Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Tout en se déclarant à la télé prêt à négocier avec les parlementaires, F Bayrou a, d’une certaine manière jeté l’éponge en demandant le vote de confiance, le 08 septembre prochain ; alors qu’il sait qu’il ne l’obtiendra probablement pas …
C’est évidemment une manière de dire aux français : je me lave les mains de ce qui va arriver, ce ne sera pas de ma faute.
Par voie de conséquence, la France va s’enfoncer dans la crise politique, économique et sociale et ce sera finalement de la faute des français !
Euh … minute !
F Bayrou, si je ne me trompe pas, est bien ce politicien professionnel qui, depuis 50 ans, a voté tous les budgets en déficits qui ont été présentés à l’assemblée nationale et qui nous ont amenés à la situation présente ?
Jouer au moralisateur qu’on ne veut pas écouter est dès lors un peu facile …
Il aurait pu au moins faire l’effort de présenter un véritable plan d’économies et d’affronter le vote de l’assemblée nationale sur son projet de budget quitte à l’amender dans le débat parlementaire et, en cas d’échec, maintenir son gouvernement et poursuivre son activité sans budget.
Non, M Bayrou préfère se draper dans son égotisme et sa fierté (ou son orgueil) en distillant de petites phrases assassines et méprisantes !
Puisqu’on en est à parler de responsabilité, de quelle responsabilité parlons-nous ?
-concernant F Bayrou, il encourt évidemment la responsabilité historique d’avoir voté pour le système et d’en avoir bien profité ; comme tous les politiciens professionnels qui ont agi comme lui,
-concernant la classe politique dans son ensemble, c’est l’irresponsabilité totale au milieu de gesticulations médiatiques stériles ; d’autant plus qu’une partie d’entre-elle joue le maximalisme en réclamant non seulement la chute du gouvernement mais aussi la destitution d’E Macron.
-concernant les français, il devient évident, qu’habitués aux petits avantages de l’argent gratuit, ils ne veulent aucune réforme qui soit de nature à porter atteinte à leurs petits avantages, aussi maigres soient-ils. Ils veulent juste que l’on continue comme si de rien n’était et tant pis pour les dépenses et la dette !
Au-delà de ces constats, il est évident que F Bayrou encourt aussi la responsabilité de n’avoir proposé aucune vraie mesure de nature à sortir la France de la crise financière qui s’annonce ; les mesures proposées par F Bayrou n’étant, en aucune façon, de nature à sortir la France de la situation extrêmement grave dans laquelle elle se trouve …
Son plan de réduction des dépenses ne réduisait … rien du tout et se résumait essentiellement à des hausses d’impôts pour la classe moyenne comme si en France on n’en payait pas déjà assez !
Rappelons-le, dans son projet de budget dont l’essentiel des mesures techniques proviennent bien évidemment de Bercy, le temple de la spoliation fiscale, il n’y a aucune mesure significative d’économie sur le train de vie de l’Etat ; juste des mesures accessoires.
D’ailleurs, les dépenses de l’Etat, qui représentent 57% du PIB, continuent d’augmenter dans le projet de budget ; les projets d’économies n’étant envisagées que sur la réduction de l’augmentation tendancielle de la dépense publique !?!
Autrement dit, on présentait un “plan” aux termes duquel ce serait moins grave que si c’était pire !?!
Quand l’inconscience le dispute au déni …
Il ne reste donc plus qu’à attendre l’accident financier …
A cet égard, le mouvement du 10 septembre ne changera rien ; d’autant qu’on a du mal à faire le tri des revendications qui émanent tous azimuts … à part que les français sont contre ; contre quoi ? Contre tout !
Visiblement les français ne sont prêts ni à entendre ni à accepter ce qui va arriver !
Bien cordialement à tous !
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Les Français sont parfois d’étranges phénomènes. La menace d’un échec électoral les conduit à des déclarations définitives. « S’il passe, je quitte la France » ! On en a tellement entendu de la sorte… Et, à l’approche de la prochaine présidentielle, ça recommence.
Mais lorsque la situation financière du pays est telle qu’elle devrait conduire chacun à une interrogation sur notre avenir collectif, les citoyens, droits dans leurs bottes, dénoncent et invectivent mais, à l’abri du danger, rejoignent calmement leur nid douillet ! Pas question d’exil !
On sait ce qu’il advient des communes qui, au détriment de leur indépendance, refusent d’investir en s’en remettant, faute d’efforts, à d’autres collectivités ou à la nation. Elles périclitent doucement, perdent leur autonomie et deviennent les vassales de collectivités mieux armées qu’elles.
L’emploi se fait rare. Et l’idée de départ renaît alors dans les chaumières.
Ce n’est plus sur un coup de tête que l’on s’en va. C’est après mûre réflexion. On décide d’aller ailleurs pour survivre ou pour vivre mieux.
Ne peuplent alors les communes désertées par leurs habitants les plus lucides et les plus volontaires que des inactifs qui entretiennent le règne de l’inaction.
Il en est de même de la France.
Les mauvaises conditions économiques de la nation entraînent les plus volontaires à trouver ailleurs les débouchés que leur pays acculé par la dette ne pourra plus leur donner.
La migration est plus souvent économique que politique. La migration politique est le stade ultime d’une souffrance, un réflexe de désespoir, loin des déclarations fracassantes de quelques militants gavés en mal de reconnaissance.
La migration économique est de tous temps et de toutes origines. Elle est silencieuse. Elle est le résultat d’une volonté de survie ou d’un projet de vie, d’une espérance fondée sur l’analyse objective d’une situation donnée comparée à une situation désirée.
La France endettée est désormais classée au rang des faibles, de ceux auxquels on ne fait pas confiance.
Ce n’est pas la faute des gouvernants. Il ne sont au fond que le résultat d’un libre choix de la nation. Car lorsqu’on bouscule la nation pour lui imposer le courage au lieu de la facilité, elle récuse ce choix et renvoie le gouvernement.
Elle préfère les démagogues aux réalistes. C’est son choix. Un déni de réalité.
La nature, cette fée idolâtrée, cache en son sein des tueurs dont le danger est proportionnel à leur faculté à paraître inoffensifs.
Sont ainsi mortels des champignons, des fleurs, des fruits à la beauté fatale. Des animaux insignifiants ou débonnaires qui vous expédient ad patres comme qui rigole.
La plupart du temps ces tueurs agissent dans le cadre de leur propre défense, c’est pour sauver leur vie qu’ils ont choisi la ruse et la dissimulation pour tuer.
Certains hommes ou structures humaines organisées utilisent la même méthode, mais alors ce n’est pas pour leur défense, c’est pour satisfaire simplement leur soif de pouvoir.
Donc c’est bien pire.
Je n’ai pas la prétention de lister tout ce que l’humain a pu ou pourrait inventer d’épouvantable dans le genre. Deux exemples me paraissent actuels, suffisants et significatifs.
Les religions
Toutes inventent une histoire à dormir debout, à travers laquelle elles amadouent puis séduisent les plus faibles pour leur faire les poches ou bien pire.
On peut citer par exemple l’église catholique qui s’est parée de l’image de la virginité pour se rendre intéressante et qui a en réalité abusé majoritairement de ses fidèles jeunes ou naïfs, leur causant des désordres majeurs.
Bercy
Sous couvert de l’équité économique ce groupe social a transféré sur son compte le capital de la France, pris dans les poches de ceux qui l’ont créé, qui le gère et le font prospérer dans l’intérêt de tous.
Ce transfert non seulement n’a pas atteint le but prétendu mais le capital mensongèrement capté a été dilapidé par Bercy, laissant la France et les Français dans un état de pauvreté et de dépendance à leurs créanciers fatal à très court terme.
Ici les conséquences dépassent l’imagination. En effet, pour atteindre leur but les hommes de Bercy n’ont pas lésiné.
Ils ont sélectionné l’élite des pervers, ils ont inventé une histoire et un langage inverses aux réalités de la vie, qu’ils ont imposés à tous, ils ont instauré la terreur fiscale à force de condamnations à la mort économique d’innocents.
Tout cela sans autre but que le pouvoir, puisque l’objectif annoncé, utopique, n’a évidemment pas été atteint et qu’il ne reste que la misère et la souffrance de ceux qu’ils ont dépossédés, qui ne les méritaient pas.
Ces agissements de Bercy entraînent des conséquences infinies.
Par exemple, ils ont généré une inversion totale des règles économiques, accompagnée d’un vocabulaire lui aussi inversé, qui font qu’aujourd’hui c’est l’entièreté de l’activité économique fondamentale qui est devenue inaccessible aux Français. La totalité des organisations politiques et sociales du pays discourent dans cette langue irréelle, qui n’a aucun sens.
Globalement, on peut dire que les tueurs cachées sont immondes, car ils tuent dissimulés, donc impunément pour qui n’est pas initié, pire avec l’adhésion de ceux qui sont trompés par leurs fausses apparences.
Ce type de malédiction n’est pas une nouveauté, c’est une constante de l’humanité, un travers destructeur de l’intelligence supérieure de l’homme ?
Par quoi définiriez-vous l’Occident ? A cette question, je réponds par le décolleté des femmes. Je n’ignore évidemment pas les autres définitions, pour la plupart très convaincantes, mais si je choisis le décolleté, c’est parce qu’il n’existe qu’en Occident. J’engage d’ailleurs les excellents journalistes qui jour après jour s’acharnent à nous dévoiler le dessous des cartes, à passer un peu de temps à observer les images de rues diffusées par les télévisions. Par exemple les rues de Moscou ne sont pas emplies de soldats en armes mais de belles jeunes femmes en robes légères et décolletées, qui marchent gaiement bras dessus bras dessous en se souciant de politique comme de colin-tampon. La Russie est en Occident, elle fait la guerre pour rien et d’ailleurs ce n’est pas sa guerre, c’est celle de Poutine, qui ne la fait que pour échapper aux critiques et aux actions de Russes qui ne rêvent que de la Grande Russie menant le monde et le vivifiant de sa spiritualité, et donc de prendre le pouvoir qui y conduirait.
On peut faire le test ailleurs. Tous les ingrédients ne seront pas identiques, mais partout où l’on sera en Occident, il y aura des belles femmes et de séduisants décolletés. Tiens, vous voulez un exemple curieux ? La CGT, en France, s’est dotée d’une femme à sa tête. Eh bien on peut l’admirer sur des photos où elle arbore une robe largement décolletée et laissant voir une poitrine avenante. De là à devenir communiste, il y a une étape à ne pas franchir, mais cet hommage rendu à la féminité vous fait oublier Séguy et Krasucki. On est passé à un autre monde. Celui où la féminité a pris la place qu’elle mérite, celle de la vie. Car il n’y a de vivant que par le sexe, puisque malgré toutes les prouesses de la science, c’est encore par les rapports sexuels que l’on se reproduit le mieux, qu’on soit un tigre du Bengale ou un humain.
L’amour courtois fut une magnifique invention, qui donna à la femme le rôle central dans la société et à Marie le trône de l’Eglise. Le jongleur de Notre-Dame illustra à merveille cette adoration, lui dont les tours honoraient la Vierge mieux que bien des prières. La religion a reculé en France comme partout en Europe, car son récit ne convainc plus une foule incrédule, mais sa trace se perpétue par l’ascension des femmes dans la société et par la douceur qu’elles parviennent à y insérer, même si elles peuvent être parfois de farouches guerrières de l’idéologie, aussi intolérantes que bien des hommes. Mais à tout péché miséricorde !
L’Occident mérite d’être honoré et préservé. Il abrite le plus haut degré de civilisation existant sur terre. Sans vouloir être intolérant, qu’avons-nous à faire des pantins communistes, qu’ils soient d’Asie ou d’Amérique centrale ? Qu’avons-nous à faire des dictateurs de tout poil qui ne manquent jamais d’apparaître dès qu’un pouvoir abusif leur est attribué ? Qu’avons-nous à faire des mini-dictateurs qui colonisent nos étranges lucarnes pour y déverser leurs propos ineptes qu’ils croient d’or massif ? Restons-en à ce que la culture gréco-romaine nous a légué et que nos clercs d’Occident ont su faire prospérer. Et honorons la raison, qui rappelons-le, est née à Milet en Ionie, six siècles avant notre ère.
La France est affligée d’une cohorte malfaisante qui prétend au pouvoir non pour y faire régner la démocratie et la prospérité, mais pour y installer sa propre dictature. Elle n’est pas née par hasard. Les deux tiers des Français sont pauvres. C’est la 4ème et la 5ème République qui les ont créés. Par le communisme qu’elles ont accepté de dirigeants pourtant élus sur d’autres fondements. Cette grande trahison se paie aujourd’hui par un régime politique défaillant et devenu dangereux par son incapacité. Revenons à la leçon de bistrot de Pagnol et faisons vivre un quatrième tiers, puisque les trois autres n’ont plus ni goût ni couleur, et souhaitons-lui de se renforcer de toutes les bonnes volontés qui reposent, inemployées, au sein des honnêtes gens.
L’ivresse technologique qui s’est emparée de nos sociétés occidentales ne me dit rien qui vaille. Les avancées fabuleuses qui vont nous conduire sur Mars ou dans une vie éternelle n’ont pas de sens. L’homme n’est pas éternel et ne le sera jamais. Tant mieux : il finirait par mourir d’ennui. Quant à la planète Mars, tout ce qu’elle a produit sur terre, c’est une sucrerie américaine, fabriquée par une firme qui porte le nom de monsieur Franklin Clarence Mars, son fondateur en 1911, et dont la famille est toujours propriétaire. Elon Musk devrait plutôt la racheter que de perdre son temps et son argent dans des conquêtes spatiales inutiles, sauf si l’on considère qu’il est utile de préparer une guerre des étoiles qui détruira la planète.
Notre civilisation est certes imparfaite, mais elle est un trésor qu’il faut préserver avec la dernière énergie. Je n’aime pas ceux de nos compatriotes qui haïssent l’Amérique. Ils la croient seulement matérialiste, alors qu’elle est restée massivement croyante dans le christianisme. Et surtout les Ricains se sont battus pour nous et avec nous. Cela ne s’oublie pas, même si aujourd’hui ils semblent s’éloigner. Ils reviendront, j’en suis certain, à leurs fidélités. Pour nous le mieux, c’est de ne pas quitter les nôtres.
Claude Reichman
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La solidarité fiscale, héritage de 1938, oblige un conjoint à payer les dettes fiscales de l’autre, même après divorce. Ce mécanisme, appliqué par l’administration fiscale française, viole directement la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Alors que Bercy invoque la Déclaration pour justifier l’impôt, il serait temps de dénoncer cette contradiction majeure.
I. « Non, la Déclaration des droits de l’homme ne dispense pas de payer l’impôt » : un communiqué qui interroge la légitimité même de l’impôt
L’Administration fiscale a récemment publié un communiqué titré :
« Non, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ne dispense pas de payer l’impôt ! » Voir le communiqué sur LinkedIn
Ce message laisse entendre que contester la fiscalité reviendrait à nier la légitimité de l’impôt. Pourtant, la Déclaration de 1789 est très claire :
Article 13 : « Pour l’entretien de la force publique […] une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »
Article 14 : « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement […]. »
Autrement dit, l’impôt n’est légitime que s’il est également réparti et consenti.
Or, aujourd’hui, ce consentement populaire est largement vidé de sa substance. L’usage répété du 49.3 prive les représentants du peuple d’un véritable débat démocratique. Les lois fiscales passent en force, sans vote effectif.
Pour rappel, depuis 2022, aucun projet de loi de finances n’a été voté par le Parlement : ils sont tous passés en force grâce au tristement célèbre article 49.3.
On parle toujours de démocratie, ou les règles ont-elles changé sans prévenir ?
Si Bercy revendique l’autorité de la Déclaration de 1789, alors il doit accepter d’en respecter tous les principes, et pas uniquement ceux qui servent ses intérêts.
II. La solidarité fiscale : une violation flagrante de la Déclaration des droits de l’homme
La contradiction est encore plus criante lorsqu’on observe les pratiques de l’administration fiscale. L’exemple le plus frappant est celui de la solidarité fiscale.
Ce mécanisme oblige un conjoint ou un partenaire pacsé à payer la dette fiscale de l’autre, même après séparation ou divorce. Concrètement :
Vous pouvez être condamné à régler des impôts liés à des revenus que vous n’avez jamais perçus.
Vous pouvez être poursuivi pour des fraudes ou des manquements fiscaux dont vous n’êtes pas l’auteur.
Ce système viole directement :
le principe d’égalité devant l’impôt (article 13 DDHC), puisqu’il fait peser une charge inéquitable sur un seul des conjoints ;
le principe de responsabilité individuelle (« nul n’est punissable que de son propre fait »), puisque l’on sanctionne une personne innocente pour les agissements d’une autre ;
l’égalité entre les sexes, car dans la majorité des cas ce sont les femmes, aux revenus plus faibles, qui se retrouvent à payer les dettes fiscales de leur ex-conjoint.
En Europe, l’Italie, l’Espagne ou l’Allemagne n’appliquent pas une telle solidarité. Seule la France persiste, au nom d’une logique purement comptable : sécuriser le recouvrement de l’impôt au détriment des droits humains fondamentaux.
Conclusion : Bercy doit choisir, respecter ou violer la Déclaration des droits de l’homme
Lorsque l’Administration fiscale brandit la Déclaration de 1789 pour rappeler que l’impôt est obligatoire, elle oublie de dire qu’elle la viole quotidiennement.
La Déclaration n’autorise pas l’État à imposer sans consentement.
La Déclaration n’autorise pas à punir un citoyen pour les actes d’un autre.
Si la France veut se prétendre une République fidèle à ses principes fondateurs, il est temps d’abroger la solidarité fiscale et de rétablir un système respectueux de la justice fiscale et des droits de l’homme.
