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(HALLUCINANT) Fonction publique : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. par NATHALIE MP

PRÉAMBULE : Ma critique ne porte pas sur les personnes individuelles qui ont un emploi de fonctionnaire. Il y a des gens qui se dévouent à leur mission dans la fonction publique, je le sais et je le dis. Un jour, ils ont réussi un concours, on leur a offert un poste et ils l’ont accepté, il n’y a pas de mal à ça. Mais je parle d’un système qui, en lui-même, est devenu trop lourd et n’est pas favorable à l’efficacité globale du pays.
Je considère que quand un pays est le champion du monde de la dépense publique (56 % sur PIB) et des prélèvements obligatoires (45 %) et que dans le même temps son taux de chômage est à 9 % soit le double ou le triple de ses voisins et que ses résultats éducatifs sont, disons, « mitigés » comparativement à ses pairs (voir tests PISA, TIMSS etc.), il y a lieu de se poser des questions. Je crois que l’organisation de l’Etat au sens large, ses missions, etc. en font évidemment partie.

Au 31 décembre 2017, la fonction publique française employait 5,7 millions de personnes (voir tableau INSEE ci-dessous) se décomposant en 2,5 millions dans la fonction publique d’Etat, 2,0 millions dans la fonction publique territoriale et 1,2 million dans la fonction publique hospitalière. Comme le disait pudiquement France Stratégie(*) dans un rapport publié en décembre 2017, « le taux d’administration de la France est relativement élevé. » Il se situe en effet aux alentours de 88 agents pour 1 000 habitants quand celui de l’Allemagne, voisin comparable, est à 56 ‰.

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Les dépenses publiques dont la France se révèle dorénavant l’indétrônable championne du monde (56 % du PIB en 2018) étant principalement constituées des prestations sociales et de la charge salariale afférente aux fonctionnaires, toute politique qui voudrait les baisser passerait donc inéluctablement par la réduction des effectifs de la fonction publique.

C’est ainsi qu’Emmanuel Macron s’est engagé lors de la campagne électorale de 2017 à diminuer le nombre total de fonctionnaires de 120 000 personnes dont 50 000 dans la fonction publique d’Etat et 70 000 dans les collectivités locales à l’horizon 2022.

Observons combien ces ambitions sont modestes. Il ne s’agit jamais que d’une baisse de 0,12 sur 5,66 millions, 2 % sur 5 ans pour l’ensemble des 3 fonctions publiques et 3,5 % sur 5 ans pour la territoriale. Et même ainsi, on aurait encore 5,54 millions de fonctionnaires à la fin du quinquennat, c’est-à-dire beaucoup trop compte tenu des services rendus et de l’état de nos comptes publics.

Mais ne rêvons pas trop. Même timide, cet objectif serait finalement colossal s’il était effectivement tenu. Or le projet de loi de finances pour 2018 prévoyait une baisse des effectifs de l’Etat de … 1 600 postes et celui de 2019 nous promet une baisse de … 4 164 postes ! C’est précis, mais c’est surtout profondément ridicule. On tombe des nues devant des chiffres aussi dérisoires et si superbement décalés.

Quant aux agents de la fonction territoriale, il s’agirait surtout d’essayer de tenter d’en finir avec les confortables petites habitudes maison et les dérogations diverses et variées qui font qu’ils travaillent en moyenne largement moins que les 35 heureslégales.

On attend donc avec impatience les chiffres de 2018 et 2019. Pour l’heure, les dernières statistiques de l’INSEE montrent que nos effectifs de fonctionnaires n’amorcent pas de baisse. Corrigés des emplois aidés (EA) qui correspondent à des emplois pour lesquels les employeurs – du secteur associatif, notamment – bénéficient d’aides, ils ont même progressé de 0,5 % en 2016 et de 0,8 % en 2017 :

Effectifs de la fonction publique depuis 2011 (Source : INSEE – EA = Emplois aidés)

En milliers 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
TOTAL 5493,2 5516,8 5600,4 5640,8 5648,3 5669,5 5664,5
dont EA 134,4 135,3 183,5 192,4 197,7 189,3 139,0
Total hors EA 5358,8 5381,5 5416,9 5448,4 5450,6 5480,2 5525,5
% hors EA 0,42% 0,66% 0,58% 0,04% 0,54% 0,82%

Effectifs pléthoriques, absentéisme élevé, laxisme dans les horaires de travail, appropriation des moyens de l’Etat au profit des petites affaires privées de certains agents, propension à l’erreur et au grand n’importe quoi, faible productivité et piètre qualité des services rendus – tout ceci est connu, documenté et mille fois dénoncé dans de multiples rapports qui s’empilent à la Cour des comptes ou au Sénat, sans parler de tous les think tanks qui se préoccupent de savoir où passe l’argent des contribuables.

