TRACFIN, ou quand l’Eglise égalitariste transforme les français en collabos.

Imprégnant l’Etat de toute sa croyance, l’Eglise égalitariste a fait de celui-ci un Etat multi-intervenant et oppresseur. Par voie de conséquence, elle a fait du français un pauvre type esclave de cette utopie égalitariste qu’il finit par croire vraie.

Mais ce n’est pas suffisant pour elle.

Faux-cul, comme toute Eglise qui se respecte, l’Eglise égalitariste a fomenté, à la faveur des catastrophes sociétales qui touchent notre pays – auxquelles elle n’est pas étrangère – un plan machiavélique.

Il s’agit pour elle de faire croire qu’elle se soucie de sécurité et d’obtenir à ce titre un droit de fouiller la vie matérielle intime des français. Et, cerise sur le gâteau, d’obtenir légalement que les français se dénoncent entre eux, tout particulièrement ceux en qui la tradition imagine qu’ils sont : « de confiance ». Je veux parler des notaires, des banquiers, des experts-comptables, etc…

Le but avoué est de terrasser les trafiquants de drogue et les terroristes.

Les trafiquants de drogue

Je ne m’aventurerai pas vers le lieu commun qui consiste à se demander qui de Mrs Martel, Hennessy, Ricard et consorts, rois de l’alcool et des bistrots ou de Mrs Mohamed, Luigi, Marcel, Ivanov et consorts rois de la drogue et des trottoirs nuisent le plus à la société, font le plus de dégâts. J’observe que les uns paient des impôts et sont pénards, les autres n’en paient pas et sont traqués.

Y-a-t-il un rapport entre l’impôt et la morale ? Quel serait-il ici ? Je laisse le problème à votre sagacité.

Une chose est sûre, ces deux acteurs économiques, marchands d’alcool et marchands de drogue, affichent des signes extérieurs de richesse qui sautent aux yeux du plus aveugle  des observateurs.

Ainsi, nul ne peut ignorer la richesse des trafiquants de drogue. Elle est si visible qu’il n’est pas pensable que même un simple policier de quartier puisse ne pas la voir. Dans ces conditions, il est raisonnablement possible de se demander pourquoi la police ne parait pas en mesure de combattre le trafic de drogue dès les premiers signes de richesse et doit en laisser l’initiative à l’administration fiscale bien plus tard quand les trafiquants en sont arrivés au blanchiment. Combien de morts entre temps?

Les terroristes

Ceux-là par contre ne roulent pas sur l’or. Enfin, remarquons que les quelques exemplaires qui sont passés à l’acte chez nous, avec malheureusement des résultats catastrophiques, avaient des situations précaires, un lourd passé judiciaire et psychiatrique connu ou non.

Il est clair que les sommes en jeu pour perpétrer leurs actes inacceptables étaient ridicules de modicité. Il semblerait qu’à l’avenir ces sommes soient encore plus modestes.

Que vient faire dans cette affaire notre fringante administration fiscale ? Pendant que se sont plutôt nos prisons et nos hôpitaux qui sont aux premières loges pour détecter les futurs terroristes, sachant que sur ce sujet : après est toujours trop tard.

Parlons donc de TRACFIN.

TRACFIN dont le rapport d’activité pour 2015 est  ICI –  en ligne.

Prenez un cachet de Nautamine contre le vomissement, puis lisez-le.

Bien que ce rapport ait été écrit pour pouvoir tomber entre toutes les mains et que donc il ne révèle rien de sensationnel, vous pourrez en tirer quelques motifs de foutre le camp, d’aller chercher ailleurs la liberté que vous n’avez définitivement plus ici.

Quelques détails qui sautent aux yeux

Les délateurs les plus zélés sont les banquiers et les notaires. Avec une performance accrue pour les banques mutualistes : « Le secteur bancaire est le principal émetteur de déclarations de soupçon reçues par le service ».

Légèrement en retrait assureurs et casinos. Bien aussi, les experts-comptables et les mandataires judiciaires.

Les autres : Huissiers, changeurs, avocats, agents sportifs, agents immobiliers, commissaires aux comptes, etc… n’y mettent pas assez du leur. Ils rechignent à dénoncer. Aussi, dans ce rapport, TRACFIN leur fait la leçon et leur explique qu’ils courent de grands risques à ne pas dénoncer à tour de bras. Les menaces sont claires, ils vont avoir peur, à juste titre je pense. Ils vont dénoncer, à fond.