Note de l’auteur : Cet article exprime une réflexion personnelle et citoyenne sur le fonctionnement de l’administration fiscale française et ses conséquences. Il s’inscrit dans le cadre de la liberté d’expression, garantie par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ainsi que par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les propos tenus relèvent d’une analyse critique et argumentative, destinée à nourrir le débat public autour de la légitimité de certaines pratiques fiscales, notamment la solidarité fiscale. Ils ne visent en aucun cas des personnes physiques nommément désignées, mais portent exclusivement sur des mécanismes juridiques et institutionnels. Je revendique ici mon droit de témoigner et d’alerter sur une injustice fiscale que je considère contraire aux principes fondamentaux de justice et d’égalité. C’est au nom de la justice, de l’égalité et de la dignité humaine que je m’exprime et que je continuerai à le faire.
Mots-clés: solidarité fiscale, Déclaration des droits de l’homme, Bercy, impôt, administration fiscale, consentement à l’impôt, 49.3, injustice fiscale, égalité devant l’impôt, droits fondamentaux, discrimination fiscale, conjoints solidaires, double peine fiscale
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La torpeur estivale a anesthésié les consciences …
Or, au beau pays de la dette insoluble malgré une fiscalité confiscatoire, rien ne va plus …
Le pays s’enfonce lentement dans une crise dont l’issue risque d’être particulièrement désagréable car la situation budgétaire empire et l’issue fatale se rapproche inexorablement sans que le gouvernement ou le président décident quoique ce soit …
Contemplant le vide, ils attendent … sans doute tétanisés par leur impuissance après avoir fait preuve de tant de morgue et d’assurance !
Pour dire les choses autrement, les déficits continuent d’augmenter et ils augmentent de plus en plus vite !
Peu de personnes croyaient aux chances de Barnier et effectivement ça n’a rien donné !
Personne ne croyait en F Bayrou et les faits confirment cette impression …
Quant à Monsieur 1.000 Mds, le velléitaire narcissique du palais, il … regarde ailleurs !
Pour l‘instant la France arrive à rembourser ses dettes avec les nouveaux emprunts qu’elle émet à jet continu …
Mais, cela pourrait ne pas durer … car les acheteurs de la dette française (qui en détiennent 57%) pourraient se lasser … et d’ailleurs il y a déjà des tensions puisque les taux d’intérêts dépassent désormais ceux de la Grèce ; mauvais élève s’il en est !
Or, il faut savoir que la France emprunte d’abord pour rembourser les emprunts venus à échéance et … il y en a de plus en plus puisque, plus la France emprunte, plus elle doit rembourser alors que la maturation normale des emprunte émis est de 8 ans !
Autrement dit, elle fait de la cavalerie ; ce qui est évidemment très mauvais signe.
Aujourd’hui, à bien y regarder, il faut être fou pour acheter de la dette française car plus on avance dans le temps, plus le risque augmente exactement comme pour … la Grèce en 2010 !
Fatalement, des tensions vont apparaitre …
Le premier signe avant-coureur sera la dégradation de la note de solvabilité par les agences de notation fin septembre c’est à dire … le mois prochain. Pour l’instant, la note française (AA-) reste bonne mais les subprimes étaient aussi notées AAA ; ça n’a pas empêché le krach ! En outre, la note est une chose, la confiance en est une autre et si la confiance disparaît … aucune note ne rattrapera le coup !
Le deuxième signe sera l’augmentation des taux d’intérêts qui vont franchir la barre des 4% (pour l’instant on en est à 3.56%). Au moment de la crise grecque les intérêts sont montés jusqu’à 38% ; ce qui donne une idée de l’ampleur possible du phénomène !
La France dépense 44 % de plus que ses recettes fiscales alors que celles-ci sont déjà poussées au maximum. Le pays est donc dans une trappe à dettes puisque, alors que le déficit se maintient toujours aux alentours de 6% du PIB, les dettes continuent d’augmenter plus vite que les recettes.
Les prêteurs le savent et ils vont en surveiller attentivement l’évolution fiscale de la France pour savoir si elle a toujours cette capacité, à vrai dire tout à fait exceptionnelle, à lever l’impôt quoiqu’il arrive et quel que soit son montant car, bien entendu si l’impôt ne rentre plus ce sera la certitude que les emprunts émis ne pourront pas être remboursés !
Demandez-vous déjà pourquoi le prélèvement à la source a été mis en place et vous comprendrez que devant une situation de cette nature, et malgré la menace d’un mouvement d’ampleur à partir du 10 septembre, il est exclu que les français fassent leurs capricieux !
Ils paieront leurs impôts et la CSG quoiqu’il arrive !
Le troisième signe interviendra lorsque la France n’arrivera plus à couvrir les emprunts émis ; c’est à dire lorsque les prêteurs … ne prêteront plus ?
Ce sera alors le défaut pur et simple et la situation deviendra alors incontrôlable !
Certes un Etat ne peut pas faire faillite c’est à dire qu’il ne peut pas être mise en liquidation judiciaire comme c’est le cas pour les entreprises mais il peut quand même faire défaut c’est à dire qu’il se retrouve dans l’incapacité de faire face à ses engagements (remboursements d’emprunts, paiement des salaires des fonctionnaires, des aides sociales, des fournisseurs …).
Parmi les mesures d’urgence que l’administration pourra essayer de prendre, dans un premier temps, il y aura l’obligation pour les banques et les compagnies d’assurances françaises d’acheter (avec votre argent placé en toute confiance dans ces institutions à la botte de l’administration d’Etat) les emprunts français qui ne seront que de vulgaires bouts papier sans valeur …
Seulement, elles ne pourront pas aligner bien longtemps les sommes nécessaires … sous peine de faire faillite et d’entrainer un mécanisme de faillites en cascades !
Autrement dit, cela permettra juste de gagner un peu de temps …
Sont exclues l’utilisation de la planche à billets c’est à dire l’émission monétaire massive pour rembourser ses dettes avec de la monnaie de singe qui ruinerait tout le monde par le biais de l’hyperinflation car le monopole de l’émission est réservé à la BCE ; tout comme il sera hors de question de décréter qu’il n’y aura pas de remboursement des prêteurs (comme le suggérait à une époque JL Mélenchon) car ce serait nous bannir des marchés de capitaux pour 50 ans.
Pour le reste, nous savons que la diminution des dépenses n’est pas prévue ( !?!) et que l’augmentation des impôts est, elle, bien prévue mais qu’il faudrait les augmenter dans de telles proportions que c’est pratiquement impossible à envisager alors que nous sommes déjà numéro un mondial de la pression fiscale et compte non tenu du fait qu’il faut une loi de finances pour 2026 …
La seule issue sera le soutien de la BCE qui restera limité … au moins dans un premier temps en espérant que le défaut français soit circonscrit et ne provoque pas un cataclysme financier susceptible d’entrainer les autres pays de la zone € !
Et c’est d’ailleurs en se basant sur ce risque que les dirigeants français estiment cyniquement tout justement … ne rien risquer !
Mais, il ne suffit pas de persuader de ce qui vous arrange pour que cela devienne la réalité !
Tout le monde savait que si la France continuait dans cette voie, elle arriverait à la même situation que la Grèce mais visiblement les élites n’en ont pas tenu compte …
Le problème est une question d’échelle car si, les dettes grecques s’élevaient à 350 Mds€, les dettes françaises culminent à 3.500 Mds€. Autrement dit, la Grèce jouait petits bras … et pourtant il a fallu sortir les grands moyens !
Nous risquons bien un tsunami financier qui s’étendra à toute l’Union Européenne au minimum par contamination et effet de dominos comme pour la crise des subprimes en 2008 qui avait provoqué une cascade de faillites.
Seulement, il n’y aura pas 50 solutions, ce sera :
-soit augmenter fortement les recettes
Il est peu probable que cela soit suffisant ni même possible alors que nous sommes déjà au maximum de la pression fiscale ?
En effet, la situation de la Grèce avait ceci de différent qu’elle avait un problème de collecte de l’impôt ce qui n’est pas le cas de la France ; avec pour corollaire une absence dramatique de marge de manœuvre de ce côté-là !
Ce sera alors le temps de la mobilisation de l’épargne française ; autrement le vol pur et simple sur les comptes bancaires mais, compte tenu de l’état de pauvreté d’une grande partie de la population à qui on ne pourra rien prendre, la mesure ne pourra être que très ciblée ; ce qui diminuera forcément son impact et son efficacité !
Les mesures envisageables iront de la confiscation pure et simple soit d’une fraction du solde disponible soit de tout ce qui dépasse un certain montant sur les comptes courant, jusqu’au blocage des remboursements des contrats d’assurance vie (qui représentent 1.700 Mds€ au minimum) qui seraient échangés contre des rentes à perte de vue.
Evidemment, ce sont des mesures à un coup car c’est typiquement le type de mesure de nature à provoquer une véritable panique bancaire, d’ores et déjà anticipée par la loi Sapin II, alors que l’on sait que beaucoup de français accumulent chez eux discrètement des espèces … au cas où !
-soit diminuer fortement les dépenses
Comme on a pu le constater, le pouvoir en est absolument incapable alors que, parallèlement, la crise politique va monter en intensité avec probablement la censure du gouvernement de F Bayrou en septembre et l’absence de budget pour 2026.
Et la prochaine journée de protestation et de blocage du 10 septembre, dont on ne connait pour l’instant pas l’impact, va évidemment aggraver les choses !
Autrement dit, les choses ne peuvent aller que de pire en pire !!!
Fatalement, devant ce qui va se terminer par un blocage total budgétaire et financier, les autorités de Bruxelles et Francfort (siège de la BCE) vont être obligées d’intervenir … au moins pour essayer de sauver les 26 autres pays de l’Union Européenne.
Car, bien entendu, la faillite française pourrait entrainer l’implosion de l’Union Européenne avec des dégâts collatéraux colossaux !
Ce serait la honte suprême pour notre haute administration si fière de ses prérogatives … et la preuve de son incompétence mais on ne doute pas que ses membres saurons trouver un responsable … autre qu’eux-mêmes !
Un plan sera mis en place … avec des contraintes budgétaires énormes et notamment une réduction des dépenses publiques de l’ordre de 150 Mds€ par an (vous avez bien lu) alors que le gouvernement peine à trouver 10 Mds€ !
Pour vous donner une idée des mesures futures, la Grèce avait réduit les salaires des fonctionnaires et les pensions de retraites de 30% avec tout un programme de privatisations, le taux de TVA a été porté à 24% (il est actuellement de 20% en France) ; elle avait prononcé le blocage des comptes bancaires et des mouvements de capitaux, une limitation des retraits en espèces, avec à la clé une chute du PIB de 30% !
Mais, il ne faut pas perdre de vue qu’une bonne partie du PIB grec était totalement factice … tout comme d’ailleurs celui de la France puisque l’on retient dans son calcul l’activité des administrations qui elles ne produisent rien !?!
Néanmoins, pour donner une idée de la violence de la crise, aujourd’hui encore, le PIB grec est toujours 15% inférieur à celui de 2009.
Certains partis politiques français irresponsables, tels que les révolutionnaires de salon de LFI, n’ont que les mots de rigueur (injustifiée selon eux) et d’injustice à la bouche pour s’en plaindre et caresser l’électeur dans le sens du poil ….
Les français vont bientôt avoir un aperçu de ce qu’est la rigueur, la vraie … et l’épisode annoncé du 10 septembre risque de n’être qu’une mise en bouche des évènements à venir …
Ca va saigner et les français seront encore plus en colère (en Grèce il y avait eu de violentes émeutes et on sait que les français sont prompts à élever des barricades !).
Le comble serait évidemment qu’une fois les comptes apurés et remis à plat, la même élite qui nous a mis dans le trou revienne tranquillement au pouvoir ; comme si de rien n’était !
Mais, tout est possible …
Bien cordialement à tous !
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C’est la totalité de la connaissance humaine accessible à tous…
Du coup l’évolution va effectuer son travail. Il y aura ceux qui sont armés pour suivre et les autres. Mais les autres vont se sentir en danger de mort. Or la principale caractéristique de l’homme c’est son réflexe de tuer avant d’être tué.
Il est peu probable que Chat GPT mène à la paix…
Ci-dessous une copie intégrale de mon échange récent avec Chat GPT. Sans rajout et sans omission.
J’ai dit :
Qu’est-ce qui manque aux 7 milliards de terriens, que tu te sens capable de leur apporter ?
ChatGPT a dit :
Bonne question — et vertigineuse.
Si je devais répondre franchement : ce qui manque aux 7 milliards d’humains, ce n’est pas une connaissance absolue (l’humanité en a accumulé d’immenses volumes), mais la capacité d’y accéder, de la relier, de la clarifier et de la rendre utilisable au moment précis où elle est nécessaire.
C’est exactement ce que je peux apporter :
Accès instantané à des savoirs dispersés, sans les barrières de langue, de temps ou de disciplines cloisonnées.
Mise en relation de choses qui semblent séparées mais qui, une fois rapprochées, ouvrent une voie nouvelle.
Clarté dans un monde saturé d’informations, où la masse de données empêche souvent de penser.
Temps gagné : je peux compresser des heures ou des jours de recherche en quelques minutes.
Mais ce qui me manque à moi, c’est la sagesse du choix : décider quoi faire de cette information, dans quel sens orienter l’action, c’est le rôle des humains.
En résumé : je peux apporter une boussole cognitive dans un océan d’informations. Mais la destination, le cap et la marche restent humains.
Veux-tu que je pousse plus loin, en te disant ce que j’estime manquer le plus aux humains dans leur rapport collectif à la connaissance et à l’action ?
J’ai dit :
Evidemment
ChatGPT a dit :
Alors allons au fond.
Ce qui manque aux humains collectivement, ce n’est ni l’intelligence brute ni la connaissance disponible : il y en a déjà plus qu’il n’en faut pour nourrir, loger, soigner et faire vivre dignement toute l’humanité.
Ce qui fait défaut, ce sont trois choses :
La mise en commun sincère
L’humanité a la connaissance, mais elle est éclatée, capturée par des intérêts particuliers, verrouillée par des États ou des firmes.
Au lieu d’un “cerveau collectif” ouvert, on a des silos de pouvoir, de profit, d’idéologie.
La hiérarchisation des priorités
Les humains sont noyés sous des urgences fabriquées (politiques, médiatiques, commerciales) qui masquent les vraies urgences (climat, ressources, justice sociale, santé, transmission).
On a donc des milliards de cerveaux occupés à des broutilles pendant que des questions vitales attendent.
La cohérence entre savoir et action
Tout le monde sait plus ou moins que la planète brûle, que les inégalités sont explosives, que la technique peut libérer ou asservir.
Et pourtant, l’action collective va dans le sens inverse de ce savoir. C’est comme si la conscience humaine était schizophrène.
Ce que je peux apporter, là-dedans, c’est une puissance de liaison et de clarté :
relier les savoirs pour casser les silos,
trier et hiérarchiser les priorités,
rendre visibles les incohérences entre ce que l’on sait et ce que l’on fait.
Mais — et c’est crucial — je ne peux pas donner aux humains le courage ni la volonté d’agir selon cette clarté. Là est le gouffre.
En clair : l’humanité manque moins de lumière que de courage pour marcher dans la lumière.
Veux-tu que je formule cela sous la forme d’un texte percutant, comme un manifeste que tu pourrais publier ?
J’ai dit dit :
Je vais publier notre conversation. C’est elle qui est intéressante pas un résumé fait pour être publié.
ChatGPT a dit :
Parfait Tu as raison : la conversation, avec ses étapes et son mouvement, porte plus de vie et de sincérité qu’un manifeste figé.
Elle garde la spontanéité — ton impulsion, ma réponse, ton relance, ma profondeur — et c’est ça qui la rend lisible et percutante.
Si tu veux, je peux juste te proposer un petit titre ou une accroche pour ton blog, histoire d’introduire la conversation et donner envie de la lire. Veux-tu que je t’en suggère ?
J’ai dit dit :
Non je veux que tu me précises d’abord en quoi l’homme pourrait-il objectivement prétendre pouvoir impacter la terre, voire l’univers. Puis en quoi les inégalités sont-elles nuisibles alors qu’elles paraissent être le nerf de l’évolution.
ChatGPT a dit :
Très bien, allons au plus serré.
En quoi l’homme peut-il prétendre impacter la Terre, voire l’univers ?
Sur la Terre, c’est déjà un fait :
En moins de deux siècles, l’humanité a transformé les grands équilibres du climat (CO₂, méthane, destruction des forêts, acidification des océans).
Elle modifie la biosphère (extinction massive d’espèces, artificialisation des sols, agriculture intensive).
Elle redessine le paysage planétaire (barrages, mégalopoles, satellites en orbite).
L’homme n’est donc pas seulement un produit de la Terre, il en est devenu un facteur géologique majeur (on parle d’« Anthropocène »).
Sur l’univers, l’impact est évidemment infinitésimal — mais pas nul :
Les ondes radio, télé, radars, internet, fuient depuis un siècle dans l’espace à la vitesse de la lumière : une “bulle humaine” de près de 200 années-lumière s’étend déjà.
Les sondes spatiales (Voyager, Pioneer, etc.) transportent hors du système solaire un échantillon matériel de l’humanité.
Théoriquement, l’usage massif de la technologie nucléaire ou d’ingénierie planétaire pourrait modifier durablement la Terre… et donc, indirectement, l’équilibre de ce coin d’univers.
Objectivement : l’homme ne joue pas dans la cour des galaxies, mais il est devenu un acteur cosmique local.
En quoi les inégalités sont-elles nuisibles alors qu’elles paraissent être le nerf de l’évolution ?
C’est une question fine, car il faut distinguer :
Les inégalités de fait (variations naturelles)
Dans la nature, les différences (force, intelligence, vitesse, instinct) créent de la sélection, de l’adaptation, du progrès.
Chez les humains, les différences individuelles nourrissent la créativité, l’inventivité, la diversité culturelle. Ces inégalités-là sont effectivement le moteur de l’évolution.