Question qui n’intéresse évidemment pas le syndicaliste CGT ou apparenté. Parlez-lui de baisser les effectifs des fonctionnaires de 4 164 postes et de remonter les horaires de travail aux 35 heures légales et il se met à trépigner d’indignation et de colère en éructant comme un automate « provocation ultra-libérale, casse du service public, attaque contre le statut » et que sais-je. Mais grattez la surface de son discours tout émaillé de « justice sociale » et de « solidarité » et vous découvrirez un monde de privilèges et de petits arrangements. C’est une autre caractéristique désolante de notre fonction publique : les syndicats y font la loi.

Le tableau n’est donc guère réjouissant. Et pourtant, j’ai le regret de vous informer que ce n’est que la partie visible de l’iceberg.

On le sait moins, mais outre les fonctionnaires recrutés via les concours de la fonction publique, outre les contractuels qui, comme leur nom l’indique, ont un contrat de travail (de droit public, transformable par concours interne en statut de fonctionnaire) et outre les « autres statuts » tels que les médecins hospitaliers ou les enseignants du privé sous contrat par exemple, les bureaux des ministères et des collectivités locales abritent aussi des individus d’un quatrième type : des consultants rémunérés par leur employeur, lequel est un cabinet de conseil qui se fait payer par l’Etat sous forme d’honoraires en échange d’une prestation intellectuelle.

Ces consultants n’apparaissent donc ni dans les effectifs de la fonction publique ni dans la masse salariale. Leur « recrutement » se fait via la Direction des achats de l’Etat(Bercy) pour les ministères, leurs agences et les établissements publics et via d’autres directions des achats pour les collectivités territoriales, exactement comme pour les voitures de fonction, les gommes et les ramettes de papier.

Il s’agit en effet « d’acheter » une prestation de service afin d’obtenir les compétences ou les renforts introuvables en interne. Les cabinets qui proposent ces prestations sont nombreux et ils n’hésitent pas à attirer des consultants en leur annonçant fièrement :

« Nous sommes dans tous les ministères sauf deux ! »

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On peut citer les « Big Four », c’est-à-dire les quatre plus grands cabinets d’audit au niveau mondial, mais ce n’est pas leur premier axe d’activité. Parmi les cabinets plus orientés vers les activités de « gouvernement », on trouve surtout SIA Partners et Bearing Point ainsi qu’une multitude de cabinets spécialisés.

On a appris par exemple que l’Etat avait eu recours aux services de l’institut de sondage OpinionWay pour analyser les contributions du Grand débat. Ceci est une mission ponctuelle portant sur un événement particulier et exceptionnel qui ne se reproduira probablement pas avant longtemps.

Mais il existe aussi des missions beaucoup plus récurrentes pour lesquelles les consultants travaillent « en régie » à temps plein directement chez le « client », c’est-à-dire dans les ministères ou les collectivités locales. Pour le dire sans fard, ils « font les fonctionnaires » et assument le travail que les fonctionnaires patentés ne font pas, soit par manque de productivité soit par manque de compétence.

Parlez avec l’un de ces consultants et très rapidement il vous dira :

« Je suis encore sorti tard alors que mes « collègues » ont quitté le bureau à 17 heures. Je suis là pour faire leur boulot, en fait ! De ce que je vois, 20 % des fonctionnaires se défoncent vraiment, et ça peut très bien être des catégories C(les moins gradés) mais 80 % ne foutent littéralement rien, et ça peut très bien être des catégories A (les plus gradés). »

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L’un des gros points noirs de la fonction publique concerne les systèmes informatiques. Je vous ai parlé récemment des bugs hallucinants du système Osiris qui est censé effectuer les paiements de certaines subventions en provenance de l’Union européenne et l’on se rappelle les déficiences majeures du système Louvois de paiement des salaires des militaires.

