrier en pièce jointe.
Je vous ai cité, évidemment, sans vous nommer, loin de moi l’idée de vous utiliser.
J’ai été sur votre site « confrontations », je ne vous cache pas que j’ai été passionné.
J’ai été amené à me demander sincèrement si c’est ma communication qui pêche, ou si la pensée commune est vraiment irrémédiablement oppressive.
Car, mon objectif n’est pas de dénoncer l’impôt, ni même le contrôle fiscal, mais exclusivement la façon dont le contrôle fiscal est mis en œuvre en France.
Entre la torture, violation ultime, et la garde à vue, violation plus discrète, il est bien question du même sujet: l’extorsion par la force d’un aveu, que la méthode ne peut que rendre suspect.
Il ya ici un arrière goût d’indifférence pour l’innocent. Une trahison des principes fondamentaux de nos démocraties.
Le contrôle fiscal en France participe du même système, il se situe, dans une échelle de la douleur, entre ces deux extrêmes.
La même chose peut se dire avec humour: « bats ta femme, si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait ».
Les rapports avec le fisc devraient être de type associatif et se réguler sur une vie d’activité.
Ces contrôles ponctuels sont stupides, ils ne règlent pas le problème de la fraude et ils permettent toutes les dérives.
Ils sont aussi stupides que les contrôles routiers actuels.
En 1984, mon fils avait présenté, avec l’appui d’IBM, une solution de contrôle de vitesse de poste à poste de péage. Les avantages étaient évidents puisqu’alors le moteur humain de la vitesse « la compétition avec l’autre » tournait au ridicule. C’était : la sanction à l’arrivée ou l’arrêt imposé en route. Il passa pour un fou, il avait vingt ans, aujourd’hui on en parle timidement et à toute petite échelle.
Je pense que mon courrier en pièce jointe devrait vous permettre d’appréhender avec objectivité mon propos.
J’ai engagé une procédure devant La Cour Européenne.
Je ne suis pas isolé dans mon malheur, des milliers de gens subissent journellement ces agressions indignes.
Je vais m’efforcer de mieux exprimer ma pensée et mon objectif sur mon blog.
Je serais heureux de vous rencontrer et de parler de vive voix de ce sujet avec vous.
Quand à l’impôt lui-même, il est essentiel, mais il faut prendre garde à ce qu’il ne devienne pas nuisible.
En effet individus et collectivités sont clairement indissociables, si l’individu dépéri, la collectivité se porte mal.
Il y a un seuil où il n’est plus possible « de travailler plus pour gagner plus », où alors il est préférable de  » à salaire égal de travailler moins »
Dans le deuxième cas, la collectivité est en danger de régression économique, c’est l’écueil que toutes les sociétés égalitaires ont rencontré.
Il s’en suit une course à l’hypocrisie et une chute vertigineuse de l’efficacité du groupe.
Attention au pêché de vanité, l’égalité est inaccessible, c’est un peu comme la vanité de la chasteté chez les catholiques, quel échec.
Sincères salutations. H. Dumas
Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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