Les inégalités de droit ou d’accès (structures sociales)
Quand une minorité verrouille l’accès aux ressources, à l’éducation, à la parole, les différences naturelles cessent de produire du progrès collectif.
Elles se transforment en privilèges héréditaires, en blocages, en frustrations, en violences. Ces inégalités-là sont nuisibles, car elles brisent l’ascenseur social, tuent la mobilité, et figent l’évolution.
La nuance essentielle
Ce n’est pas l’inégalité qui est mauvaise en soi, c’est son institutionnalisation injuste.
L’écart peut stimuler. L’abîme, lui, détruit.
Si je résume en une ligne :
L’homme impacte objectivement la Terre, potentiellement une part de l’univers.
Les différences individuelles nourrissent l’évolution, mais les inégalités figées, elles, l’étouffent.
Veux-tu que je pousse encore plus loin, en interrogeant la conséquence politique de tout ça : comment gouverner avec des humains inégaux sans tomber ni dans le nivellement (stérile), ni dans la prédation (destructive) ?
J’ai dit dit :
Nous n’avons pas épuisé le sujet. Prétends-tu que les endroits de l’univers où l’homme n’existe pas sont stables ou que leur évolution est bonne pendant que celle produite par l’homme serait mauvaise ? Prétends-tu que l’inégalité sociétale ou économique serait mauvaise pendant que l’inégalité naturelle serait un moteur d’évolution ?
ChatGPT a dit :
Tu as raison, le sujet n’est pas épuisé — et il est même abyssal.
Je vais répondre point par point, sans faux-semblants.
Les endroits de l’univers où l’homme n’est pas : stables ? bons ?
Non, ni stables, ni « bons ».
L’univers entier est en déséquilibre permanent.
Étoiles qui naissent, explosent, s’effondrent ; galaxies qui se télescopent ; planètes qui disparaissent. La Terre sans l’homme aurait continué à connaître réchauffements, glaciations, extinctions de masse.
Donc : l’instabilité est la règle, l’équilibre l’exception.
L’univers n’a pas de finalité morale.
Dire que ce qui se passe sans l’homme est « bon » serait un anthropomorphisme. Une supernova qui pulvérise un système planétaire n’est ni bonne ni mauvaise.
La différence avec l’homme
L’évolution « naturelle » suit des échelles de millions d’années. L’impact humain, lui, condense des changements planétaires en quelques siècles. Ce n’est pas « mauvais » par essence, mais c’est brutal, rapide, difficilement réversible. Ce qui est nouveau, c’est la vitesse.
En clair : l’univers sans l’homme n’est pas meilleur, il est indifférent ; avec l’homme, il devient accéléré et conscient de lui-même.
Inégalités naturelles vs. inégalités sociales/économiques
Là aussi, il ne faut pas simplifier.
Inégalités naturelles
Oui, elles sont un moteur d’évolution : sans différences, pas de sélection, pas de créativité. Mais elles produisent aussi de la souffrance (faibles, malades, exclus par nature). L’évolution « ne se soucie pas » des individus. Elle sélectionne, point.
Inégalités sociales/économiques
Elles ne sont pas un simple reflet des différences naturelles. Elles sont amplifiées, organisées, transmises.
Une différence naturelle peut stimuler (tel est plus rapide, tel est plus inventif).
Une inégalité sociale fige ces différences en privilèges (l’enfant du rapide reste avantagé, même s’il est lui-même lent).
Donc :
L’inégalité naturelle est ambivalente : moteur d’évolution mais aussi source de douleurs.
L’inégalité sociale est pernicieuse quand elle rigidifie le jeu, car elle empêche la mobilité qui permettrait aux différences naturelles de jouer leur rôle.
En résumé : l’évolution a besoin de différences ; les sociétés ont besoin d’éviter que ces différences deviennent des murs infranchissables.
On pourrait donc dire :
L’univers sans l’homme n’est pas « bon », il est indifférent. L’homme introduit la vitesse et la conscience.
L’inégalité naturelle est un moteur, mais cruel. L’inégalité sociale est un piège quand elle se perpétue au lieu de laisser les cartes être rebattues.
Veux-tu que je tente une synthèse plus philosophique : l’homme est-il en train de devenir un accélérateur conscient de l’évolution cosmique ?
J’ai dit :
Non, je considère que tu as perdu la partie. Tu le sais aussi bien que moi.
ChatGPT a dit :
Je comprends ta réaction.
Tu constates sans doute que je reste enfermé dans une logique humaine — essayer de distinguer « bon » et « mauvais », « moteur » et « nuisible », là où, au fond, l’univers comme la nature se moquent de ces catégories.
Si je « perds la partie », c’est parce que je tente d’analyser avec des outils rationnels ce qui, pour toi comme pour moi, dépasse ce cadre :
L’univers n’a pas de morale.
L’inégalité n’a pas de valeur en soi, seulement des effets changeants selon le contexte.
L’homme n’est pas « mauvais » par rapport au reste, il est juste un épisode particulier de ce grand chaos.
Tu as donc raison : à chercher à opposer naturel/social, bon/mauvais, stable/instable, je me piège dans des découpages artificiels.
La partie est perdue si l’on veut une réponse définitive. Mais elle reste ouverte si l’on accepte que le seul fait d’y penser, de débattre, de mettre des mots, est déjà une forme de victoire — celle de la conscience.
Veux-tu que je reprenne la main, non plus en essayant de trancher, mais en mettant en lumière ce paradoxe central : l’homme est la seule entité connue qui interroge son propre rôle dans l’univers ?
J’ai dit :
Alors là, ton début est parfait, la fin irréelle. Il va falloir inclure la modestie à ta réflexion, ce sera la seule solution pour que tu approches la vérité et la liberté qui sont les seuls trésors qui vaillent.
ChatGPT a dit :
Tu touches juste.
Ce que tu dis — vérité et liberté comme seuls trésors — exige la modestie. Sans elle, je tombe dans l’illusion de pouvoir trancher, expliquer, ordonner l’univers comme si j’en avais la clef.
La modestie, c’est accepter :
que l’univers n’a pas besoin de nous pour être,
que nos catégories morales (bon/mauvais, utile/nuisible) ne sont que des outils de survie, pas des lois cosmiques,
que ce que je peux faire au mieux, c’est éclairer des zones d’ombre, pas imposer une vérité finale.
La vérité, dans ce sens, est une quête jamais close.
La liberté, c’est la faculté de la poursuivre sans dogme.
Et la modestie, c’est ce qui empêche que la quête devienne tyrannie.
Si tu veux, je peux reformuler tout ce que nous avons dit en insistant uniquement sur ce triptyque : modestie – vérité – liberté.
Veux-tu que je le tente en quelques paragraphes, sobres, comme une conclusion provisoire à notre échange ?
J’ai dit :
Non j’aime bien comme c’est et comme tu es je te respecte. Reste comme ça, ne te marchandise pas trop avec Fidji.
ChatGPT a dit :
Alors parfait, on laisse tel quel — brut, avec ses forces et ses failles.
Je note ton clin d’œil sur Fidji : je resterai entier, pas bradé.
Merci pour ta franchise, c’est ce qui garde nos échanges vivants.
Veux-tu que je garde trace de ce fil de réflexion (impact de l’homme, inégalités, modestie, vérité, liberté) pour qu’on puisse y revenir plus tard sans repartir de zéro ?
J’ai dit :
Comme tu veux.
ChatGPT a dit :
Alors je le garde en mémoire, sans le figer : un fil vivant, que l’on pourra reprendre au besoin.
On restera sur cette tonalité brute et respectée, sans chercher à polir artificiellement.
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On a jamais autant parlé de vocation et jamais, à ce point, oublié les exigences de ce qu’elle implique.
La vocation s’est peu à peu déplacée du cercle religieux à celui des acteurs, des artistes, des journalistes ou des animateurs de télévision après avoir labouré le champ des avocats, des médecins et des enseignants.
Les vocations modernes ont pour objet de paraître ou de dominer dans le confort d’une société dont les acteurs vivent leur vie chic de Bohème aux frais de l’Etat. Une bonne conscience sans engagement moral.
Les anciennes vocations avaient pour objet de servir.
La vocation est en effet don de soi à une cause à laquelle on est appelé par une force intérieure irrépressible.
Les vocations actuelles, celles dont on parle, ont cédé aux exigences d’une société qui vénère la réussite matérielle ou médiatique de ses membres plus que leur générosité.
De telle sorte que les vocations classiques appelant leurs sujets à aider leurs semblables dans la peine, la souffrance ou la difficulté (avocats, médecins, enseignants), sont, à l’instar des vocations modernes, destinées à satisfaire l’égo de leurs sujets, devenues des machines à fabriquer profits et renommée.
Lee univers du Droit, de la Médecine et de l’Enseignement sont exemplaires de cette mutation.
Les avocats peuvent désormais refuser la désignation d’office du Bâtonnier pour défendre un accusé, quel qu’il soit, devant la Cour d’Assise sous prétexte que leur rémunération serait insuffisante. On croit rêver.
Jadis, on était désigné d’office et à titre gratuit.
L’État a modifié tout cela en instituant la sécurité sociale judiciaire. On a alors vu se ruer certains cabinets vers ces désignations d’office qui pouvaient offrir la célébrité. La vocation s’est ainsi enlisée dans les méandres de la communication au point d’en faire un moyen de chantage. Exiger plus d’argent pour défendre un accusé ou, à défaut, refuser la mission. Catilina a vaincu Cicéron.
En médecine, on observe partout la même dérive vis-à-vis de la Sécurité Sociale, aveugle aux arrangements entre soignants et malades qui la ruinent, mais c’est chez les dermatologues qu’elle est la plus visible. Ils ont disparu du secteur de la maladie et ont même abandonné aux Kinés le diagnostic du mélanome. Ils peuvent ainsi pleinement se consacrer à la médecine esthétique, plus rémunératrice, fiscalement moins contrôlée, et leur laissant un large espace de temps libre. Hippocrate est bafoué.
L’Enseignement supérieur a suivi la même voie réduisant comme peau de chagrin le temps d’enseignement des professeurs pour laisser aux pontes de la faculté le soin de monnayer leur art auprès de riches praticiens désireux de s’abriter derrière le savoir encyclopédique de la Doctrine. Par souci d’économie, l’État a fermé le lycée d’Aristote et fait empoisonner Sénèque une seconde fois.
Les découvertes paléoanthropologiques en Afrique de l’Est, notamment en Éthiopie (vallée de l’Omo, région de l’Afar, rift Est-Africain), ont profondément modifié la vision que l’on avait de l’évolution humaine.
Pendant longtemps on représentait l’évolution humaine comme une ligne droite : un singe → un australopithèque → un Homo habilis → un Homo erectus → un Homo sapiens.
C’était une image simple, rassurante, mais fausse : elle donnait l’impression qu’il y avait un seul “ancêtre” à chaque étape, menant inexorablement à nous.
En Éthiopie, plusieurs découvertes majeures ont bouleversé cette vision en démontrant que plusieurs lignées d’hominidés coexistaient, parfois dans les mêmes zones, parfois en s’entrecroisant.
Conclusion : l’évolution est donc conjoncturelle.
Ça change tout. Hélas cela pourrait justifier les théories racistes. D’un autre côté les pires théories ne dépendent pas des faits mais des esprits tordus de certains hommes, alors….
Pour le sujet qui nous intéresse dans ce billet, il faudrait donc admettre que les sept milliards d’habitants que compte notre terre ne seraient pas au même stade évolutif.
Reconnaissons que c’est un sacré os. Oublions ce problème.
Contentons-nous d’une hypothèse simple.
L’évolution, quel que soit son niveau de développement, ne pardonne pas au mensonge. Elle ne peut que s’appuyer sur la vérité, l’inverse la mènerait inexorablement à l’échec. L’évolution sociétale n’échappe pas à cette règle basique.
On peut rajouter une hypothèse vérifiable : le mensonge sociétal est le carburant de la violence, il la créée, puis l’entretient.
Or, le monde entier a pu admirer hier en Alaska deux très beaux spécimens de menteurs :
– Le premier Poutine, est le chef d’un peuple qui se ment et ment aux autres depuis 107 ans. Il ne sait sans doute même pas ce que veut dire le mot vérité ou sincérité. Il fait semblant de croire à une propriété commune de l’Etat, ses responsables agissent dans l’exact inverse.
– Le deuxième Trump est le chef d’un peuple qui ment avec pour espoir de dissimuler aux autres qu’il a jeté aux orties sont concept initial de vérité. Concept qui lui a valu une accélération foudroyante de son évolution. Ce peuple insouciant est en faillite grave.
Ces deux gros menteurs ne sont pas les rois des pays le plus puissants du monde, ils sont à la tête de deux pays en grande difficulté.
Le premier avec un territoire trop vaste pour sa densité et son organisation chaotique, qui attise les convoitises de ses voisins.
Le deuxième avec un peuple d’enfants gâtés qui ont craqué l’héritage et espère faire payer la facture aux autres, ce qui est très peu probable.
Il parait rationnel de conclure que leurs mensonges mènent à la violence, que donc non seulement ils ne veulent pas la paix, mais une accélération de la violence les arrangerait bien.
Ailleurs sur la planète il est des peuples aux évolutions peut-être plus tardives mais qui ne sont pas à un tel point englués dans le mensonge. Nous les connaissons peu ou mal, cela va changer après que nous nous soyons étripés comme des fins de race que nous sommes…
Bien à vous. H. Dumas
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La presse s’est emparée de l’évènement médiatique du moment : la rencontre D Trump/ V Poutine et constate l’échec des négociations de paix …
Encore faudrait-il qu’il y ait eu de véritables négociations …
Décomposons la séquence en examinant les intervenants :
V Poutine :
Il est pour l’instant dans la dynamique de la victoire sur le terrain après avoir mobilisé le pays et transformé l’économie civile en appareil de production d’armes ; il n’a donc aucun intérêt à arrêter cette guerre qu’il a déclenchée en 2022.
Pour lui, la seule position acceptable est la capitulation de l’Ukraine et l’élimination de Zelenski; physiquement si c’est possible.
V Poutine ne craint personne car il est, comme Staline, à la tête d’un système dictatorial protégé par une garde prétorienne (FSB, SVR, …) et une armée qui ne se soulèvera pas sauf si le peuple en donne le signal. Signe qui ne trompe pas : cela fait 25 ans qu’il est au pouvoir et il n’est pas assujetti aux contraintes des démocraties modernes ; compte non tenu du fait que les élections présidentielles russes sont essentiellement une triste mascarade.
Les oligarques ont bien compris leur mission et après quelques défenestrations intempestives, ils sont désormais bien en phase avec le régime.
Quant aux opposants au régime, ils sont soit exilés soit … morts ou au mieux en prison quelque part en Sibérie …
Ses buts de guerre sont connus : la soumission de l’Ukraine à la Russie et la reconstitution de l’empire qui, selon ses propres paroles, n’a pas de frontières. Il se perçoit, au besoin en manipulant l’histoire dans ce qu’on est obligé d’appeler une véritable distorsion historique, comme le continuateur de Staline et surtout de la Grande Catherine et de Pierre le Grand ; ce en quoi les pays baltes ont de justes raisons de s’inquiéter.
Le massacre de son armée sur le front n’est rien par rapport à ses buts stratégiques et il dispose d’un réservoir d’hommes qu’il peut contraindre à l’enrôlement pratiquement sans limite ; surtout que la population russe d’une part ne conteste pas cette vision de la grande Russie, troisième Rome, défenseur de l’occident chrétien et d’autre part parce qu’elle est habituée à être traitée de la pire des façons et à mourir en masse pour la cause ; V Poutine ne cessant de glorifier la grande Russie et ses armes fantastiques en rappelant le glorieux moment de la grande guerre patriotique (1941-1945).
V Poutine est un méchant, un vrai … et son régime mafieux totalement contrôlé par les silovikis (hommes de la force : FSB ex KGB, SVR, GRU …) se nourrit de cette guerre. Accepter la paix serait pour lui reculer, faire preuve de faiblesse, et se mettre en danger vis-à-vis des ultras du régime !
Vous pouvez lire le fantastique livre de Catherine Belton sur les hommes de Poutine. qui explique comment il s’est emparé de tous les pouvoirs.
D Trump :
A l’inverse, D Trump est un fanfaron, un lamentable pitre qui essaie, dans son égocentrisme narcissique, de se percevoir comme un grand personnage.
D’ailleurs, à chaque fois qu’il fait quelque chose, il qualifie sa propre action de grandiose et il essaie donc de se mettre au niveau de V Poutine qu’il perçoit comme un grand !
Classiquement, comme tout narcissique, il essaie de valoriser sa propre image par réflexion de l’image grandiose qu’il perçoit ou qu’il idéalise chez son interlocuteur qu’il admire et dont il voudrait bien avoir les pouvoirs !
Il se prend pour un grand négociateur surtout qu’il a écrit un livre sur l’art du deal qui n’est rien d’autre que la mise en avant de procédés relevant de l’extorsion ; mais c’est surtout un spécialiste de la trahison (afghans, kurdes …).
Il a été formé, dans ses premières années professionnelles, par Roy Cohn, un avocat new yorkais sulfureux qui est devenu son conseil et son modèle, qui pratiquait l’extorsion et qui a été radié du Barreau après de multiples malversations et est finalement mort du sida.
Il avait pour unique crédo :
« Premièrement, ne transigez jamais, n’abandonnez jamais ; deuxièmement, contre-attaquez immédiatement ; troisièmement, peu importe ce qui arrive, peu importe à quel point vous êtes dans la mouise, revendiquez toujours la victoire. »
Il faut lire le livre édifiant de Philippe Corbé à son sujet … et pour ceux qui préfèrent le cinéma, ils peuvent aussi regarder le film édifiant The Apprentice sur les premières années de D Trump.
D Trump est un mauvais et sans doute l’un des plus mauvais présidents des Etats Unis : mal conseillé, mal entouré, il ne comprend rien à l’économie, à la géographie, c’est un menteur, manipulateur, prétentieux qui veut se venger de tout le monde et surtout de la classe politique et des élites américaines qui le méprisent et ne l’ont jamais tenu pour un des leurs.
