« Angleterre, Angleterre, Thatcher te coûte cher ! »

Le refrain d’un groupe populaire français à l’orée des Eighties, renforcé par notre Renaud national avec « Miss Maggie » quand les socialistes venaient enfin de prendre le pouvoir sur notre paquebot France.

En Angleterre, à la même époque, Madame Thatcher tournait la page de l’incurie socialiste à l’œuvre Outre-Manche depuis trop longtemps, de manière abrupte et définitive : « There is no Alternative ! »

Cette fille d’épicier et de mère couturière obtient une bourse pour étudier à Oxford dans le domaine de la chimie, puis poursuivre dans le juridique et devenir avocate en droit fiscal (SIC).

Comme Mr Dupont-Moretti, elle est sortie d’un « No Man’s Land » pour travailler et s’élever, mais à la différence du premier, elle s’est érigée dans ses convictions comme une Ayn Rand, comprenant la désolation laissée par les collectivistes. Défendre la veuve et l’orphelin ne va pas de pair avec la spoliation fiscale maquillée d’égalité devant l’impôt pour en faire n’importe quoi sans rendre compte.

Quand on pense à primat politique moderne en Angleterre, le nom de Churchill apparaît en tête de gondoles. Churchill n’était qu’une boule d’énergie afin d’organiser, secouer, bouger et motiver des troupes mais sans véritable vision. Il n’était même pas un stratège militaire et encore moins un fin politicien.

Madame Thatcher était tout autre chose. Une femme déjà, face à un monde d’hommes, des prédateurs qui traçaient le pouvoir et par là à la renverser.

Une Dame de fer qui n’allait pas plier devant l’IRA et ses ressortissants emprisonnés en grève de la faim, comme Bobby Sand, devant des syndicats qui allaient jusqu’à détruire leur outil de travail, « jouant » la politique de la terre brûlée. Elle escomptait bien que les ventres se vident afin qu’ils reviennent à la raison.

Ils se sont vidés et se sont remis au boulot sans renverser la table.

Mme Thatcher a remporté 3 élections générales de suite pour rester la première gouvernante d’Angleterre pendant onze ans, un record dans toutes nos démocraties en fréquence de remise en jeu de mandat et de durée.

« Mercredi se sont tenues les obsèques de Margaret Thatcher. Un enterrement en grande pompe, dû à son rang d’ancien Premier ministre, auquel ont assisté la reine Elizabeth II ainsi que 2300 personnes.

C’est tout de noir vêtue que la reine Elizabeth II, accompagnée du prince Philip, a assisté aux obsèques de Margaret Thatcher mercredi. Si elle n’a pas accueilli le cercueil de la dame de fer sur le perron de la cathédrale St. Paul, comme elle avait pu le faire lors de l’enterrement de Winston Churchill en 1965, elle était au premier rang de l’assemblée lors de l’office religieux.

2300 invités étaient présents, parmi lesquels de nombreux représentants de pays étrangers. Aucun membre de l’exécutif français n’avait fait le déplacement, seule Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, représentait notre pays. Autres absents de marque: les membres de l’administration de Barack Obama. Les Etats-Unis étaient représentés par Henry Kissinger et de hauts fonctionnaires ayant travaillé avec Ronald Reagan, le fidèle allié de Margaret Thatcher lorsque celle-ci occupait le 10 Downing Street. Mikhaïl Gorbatchev était lui aussi absent, pour des raisons de santé.”

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/photos-_margaret_thatcher_des_obseques_dignes_d_une_reine_288703

Deux citations de Margaret Thatcher

« N’oublions jamais cette vérité fondamentale : l’État n’a aucune autre source d’argent que l’argent que les gens gagnent eux-mêmes. Si l’État souhaite dépenser plus, il ne peut le faire qu’en empruntant votre épargne ou en vous taxant davantage. Il n’y a rien de bon à ce que quelqu’un d’autre paie ; cette autre personne, ce sera vous. L’argent public n’existe pas, il n’y a que l’argent des contribuables. La prospérité ne viendra pas de l’invention de programmes de dépenses publiques de plus en plus somptuaires. Vous ne devenez pas riches en commandant un carnet de chèques à votre banque et aucune nation n’est jamais devenue plus prospère en taxant ses citoyens au-delà de leur capacité. Nous avons la mission de nous assurer que chaque penny levé par l’impôt soit dépensé de manière sage et bonne. Les gens parlent de service gratuit. Ce n’est pas gratuit. Vous devez payer pour !

Margaret Thatcher , (14 octobre 1983, devant des cadres et des militants du Parti conservateur)

« Nous avons besoin d’une économie libre, non seulement pour la prospérité matérielle renouvelée qu’elle apportera, mais parce qu’elle est indispensable à la liberté individuelle, la dignité humaine et à une société plus juste, plus honnête. Nous voulons une société où les gens sont libres de faire des choix, de faire des erreurs, d’être généreux et compatissant. Voilà ce que nous entendons par une société morale ; pas une société où l’État est responsable de tout, et pas une responsable de l’État »

Voir sur https://citations.ouest-france.fr/citation-margaret-thatcher/nous-avons-besoin-economie-libre-105191.html

Quand vous visitez Londres aujourd’hui, abstraction faite de l’étape Covid, vous avez certes le quartier d’affaires de la City, mais aussi l’ultra moderne et bien pensé de Canary Wharf à l’est de la capitale, érigé sous l’impulsion de Madame Thatcher, avec certes des fonds pétro-dollars. Mais pour ce qui est du Paris-Saint-Germain, cela vous pose un problème ?

Bien à vous !

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4 réflexions au sujet de « « Angleterre, Angleterre, Thatcher te coûte cher ! » »

    1. Parce qu’en France un politicard ne défend qu’une seule cause : la sienne. Son pouvoir repose sur la distribution du pognon des autres pour acheter sa réélection.

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