Tout n’est que trajectoire.

Tout n’est que trajectoire. Le cosmos bien sûr, mais aussi notre vie de tous les jours.

La trajectoire est composée d’un élan bref ou continu, suivi d’un déplacement vers une finitude.

La vie des hommes est une quête constante de la trajectoire idéale.

Le golf est l’exemple esthétique de cette recherche, une énergie brève, une courbe, un but ultime resserré compris dans un vaste espace.

Si l’on réfléchit en termes de trajectoires, on peut toutes les percevoir ou les reconstituer. Tous les sports ne sont que trajectoires ou motifs à trajectoires. Le rugby et son coup de pied entre les poteaux, le tennis et son service gagnant, le basket, etc…

Les pensées aussi répondent à la logique des trajectoires. Une idée est lancée, puis elle se développe pour finir absorbée par sa généralisation ou abandonnée.

Le feu d’artifice est emblématique de la liaison entre l’homme et la trajectoire qui le compose essentiellement.

La trajectoire une fois lancée n’offre que deux possibilités : l’harmonie ou l’accident, pour une seule fin : son terme.

Le cosmos a un début et une fin qui nous échappent parce que son temps ne nous est pas accessible, mais nous ressentons sa trajectoire, dont nous sommes totalement dépendants.

La descente en ski est exemplaire, elle peut se finir majestueusement sur le plan d’arrivée, comme le skieur peut se désunir en cours de route et alors irrémédiablement exploser.

L’énergie incluse dans une trajectoire fait qu’elle ne peut qu’aboutir à son terme le plus élégant ou au contraire exploser violemment.

Inconsciemment, tout cela est  en nous. Nous percevons instinctivement l’importance de la direction prise par l’énergie initiale, puis le développement inexorable de la trajectoire, puis in fine l’horreur de son interruption accidentelle ou la beauté de sa fin naturelle.

Le socialisme est une trajectoire intellectuelle qui porte en elle son inévitable accident de parcours. Cela tient au fait que l’énergie engagée dans cette utopie inaccessible ne peut que finir en explosion accidentelle. 

Cycliquement, régulièrement, le monde assiste à « l’accident » de la trajectoire socialiste.

Une pensée pour Mitterrand qui, arrivé au pouvoir, ne fut socialiste que deux ans. Il sut éviter l’accident grave de la rupture de trajectoire. Il avait deux atouts pour cela : l’intégration dans sa trajectoire des forcenés de celle-ci : les communistes, un environnement économique riche lui laissant de l’espace pour les dérapages.

L’explosion de Hollande

Nous y assistons en direct, elle est inexorable, violente, elle nous laisse pantois, sidérés, évidemment et à juste titre inquiets.

Hollande s’est trompé deux fois.

Une première fois en associant à son gouvernement les écologistes qui ne représentent nul danger, tout en laissant à la porte les communistes qui sont la postcombustion de l’énergie socialiste mortifère.

Une deuxième fois en ne percevant pas, aveuglé par la force engagée dans sa trajectoire, qu’il arrivait dans un espace sinistré économiquement, qui plus est par la même énergie socialiste que celle qu’il a utilisée pour se mettre sur orbite.

Tout comme le bonheur d’une descente en ski est rompu par une crevasse en travers de la piste ou la flânerie sur la rivière Niagara expose à une rupture de trajectoire par les chutes du même nom, le socialisme porte en lui la rupture de trajectoire.

La problématique d’aujourd’hui tient au fait que l’énergie développée dans cette trajectoire socialiste est telle que la rupture va être d’une très grande violence.

C’est très embêtant pour nous, accessoirement pour ce pauvre Hollande dont la terreur qui l’assaille se lit sur son visage.

A la fois spectateurs et acteurs, nous ne pouvons qu’attendre que l’énergie socialiste mal employée se libère dans le bruit et la fureur de la rupture de sa trajectoire.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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