A cette liste déjà ubuesque mais pas exhaustive, on peut rajouter l’abandon du système SIRHEN (Système de gestion des ressources humaines de l’Education nationale). Evalué au départ à 60 millions d’euros, il en a englouti 320 au bout de plus de dix ans « d’effort » qui n’ont permis de traiter que 18 000 personnes sur les 850 000 enseignants concernés.

Le salaire de marché d’un informaticien digne de ce nom est élevé, beaucoup plus élevé que ce que la fonction publique peut se permettre de payer de façon ouverte aux yeux des syndicats. Les salaires qu’elle propose n’étant pas susceptibles d’attirer les talents nécessaires, elle préfère recourir à la prestation de service, ce qui a l’avantage de maintenir la fable des salaires apparents peu élevés des fonctionnaires.

Sachant tout cela, on voit bien comment une baisse annoncée de 4 164 postes dans la fonction publique, en plus d’être insignifiante en nombre, ne signifie pas grand chose si elle doit être compensée par de la prestation de service intellectuel.

Non pas que je reproche aux pouvoirs publics de rechercher les meilleures compétences au meilleur prix du marché pour assurer leurs missions. Si l’on observaiten parallèle une réduction du rayon d’action étatique ainsi qu’une baisse effective des effectifs de fonctionnaires, on pourrait même s’en réjouir.

Mais ce n’est pas le cas. Les contribuables paient 5,7 millions de fonctionnaires et ils paient aussi tous ces effectifs cachés qui suppléent et complètent les premiers.

sur le web: https://leblogdenathaliemp.com/2019/04/15/fonction-publique-ce-quon-voit-et-ce-quon-ne-voit-pas/?fbclid=IwAR0soB99lm4sFH3Q0ywoqPptVu8UU2g91BavV53V5n1kHhDKM1GKrAJTltc

JUSTICE, VOUS AVEZ DIT JUSTICE, QUELLE JUSTICE?

Je vous retranscris un commentaire, assez court mais percutant, d’un de nos lecteurs car il m’a paru assez interessant dans le cas qui nous préoccupe, c’est à dire le dévoiement de la justice.

« Je signe pour la raison suivante.
Des lois de plus en plus mal faites, inutiles et inintelligibles.
Des lois où plus on en met, moins on comprend!
Non seulement il y a trop d’Élus, qui pour certains s’en mettent plein les poches et s’accordent des vacances au delà de la mesure, preuves à l’appui, il est aujourd’hui démontré que les lois sont de plus en plus mal fagotées et rédigés à la va vite.
Le système qui ne peut que générer des injustices. UBU loi, trop de lois tue la loi!
Le journaliste Philippe Sassier et l’universitaire Dominique Lansoy ont constaté une inflation, législative en FRANCE.
Sur Internet pour celui qui se donne la peine de chercher. On recense prés de 10.500 lois, 127.000 décrets, 74.000 traités et 17.000 textes communautaires en vigueur.
Et pourtant nul n’est censé ignorer la loi, même quand elle devient inintelligible voir débile.
Mr jean louis Debré, dans un article paru en janvier 2014 dans l’hebdomadaire le Point, déclare qu’en 1959 le recueil des lois et des résolutions de l’assemblée nationale pesait 500 grammes.
Il atteindra les 10 Kilos dans une paire d’année.
Le journal officiel qui comportait 10.000 pages dans les années 1990 en contient plus de 25.000 fin 2014.
En violant le droit, comme le font très souvent les Magistrats, on nous fait violence.
Le droit ne peut tolérer la violence.
Si être lésé par les magistrats qui « interprètent » la loi, engendre la violence, et l’anéantissement physique et moral des justiciables, la violence vient de l’abus de pouvoir, et le viol du droit, devient du harcèlement jusqu’à la mort des justiciables. »

LES HAUTS FONCTIONNAIRES DE BERCY NOUS VOLENT NOS IMPÔTS.

VOUS TROUVEREZ CI DESSOUS UN NOUVEL ARTICLE SUR LE VOL MANIFESTE DE NOS HAUTS FONCTIONNAIRES DE BERCY.
Il s’agit là d’une pétition pour que ces hauts voleurs de la République cessent enfin leurs magouilles avec notre argent.
Je vous conseille de la signer et de la faire partager.
Pour la fin de notre république bananière, la France, dans le top 10 de la corruption.
La France grâce à sa corruption généralisée de ses élites obtient la 26 emme place.
Peu encore mieux faire...

