Après le viol des consciences, le meurtre

Clausewitz, de façon très claire, explique que la guerre n’est que la continuation d’une diplomatie — discussion — non aboutie.

A Conflans-Sainte Honorine, hier, c’est la guerre qui a parlé.

C’est l’issue d’une diplomatie non aboutie.

On ne peut pas affirmer que toute croyance est acceptable et ridiculiser les croyances de l’autre.

Alors que, en réalité, toute croyance est à bannir, la lutte de la raison contre les croyances devrait être constante, elle s’appellerait laïcité. Oui mais voilà, elle-même est devenue une croyance, qui comme toute croyance exclut l’autre, celui qui ne croit pas.

Le Dieu des laïques est lui aussi une abstraction “l’Etat”.

En son nom on humilie les autres Dieux au lieu d’en démontrer le non-sens, les incohérences.

On tue aussi en prétendant, par exemple, que lui seul peut intervenir en cas de pandémie.

On tue encore quand on prétend que les individus doivent être dépossédés de leur biens au profit de ce “Dieu État”, quand ses exécutants ruinent en toute impunité en son nom.

Dans ces conditions, que Charlie-Hebdo fasse commerce de la moquerie, même excessive, pourquoi pas, nul n’est obligé de l’acheter, mais l’Education Nationale …

N’y a-t-il pas mieux à faire pour éveiller l’enfance au doute, à l’intelligence, à la raison, que de se moquer des autres croyances au lieu de les analyser froidement, de dénoncer leur obscurantisme ?

Voici donc une affaire qui tombe bien pour le petit Macron, chevalier croisé du fascisme, de la religion de l’Etat, du tout par l’Etat, tout pour l’Etat.

Dans cette affaire, les complices dénoncés du tueur sont aussi des croyants. Quel niveau de complicité peut s’établir par le biais de la croyance et qu’elles en sont les limites ? Quels fantasmes vont imaginer nos magistrats, croyants d’Etat ?

Voilà une affaire bien mal embarquée, qui compte déjà deux morts inutiles.

Alors que les aspects ridicules des croyances, c’est à dire les pitreries et les délires de ceux qui se prétendent les représentants des Dieux — État compris — seraient aisément démontables si ceux-ci ne s’octroyaient pas l’exclusivité de la force pour soumettre les hommes et celle de la monnaie pour les acheter.

Le courage n’est pas de ridiculiser les croyances des autres mais de lutter contre toutes les croyances et plus particulièrement contre ceux qui prétendent les représenter et les véhiculer.

Chaque homme doit pouvoir accéder à la raison, construire seul librement les croyances pouvant en découler pour lui. C’est la fierté de l’enseignant de faire comprendre cela, de permettre à chacun d’accéder à la liberté de penser, qui doit être totale. Alors que la liberté de s’exprimer, impliquant les autres, ne peut être que mesurée à l’échelle du respect de l’autre.

Mais hélas, l’Education Nationale croit dur comme fer qu’elle seule dispose de la vérité, que l’Etat est Dieu, et elle n’hésite pas à l’imposer, y compris aux hommes alors qu’ils ne sont pas encore en âge de comprendre et de se défendre.

Macron dans cette affaire souffle sur les braises, nous avons bien à faire à un dictateur en herbe.

Demain va-t-être sombre pour ceux qui ont la raison pour guide, pendant que les croyances vont en découdre.

Bien à vous.

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 réflexions au sujet de « Après le viol des consciences, le meurtre »

  1. certaines croyances sont toxiques en voulant intervenir, par la force s’il le faut, comme au moyen âge pour le catholicisme.
    Maintenant elle s’est calmée et à perdue toute virulence.
    Je ne souhaite pas refaire un bon de 600 ans en arrière avec une autre religion…

  2. Cher Henri la France pays des non droits de l’Homme, du mensonge, de la tricherie depuis quelques décennies est une suite de mensonges ininterrompue, sur lesquels beaucoup trop de citoyens sont d’accord et cela rend son redressement impossible ou très , très difficile.
    « Plus une société se détourne de la vérité, plus elle déteste ceux qui la disent. » George Orwell

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