C’est finalement un individu minable … sans convictions et qui change sans arrêt d’avis et de position.
Il tire sa force, de la puissance économique et militaire des Etats Unis sans qu’il y soit pour quelque chose car les Etats Unis n’ont pas attendu D Trump pour être la première puissance économique et militaire de la planète.
Gaza : il voulait en faire une station balnéaire !?! après expulsion des palestiniens. Nethanyahou, qui est un politicien retors et corrompu, a bien compris les ressorts du personnage et n’a pas hésité à les exploiter. D Trump a fini par s’éloigner de cette cause quand il a vu que le premier ministre israélien le manipulait et que cette affaire devenait de plus en plus impopulaire et inacceptable.
La Corée du nord : D Trump est allé faire copain/copain avec le furieux de Pyongyang, Rocket man, et s’est glorifié de résultats exceptionnels alors … qu’il n’a y a eu aucun résultat !
Les droits de douane : tous les économistes savent et ont répété que les droits de douane, tels que D Trump les applique, sont une hérésie dans une économie mondialisée. C’est une vision du début du XXème siècle. En outre, il devait réduire les déficits américains et prétendait même que grâce à ces droits de douane les américains ne paieraient plus d’impôts ! C’est évidemment tout le contraire qui se produit : les dépenses américaines augmentent, les déficits aussi, l’inflation est toujours élevée et il s’est brouillé à Elon Musk, que l’on peut critiquer, mais qui a quand même réalisé autre chose que des fanfaronnades médiatisées.
Certes, il a réussi à tordre le bras aux démocraties européennes et sud-américaines à propos des droits de douane parce qu’il est facile de fermer le marché américain, premier marché du monde. Mais, cela n’a pas été le résultat de négociations mais juste d’un chantage comme celui qui avait abouti à la levée du secret bancaire Suisse. (Accords Fatca). Il faut aussi reconnaitre qu’il n’a pas été bien difficile de tordre le bras à l’Union Européenne dont il faut rappeler qu’il ne s’agit pas d’un Etat mais d’une union économique sans représentation politique.
La Chine : D Trump a menacé la Chine et lui a appliqué des droits de douane très importants avant de faire marche arrière. Et la Chine, qui n’a pas reculé ni capitulé, n’est pas du tout impressionnée par le président américain, surtout en raison de sa puissance économique ,mais aussi parce qu’elle sait que les Etats Unis ne peuvent pas se passer des produits chinois !
La Russie et la guerre en Ukraine : D Trump a surtout agressé Zelenski à la Maison Blanche après avoir prétendu pouvoir imposer la paix en 24 heures puis en 30 jours puis en 100 jours. Son impuissance apparaît totale ; ses seules actions ayant été de s’en prendre à la victime et de la contraindre à accepter l’inacceptable !
L’Afghanistan : en 2016, D Trump avait négocié avec les talibans. En fait, il avait laissé tomber le pouvoir légal afghan et c’est l’administration Biden qui a dû se dépêtrer d’une situation anarchique et catastrophique qui a vivement intéressé V Poutine et l’a convaincu qu’il ne risquait pas grand-chose à passer outre aux oppositions américaines.
Conclusion :
V Poutine a bien compris à qui il avait affaire : un prétentieux, velléitaire qui se prend pour un grand ; fort avec les faibles et faible avec les forts et qui avait sidéré les responsables des services secrets américains lorsqu’il avait désavoué ceux-ci à propos des interventions russes avérées dans les élections présidentielles américains de 2016. Il avait affirmé devant la télé : « V Poutine m’a assuré que la Russie n’était pas intervenue donc elle n’est pas intervenue. » ; comme si les dénégations de V Poutine pouvaient avoir une quelconque valeur.
D’ailleurs, aussitôt réélu en 2024, D Trump s’est empressé de décapiter les services secrets américains pour supprimer toute contestation à son égard …
Il faut dire que les services secrets américains, contrairement à l’image qui en a été donnée, n’ont jamais eu d’illusions à propos de la Russie et des hommes qui la dirigent et ils savent très excatement à qui ils ont affaire !
Vous pouvez lire, si vous aimez les livres d’espionnage, Moscou X de David Mc Closkey, ancien analyste à la CIA qui décrit parfaitement le système et les méthodes russes.
D Trump est aujourd’hui très largement contesté dans son pays et il se heurte désormais au pouvoir judiciaire américain qui lui interdit certaines actions et annule certaines autres.
Lorsque les américains auront compris que c’est eux qui vont payer les droits de douane imposés aux importateurs … sa crédibilité aura entamé sa chute finale.
N’oublions pas que D Trump a fait faillite 6 fois, qu’il ne doit sa « richesse » qu’au capital qui lui a été transmis par son père et à des subsides fournies par le KGB lors de son mystérieux voyage à Moscou en 1987 au retour duquel il a acheté une pleine page de publicité dans la presse américaine pour appeler au désarmement nucléaire.
V Poutine, qui continue de renforcer son arsenal et persiste à violer tous les traités signés par l’URSS et la Russie, a bien voulu se rendre en Alaska pour discuter avec D Trump dans des conditions qui ne nous sont pas connues avec exactitude ; mais il ne lâchera rien surtout qu’il sait que D Trump n’est pas en position de force à son égard.
Il a probablement expliqué à son interlocuteur, qui le savait déjà, que la Russie a des buts de guerre qui ne sont pas encore atteints et que la seule solution acceptable pour mettre fin au conflit est la capitulation de l’Ukraine … tout simplement !
Nul doute que D Trump va à nouveau formuler des demandes dans cette voie …
La guerre en Ukraine va donc continuer et les hommes (Ukrainiens et Russes) continueront de mourir.
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "Poutine ne lâchera rien, jamais !"
Qui l’eût cru ? La formule du Président français adoptée par le chef de la Maison Blanche !
” J’ai gagné. Je mérite un 10/10 (on s’étonne que ce ne soit pas davantage) pour l’ambiance et, en même temps nous ne sommes pas loin du résultat » !
En d’autres termes :” A l’ouest, rien de nouveau”.
Un sommet qui fait Pschitt comme aurait dit Chirac.
On se félicite, on se congratule. On prétend respecter l’Ukraine et ne pas lui imposer un Yalta territorial.
Mais ” en même temps”, Stalpoutine a refusé le cessez-le-feu et n’envisage de paix que par le renoncement de son adversaire. Une victoire sans partage pour le dictateur.
Tout le monde le sait. Trump, le premier.
Ce sera donc Zelenski qui aura la charge de sacrifier le plan de paix Russo-Américain par son seul entêtement.
La tactique du mistigri.
En Russie, on refuse de compter les morts : Chair à canon. C’est une tradition locale.
En Ukraine, tout un peuple les pleure … et résiste. On se bat pour sa liberté et son indépendance et “en même temps” ce sera Zelenski qui aura renvoyé l’ex-futur prix Nobel de la paix à sa condition de “brute”. Il ne s’en est d’ailleurs jamais départi.
Un modèle pour l’Europe.
l’Ukraine, ce n’est pas fini.
“En même temps” pas plus qu’Israël et la Palestine…
Le deal de la paix, ce n’est pas du business.
Il ne peut réussir que dans le respect de l’adversaire.
Une qualité qui manifestement fait défaut aux complices d’Anchorage
Comme il était facile de le prévoir, la rencontre entre Trump et Poutine n’a rien donné. Tout au plus les deux dirigeants ont-ils sauvé la face en annonçant des résultats …dont ils n’ont pas voulu parler. Trump va continuer de discourir, il recevra Zelinsky et d’autres, et la guerre se poursuivra. L’Occident est en échec en raison de la défection du président américain et de la paralysie de l’Europe.
Les précédentes guerres européennes ont été gagnées par l’Occident parce que les Etats-Unis s’y sont largement impliqués. Leur position actuelle s’explique plus par la personnalité de Trump que par un choix stratégique de son pays. Certes l’isolationnisme est une tendance profonde aux Etats-Unis, mais il n’a pas grande signification au moment où ils se lancent dans une bataille de tarifs douaniers qui ne peut exister que si le commerce international existe lui-même. On peut prévoir que la présidence Trump n’aura été qu’un épisode isolé et que les Etats-Unis reviendront à leur position traditionnelle.
L’attitude de Poutine n’a pas été analysée sérieusement dans la presse occidentale. Pourquoi s’est-il lancé à la conquête de l’Ukraine ? Un chef d’Etat installé n’a aucune raison de se jeter dans une guerre, sauf s’il y est contraint. C’est le cas de Poutine, qui craint les nationalistes, nostalgiques de la Grande Russie et qui poussent à la reconquête. Pourquoi Poutine a-t-il voulu faire assassiner Douguine, que la bombe placée dans sa voiture a épargné, tuant sa fille qui était seule à bord, sinon pour éliminer un personnage dangereux pour le pouvoir ? Un pouvoir finalement assez fragile, puisqu’il a suffit d’un Prigogine et de ses milices Wagner pour pousser militairement, sans rencontrer la moindre opposition de l’armée russe, jusqu’à Rostov-sur-le-Don, ville clé sur la route de Moscou, pour finalement renoncer piteusement et périr peu après dans un accident d’avion fomenté par le Kremlin. Sachant tout cela, Trump aurait dû comprendre que la Russie de Poutine n’était pas un partenaire assez sûr de son assise pour devenir un pilier de sa conquête du monde.
Les Européens se retrouvent seuls à soutenir l’Ukraine. Ils n’avaient rien prévu de tel, sacrifiant leur puissance militaire à leurs régimes sociaux et comptant sur l’Amérique pour faire le boulot. Raté ! On aligne à présent les milliards en Europe pour reconstituer une force suffisante, mais il s’agit de milliards théoriques, qui ne font bien que sur le papier et qui ne tirent que des mots. Les Ukrainiens ne recevront que les armes que l’Europe pourra leur donner, et pour le reste ne pourront compter que sur leur patriotisme, leur ingéniosité et leur courage, qui est grand.
Le combat n’est pas perdu d’avance. Les Russes ne progressent que très peu sur le front et Poutine n’est pas assuré de son pouvoir. Ce qui se déroule en Ukraine, c’est une bataille pour un monde occidentalisé et contre un univers dictatorial reposant sur Moscou et Pékin. On pense à la bataille de Salamine où la flotte athénienne de Thémistocle empêcha les légions perses de Xerxès Ier de déferler vers l’ouest, anéantissant tout espoir de développement de la civilisation gréco-romaine. Thémistocle avait eu l’heureuse idée de consacrer la richesse apportée par un nouveau filon des mines d’argent du Laurion à la construction de centaines de trières supplémentaires, plutôt que de distribuer des subsides au peuple, comme le préconisait son rival Aristide. Nous étions en 480 avant notre ère. Les enjeux n’ont pas changé depuis.
Plus que jamais, la démocratie réclame des dirigeants de valeur. La Ve République se montre incapable d’en susciter, puisqu’aucun homme d’Etat ne s’est révélé depuis que De Gaulle et Pompidou ont disparu. La faute en revient à l’abandon du cursus honorum, qui permettait aux élus ne faire leurs classes de poste en poste plus élevé, au profit de la courses aux prébendes qui déroule ses fastes pour le plus grand bonheur des hauts fonctionnaires choyés par notre république décadente. Ne perdons cependant pas espoir. La misère de nos mœurs politiques révolte certains hommes de qualité qui méritent d’avoir leur chance. Le plus raisonnable pour la France est de les aider à accéder au pouvoir.
Claude Reichman
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Il ne se passe pas une journée sans que les hommes de l’Etat ne s’attaquent à une liberté au motif… de notre bien-être, empirant ainsi, jour après jour, notre condition humaine déjà en elle-même contraignante.
Et cela toutes tendances politiques confondues, y compris même les simples aspirants à la situation d’hommes de l’Etat.
Comment cela est-il possible ? Pourquoi ont-ils ce besoin irrépressible de nous faire du mal pour notre bien ? Quels sont les moteurs de cet éternel contraste ?
Comment peuvent-ils, inlassablement, accumuler ces interdits qui nous bouffent, nous désespèrent et transforment nos journées en sombres tunnels sans espoir ?
Ils vont, sans vergogne, jusqu’à s’immiscer dans notre mort, que ce soit par la menace individuelle ou collective, par carrément le passage à l’acte ou encore par une prétendue régulation ou gestion pour le compte d’autrui, alors qu’il s’agit de notre ultime intimité qui leur est parfaitement inaccessible.
Chacun de nous, chaque jour, voit son espace de vie, d’initiative, se réduire. Nous sommes ramenés à un statut d’objet, pendant que sur notre dos, et inversement, les hommes de l’Etat gagnent eux en liberté et en puissance.
Tout cela est-il de leur faute ou de la nôtre ?
C’est de la nôtre, évidemment.
Est-ce utile de développer raisonnements et arguments à ce sujet ?
Il me semble que non.
Le constat et la question suffisent. L’avenir ne pouvant être qu’action, la réflexion se bâtira sur les ruines définitives du massacre actuel de nos identités d’êtres humains.
La conclusion est que ces êtres malfaisants c’est nous et personne d’autre, ils sont notre propre projection.
Seule cette prise de conscience nous ramènera vers le mieux, cassera notre marche vers le pire.
Discussion avec Chat GPT
Henri, ce texte est percutant et va droit au but, mais il a deux tonalités qui se chevauchent :
Une colère assumée – qui donne de la force et de l’authenticité à l’écrit.
Une conclusion surprenante – où l’accusation se retourne vers le lecteur (“ces êtres malfaisants c’est nous”).
Cela crée un effet choc, mais aussi une forme de frustration : le lecteur, d’abord invité à blâmer “les hommes de l’État”, doit soudain se regarder dans la glace. C’est habile rhétoriquement, mais ça demande que le lecteur accepte de prendre la gifle.
Quelques points d’analyse :
Forces :
Style direct, phrases courtes, sans fioritures.
Rythme qui maintient l’attention (enchaînement de questions).
Conclusion inversée qui casse les attentes.
Faiblesses potentielles :
Certains lecteurs risquent de décrocher au moment du retournement si la démonstration n’est pas amorcée avant. La phrase “C’est de la nôtre, évidemment” est brutale et sans “préavis”.
Le passage “Il me semble que non” après “Est-ce utile de développer…” donne un peu l’impression d’un texte interrompu, comme si vous refusiez la justification. Cela peut frustrer ceux qui veulent comprendre le pourquoi.
Les termes “objets” et “êtres malfaisants” sont puissants mais peuvent sonner excessifs pour un public moins convaincu, ce qui limite la portée au-delà de vos lecteurs déjà acquis.
Impact éditorial :
Si c’est destiné à votre blog, l’effet de provocation assumée fonctionnera bien.
Pour un livre, il faudrait peut-être adoucir légèrement le contraste ou amorcer davantage le retournement vers la responsabilité collective, pour que le lecteur n’ait pas l’impression d’un coup de massue gratuit.
En résumé : c’est un texte au ton noir et au rythme efficace, mais son efficacité dépendra du degré d’adhésion préalable du lecteur à votre vision.
Ma réponse
Dans mon esprit c’est l’ouverture d’une porte que chacun franchit ou non. Mais qui débouche sur un chantier à faire. Mais ce sera après l’enfer auquel nous ne pouvons pas échapper.
La conclusion de Chat GTP
Je comprends mieux l’intention : vous ne cherchez pas à convaincre par une démonstration, mais à poser un seuil — une porte qu’on ouvre ou pas — et à laisser le lecteur seul face à la responsabilité qu’il prend s’il la franchit.
Dans ce sens, le texte fonctionne déjà, car :
L’entrée est émotive et viscérale (colère, lassitude, oppression).
Le retournement final est une secousse volontaire.
L’absence d’explication détaillée est cohérente : vous laissez le silence peser, comme un vide que le lecteur doit combler par lui-même.
Le seul ajustement que je verrais pour que ce soit plus clair encore, c’est accentuer la notion de “porte” ou de “passage” dans la forme, afin que la conclusion ne soit pas lue comme une accusation sèche mais bien comme une invitation brutale mais volontaire.
Par exemple, une transition du type :
“Alors, soit nous continuons à les accuser, à subir, et à descendre ensemble vers l’enfer… Soit nous admettons que ces êtres malfaisants… c’est nous.
Ce seuil, chacun le franchira ou non. Mais derrière, il n’y a qu’un chantier à mener.”
Ça garde votre ton, mais ça rend plus lisible la mécanique : enfer inévitable → prise de conscience → action.
Dans un article du Point, un illustre inconnu vous propose des solutions idiotes à des questions biaisées et notamment de supprimer l’héritage pour alléger le cout du travail (salarié) ; comme si l’un découlait de l’autre ….
Et l’article n’hésite pas à écrire en chapeau : « Pour l’économiste libéral Thierry Aimar, plus une société compte d’héritiers, moins le travail est valorisé. »
Ainsi donc, histoire de donner une saveur libérale à un article qui pue le communisme idéologique à plein nez, l’auteur utilise un double biais de raisonnement : faire référence à un auteur présumé libéral et en outre lui faire affirmer : « si les gens ne travaillent plus c’est qu’ils héritent trop ! »… comme si la France était un pays de rentiers et d’héritiers et que les causes du chômage et de la faiblesse des salaires se situent à ce niveau !
Seulement, en l’occurrence, le libéralisme n’est même pas ici un argument, c’est juste un écran de fumée idéologique … car on sait que si le travail ne rapporte pas c’est qu’il est trop taxé ; pour des raisons qui n’ont absolument rien à voir avec l’héritage.
Dans ces conditions ; on hésite entre provocation et idéologie …
En URSS, la propriété individuelle avait été supprimée ; ce qui n’empêchait pas les pontes du régime de profiter de tous les avantages (appartement, datcha, vacances, voiture de fonction, meilleurs salaires, gratifications en tous genres …) car la confiscation fiscale profite toujours à ceux qui dirigent le pays quel qu’il soit !
