Tant que ce n’est pas moi qui suis visé….

Ce titre illustre parfaitement la pensée unique, brièvement résumée, qui sévit en France et dans bien des pays occidentaux.

Après avoir fait partie des boucs émissaires ruinés et torturés par les services fiscaux, applaudis en cela par la majorité après que l’on m’ait collé sur le dos l’étiquette de « fraudeur fiscal », j’attendais avec impatiente que tous les autres « morflent » aussi.

Mon raisonnement était simple : les pillards n’ont pas de limite. Ceux qui pillent aujourd’hui un tel, pilleront demain tel autre. Ainsi fut-il.

Le pillage s’intensifie, ceux qui se croyaient petits et donc à l’abri, qui souriaient d’un air entendu à la lecture de mes péripéties, sont aujourd’hui sur le grill. Ils se révoltent, un peu tard.

Les pillards font semblant de reculer. Mais qu’ils prennent garde, il reste la grande majorité de ceux qui croient qu’ils sont les bénéficiaires du pillage et qui rêvent de le voir s’intensifier.

Ceux-là sont de vrais cons. Ils ne comprennent pas qu’ils seront inévitablement les derniers dindons de la farce. Ils sont du type de ces pauvres abrutis qui sont partis joyeusement à la guerre en 1914. Comment peut-on partir à la guerre et se persuader que l’on va tuer son prochain sans courir le risque majeur d’être tué soi-même ? Pour moi, cette question est une véritable énigme.

Il reste la question de fond.

Pourquoi ce pillage fiscal ? Je lis, ici où là, que nous aurions trop emprunté et que la dette devant être remboursée, nos enfants et nous-mêmes devrions payer la facture.

Je n’y crois pas.

J’ai bien compris que les USA et l’Europe font de la fausse monnaie, que cela revient à dépenser un argent que nous n’avons pas gagné, donc à creuser « la dette ».

Mais, une dette n’est contraignante que si un créancier la réclame. Quel créancier serait aujourd’hui en mesure de présenter une facture aux USA ou à l’Europe ?

J’ai beau chercher, je ne vois pas.

Donc je ne crois pas à cette idée de dette globale, dont nous serions tous responsables, pour laquelle il serait légitime que nous soyons ponctionnés de toutes les façons possibles.

Plus prosaïquement, je crois que notre système social nourrit de bons gros incompétents, fainéants et irresponsables, qui ont pris le pouvoir et qui nous pillent de l’intérieur, uniquement pour leur confort personnel. Voilà ce que je crois. Voilà ce que je vois. Et ça me gave.

Marre du mensonge et de l’hypocrisie.

Ces bons gros fainéants sont en état d’excitation, ils viennent d’apprendre, crient-ils, que les USA les espionnent. Là encore, ils nous prennent pour des cons.

Eux qui nous espionnent à tour de bras jouent les vierges effarouchées.

Mon téléphone est sur écoute, mes comptes en banque sont mis par mon banquier à la disposition du fisc, je suis « radarisé », « camératisé » à longueur de journées, impossible d’aller chercher mille euros à ma banque sans être obligé d’attendre plusieurs jours et de dire ce que je veux en faire. Pendant ce temps Hollande et Merkel s’étonnent que leur pote Obama les espionne ?

Tout cela est de moins en moins sérieux. Bien sûr, eux-mêmes l’espionnent.

De la même façon qu’il y a eux qui s’arrogent le droit de percevoir et nous qui n’avons que le devoir de payer, il y a eux qui s’arrogent le droit d’espionner en refusant de l’être et nous qui n’avons pas le droit à une vie privée, juste le droit d’être en observation constante et de la fermer.

Décidemment, ça cloche dur.

Mon petit doigt, souvent bavard, se demande s’il ne s’agirait pas de remuer un peu les émotions de la populace, qui est évidemment outrée que son Hollande et sa Merkel soient espionnés mais persuadée d’être elle-même à l’abri du fait de son insignifiance, pour lui faire avaler une limitation d’internet.

En gros une censure d’internet qui viserait à limiter l’espionnage d’Obama, et non évidemment à limiter notre liberté d’expression, qu’ils adorent. Vous me suivez ?

 

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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