Saviez-vous qu’au ministère des Finances, à Bercy, les hauts fonctionnaires que l’on surnomme les gardiens du coffre-fort français fixent eux-mêmes leur rémunération ?

Résultat : des salaires et des primes mirobolants, sans contrôle et non imposables !

C’est la situation surréaliste que j’ai découvert dans un article de Jean Nouailhac publié dans Le Point du 2 janvier 2018 (1). Il y raconte comment depuis plus de 20 ans, le ministère qui a pour mission d’édicter et de surveiller la régularité des dépenses de l’État, s’octroie illégalement des avantages démesurés en toute impunité.

En 2010 et 2011, la Cour des comptes avait déjà publié deux rapports révélant la « corruption passive» des hauts fonctionnaires de Bercy. Le ministère des Finances y était même présenté comme « le moins scrupuleux dans l’application des règles des finances publiques ». 70 % des primes que s’attribuaient les dignitaires n’avaient « aucune base légale » et ce pourcentage pouvait monter jusqu’à 100 % dans le service des impôts. Sans compter que la plus grande part de ces primes ne figurait pas dans les déclarations d’impôts.

Un comble pour ces adeptes du matraquage fiscal qui sont à l’évidence beaucoup plus « conciliants » entre eux qu’avec le reste des Français.

Car le pire, c’est que depuis rien n’a changé !

Dans son dernier rapport de décembre 2017, la Cour des comptes épingle à nouveau Bercy. Après avoir épluché les salaires de plus de 750 hauts fonctionnaires du ministère entre 2013 et 2015, les magistrats dénoncent la « persistance de pratiques indemnitaires irrégulières », « de dispositifs de rémunération sans base juridique » et « d’indemnités sans fondement légal ».

Alors n’ayons pas peur des mots, il s’agit bien là de pratiques totalement illégales.

Et tout cela se trame au cœur même du ministère, au sein de la Direction générale des finances publiques (DGFIP). C’est du vol organisé !

Surtout que ce service, surnommé à juste titre « la pieuvre », représente tout de même 115 000 des 145 000 agents du ministère. C’est lui qui gère l’ensemble des 4 200 perceptions du pays. Et c’est aussi le plus opaque.

Et vous allez vite comprendre ce que ces hauts fonctionnaires préfèrent nous cacher…

Dernièrement, les enquêtes ont révélé qu’au cœur de ces plus hautes sphères de l’Etat, existe une « liste des 150 », jusqu’alors tenue secrète…

Il s’agit des 150 fonctionnaires du ministère de l’Economie les mieux payés, et dont les salaires dépassent l’entendement : en tête de cette fameuse « liste des 150 », on trouve le directeur des finances publiques d’Ile-de-France avec 255 579 euros net par an et l’ancien secrétaire général du ministre des Finances avec 188 479 euros net par an…(2) 

Oui, vous avez bien lu… Et il y en a 150 !

150 fonctionnaires, payés par l’argent de vos impôts, et dont les salaires pouvant atteindre jusqu’à 21 000 euros net mensuels, étaient encore confidentiels il y a quelques semaines…

… Et pour cause : aucune grille de la fonction publique ne permet d’atteindre ces niveaux de salaires !

Mais on ferme les yeux, et on les laisse faire. Alors « la pieuvre » s’en donne à cœur joie et la situation continue de s’aggraver.

Preuve en est : les salaires des conseillers du gouvernement Philippe ont flambé avec « une augmentation de plus de 20 % par rapport à ceux du gouvernement Valls en 2016. »

On a clairement l’impression d’être revenu au « bon vieux temps » des fermiers généraux de l’ancien régime. Quand ils s’en mettaient plein les poches !

Le plus fou dans tout ça c’est qu’en comparaison, avec 10 000 euros brut par mois, les ministres gagnent moins qu’eux. Avec un salaire de 15 000 euros brut mensuel, même le Premier ministre et le président de la République sont moins bien payés.

C’est un véritable pillage des deniers publics !

Si ils arrivent à de tels montants de salaire, c’est en partie grâce aux fameuses indemnités « sans fondement légal », la « part non imposable de leur rémunération »… et encore, je ne vous parle pas des nombreux avantages en nature pour lesquels personne ne semble avoir d’information précise.