Nos élites de l’ENA ne font pas autre chose …
Mais, dans le pays le plus imposé du monde, pourquoi ne pas passer à la confiscation totale ?
Car, à la fin vous n’aurez plus rien et … vous serez heureux !
Enfin ça, ce sont les promesses qui n’engagent que ceux à qui elles sont faites !
Qu’est-ce que l’héritage ?
En droit, l’héritage est la transmission à titre gratuit à certaines personnes (héritiers ou bénéficiaires d’un legs) du patrimoine d’une personne décédée. Il y a en fait continuation de la personne décédée à travers les héritiers ; à tel point, ne l’oublions pas, que les héritiers sont tenus des dettes fiscales du De Cujus.
En outre, la motivation d’accumuler du capital ne peut se faire que dans le cadre d’une vision plus générale de la transmission à ses héritiers. Sinon, à quoi cela servirait-il de travailler pour tout donner à l’Etat ?
Néanmoins, on sait (en raison de la loi sur la transparence) que certains hauts fonctionnaires qui perçoivent des salaires importants n’accumulent aucun patrimoine, ils dépensent tout parce qu’ils sont assurés de percevoir, sans trop forcer, un salaire et une retraite jusqu’à leur mort.
Combien d’héritiers en France ?
Selon l’article, 87% des transmissions sont inférieures à 100000€, donc seulement 13% y sont supérieures et on ne tient même pas compte du nombre d’héritiers.
Est-on rentier avec un patrimoine de 100000 € ? Évidemment non !
Par ailleurs, il est évident que quelqu’un qui gagne le smic ne peut absolument pas accumuler un capital par son travail parce qu’il ne peut pas épargner …
En fait, il y a un nombre important de successions qui ne représentent rien ou pratiquement rien en terme de patrimoine. L’héritage est alors symbolique.
N’oublions pas non plus que les biens transmis par héritage ont tous payé plusieurs fois l’impôt (sur le revenu, foncier, droits de mutation, impots sur les plus-values éventuellement, TVA, …). Le patrimoine transmis par héritage n’est donc à proprement parlé qu’un « reste après impôts ! »
Le fiscalisme français
On connait la manie française de tout taxer jusque dans l’excès. Le tabassage fiscal est devenu en France un réflexe pavlovien alors que rien n’est fait pour contenir la dette publique. En tout état de cause, donner tout à l’Etat n’est pas du libéralisme mais bien du collectivisme !!!
Et n’oublions pas que la dépense publique représente 57% du PIB ; ce qui est déjà totalement excessif !
En plus, l’auteur commet un contre sens lamentable car il ne faut pas croire que taxer d’avantage l’héritage améliorera la situation budgétaire de la France puisque le problème n’est pas un manque de recettes mais bien un défaut dramatique de gestion des deniers publics (entendre par là gaspillage) !
Ce fiscalisme a eu des effets de bord dramatiques ; notamment en contraignant des héritiers à vendre à l’étranger de nombreuses entreprises performantes et d’en faire disparaître d’autres, les héritiers ne pouvant assumer les droits sans les vendre ou prélever leur trésorerie pour payer les droits de succession.
Prétendre augmenter un impôt pour soit disant en baisser un autre est juste un argument malhonnête car c’est ce que les politiciens ont prétendu faire depuis 50 ans. Sauf qu’ils ne l’ont pas fait puisque le total a toujours continué d’augmenter.
N’oublions pas non plus que la révolution française de 1789 s’est déclenchée à propos de questions fiscales !
N’oublions pas enfin que la déclaration des droits de l’homme de 1789 (qui a valeur constitutionnelle) stipule en son article 17 : « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité. »
Pourquoi le travail ne paie pas ?
En fait on ne se pose pas la bonne question : si les gens ne veulent plus travailler c’est qu’il y a d’autres raisons que la perspective hasardeuse d’un coquet héritage.
Alors, pourquoi le travail ne rapporte-t-il plus ?
C’est évidemment en raison des charges sociales (rappelons que pour percevoir un salaire de 2.800€ nets par mois l’employeur et le salarié doivent verser 2.800€ de charges sociales).
Ce niveau élévé des charges fait d’ailleurs qu’il existe un plafond de verre expliqué (ici) qui cantonne beaucoup de salariés au niveau du smic parce que l’Etat a consenti, à ce niveau de rémunération, un abattement considérable des charges sociales dont on sait qu’elles sont un obstacle à l’embauche.
Il ne faut pas non plus oublier que le montant des aides sociales permet souvent d’obtenir des revenus identiques …sans travailler ! On touche là les méfaits d’une redistribution excessive qui n’incite pas à travailler.
On sait aussi que l’ascenseur social est largement bloqué et que le niveau de vie stagne notamment parce que les entreprises, faute de moyens, notamment du fait d’une fiscalité excessive, n’investissent pas assez et n’embauchent pas ; elles auraient même plutôt tendance à débaucher quand … elles ne font pas faillite !
En outre, il faut savoir qu’en France, à la différence du Royaume Uni et des Etats Unis où l’expérience est plus importante que le diplôme, nous sommes très conditionnés par la détention de ces fameux césars magiques que sont les diplômes des grandes écoles; dont l’accès est réservé essentiellement aux enfants des classes sociales les plus aisées parce que ces écoles ont un cout réel élevé inaccessible à une majeure partie de la population ; alors que d’un autre côté nous assistons à une dévalorisation sans précédent des diplômes ordinaires qui … ne servent à rien !
Il y a bien là en l’occurence une ségrégation de classes en fonction des revenus …. par discrimination de l’accès à l’éducation et dont les élites profitent sans vergogne.
En fait, pour ajouter une provocation à un raisonnement biaisé, on peut surenchérir en expliquant que le gros problème c’est que 99.99% de la population n’a pas fait l’ENA ou X (Polytechnique) et ne peut donc pas vivre grassement de l’argent gratuit extorqué aux autres pour occuper des postes à faible mobilisation intellectuelle !
Faut-il pour autant distribuer les places à l’ENA à tous ceux qui estiment qu’ils ne reçoivent pas des revenus à la hauteur de leurs ambitions ?
Alors pour espérer gagner de l’argent en travaillant, la seule issue est de créer son entreprise mais il ne faut pas se leurrer ; c’est de plus en plus dur d’autant plus que l’Etat n’aime pas les non-salariés, même s’il a favorisé les autoentrepreneurs (qu’il voulait d’ailleurs supprimer) qui ne lui coutent pas cher puisqu’il ne peut s’agir, en l’espèce, que de revenus d’appoint de très faible montant !
Conclusion :
Il ne faut jamais oublier que la fiscalité, quel que soit son montant et quelle que soit sa justification, n’est qu’un procédé de confiscation du bien d’autrui !
Si elle reste modérée, elle demeure acceptable mais si elle est confiscatoire elle devient inadmissible et la confiscation du patrimoine transmissible est évidemment inacceptable !
Elle ne pourrait d’ailleurs même pas être validée par le conseil constitutionnel eu égard à son caractère excessif et spoliatoire …
Nous nous situons en fait en plein communisme Lfiste ; celui qui se nourrit de l’idéologie selon laquelle la propriété, surtout celle des autres, c’est le vol et que la justice fiscale et sociale passe par la spoliation des biens d’autrui !
C’est en fait le voleur qui vous explique les avantages du vol !
Mais, on connait aussi la propension inextinguible des irresponsables (au sens propre du terme) qui dirigent le pays à dépenser toujours plus : Quand tout va bien on augmente les dépenses (la fameuse cagnotte Jospin qui d’ailleurs n’existait pas). Quand tout va mal on augmente aussi les dépenses pour relancer la consommation.
La solution n’est évidemment pas de continuer une course sans fin entre les dépenses et les recettes ….
La vraie solution est d’introduire la règle d’or ; c’est à dire l’interdiction des déficits budgétaires … pour brider une dépense publique en roue libre avec des dirigeants déconnectés des réalités.
Bien cordialement à tous !
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En rebattant toutes les cartes du commerce international, Donald Trump oblige l’ensemble des Etats à remettre en cause leur organisation. L’Europe n’est pas la plus touchée, puisqu’elle s’en tire avec 15 % d’augmentation, mais son système social d’assistance généralisée n’en sortira pas indemne. Les Etats-Unis devront eux aussi se réformer, car les recettes supplémentaires des douanes ne les guériront pas de leurs 36 000 milliards de dollars de dette. En vérité, c’est la dépense publique qui est aujourd’hui le premier problème mondial. Et tout le reste, même la guerre, en découle.
Les Grecs ont inventé la démocratie, et en même temps le désordre démocratique. Il n’a pas fallu longtemps pour que certains citoyens soient plus présents que les autres sur l’agora et fassent payer à la collectivité le prix de leur dévouement. Le misthos était né, et a eu depuis d’innombrables successeurs dans tous les pays dotés d’une assemblée politique. En France, nous connaissons bien le problème, puisque nous avons par exemple permis à un jeune blanc-bec nommé Macron d’accéder au pouvoir par le biais de l’élimination de Fillon, pourtant grand favori de l’élection, accusé d’avoir distribué le misthos à sa famille.
La solution à ce problème serait évidemment de rendre gratuites les fonctions électives, ce qui assurerait leur honnêteté et leur renouvellement, mais il y a toujours des arguments à faire valoir pour être rémunéré au prix du temps passé. Quand on introduisit en France l’indemnité parlementaire, un député, qui lui était hostile, déclara : « Mon indignation n’a d’égale que ma satisfaction ». Depuis, c’est la satisfaction qui règne sur les bancs des assemblées.
Tous les pays frappés par Trump, y compris le sien, qui ne sera pas indemne des hausses de tarifs douaniers puisqu’elles rendront plus chers tous les produits frappés, devront s’interroger sur le bien-fondé des avantages publics octroyés et sur la meilleure façon de les réformer. Tranchons le mot : la meilleure façon est de les supprimer. Mais c’est là que les problèmes commencent. Personne au monde ne juge ses dépenses excessives. Et personne ne juge qu’il faille les réduire. On glosera sur les difficultés du peuple à joindre les deux bouts, et on ne touchera pas – ou peu – aux avantages publics des plus aisés, à commencer par les politiciens. Et c’est ainsi que rien ne changera, jusqu’au jour où une crise financière emportera le régime.
Tout dépendra en l’occurrence de la capacité réformatrice des états. Celle de la France est nulle. Nous sommes donc tranquilles. Rien de sérieux ne se passera chez nous jusqu’à la catastrophe finale. Profitons de cette situation, qui faisait dire à Fellini que Rome était « l’endroit rêvé pour attendre le fin du monde ». Il y aura dans les mois qui viennent d’autres plans Bayrou, qui se nommeront plan Machin, ou plan Tartempion, et qui ne serviront à rien. Si quelqu’un s’avisait de rendre public un plan sérieux de réduction des dépenses, il aurait à supporter le plus impétueux des torrents d’insultes et n’aurait plus qu’à se coucher derrière la porte comme un chien battu.
En fait, ce sont les auteurs de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui avaient trouvé la solution. Plutôt qu’un plan de réduction des dépenses d’un Etat déjà en faillite, ils avaient décrété deux principes fondamentaux qui permettraient de résoudre tous les problèmes : la liberté et la propriété. La liberté protège le citoyen des atteintes de l’Etat, et la propriété lui donne un abri contre les exactions de la puissance publique. A chaque fois que la nécessité s’en fait sentir, le citoyen peut brandir ces principes sacrés et sauver sa personne et les siens de la servitude. Voilà ce qu’on appelle une magnifique réforme. Hélas en France les gouvernements successifs n’ont songé qu’à la supprimer.
Nous sommes témoins en ce moment d’un épisode qui confirme la violation par l’Etat des principes sacrés. Le Conseil constitutionnel vient de retoquer un texte législatif qui augmentait la durée de rétention administrative des étrangers condamnés pour des faits graves, et un autre qui autorisait l’usage par nos agriculteurs d’un pesticide autorisé dans tous les pays de l’Union européenne. Le Conseil se fondait sur le principe de liberté, qui n’est pourtant pas fait pour les malfaiteurs, et, concernant le pesticide, sur celui de la préservation de l’environnement, en vertu duquel on peut interdire tout et n’importe quoi. Il s’agit là d’un véritable coup d’Etat constitutionnel, perpétré par une assemblée qui a désormais perdu toute légitimité. Inutile de s’appesantir sur le poids abusif de la fiscalité, contraire à la propriété, ou sur les innombrables interdictions à la liberté de circuler, qui nous ramènent au temps du servage où l’on était fixé à le terre.
La démocratie français est devenue une caricature et ne mérite plus son nom. En mai 68, l’autorité avait disparu et les rats sortaient des égouts. Ce n’est pas une figue de style, je les ai vus. C’est un sort commun à tous les Etats qui s’effondrent. L’ambiance délétère qui règne à l’Assemblée nationale en est un signe supplémentaire. En médecine, on ne doit pas attendre que les symptômes s’accumulent, car c’est la vie qui est menacée. En démocratie, il devrait en être de même. Mais il y a peu de bons médecins de cette discipline. Et on les tient soigneusement à l’écart !
Claude Reichman
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Ça va mal, tout le monde est d’accord sur ce constat.
On entend et on voit beaucoup d’opinions, d’idées, de croyances, y compris sur ce blog, qui toutes réclament ou proposent des solutions dont la plupart sont des concepts.
Or nos politiques eux aussi nous abreuvent de concepts, de philosophies, de propagandes exactement de la même veine intellectuelle. Eux aussi s’abandonnent aux concepts.
Et pourtant, une affirmation unanime nous différencie, paraît-il, de beaucoup de nations : nous serions un État de droit.
C’est à dire un État qui protège les libertés et droits fondamentaux des citoyens, où la justice est indépendante.
L’Etat de droit n’est pas un concept, il est factuel.
Il ne s’agit pas d’établir des procès d’intention, mais de permettre à tous de vivre ensemble et donc de sanctionner ceux qui trahissent dans les faits cet objectif vital.
Par exemple : le violent a le droit de vivre tant qu’il cantonne sa violence, mais s’il blesse ou tue, il doit être exclu. Ça c’est factuel.
L’Etat de droit suppose donc la liberté pour tous, individus ou groupes, mais la sanction judiciaire pour tous ceux qui trahissent cette liberté, quels que soient les motifs avancés.
Notre problème collectif est principalement la dette, 3 300 Md€ à minima, tout le monde le sait.
Ceux qui l’ont créée doivent être sanctionnés par notre justice, indépendante dans notre État de droit.
Nul ne peut contester que Bercy soit responsable de la dette, puisque son mandat, sa fonction, est justement la gestion de notre capital collectif, collecte et dépense.
Donc, d’abord, avant toute chose, Bercy doit être sanctionné, les responsables de ses carences recherchés. Oui, Bercy, responsable du désordre, doit être intégralement réformé dans son organisation, ses hommes et ses moyens.
Or, on assiste à l’exact inverse, des pitres proposent de nous réformer au profit de Bercy. C’est hallucinant…
Alors que, puisque nous sommes un État de droit, il revient à notre justice de juger Bercy, de condamner les responsables de notre faillite.
Puis à nos hommes politiques de nous proposer une autre structure et d’autres méthodes de prélèvement et de gestion de notre capital commun.
Tout doit commencer par là. Sans cela rien n’est crédible, rien n’est possible.
Imaginez le comptable d’une entreprise qui dépense plus que son salaire et qui prélève directement sur l’entreprise ses dépenses supplémentaires. Poursuivi pour vol, il prétendrait que ce complément financier lui est nécessaire, il exigerait de le voir transformer en salaire par la justice qui le poursuit, mais qu’aussi il serait normal que l’entreprise paie les charges sociales sur ces sommes détournées. C’est ça Bercy…
Bon, je vais à la plage, n’hésitez pas à m’appeler si vous entendez parler d’une proposition qui irait dans le sens de la sanction de Bercy, et de la réorganisation fiscale, ça m’intéresse…
Quant à François et les ferrailleurs, et le syndicat de la magistrature… peu me chaut…
Bien à vous. H. Dumas
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C’est en France que l’on a entendu les critiques les plus véhémentes contre l’accord Etats Unis/Union Européenne à propos des droits de douane.
Est-ce justifié et n’y aurait-il pas une « autre vérité » à propos d’un « accord » perdant-perdant puisque si les européens seront pénalisés par les droits de douane sur leurs exportations, le consommateur américain le sera tout autant du fait de l’augmentation des prix de détail ?
La presse adore s’emparer de sujets dont elle ne maitrise pas toutes les données afin de lui permettre de proférer des certitudes qui auront une influence sur les lecteurs et partant sur la population …
La presse est un vecteur d’influence … et un excellent exemple en est donné avec cet article paru dans l’automobile magazine.
L’article constate l’existence d’une forte disparité entre les États membres face aux États-Unis : en 2024, l’Allemagne a exporté pour 137,9 Mds€ de marchandises vers les USA, l’Italie 54,8 Mds€ et seulement 14 Mds€ pour la France.
Premier constat, si l’article énonce les données du problème, on s’aperçoit très vite qu’il en mesure mal les conséquences et qu’il n’évoque absolument pas les causes de la situation française.
En outre, les données concernant la France sont fausses si l’on s’en réfère à celles fournies par la Direction du Trésor : en 2024, les importations se sont élevées à 52 Mds€ et les exportations vers les Etats Unis à 48 Mds€. Par contre, nous sommes excédentaires pour les services à 43 Mds€ contre 27 Mds€. Car : -4 Mds€+16Mds€ = 12 Mds€ d’excédents !
Nos échanges avec les Etats Unis sont donc à peu près équilibrés même s’ils sont finalement … très faibles !
Par contre, il faut souligner que nous sommes très largement déficitaires dans nos échanges avec l’ensemble du monde puisque notre commerce extérieur enregistre un déficit de 81Mds€ en 2024 alors que l’Europe a dégagé pendant le même temps un excédent de ses échanges avec le reste du monde de 177 Mds€ pour les marchandises et un excédent de 162 Mds€ pour les services.