Il n’y a que chez Taubira que l’on n’a pas peur de Tracfin, Martinique et Guadeloupe ne dénoncent pratiquement pas, ça alors… Notez, pas un mot sur la Corse…

En 2015, TRACFIN enregistre 43 231 déclarations de « soupçon ». Quand même !!! Résultat : 2 dossiers relatifs à des opérations de financement du terrorisme !!! Trop fort.

Par contre, 410 « soupçons » fiscaux générant 90% de contrôles fiscaux.

On apprend aussi que la délation croit régulièrement, de l’ordre de 18% l’an, pas de déflation ni de stagnation chez Tracfin.

En ce qui concerne le volume de chaque « soupçon », 70% visent des sommes inférieures à 100 K€. Que des trafiquants modèles réduits.

Tout cela n’est pas sérieux, ce n’est que mensonge.

La vérité est que le dogme égalitariste, comme tout dogme, ne peux pas s’épanouir autrement que dans l’oppression et la terreur.

TRACFIN est l’outil de la terreur égalitariste et fiscale, et de la collaboration sans laquelle elle ne peut pas s’installer.

Un seul « soupçon » vous dénonçant et votre vie est marquée à jamais. Vous voilà dans les livres de TRACFIN. Pour vous, l’enfer commence. Le collabo qui vous a dénoncé peut se réjouir, quelques soient les motifs qui l’animent y compris les plus mensongers ou les plus abjects.

Dans un pays normal, le banquier qui trahit le secret bancaire, donc votre vie privée, serait poursuivi et condamné.

Existe-t-il encore sur la terre un pays normal où la traque des délinquants est du ressort de la police et non des banquiers et des services Fiscaux ?

Le souvenir de la dernière fois  où  la collaboration a été à l’honneur en France ne porte pas à se réjouir.

L’égalitarisme — cette croyance qui nous possède — emportera tout avec lui, y compris la plus simple des morales, celle de la liberté et du respect des individus, sans laquelle il n’est tout simplement pas possible de vivre. Que devient notre « vie privée »?

Pour ma part, je suis un « égalitaro-septique », si vous me suivez c’est un sujet dont nous allons parler, beaucoup et longtemps.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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6 réflexions au sujet de « TRACFIN, ou quand l’Eglise égalitariste transforme les français en collabos. »

  1. Il faut effectivement lire ce rapport de TRACFIN rédigé sous la direction du procureur Bruno Dalles, Directeur de Tracfin. Un petit extrait sur ce que deviennent les 45266 dénonciations parvenues en 2015 à cet organisme dont chacun de nous attend une lutte contre les terroristes, alors que fort peu d’entr’eux sont fortunés :

    VERS LA TRANSPOSITION DE LA 4e DIRECTIVE ANTI-BLANCHIMENT ET FINANCEMENT DU TERRORISME

    La directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme (LCB/FT) a été publiée le 5 juin 2015.

    Cette 4e directive anti-blanchiment et financement du terrorisme vise notamment à mettre le droit de l’Union européenne en conformité avec les recommandations du Groupe d’Action Financière Internationale (GAFI) adoptées en février 2012.

    Toutes les informations reçues par Tracfin sont analysées et orientées par le Service. En 2015, 10 556 informations ont conduit à réaliser une analyse approfondie (enquête), 5 935 à partir d’informations reçues en 2015 et 4 621 informations reçues antérieurement et réactivées.

    Concernant le terrorisme le seul sujet qui justifierait TRACFIN, seuls deux dossiers relatifs à des opérations de financement du terrorisme ont été transmis à l’Autorité judiciaire en 2015 (et 9 notes aux services de Police judiciaire).

    En cette matière, les dossiers où apparaît un lien potentiel avec le financement du terrorisme font systématiquement l’objet, le plus en amont possible, d’une transmission aux services de renseignement compétents, sans préjudice d’une transmission concomitante ou ultérieure à l’Autorité judiciaire dans les cas où la présomption d’infraction est suffisamment caractérisée.