Et ça se passe à tous les niveaux. Même lorsque ces hauts fonctionnaires ne sont plus en poste et préfèrent aller jouer leur carte en politique dans les cabinets ministériels, ils continuent à abuser des fameuses indemnités de sujétions particulières (ISP). Elles « leur permettent parfois de doubler leur rémunération ».

Ces ISP ont « augmenté de 39 % par rapport à 2016, un record, et se montent à 5 484 euros par mois en moyenne, un autre record : s’ajoutant à leur salaire de base, cela leur donne un traitement brut moyen de 12 000 euros par mois ».

En plus, je ne vous parle ici que de la partie visible de l’iceberg. Il ne fait aucun doute que nous sommes loin de tout savoir.

Comme il est dit dans l’article, voilà comment les finances de la France sont contrôlées par « des super privilégiés qui s’attribuent à eux-mêmes les plus beaux salaires de la fonction publique, supérieurs à ceux de tous les ministres et du président lui-même ». 

On a vraiment le sentiment que ces gens vivent dans un autre monde, à de folles altitudes où tout est permis, même le pire.

En laissant faire, les politiciens français encouragent ce monstre administratif à s’arroger illégalement des droits invraisemblables aux frais de la collectivité. C’est un racket indigne, orchestré par des hauts fonctionnaires et des ministres qui n’ont même pas commencé à préparer ne serait-ce que le début d’une réduction significative des dépenses publiques du mammouth hexagonal.

Parce qu’on ne peut pas dire qu’avec une dette nationale de 2 218 milliards d’euros – qui continue de s’alourdir – ces « hauts fonctionnaires de classe exceptionnelle » brillent réellement par leur capacité à gérer correctement les finances publiques.

Ce qui me scandalise le plus, c’est que ces abus indécents, connus de tous, soient tolérés depuis tant d’années. La Cour des comptes les dénonce mais quelles sanctions sont encourues par les contrevenants ? Aucune ! Qui les contrôle ? Personne !

Nous avons clairement affaire à une clique de privilégiés qui se croit tout permis. Ils se pensent au-dessus des lois qu’ils appliquent durement au citoyen ordinaire. Pendant ce temps ils profitent impunément de l’argent extorqué au contribuable, dont les impôts ne cessent d’augmenter.

Très franchement, je pense qu’un bon coup de balai s’impose à Bercy !

Alors, si vous pensez comme moi, signez la pétition adressée au ministre de l’Economie, Bruno Le Maire et au ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Il faut mettre un terme à ces pratiques illégales et exiger un contrôle efficace pour limiter les salaires et primes des hauts fonctionnaires de Bercy.

N’hésitez pas également à partager et à diffuser ces informations autour de vous. Nous devons alerter un maximum de personnes sur les manigances de ces hauts fonctionnaires.

La pétition:
https://www.citizaction.fr/petition/pour-un-controle-des-hauts-salaires-de-bercy/

et aussi: http://www.temoignagefiscal.com/un-bercypapers/

Bercy, l’Empire du mal et la citadelle de tous les abus !

Politique fiction : la France sur la voie du Venezuela ? par Philippe Charlez et Mayela Rivero

Horizon 2030, la France est devenue socialiste. La catastrophe avait pourtant commencé bien avant…
Face à la colère de la rue sévèrement réprimée samedi dernier, le Président s’est finalement adressé hier soir à la Nation depuis le palais présidentiel sur la RTE3la seule chaîne encore autorisée par le pouvoir. En présence de ses ministres, il s’est exprimé sur le blackout électrique qui plonge le Pays dans le noir depuis le 7 mars.

Parmi les quelques journalistes officiels accrédités, on pouvait reconnaître au premier rang de l’assemblée la Première ministre, la ministre du Contrôle de l’audiovisuel et de la propagande, le ministre de l’Intérieur,  le ministre de la Culture, le ministre des Entreprises Nationales ainsi que son épouse la ministre de la Justice. Tous les accès avaient été bloqués par la Police politique sous l’œil noir de son chef toujours aussi impeccablement coiffé de sa brosse rousse légendaire.