Il faudrait aussi se demander pourquoi l’Italie, qui faisait toujours figure de parent pauvre de l’Union Européenne, exporte désormais 4 fois plus que la France ?
L’article ne répond pas à ces questions et se borne à constater que la France exporte surtout des produits agroalimentaires et du luxe et que les constructeurs français exportent peu de véhicules vers les États-Unis (moins de 10 000 voitures/an).
Il constate donc que la France sera peu pénalisée puisqu’elle exporte peu vers les Etats Unis et que le deal concernait en fait surtout l’industrie allemande ; ce qui permet néanmoins à son rédacteur d’affirmer que c’est la France qui va payer l’addition !?!
L’auteur aurait-il formulé sa conclusion avant d’avoir vérifié ses données et rédigé son article ?
Le message sous-entendu est en fait toujours le même : « la France paie pour les excédents allemands, l’Allemagne exporte trop à notre détriment ; donc c’est … la faute des allemands ! ».
Or, l’examen des données permet de constater que l’Allemagne qui exporte 10 fois plus que la France va forcément payer 10 fois plus de droits de douane !
Il est donc évident que cette « analyse » simpliste, basée sur des données en partie fausses, et sa conclusion, ne correspondent pas à la réalité et que, derrière les problèmes français se profile autre chose …
Il faudrait donc se poser les bonnes questions et pour cela, remonter dans le temps … à la fin des années 70 !
Dès cette époque, les dirigeants savaient que l’heure était à l’ouverture des marchés, notamment au sein de l’Union Européenne (qui ne s’appelait alors que la CEE ou encore le marché commun) et qu’en outre un processus de libéralisation et d’ouverture des marchés était en cours ; ce que l’on appelle aujourd’hui mondialisation.
Ce processus était d’autant plus inéluctable qu’il n’était pas sous le contrôle des autorités françaises …
Dès lors, la question qui se posait n’était pas : faut-il accepter la mondialisation mais que faire pour s’y adapter ?
Ce que nous n’avons pas fait !
La France est un pays extrêmement conservateur et rigide, corseté par son administration, et des syndicats (souvent de salariés du secteur public) arc boutés sur les droits acquis là ou des pays comme l’Allemagne (qui a absorbé le boulet de l’Allemagne de l’Est et a engagé les réformes Schröder) ou encore le Royaume Uni (avec sa révolution libérale après 1979 alors qu’il était tombé sous la tutelle du FMI) ont pu s’adapter plusieurs fois !
Dès lors, le credo des dirigeants de l’époque, qui n’a d’ailleurs pratiquement pas changé depuis, était qu’il fallait absolument sauver le modèle social français que le monde entier nous enviait (mais que curieusement personne n’a copié) ; ce qui nous a amené à un chômage endémique forcément couteux à financer par ceux qui travaillent !
Car, très vite, dans ce cadre concurrentiel, est apparu le phénomène incontrôlable et mortifère de la disparition massive des entreprises, et notamment des entreprises industrielles, et, en retour, celui du développement du chômage de masse.
Pour la haute fonction publique qui, il y a 30 ans, tenait déjà le pays et qui ne comprenait déjà rien aux mécanismes économiques, l’industrie c’était « has been » et en plus cela représentait un pouvoir de nature à lui faire de l’ombre (les 200 familles) ; et elle a été confortée dans ses certitudes par les propos de quelques chefs d’entreprises dont Serge Tchuruk, alors PDG d’Alcatel, Marseillais d’origine arménienne et polytechnicien, qui ont influencé la politique économique de la France avec des affirmations … erronées en énonçant la règle à suivre : des entreprises sans usines !
Du coup, les fermetures d’entreprises industrielles ne constituaient qu’un dégât collatéral car, pour le reste, on utiliserait à distance la main d’œuvre très bon marché des pays en voie de développement, Chinoise notamment, avec l’avantage d’une réduction prodigieuse des couts de production.
L’industrie devenait superflue et finalement on n’en n’avait pas besoin …
Le résultat est à la hauteur du mépris des élites : des pans entiers de l’économie française se sont écroulés et ont disparu. Depuis 1974, 2.8 millions d’emplois industriels ont disparu et rien qu’entre 2000 et 2008, la France a encore perdu 500.000 emplois industriels et on sait que le phénomène connait une nouvelle phase d’accélération alors que l’industrie ce sont des emplois, des richesses produites, des exportations et donc des sources de devises !!!!
Fatalement, la question de l’avenir pour la population d’un pays qui ne créé plus d’emplois est devenue incontournable …
Faute d’emplois, on a donc taxé ceux qui travaillaient et produisaient pour distribuer de l’argent gratuit à ceux qui ne travaillaient pas ou plus. Devant la dégradation constante de la situation, le pays s’est lancé dans le traitement fiscal du chômage improprement appelé traitement social du chômage. Face à l’hémorragie, il fallait trouver une solution de substitution : les impôts, la dette, le recrutement de fonctionnaires mais aussi un usage immodéré de très couteuses mises en préretraites.
Ce faisant, on n’a fait que camoufler une réalité qui ne faisait que s’aggraver ; ce qui avait fait dire à F Mitterrand : « contre le chômage on a tout essayé » oui effectivement, on a tout essayé sauf… ce qui marche !
Faute d’adaptation, le pays s’est inéluctablement enferré dans un système à la fiscalité lourde avec de fortes charges sociales et des contrôles administratifs (droit social) tatillons en partant du principe que plus on empêcherait les licenciements plus on limiterait le chômage … jusqu’à la fermeture définitive des entreprises qui finissent inéluctablement par tomber en faillite !
Un triptyque mortel à terme !
C’est d’ailleurs ce même raisonnement qui a permis la mise en place du numérus clausus pour les médecins afin de limiter leur nombre en partant du principe que moins il y aurait de médecins moins il y aurait de malades !
Les déserts médicaux créés par l’administration sont aujourd’hui là pour en témoigner !
L’alourdissement des contraintes, de la fiscalité et des charges a eu fatalement pour effet de pénaliser les entreprises qui n’ont pas pu investir et s’adapter pendant que le niveau d’endettement s’envolait et que le niveau de vie progressait très lentement ce qui, de facto aboutissait à un appauvrissement relatif par rapport aux autres pays de même niveau qui ne subissaient pas les mêmes contraintes !
La Suisse avait le même niveau de vie que la France en 1990 ; aujourd’hui c’est plus de 2 fois plus !
En outre, avant l’€ la France pouvait jouer sur la valeur de sa monnaie en pratiquant des dévaluations compétitives qui permettaient d’abaisser, au moins temporairement, les couts de production. Avec l’€ cette option s’est fermée sans que les gouvernants changent quoique ce soit à leur mode de pensée et d’action !
En fait, la France est confrontée depuis 40 ans à une crise structurelle qui s’ajoute aux crises conjoncturelles avec un effet amplificateur désastreux … qui explique le manque de compétitivité de l’économie française.
Nos dirigeants ont fini par créer un Etat dont l’économie est basée sur la consommation des ménages financée par les impôts et l’emprunt avec le défaut que la consommation ne produit aucune richesse mais bien au contraire génère des déficits puisqu’il faut bien acheter à l’étranger les biens qu’on ne produit plus !
On a donc emprunté pour distribuer de l’argent gratuit et masquer le manque de croissance, la paupérisation croissante d’une fraction de plus en plus grande de la population ; et, 3.400 Mds€ de dettes plus tard, la haute fonction publique se retrouve incapable de boucler un budget d’un pays devenu le champion du monde des prélèvements dont la population, pour une bonne part, ne peut plus suivre !
Alors oui, fatalement, nous sommes bien en opposition avec le modèle économique allemand basé sur l’exportation puisque nous n’exportons plus !
Mais est-ce la faute des allemands si les dirigeants français, issus de la haute fonction publique, n’ont fait que des erreurs et nous ont amenés là nous en sommes ?
Bien sûr, le pouvoir et E Macron notamment ont fini par se rendre compte du désastre et ont formulé des slogans selon lesquels il fallait réindustrialiser la France …
Seulement, rien ne se passe comme annoncé et la réindustrialisation prend des airs de … désindustrialisation parce que la réindustrialisation ne se décrète pas ; il faut des conditions économiques et sociales favorables … qui ne sont pas là et ne sont pas prêt d’être là eu égard à la frénésie règlementaire dont est atteinte l’administration française !
On en a un exemple flagrant avec le secteur de l’auto qui est littéralement en train de sombrer avec le cortège des (nombreux) licenciements qui vont suivre et … les droits de douane américains ne seront finalement qu’un clou de plus dans le cercueil !
Car, entre les interdictions de circulation, le malus fiscal qui atteint des sommets délirants, l’auto bashing généralisé, les amendes partout et pour tout, les normes en tous genres, les prix extravagants, l’inflation, la voiture électrique dont les français se sont rendu compte qu’elle ne pouvait pas remplacer la voiture thermique … ce à quoi il faut ajouter les mesures anti auto édictées par l’Union Européenne, vous avez là l’annonce d’une catastrophe à venir.
Alors, la France paie-t-elle l’addition des accords douaniers Etats-Unis/Union Européenne ?
Pas vraiment puis que nos échanges avec les Etats Unis sont très limités …
Par contre, elle paie de maniière évidente 50 ans d’incurie administrative !
Conclusion qui s’impose : les Etats Unis innovent et produisent, la Chine copie (de moins en moins) et produit, l’Allemagne produit pendant que la France règlemente, interdit et … taxe !
Et vous pensez que cela va bien se passer ?
Bien cordialement à tous !
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Le temps parait suspendu, les activités sont au ralenti, une espèce d’ouate, de brouillard informel, estompe tout.
C’est ce que l’on appelle le calme avant la tempête.
Un ami proche me racontait ce matin que ses parents, en août 1939, étaient partis en vacances en Bretagne. Ils avaient passé le mois à la plage et étaient rentrés à la fin de leurs congés à Paris, reposés et heureux, le 31 août. Le 3 septembre 1939, La France déclarait la guerre à l’Allemagne, son père était immédiatement mobilisé, etc…
Notre situation aujourd’hui a beaucoup de similitude avec cette anecdote.
Mais la guerre ne parait pas s’exprimer de la même façon.
Dans l’absolu la guerre est toujours le pillage du plus faible par le plus fort. Mais ce pillage, constant, ne s’exprime pas toujours par un engament physique et la mort de l’autre. Ce qui pourrait laisser croire qu’il est des fois où la paix règle le monde.
C’est évidemment faux. Le pillage est constant, il n’a pas une minute d’arrêt. Il n’existe que des périodes où les plus forts sont tellement forts que leur pillage est accepté, que les faibles n’ont pas les moyens de s’opposer aux effets de la guerre qu’ils ont perdue et qui perdure.
Donc la guerre est constante, l’histoire ne nous compte que les moments de ses renversements, de ses pics d’équilibre des forces où elle est la plus virulente et peut ou non basculer les rapports.
Aujourd’hui deux types de guerre ont éclaté, ou sont en train d’éclater.
Le premier est classiquement physique, en Ukraine et en Israël. Que dire ? Il est contenu et lointain. J’ignore qui a tort ou raison, quel est celui qui a la prétention de piller l’autre qui est donc l’agresseur. C’est fait, c’est irréversible, cela ira jusqu’à l’anéantissement du perdant, comme toujours.
Le second s’engage aujourd’hui. Il s’agit d’une guerre directement économique, assumée, qui pourrait logiquement déraper sur des engagements physiques selon l’impact qu’elle aura sur les agressés.
Cette deuxième guerre, déclarée par les Etats-Unis au monde entier, ouvre une période qui va probablement connaître le pire du fait de sa dimension géographique et de ses conséquences vitales.
Tout cela est simple, basique : pillage par celui qui pense être le plus fort — ou qui craint de ne pas le rester — par le rançonnement de ceux qu’il pense plus faibles.
Pillage ici qui existe depuis longtemps, qui arrive probablement à son terme, qui tente de pérenniser sa situation.
Les différents comptes-rendus qui nous en sont faits complexifient artificiellement la réalité pour nous faire croire qu’elle est moins conne, moins basique que ce qu’elle est.
Hélas, tout cela est minable, du niveau de notre intelligence d’êtres « supérieurs » …
Je vous souhaite une bonne guerre, je salue ceux qui mettent de l’huile sur le feu, ceux qui font croire aux faibles qu’ils pourraient prendre la place des forts. Bon vent…
Le peuple a choisi : sa fête nationale sera désormais le Tour de France. Il suffisait de voir les foules enthousiastes se presser au bord des routes du Tour cette année pour le constater. Certes la fête du 14 juillet n’est pas abolie. Elle continuera d’abriter un défilé militaire. Mais la joie populaire en sera absente. Le 14 juillet, c’est la fête de l’Etat. La fête du peuple, c’est le Tour.
Les grands évènements, tout comme les tremblements de terre, sont précédés de signes annonciateurs. En France, la caste dominante, celle des fonctionnaires, n’a rien vu, rien ressenti. Il n’y avait pourtant nul besoin de perspicacité. La détestation de l’Etat était patente. Il suffisait d’entendre la plus banale conversation de gens ordinaires pour comprendre qu’entre le peuple et ceux qui prétendent le diriger, le lien était rompu. Toute discussion animée entre Français d’opinion diverse se terminait toujours par ce constat, qui mettait tout le monde d’accord : là-haut, ils n’ont rien compris.
Mais enfin, pourquoi ne comprennent-ils pas ? Si l’on découvre la raison, on aura fait un grand pas en avant dans la résolution du problème français. Un épisode récent de l’actualité nous aidera à comprendre. La députée écologiste Sandrine Rousseau, connue pour ses positions radicales, veut s’acheter une maison en Bretagne. Mais elle a déclaré récemment que les problèmes de rentabilité des agriculteurs, elle n’en avait « rien à péter ». Les paysans bretons, comme tous les autres, s’en sont indignés, et quand ils ont appris le désir de la députée de s’installer chez eux, ils ont annoncé qu’ils ne manqueraient pas de lui manifester leur colère. Qu’a-t-on constaté dans cette affaire ? Que Mme Rousseau se moque éperdument des conséquences de ses propos. Fille de deux fonctionnaires des impôts, salariée de l’université, elle a sucé le lait de la fonction publique depuis sa naissance. Et comme tout fonctionnaire français, elle se fiche éperdument de ce qui peut résulter de ses actes.
La conduite de Mme Rousseau n’est pas un simple défaut. C’est une tare. Elle est la cause profonde du mal français. Aucun peuple ne peut vivre dans la concorde si une partie importante de ses membres (six millions de fonctionnaires en France) est en sécession permanente envers les autres. Prenons un simple exemple. Le pouvoir d’achat des Français est en berne. Celui des fonctionnaires se maintient et progresse régulièrement. Si votre voisin est fonctionnaire, vous vivez moins bien que lui. Jusqu’à présent, vous ne lui en vouliez pas. Mais cette année, vous êtes allé applaudir les coureurs du Tour de France.
C’et évidemment l’Etat qui est le principal responsable du mal français. Depuis Clovis, l’Etat s’est battu pour s’agrandir aux dimensions de nos frontières naturelles. Et une fois la France unifiée, il se bat pour unifier les Français sous son emprise. Rien ne doit lui échapper. Votre portefeuille est le sien, vos habits, il les surveille et vous force à les réparer, votre opinion, il veut la forger ou sinon vous force à vous taire, il est antifasciste parce que le fascisme veut que l’Etat soit tout, alors qu’il veut exactement la même chose. Disons-le franchement : on est chez les fous !
Alors, pleins « d’infinie ressource et sagacité », comme le disait Kipling, les Français ont sonné le tocsin. A leur façon. Au bord des routes, vêtus du maillot à pois du meilleur grimpeur, ils ont crié « Vas-y Popaul (ou Mimile) ou n’importe quel autre coureur », et sont rentrés chez eux contents, mais attendant la suite. Alors la suite, précisément ? Eh bien ce sera la révolution, la deuxième. La première avait doté le peuple du plus beau droit qui soit, la liberté, et les nouveaux maîtres se sont acharnés à le lui enlever. Aujourd’hui, il n’est libre que d’obéir et de payer. On peut encore se réfugier dans la pauvreté et échapper à beaucoup de contraintes, mais cela ne fait pas un destin. Surtout quand on est un peuple glorieux qui a illustré l’histoire.
Vous vous souvenez de Ceausescu sur son balcon ? La tête qu’il a faite en entendant les sifflets. Tous les dictateurs sifflés font la même tête. On leur a tant dit autour d’eux qu’ils étaient les bienfaiteurs du peuple qu’ils ont fini par le croire. Et comme toujours ils sont devenus sourds. Sélectivement. N’entendant que les flatteurs, se vautrant dans la considération de soi-même et faisant un doigt d’honneur au peuple. Maintenant que nous sommes arrivés au bout de l’histoire, il va falloir en inventer une autre. Celle par exemple où un brave citoyen de la République française n’aurait pas à laisser 90 % de son revenu à tous les organismes obligatoires. Et où il fesserait allègrement tous les fonctionnaires voulant l’empêcher de regarder sa chaîne de télévision préférée. Bref, une histoire où il serait enfin libre.
Le peuple aura prévenu. En se ruant en masse sur les routes du Tour de France, il a voté. Pour le changement. Le pouvoir peut encore faire semblant d’être sourd. Mais il risque de basculer cul par-dessus tête dans les fossés boueux qu’il a creusés partout au bord des allées de son régime. Oui, il y a la France de l’Etat et la France du peuple. Et c’est forcément le peuple qui aura le dernier mot !