    Il est intéressant de noter que sur 448 transmissions en justice, les investigations menées par le Service n’ont pas permis, dans 69 cas, d’établir avec certitude l’infraction sous-jacente à l’origine des mouvements financiers, alors même que les flux apparaissent indéniablement illicites ou suspects.

    Deux dossiers gérés par un nombre incalculable d’agents assermentés :
    ACOSS Agence centrale des organismes de sécurité sociale
    AMF Autorité des marchés financiers ACPR Autorité de contrôle prudentiel et de résolution
    ARJEL Autorité de régulation des jeux en ligne CMF Code monétaire et financier
    CNAJMJ Conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires
    CNR Conseil national du renseignement
    COSI Communication systématique d’informations CRF Cellule de renseignement financière
    CSN Conseil supérieur du notariat DGSI Direction générale de la sécurité intérieure
    DGSE Direction générale de la sécurité extérieure
    DGGN Direction générale de la gendarmerie nationale
    DGSN Direction générale de la sûreté nationale DGDDI Direction générale des douanes et droits indirects
    DGFIP Direction générale des finances publiques
    DGT Direction générale du trésor
    DNLF Délégation nationale de la lutte contre la fraude
    DNRED Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières
    DS Déclaration de soupçon
    DSS Direction de la sécurité sociale FDJ Française des jeux
    GAFI Groupe d’action financière
    IFPPC Institut français des praticiens des procédures collectives
    LAB/FT Lutte anti-blanchiment et contre le financement du terrorisme
    OCRGDF Office central pour la répression de la grande délinquance financière
    SCCJ Service central des courses et jeux
    SCPC Service central de prévention de la corruption
    SGDSN Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale
    SNDJ Service national de douane judiciaire
    TGI Tribunal de grande instance
    UCLAT Unité de coordination de la lutte anti-terroriste URSSAF Unions de recouvrement des cotisations.

    Et dire que tout ce beau monde serait réduit d’au moins 95 % si la réforme fiscale dénommée IMPOT SUR LE CAPITAL était mise en place !

    Encore faudrait-il la lire dans le livre de JUSTIN MENIER par exemple.

  2. Sébastien,

    Si tu peux justifier d’où vient la somme, tu n’aurais eu aucun souci.

    Est ce des sommes venant d’une société, que tu n’as jamais déclaré??

    Dans ce cas, je dirai bien fait.

    Amicalement,

    John Lennon

    1. Étrange commentaire dont on ne voit pas le rapport avec le billet.
      Un peu avec le commentaire de Sébastien, mais celui-ci n’est pas assez précis pour que l’on puisse lui répondre.
      Il s’agit donc d’une réponse détournée au billet.
      Etes-vous un naïf qui croit vivre dans un Etat de droit parce qu’il n’a jamais rencontré la bête ?
      Ou faites-vous partie de ceux qui profitent et donc défendent cet Etat de non droit ? Cet Etat partisan, au service d’une croyance et de son Eglise.
      Là est la question.
      Nous n’aurons évidemment jamais une réponse objective de votre part, puisque visiblement vous croyez ou vous profitez… Ne vous tracassez pas vous n’êtes pas isolé, vous êtes la majorité.
      Vous avez le droit de penser ce que vous voulez, ce qui est anormal c’est que l’Etat fasse sienne votre croyance.
      L’Etat doit être neutre, indépendant des croyances, c’est la laïcité.
      Cordialement quand même.

    2. ca ne marche pas comme cela en procedure penale !! les magistrats ont « intime conviction » et ils le savent !! Si c’est blanc … si ils décident de faire NOIR … ils ont le droit de le faire et le pouvoir en totale impunite puisqu’ils sont souverains !!

      En penal, il n’y a 2 typologies d’irresponsables : les fous et les magistrats !!

  3. Tracfin est une belle saloperie … suite à un signalement de la banque credit Agricole … tracfin a deposé un requette au proc pour un eventuel « abus de confiance » … je me suis retrouve en correctionnel avec un proces verbal de 210Ke et j’ai été accusé « escroquerie, abus de confiance et blanchiement d’argent ».

    je precise SANS AUCUNE VICTIME ET SANS AUCUN PREJUDICE !! La france est un pays de fou, et les magistrats repressifs font de leur pensée une moral universelle … ce systeme a crée des conteurs d’histoire imaginaires et surtout l’art d’ecrire en noir !!

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