La moitié du pays étant toujours sans électricité, seule l’autre moitié a pu écouter le Président. Cela fait maintenant 4 semaines que les trains ne circulent plus, que les hôpitaux fonctionnent au ralenti, que la plupart des villes ne sont plus éclairées et que les quelques privilégiés possédant encore une voiture ne peuvent plus la recharger. En effet suite à la promulgation de la loi sur la transition écologique de 2025, seuls les véhicules officiels ont encore le droit de se déplacer avec un véhicule à essence.

L’ÉTAT D’URGENCE PERMANENT

Le Président a d’abord condamné les violences de ces derniers jours en rappelant que depuis l’instauration de l’état d’urgence permanent voici deux ans, les manifestations de rue étaient totalement interdites. Si elles se poursuivent, les forces de l’ordre et l’armée y répondront sans aucune complaisance. Ensuite durant plus de deux heures, il a expliqué les raisons du blackoutélectrique. Il résulte d’un « complot des capitalistes européens qui sous influence de l’impérialisme américain  refusent de fournir au peuple l’électricité dont il a besoin pour son bien-être ». Des explications relayées d’une seule voix par l’ensemble des membres du gouvernement.

Rappelons en effet que, suite à la profonde dégradation du parc nucléaire dont les trois quart des réacteurs sont aujourd’hui à l’arrêt pour des raisons de sûreté, le pays est obligé d’importer 75 % de son électricité de l’Union. Mais, en manque total de devises il n’a plus payé ses importations d’électricité depuis plus de deux ans, ce qui explique la riposte de ses voisins.

Mais comment ce pays en est-il arrivé là ? Lui qui était encore il y a 10 ans la sixième puissance mondiale est aujourd’hui devenu la plus pauvre nation européenne. En dix ans son PIB a été divisé par quatre, huit citoyens sur dix sont au chômage et l’espérance de vie est passée de 80 à 63 ans. Les touristes ont fui le territoire. Sur la côte les villas abandonnées des riches étrangers ont été préemptées par les membres du gouvernement et leurs proches. Cela fait maintenant cinq ans que le festival du film international a été supprimé. L’été dernier, le dernier palace a fermé ses portes faute de clients.

C’est à l’automne 2018 sous le mandat du Président précédent que ce drame débuta avec le fameux mouvement des Casaques rouges. Un mouvement violent, déstructuré et revanchard animé par la jalousie et la haine de la réussite et des élites. Au nom d’une nouvelle « lutte des classes » les Casaques rouges réclamaient pouvoir d’achat, justice sociale, justice fiscale et reconnaissance au sein d’une démocratie représentative.

La multiplication des violences a finalement abouti à ce fameux samedi noir d’octobre 2019 quand les Casaques rouges ont essayé d’envahir le palais présidentiel. Acculée, l’armée a alors ouvert le feu, faisant 50 morts parmi les manifestants. Le Président qui avait pourtant tout fait pour apaiser la situation en lançant notamment une Grande consultation populaire n’avait plus d’autre choix que de démissionner sous la pression de l’opinion publique, des médias et des partis de l’opposition.

Les élections présidentielles qui suivirent qualifièrent au second tour les deux candidats extrêmes dont les programmes étaient finalement très voisins. La victoire de justesse du candidat d’extrême gauche à l’élection présidentielle fût largement confirmée aux élections législatives où son parti remporta plus de 65 % des sièges.

SIXIÈME RÉPUBLIQUE

Un vent d’euphorie s’est alors levé sur le pays. Grâce à la Sixième République et à sa constituante, l’État allait enfin pouvoir apporter au pays la justice sociale qu’il attendait pour «reprendre aux riches et aux multinationales tout ce qu’ils avaient spolié dans le passé ».

La nouvelle constitution octroya au peuple un semblant de démocratie participative. Ainsi, au début de son premier mandat Le Libérateur passait chaque dimanche plusieurs heures à la télévision pour animer son émission préférée « Allô Président ». Qui ne se souvient pas de l’appel de madame Dupont expliquant que « ses lunettes ne lui avaient pas encore été remboursées par la sécurité sociale » et de l’image du Président se retournant furieux vers son ministre de la Santé pour lui intimer l’ordre de créditer madame Dupont avant… mardi. Du grand art populiste qui, à l’époque, soulevait la passion des foules.