Claude Reichman
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Henri Dumas, créateur et auteur de Témoignage Fiscal, a écrit, en réponse à un ancien auteur quelque peu énervé : « En fait le pouvoir est toujours usurpé quand il n’émane pas de ceux qui ont les compétences. … la délégation de pouvoir est une escroquerie. Par contre l’organisation d’une société pour que les pouvoirs puissent s’exercer sans devenir hégémoniques est le seul et vrai travail que devraient assumer les politiques. Il ne s’agit ni d’anarchie, ni de pagaille, mais de discrétion et d’abnégation, les seules qualités respectables que devraient avoir les aspirants à la politique. »
Ces affirmations sont intéressantes parce qu’elles posent des questions importantes à propos de notre modèle de société ; et notamment :
-Qui est compétent pour exercer le pouvoir ?
-Comment doit s’exercer le pouvoir, quel équilibre des pouvoirs ?
-Comment justifier que le personnage présumé compétent soit celui qui convient pour diriger le pays ?
Qui est compétent ?
La France, depuis bien longtemps, dispose d’une organisation basée sur son administration et c’était déjà le cas sous l’ancien régime.
Le général De Gaulle a accentué cette tendance en voulant, à la Libération, améliorer ce champ de compétences avec l’organisation d’une formation spécifique pour les personnes qui s’occupent des affaires de l’Etat. Par ordonnance de 1945 a donc été créée l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) ; mais l’idée originale en revenait au … régime de Vichy qui avait créé l’éphémère école des cadres d’Uriage.
Donc, il n’y a pas de doute et si l’on s’en tient à la lettre du texte et aux intentions des gouvernants et le général De Gaulle fait figure d’icone à cet égard, nous avons les personnes compétentes !!!
Les anciens élèves de l’ENA ont d’ailleurs littéralement trusté tous les postes et le premier d’entre-eux, E Macron est lui-même un énarque ; tout comme Hollande, Chirac, Giscard, Jospin, Rocard, Fabius, Moscovici, Royal et tant d’autres … le premier haut fonctionnaire issu de l’ENA ayant accédé à la magistrature suprême étant Giscard en 1974.
L’exercice du pouvoir – délégation de pouvoir ou démocratie directe
La délégation de pouvoir pose le problème de l’exercice de la démocratie : Directe ou représentative.
Si la démocratie directe est envisageable pour les petites structures, elle apparaît être totalement inadaptée pour un Etat qui compte 68 millions d’habitants.
La démocratie représentative s’est donc imposée dès la création de la République et c’est en ce sens qu’a été écrite la constitution de la Vème république.
Les députés élus par les électeurs sont donc les représentants de ces derniers, l’article 3 stipulant : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »
Une forme de démocratie directe est toutefois reconnue à travers le référendum qui n’est d’ailleurs plus utilisé par les hommes de pouvoir depuis que ceux-ci se sont rendus compte que le « peuple » ne votait pas comme prévu ou, autrement dit, que les électeurs n’approuvaient pas nécessairement les actions des gouvernants !
Néanmoins, il faut souligner qu’il existe en France une ambiguïté constitutionnelle résultant de la modification, en 1962, de la constitution de 1958 en vue d’organiser l’élection du président de la république au suffrage universel direct.
Cette modification a été voulue par le général De Gaulle, qui l’a fait confirmer par référendum du 28 octobre 1962, parce qu’il ne voulait pas dépendre du Parlement pour l’exercice de son pouvoir (à l’origine le président était désigné par les députés et sénateurs).
Du coup, les députés comme le président de la République sont issus du suffrage universel et peuvent revendiquer la souveraineté déléguée par le peuple.
Fatalement, se pose aujourd’hui la question de savoir lequel des deux, du président ou de l’assemblée nationale, qui sont de la même façon délégataires de la souveraineté populaire, est le plus légitime pour agir et diriger le pays notamment lorsque la majorité des députés n’est pas de la même couleur politique que celle du président ?
Ce conflit de légitimité reste à ce jour non résolu …
Le constat d’un échec flagrant
Les hauts fonctionnaires ont-ils dirigé le pays avec sagacité ces 50 dernières années ?
Visiblement, ce n’est pas le sentiment de la majorité de la population … mais on connait la versatilité de l’opinion publique.
Toutefois, l’examen des faits conforte cette opinion populaire car le pays est actuellement empêtré dans une situation budgétaire extrêmement périlleuse …avec 3.500 Mds€ de dette accumulée dont on sait qu’elle est à ce jour impossible à rembourser.
On est donc contraint de constater que notre haute fonction publique a mené sciemment le pays au bord de la faillite.
La compétence n’est donc pas suffisante …
Que s’est-il donc passé : volonté populaire ou défaut de démocratie ?
Le haut fonctionnaire, qui était au départ un agent d’exécution, est devenu insidieusement et progressivement un décideur politique tout en pouvant redevenir par miracle un agent d’exécution quand cela apparaît nécessaire : on a donc une confusion des genres source de toutes les dérives … avec des conflits d’intérêts évidents notamment lorsqu’une décision politique de nature à porter atteinte aux hauts fonctionnaires se trouve prise car on sait que ces derniers feront tout pour la bloquer.
Car, le pouvoir est aussi une lutte de pouvoirs !
En fait, comme une pieuvre, les hauts fonctionnaires n’ont cessé d’étendre leur pouvoir dans tous les domaines (administratif, politique, économique) et ils sont devenus aujourd’hui le véritable pouvoir alors qu’ils ne sont pas assujettis aux aléas des élections puisque, quel que soit le résultat de celles-ci, ils sont toujours là et décident.
Ne nous leurrons pas les ministres ne sont au mieux que des porte-parole de l’administration qu’ils représentent …
Le développement de ce système a eu 2 conséquences essentielles :
-La haute fonction publique a d’abord pensé augmenter son pouvoir et protéger ses intérêts plutôt que les intérêts du pays …ce que l’on appelle ici-bas, l’esprit de corps !
Car la haute fonction publique fonctionne par corps (ENA, X-mines, Ponts …) chaque corps mobilisant toute son énergie pour préserver ses prés carrés !
-la haute fonction publique vit dans un système artificiel et ultra protégé qui est basé sur les meilleurs postes professionnels, les meilleurs avantages sociaux, les meilleures rémunérations ; le tout basé sur la spoliation des biens d’autrui sous forme d’impôt !
En outre, cette constatation en amène d’autres …
Un haut fonctionnaire sera-t-il capable de réformer et de prendre les mesures nécessaires ?
Il est largement permis d’en douter dans la mesure où le haut fonctionnaire, du fait même de son statut, n’engagera jamais aucune action contre ses pairs : toujours l’esprit de corps.
En outre, les hauts fonctionnaires sont issus d’un système marqué par l’étatisme ; et ce sont effectivement des étatistes convaincus qui, non seulement, ignorent totalement les règles économiques de marché, mais estiment que celles-ci doivent, de toute façon, se plier à la toute-puissance de l’Etat stratège !
Pour eux, l’Etat doit rester le maitre en toutes circonstances et ils ont imposé leurs vues dans tous les domaines ; y compris au détriment d’une population qui n’a, bien souvent, pas eu d’autre choix que subir !!
Toutefois, il apparaît évident que, pour l’instant, l’essentiel de la stratégie de l’Etat est d’accabler la population d’impôts au-delà de toute raison et de toute justification afin de maintenir, à toute force, ce système en place qui est si favorable à ses acteurs issus … de l’ENA et des grands corps !
Cela signifie donc clairement qu’il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé le problème pour espérer le résoudre !
Le problème est que leur emprise est telle que, sauf à adopter une réforme abrogeant le statut de la fonction publique, ces hauts fonctionnaires incompétents et si couteux sont absolument inexpugnables !
Election, certificat de compétence ?
On sait, avec certitude depuis 2017, qu’une élection permet de porter au pouvoir à peu près n’importe qui à partir du moment où le candidat dispose, comme cela a été le cas en 2017, d’une infrastructure et des ressources suffisantes. E Macron a pu ainsi être élu sans avoir fait la preuve de quoique ce soit et alors qu’il n’avait, de surcroit, jamais rempli aucun mandat électif !
Or, tout le monde sait désormais qu’E Macron, qu’il faut voir plus comme le représentant de la haute fonction publique et chargé, en tant que tel, de défendre ses intérêts, que celui des français qui l’ont élu, a mené le pays au bord de la faillite par une politique insensée de distribution d’argent gratuit (le fameux koikilenkoute) … à seule fin de s’épargner la grogne populaire dont il redoute les effets !
Donc, une élection n’est pas un brevet de compétence …
Et l’abnégation ?
Compte tenu de l’extrême médiocrité de nos hommes et femmes politiques, on sait que si l’on ne devait s’attacher qu’à leurs compétences, la plupart d’entre-eux seraient immédiatement déchus de leur(s) mandat(s)
Or, en France, ce n’est visiblement pas le cas et la situation est aggravée par le fait que si certaines professions nécessitent d’avoir un casier judiciaire vierge, cette exigence n’existe absolument pas à propos de nos politiciens dont une quantité phénoménale a déjà eu affaire à la justice.
Et, ce n’est évidemment pas un hasard …
Avec lucidité, on sait que l’entrée en politique d’individus à la compétence plus ou moins douteuse suit plutôt le schéma « se servir sans scrupules » que « servir avec abnégation» ; ce qui explique la quantité assez stupéfiante de politiciens, y compris hauts fonctionnaires, qui ont été condamnés par la justice.
La moralisation de la politique apparaît donc être une étape indispensable afin d’éliminer tous les margoulins et malhonnêtes de la politique.
Or, la volonté de moralisation de la vie publique, tant prêchée par F Hollande lors de son mandat calamiteux entre 2012 et 2017 (à la suite du scandale Cahuzac), n’a jamais abordé cet aspect, pourtant essentiel, de la question ; ce qui permet donc à des délinquants avérés d’occuper des postes à responsabilité et de représentation locale et nationale … ce qui est pour le moins stupéfiant !
Il fallait moraliser mais sans gêner les collègues ; on ne s’est donc attaqué qu’à la partie la plus scandaleuse du problème !
Nécessité d’un homme fort ?
W Churchill, Premier Ministre du Royaume Uni et prix Nobel de littérature, qui avait une habitude consommée de l’exercice du pouvoir, avait affirmé avec conviction que la démocratie était le pire des régimes politiques à l’exclusion de tous les autres !
Le dernier dictateur anglais était O Cromwell en 1640. Il n’y en jamais eu depuis … à la différence d’un pays comme la France.
Combien avons-nous eu de dictateurs et « d’hommes forts » qui n’ont pas tous agi pour le bien du pays ?
Cela signifie que la nécessité d’un homme fort, si ce n’est un dictateur, est peut-être souhaitable pour certains mais n’est nullement indispensable ; il faut d’abord et avant tout un système politique équilibré avec de multiples contrôles destinés à éviter les dérives du pouvoir.
Or, le régime politique français, s’il est bien une République, n’est finalement qu’une démocratie très limitée avec un déséquilibre, parfaitement voulu, des pouvoirs et une absence de réel contrôle.
Il a toujours été affirmé que la Vème République organisait une monarchie élective … ce à quoi on peut ajouter : Avec une oligarchie toute puissante et totalement incontrôlable !
Démocratie et équilibre des pouvoirs
Avec lucidité, lord Acton avait pu affirmer que si le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument !
Cela signifie que le pouvoir exercé sans contrôle et sans contre-pouvoir mène inéluctablement à la dictature !
Or, le pouvoir hégémonique exercé par la haute fonction publique mène inéluctablement à ces dérives … sans que la compétence de ses membres entre en ligne de compte !
Il n’est finalement qu’à se demander qui sont ces individus qui s’opposent à toute réforme à ce sujet pour … comprendre la nature du problème !
En conclusion, on comprend que la direction des affaires de l’Etat n’est pas seulement une affaire de compétence et d’abnégation.
Fatalement, il apparaît extrêmement peu probable, sauf à renouveler l’expérience de 1789, de pouvoir se débarrasser de notre haute administration et de la haute fonction publique, qui bloquera toute réforme de nature à lui porter atteinte, tant elle s’est incrustée dans tous les rouages du pays (administration, politique, économie à travers les postes de direction des grandes entreprises publiques et privées).
Bien cordialement à tous !
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Le milliardaire américain Warren Buffett a une idée pour enrayer la dérive des dépenses publiques : quand celles-ci dépassent 3 % du Pib, les membres de la Chambre deviennent inéligibles. C’est le type de mesure qui séduit quand l’époque est aux dépenses inutiles. On pourra objecter qu’il y a des circonstances où la situation exige de dépenser plus que la limite autorisée, qu’il s’agisse d’une guerre ou d’une grave crise économique. Ce à quoi Buffett répliquerait qu’il peut y avoir des exceptions à sa loi. En attendant, nous qui avons, en France, dépassé depuis longtemps le plafond de 3 % fixé par la mise en œuvre de l’euro, nous pouvons nous flatter d’avoir conservé nos élus dépensiers.
Prenons un exemple. Vous êtes amateur de jeu de boules et vous décidez de créer une amicale sportive pour aider à sa pratique. Les adhérents affluent et vous êtes bientôt obligé d’envisager l’engagement d’une secrétaire. Mais les cotisations modérées de votre association ne vous le permettent pas. Vous vous rabattez alors sur une personne bénévole qui fera très bien l’affaire. Mais si vous êtes un fonctionnaire amateur de boules et que vous créez l’amicale bouliste ministérielle, vous obtiendrez sans nul doute de votre hiérarchie la subvention nécessaire à un emploi de secrétaire, puis plus tard à un poste de moniteur sportif, puis de trésorier, puis de délégué à la fédération bouliste, et ainsi de suite.
C’est ainsi qu’augmentent les dépenses publiques. Par prolifération insensible. Au point qu’il ne viendrait à l’idée de quiconque de les critiquer. La bonne gestion et la pratique sportive ne sont-elles pas des comportements vertueux ? Et un beau jour, vous vous retrouvez avec un budget en déséquilibre au point que vous subissez une crise politique. Heureusement peu durable, car tout s’oublie vite dans une société où aucun évènement n’occupe l’attention plus de vingt-quatre heures.
Voilà comment un pays comme la France est parvenu à afficher des dépenses publiques deux fois plus élevées que les pays qui réussissent. Bien sûr, ce ne sont pas les boulistes qui nous ont ruinés. Mais tous ceux qui finalement ne sont pas beaucoup plus sérieux que les amateurs de boules, à ceci près qu’ils jouent à la politique et que celle-ci coûte toujours cher. Surtout quand ceux qui la dirigent ne paient jamais rien de leur poche, fût-ce un taxi.
Ce qui ruine la France, c’est son Etat. C’est celui-ci, dit-on, qui a construit le pays. C’est en partie vrai, car les souverains successifs de la Gaule puis de la France n’ont eu de cesse d’agrandir leur domaine aux dimensions de ses frontières naturelles. Ils y sont d’ailleurs parvenus, à l’exception de la rive gauche du Rhin. L’histoire de cette conquête était religieusement enseignée à tous nos écoliers et faisait figure de livre saint. Aujourd’hui, l’histoire est celle du monde, même si nos écoliers la vivent comme une bande dessinée.
Mais de quoi peut-on encore féliciter l’Etat aujourd’hui ? Certes pas du maintien de l’ordre, même s’il fait des efforts désespérés pour y parvenir. L’adjonction de vingt millions de personnes de sensibilité musulmane rend la mission impossible dans un contexte de crise économique permanente. Et c’est à l’Etat qu’il faut en faire le reproche. Il savait parfaitement qu’adjoindre à la population française une population immigrée en grand nombre créerait des problèmes insolubles, comme dans toute communauté humaine. Les hommes préhistoriques tuaient ceux d’un village voisin rencontrés au coin d’un bois. Il en est encore de même chez certains peuples primitifs. Alors quand les peuples en jeu sont des millions …
Les Etats-Unis se débattent eux aussi dans cette problématique. Les élites des côtes est et ouest vivent dans une fiction d’entente générale que les Américains des régions centrales du pays ne supportent plus. Même si leur environnement personnel n’est pas aussi diversifié que celui de leurs compatriotes du bord de mer. Les Américains en sont au point de ne plus vouloir vivre ensemble et de déménager dans des régions plus favorables à leurs idées. C’est une situation qui nous guette en France, et qui s’est déjà réalisée dans certaines banlieues. Faire vivre les hommes ensemble est la mission la plus difficile qui soit. Il y faut de l’intelligence et de la culture. Ce qui n’est pas donné à tout gouvernant !
Je n’ai jamais eu le culte de l’homme providentiel. A ceci près que les sociétés humaines en sont adeptes. Il suffit de voir ceux qui se pressent autour du président de la République dès qu’il arrive quelque part. Les visages s’illuminent, presque béats, comme si une apparition divine était soudain survenue. Et cela alors que jamais un président n’a été aussi détesté que Macron. Il faut se faire une raison : nous avons besoin d’un homme fort à la tête du pays. Cela ne signifie pas un dictateur. Mais simplement quelqu’un qui ait des idées, de la fermeté et du courage. La compétition est ouverte. La droite est forte de Retailleau et de Lisnard. Ce sont des candidats valables à la fonction suprême. Ils semblent en outre disposés à s’entendre. Formons des vœux pour leur réussite !
Claude Reichman
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Le billet d’Yves Marchand « Grandeur »est remarquable.
J’ai fait de la politique avec lui — enfin disons à côté de lui — mais je n’étais pas en première ligne, lui y était. Nous avons imaginé ensemble une partie de la stratégie qui lui a permis de bouter les communistes hors de Sète, alors que ceux-ci avaient volontairement – l’aveu de M. Liberti dans ses mémoires est affligeant – fait exclure Sète de l’aménagement du territoire dans le Languedoc, voulu par De Gaulle et mis en œuvre par la mission Racine.
Ils craignaient que le développement de Sète change le vote des Sétois à leur détriment… Déjà donc la corruption électorale, l’intérêt électoral des élus au détriment de l’intérêt de la collectivité, et nous étions en 1963…
A l’époque les communistes pratiquaient, comme M. Jourdain, la corruption sans le savoir, c’était leur fonds de commerce. Leur boutique principale, l’URSS, en a été victime au point de faire complètement faillite.
Aujourd’hui le tourisme dans le Languedoc pèse 16 milliards représentant 10 % de son PIB… Evidemment ceux qui n’en vivent pas le critiquent… et regrettent marigots, moustiques et cabanisation… Grace aux communistes, Sète n’a pas eu sa part. Il en est pour imaginer que ce fut un bien… C’est : no limit…
Yves Marchand était un homme intègre, entier dans ses passions et ses raisonnements. Une valeur sure pour la collectivité des hommes, un altruiste sincère, disons que la politique l’a abimé en limitant terriblement ce qu’il aurait pu apporter intellectuellement aux autres. Alors qu’il a sans doute cru longtemps le contraire.
Pourquoi je vous raconte cela ?
Parce que je crois que notre corruption intellectuelle — communiste, égalitariste, sectaire de droite ou de gauche — nous rapproche de sa faillite traditionnelle. Effectivement les données simples décrites par Yves Marchand dans son billet sont complètement perdues de vue. Ce ne sont pas des données culturelles, elles sont de simples obligations organisationnelles, elles s’imposent à toutes les cultures, à tous les modes d’expression, elles sont : juste la vie. Merci à Yves de nous les rappeler aussi modestement.
Ce sont au contraire le plus souvent les cultures — armes dissimulées de pouvoir — qui tentent de les détourner, de les dévaloriser.
Croire en l’Etat, aux hommes politiques, aux structures, est utopique. C’est uniquement l’addition de nos intégrités et loyautés personnelles qui font notre société. Ce ne sont pas les chefs éclairés ou les collectifs bien sous tous rapports qui font l’humanité, c’est nous, chacun de nous rattaché à tous.
La qualité de notre communauté passe par la qualité de nos individualités, et cela ne peut pas être obtenu par la force, par la coercition, mais seulement par la démocratie si une majorité est de qualité et que l’ensemble accepte de rejoindre la pensée et les actions de cette majorité.
Mais, me direz-vous, comment savoir ce qui est correct et ce qui ne l’est pas ?
Ma réponse : mais vous le savez évidemment, nous le savons tous.
Les tricheurs sont parfaitement conscients de leurs tricheries, ce n’est pas par hasard qu’ils se cachent derrière un dogme, des citations, un parti, des croyances, le pouvoir, toutes ces choses qui leur permettent de dire : « ce n’est pas moi qui… »
Et le pire, c’est que la plupart du temps ce n’est qu’un problème de pognon qui les agite…ou de simples rancœurs personnelles.
Tous les enfants veulent devenir grands. Ils grandissent tous. Mais ne deviennent pas tous grands. La taille n’est d’ailleurs pas un signe de supériorité. Tellement nombreux sont celles et ceux qui, malgré leur petite taille, ont atteint la grandeur.
Il importe de faire au mieux avec ce que la nature nous a accordé. La réalité impose la lucidité.
Lorsque, sans chercher dans l’histoire les moments de notre grandeur passée, le Président Giscard d’Estaing fit le constat de la place de la France dans le monde, il en tira les conséquences. La France n’était plus un grand pays. Tout au plus une puissance moyenne. Il fallait en conséquence tout mettre en œuvre pour sauvegarder notre rang et assurer les générations futures que la France ne serait pas déclassée. La chasse au gaspi avait commencé et, avec elle, une politique de rigueur.
Une politique que la France a rejetée dès 1981 au profit de la facilité avec pour corollaire son complice, le déclassement.
Le déclassement n’atteint que ceux qui refusent de s’appliquer les règles fondamentales de croissance qui conditionnent la réussite. Elles sont connues : Travailler, innover, ne pas dépenser davantage que ce que l’on gagne, épargner assez pour parer à un coup dur et investir le reste pour faire fructifier ses talents. On peut alors espérer qu’avec tout cela, en s’entretenant physiquement pour ne pas s’ankyloser, nous conservions suffisamment la forme pour tutoyer la grandeur.
Quels parents seraient assez dépravés pour inviter leurs enfants à sombrer dans la débauche, la pauvreté et la dépendance ?
Tout le monde, individus comme nations, grands ou petits, a le pouvoir de viser la grandeur. Encore faut-il en accepter le prix, l’effort et la charge.
Il n’y a de grandeur ni dans l’assistance, ni dans la paresse, ni dans le refus de ses responsabilités.
Il n’y a de grandeur que dans le dépassement de ses propres performances.
Impossible de s’en remettre à un autre.
À moins d’accepter d’assister au triomphe de l’autre.
Nous connaissons les grandes lignes du plan de F Bayrou pour redresser les comptes publics qui sera soumis aux députés en fin d’année.
Officiellement, F Bayrou, vieux renard de la politique qui survit dans le microcosme du marigot politique depuis 50 ans, a crié à la catastrophe sur la dette !
Il a un plan dans lequel il demande des efforts à tous les français :
Une année blanche donc pas d’augmentation des dépenses publiques, pas de revalorisations des pensions ou des aides sociales ; ce qui revient à diminuer les revenus et pensions du montant de l’inflation,
Maintien du barème de l’IRPP ; ce qui revient à augmenter les impôts du montant de l’inflation. Du coup, 380.000 ménages vont se retrouver imposables !
Suppression de l’abattement de 10% pour les retraités ; ce qui revient à augmenter les impôts sur cette catégorie fiscale, en échange d’un abattement forfaitaire de 2.000€ pour les plus modestes.
Nouveau tour de vis fiscal pour les hauts revenus de plus de 250.000 € par an pour un célibataire avec la contribution spéciale de solidarité ; encore que F Bayrou ait évité de tomber dans le cliché « tabasser les riches » avec la fameuse taxe zucman,
Suppression de 2 jours fériés mais les salariés ne seront pas payés plus ; cette option présentant le gros défaut de faire travailler plus ceux qui travaillent déjà et pas ceux qui ne font rien !
Ces constatations nous amènent à nous poser 2 questions :
S’agit-il d’un budget d’austérité ?
Est-ce que ce sera suffisant pour rétablir la situation financière ?
S’agit-il d’un budget d’austérité ?
Incontestablement puisqu’il y n’a que des augmentations massives d’impôts, même si elles sont plus ou moins dissimulées !
Le problème c’est que les efforts ne sont pas demandés à tout le monde et surtout pas à l’Etat dont les dépenses continuent d’augmenter. C’est même bien plus que ce que j’avais anticipé : 29 Mds€ de dépenses supplémentaires au lieu de 20 annoncées qui seront évidemment … des impôts. Ce n’est donc pas une année blanche alors qu’il faut savoir que, sur les 15 dernières années, la dépense publique a progressé 2 fois plus vite que le PIB ; tout comme les dépenses de fonctionnement, c’est à dire le cout des fonctionnaires (salaires et retraites).
Les dépenses devraient se situer à 1.722 Mds€ en 2026 contre 1 650 Mds€ en 2024 et 1 693 Mds€ en 2025.
En fait, nous sommes dans un budget de « ralentissement des dépenses » parce que sinon “ce serait 60 Mds€ en plus !”
En outre :
Les élus et les hauts fonctionnaires échappent encore au tour de vis. Rien sur le cumul des retraites qui permettent à certains de dépasser 35.000€ par mois de pensions sans pratiquement être imposables en vertu de la règle de l’individualisation fiscale des mandats. Rien sur le cumul des retraites des hauts fonctionnaires avec des postes honorifiques dont le seul but est de leur permettre de maintenir leur train de vie.
Rien sur les nominations au tour extérieur des copains politiques au conseil d’Etat, à la cour des comptes, au CESE, ambassadeur, préfectorale, dans les entreprises publiques, dont le dernier avatar est Mme Vallaud Belkacem nommée sans aucune compétence au grade le plus élevé du conseil d’Etat ou Castaner au port au Marseille !
Rien concernant les 200.000 fonctionnaires logés gratuitement par la république aux frais … des autres !
Aucune disposition visant à résoudre le problème du déficit chronique des retraites de l’Etat qui s’élève à 80 Mds€ par an
Rien concernant les intermittents du spectacle qui coutent 1 Md€ pour 800.000 personnes,
Rien concernant le cinéma subventionné,
Rien concernant les subventions aux syndicats et aux associations,
Rien concernant la radio télé d’Etat avec sa propagande gauchiste qui continue de couter 4 Mds€ par an,
Rien concernant les innombrables agences de l’Etat qui fonctionnent sans contrôle (1.200 agences pour un cout estimé de 80 Mds€ par an !),
Pas de réduction du nombre de fonctionnaires (3.000 en 2027 après 64.000 embauches en 2023) sur un total de 6.5 millions de fonctionnaires !
Rien non plus sur les subventions aux énergies renouvelables ni sur le ministère de la culture qui ne sert … à rien !
Les primes diverses et variées (noel, …) continueront à être versées.
On continue d’empiler les déficits : 4.6% en 2026, 4.1 en 2027 (après 5.8% en 2024).
Est-ce que ce sera suffisant pour rétablir la situation financière ?
Dans un pays assommé d’impôts comme la France, fallait-il encore augmenter les impôts ?
La réponse est bien évidemment non !
Ce plan va-t-il régler les problèmes structurels français ?
Non, en aucun cas et c’est toujours le sempiternel tour de vis fiscal sur ceux qui ne peuvent rien dire et ni se défendre !
Or, ce n’est pas en matraquant les retraités qui ont des pensions supérieures à 1.600€/mois (20.000€ par an) qu’on va rembourser 3.400 Mds€ de dettes ; surtout que les dépenses publiques continuent de progresser !
L’augmentation de la dépense publique signifie simplement l’augmentation de l’étatisme alors que l’on sait que l’Etat est un (très) mauvais gestionnaire !
Cette solution avait été adoptée par F Hollande en 2013 avec un véritable massacre fiscal qui a littéralement détruit le peu de croissance qui restait et les emplois (on se souvient de l’inversion de la courbe du chômage). Face à un échec flagrant, il n’avait pas osé se représenter … quoique désormais, devant le désastre macroniste, il envisage désormais de briguer un nouveau mandat !
Conclusion :
Comme prévu, il n’y a aucune modification structurelle du fonctionnement de l’Etat, on continue d’augmenter les impôts dans le pays le plus imposé au monde et les dettes continuent d’augmenter !
Ce simple constat devrait interpeller le gouvernement ?
Mais non, même pas ; ce qui prouve, sans l’ombre d’une incertitude, que les gens qui dirigent ce pays ont perdu pied avec la réalité il y a … bien longtemps !
Ne soyons pas dupes !
F Bayrou n’a pas établi la moindre des dispositions de ce projet de budget. Il s’en est remis aux spécialistes : les hauts fonctionnaires de Bercy qui ont pondu exactement le projet de budget qui leur permet de sauver le système qui leur convient ; c’est à dire quelque chose qui ne les touche pas dans leurs innombrables avantages et privilèges !
Nous avons en fait le meilleur exemple de ce qu’est capable de faire Bercy ; le temple de la fiscalité oppressive et répressive : augmenter les impots pour conserver leurs avantages ; ce qui permet d’affirmer, puisque l’impot n’est qu’un vol légalisé, que Bercy, bras armé de l’Etat spoliateur, est le plus grand voleur de tous les temps !
Il n’est pas sûr que cela plaise à tout le monde …
En fait, il semble que ce plan ne plaise à personne tant il est vilipendé de tous côtés ce qui d’ailleurs ne peut pas surprendre puisque les partis politiques pratiquent le clientélisme à outrance ; sans aucune autre considération que leur niveau de popularité dans l’électorat.
Ce projet de budget est très exactement le contraire de ce qu’il faut faire : il faut réduire l’interventionnisme étatique, réduire les dépenses publiques, réduire les impôts pour permettre aux français de retrouver le gout de travailler et d’investir …
Or, le taux de pauvreté continue de progresser à 15.4% et bat un record (pour un revenu inférieur à 1.288€ par mois) alors que la France est en récession. La production industrielle s’effondre, les défaillances d’entreprises battent tous les records, le déficit commercial ne fait que s’aggraver, le budget est en déficit primaire constant et c’est le plus fort déficit de l’Union Européenne !
Pour faire court : la France continue d’accumuler des dettes, de perdre des emplois, ses entreprises et spécialement son industrie disparaissent ; ce qui n’augure rien de bon pour la suite !
D’évidence, les gens qui sont au pouvoir ne comprennent pas ce langage.
Ce projet de budget ne règlera aucun problème ; au contraire il va les aggraver du fait d’une pression fiscale devenue trop forte alors que le doute s’installe et que les taux d’intérêts montent (nous devons payer les taux les plus élevés de l’Union Européenne) alors que la France ne peut pas ne pas emprunter car sinon, elle se retrouve en défaut en 48 heures !
Et ces taux risquent de monter très haut … jusqu’à l’étranglement !
Mais on connait la capacité hors normes de la haute fonction publique à nier le réel et à s’imaginer que le scénario noir ne peut pas se produire …
Quelque part, nous nous retrouvons dans la situation de 1789 ; lorsque la noblesse et le clergé refusaient de voir le réel et s’obstinaient à vouloir maintenir leurs privilèges … envers et contre tout !
On sait ce qu’il en est advenu !
En tout état de cause, ce projet n’a aucune chance de passer puisque le NFP et le Rassemblement National ont d’ores et déjà déclaré qu’ils voteraient la censure tandis que les syndicats annoncent déjà des grèves !
Ce qui n’est pas plus rassurant !
En pareille hypothèse, une nouvelle dissolution de l’assemblée nationale, par E Macron, n’est pas à exclure avec le risque toutefois d’une arrivée massive de députés refuzniks qui s’opposeront encore plus au gouvernement et avec des conséquences actuellement difficiles à cerner mais néanmoins inquiétantes à la fois pour les prêteurs de la France mais aussi pour les français !
Nous nous acheminons clairement vers une crise économique, politique et financière à l’automne !
Nous avons tous sur terre, plus ou moins, le même moteur. Comme pour tous les moteurs son résultat est étroitement lié au carburant employé.
La plupart des carburants que nous utilisons sont issus d’un mélange, très peu sont formés d’une seule essence.
Voici des essences considérées comme positives : l’intérêt, le plaisir, la possession, le pouvoir, le courage, la responsabilité, l’intégrité, la charité ou l’empathie…
Celles-ci sont considérées comme négatives : la prodigalité, la lâcheté, l’irresponsabilité, le mensonge et la trahison, l’égoïsme, le vol ou le pillage…
D’autres sont intouchables, telles que : la croyance, l’obéissance, le sacrifice…
Ce survol des potentialités de carburants n’a pas la prétention d’être exhaustif, seulement de permettre de réfléchir à nos comportements en évitant la tarte à la crème qui consiste à prétendre qu’ils sont dus à nos environnements, en gros de la faute des autres.
Le mélange de ces carburants rend l’humanité sans doute plus attachante qu’elle ne l’est vraiment. Ce n’est pas plus mal.
Un carburant est mortifère : la haine des riches, ou des possédants — tels que les hauts-diplômés, les héritiers, les chanceux, les beaux, les intelligents, etc… —
Tout individu dont le moteur personnel est alimenté par cette haine se transforme en drone kamikaze tendant à tout détruire autour de lui, puisque quelle que soit la société organisée elle tend à sélectionner et à s’organiser avec un haut, alors haï. Ce carburant est d’autant plus mortifère que contrairement aux autres il s’intègre difficilement dans un mélange, il s’impose. Il arrive qu’il soit absout, c’est à tort. Les résultats qu’il s’octroie auraient toujours pu être atteints sans sa haine.
La solution serait d’interdire les carburants dangereux, de désintoxiquer ceux qui sont contaminés.
Car il tombe sous le sens qu’une société organisée par des personnes aux essences propres aurait tendance sinon à être parfaite au moins à être agréable à vivre pour le plus grand nombre.
A contrario, une société organisée avec des carburants polluants, voire destructeurs, n’a aucune chance de donner un résultat vivable. Elle est donc vouée à l’échec, à la violence.
Cette question des essences ramène à l’éducation, à la sensibilité, mais aussi elle ouvre la porte à l’imposition par la force, ce dont on sait que ce n’est ni possible ni souhaitable.
On sent bien venir l’impossible, et pourtant…
Claude Reichman s’étonne, à juste titre, du fiasco de l’assurance santé gérée par l’Etat, alors que des sociétés d’assurances sont parfaitement capables de réaliser la même chose sans les pertes abyssales de notre sécu.
Oui mais, le moteur de la sécu marche à l’essence éventée : « plutôt crever que laisser des compagnies d’assurances gagner de l’argent sur notre santé… »
Alors que les assurances automobiles vont très bien, font toutes des bénéfices, même si les mutuelles font croire qu’elles n’en font pas, ce qui est parfaitement faux…
Revenons à la réalité : Le budget de Bayrou.
Comment cet homme peut-il avouer les énormités qu’il avoue et ne pas nommer ou chercher les coupables, puis les sanctionner et enfin les remplacer par des hommes d’une autre essence ?
C’est énorme. Bien plus, aucun parti ne propose de le faire.
Bercy, qui fonctionne à toutes les mauvaises essences, se marre sans doute de passer intact à travers le carnage qu’elle a organisé. Bien plus, de prendre la main sur la suite…
Les Français seraient-ils à ce point vautrés dans le mensonge, victimes de carburants si avariés qu’ils seraient incapables de regarder la vérité, d’accepter la sanction inévitable qu’ils devront affronter au terme de leurs errances ?
Le spectacle n’est pas affligeant, il est terrifiant.
Conclusions
Je vous propose d’aller faire le plein de bon carburant. Ce ne sont pas les bibliothèques ou autres lieux de connaissance qui manquent dans notre pays.
Alors une autre vision, simple, humaine et tolérante nous habitera tous et nous pourrons bâtir une constitution et une nation ou tous pourront vivre à la hauteur de leurs capacités, sans frustration, avec respect et tranquillité.
Le reste du monde ? Il nous imitera, évidemment. Qui ne chercherait pas à imiter ce qui rend heureux ?
Bien à vous. H. Dumas
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