Comme il l’avait promis lors de sa campagne électorale, le Président imposa des mesures économiques et sociales radicales. Pour compenser le doublement du SMIC, le retour de la retraite à 60 ans, la santé gratuite pour tout le monde et l’embauche d’un million de fonctionnaires, il rétablit immédiatement l’impôt sur la fortune en le portant à 3 % par an. Jugeant le taux confiscatoire, de nombreuses personnes fortunées s’exilèrent au cours des deux années qui suivirent.

Contre les recommandations de l’Union, il nationalisa sans aucune compensation la plupart des grandes entreprises privées ceci afin de « mettre la main sur leurs énormes bénéfices et éviter que les dividendes engraissent les actionnaires ». Il décida aussi d’y uniformiser la grille des salaires. Fortement pénalisés, la plupart des cadres supérieurs se sont alors mis en grève, paralysant instantanément l’économie du pays. En tant que nouvel employeur national, le gouvernement réagit immédiatement en licenciant sans délai « cette élite égoïste indifférente au malheur du peuple ».

LA PREMIÈRE VAGUE D’ÉMIGRATION

Ces décisions eurent pour effet de faire fuir les investisseurs mais aussi et surtout les cerveaux. On les retrouve aujourd’hui dans les grandes multinationales des pays limitrophes où ils ont refait leur vie. La plupart ont d’ailleurs pris la nationalité de leur nouveau pays d’accueil pour éviter la double imposition qu’avait imposée le pouvoir en place. C’est ce que l’on a nommé la « première vague d’émigration ». En moins de trois ans, le pays s’était vidé de ses investisseurs et de ses élites, deux ingrédients indispensables à la croissance économique. Aussi, les recettes attendues des deux mesures phares (ISF confiscatoire et nationalisations) ne furent jamais au rendez-vous.

Pour redistribuer aux Casaques rouges, il ne restait plus que la spirale de l’emprunt dont les taux sont restés très bas  jusqu’à la crise de 2026. Malgré les mises en garde de l’Union, le pays a ainsi porté son déficit à plus de 7 % par an alors que sa croissance, la plus faible de l’Union, ne dépassait pas 1 %. Début 2026 sa dette avait atteint 150 % de son PIB. C’est pourtant cette politique économique qui permit au Président de se faire réélire haut la main en 2025 avec un surprenant 60 %… au premier tour. Il faut dire que durant le premier mandat, l’opposition profondément désunie s’était révélée incapable de proposer un réel projet alternatif. Mais la nouvelle constitution fût aussi rédigée en faveur du parti au pouvoir avec notamment un redécoupage favorable des circonscriptions.

Partie d’outre-atlantique et de Chine, la crise de 2026 emmena la planète dans une nouvelle spirale financière qui fit bondir les taux d’intérêt. En quelques mois la dette du pays doubla pour atteindre 300 % du PIB. Le PREXIT était devenu inévitable. Refusant tout plan d’austérité et menaçant de ne plus rembourser ses créditeurs, le Président fût alors obligé de sortir sans délai et sans négociation de l’Union et de sa monnaie unique. Selon lui, le retour à la monnaie nationale devait être l’antidote à la mondialisation et faire recouvrer aux citoyens une prospérité que les « fascistes capitalistes et mondialistes » lui refusaient.

CATASTROPHE ÉCONOMIQUE

Les conséquences économiques furent catastrophiques. Dans les mois qui suivirent, le pays entra en récession continue (il ne l’a plus quittée depuis). Inflation à trois points, baisse dramatique de la productivité et des salaires, incalculable nombre de faillites, déliquescence des services publics et retard récurrent de la paye des fonctionnaires conduisirent à un accroissement de la corruption mais aussi à des mouvements sociaux violents que le pouvoir réprima durement.

Des mouvements sociaux « fomentés de l’étranger par les pays capitalistes hébergeant les dissidents et les traîtres » selon le Président. Un Président aux abois, qui s’est alors durci pour se maintenir au pouvoir : suppression du conseil constitutionnel, état d’urgence permanent, arrestation d’opposants politiques et de journalistes, fermeture de la plupart des organismes de presse, des chaînes de télévision et des radios privées, interdiction de la plupart des partis politiques. Pour des « raisons de sécurité nationale » la constitution a été modifiée en 2027 autorisant le Président à se représenter cette année pour un troisième mandat.

Et pendant ce temps on assiste à une seconde vague d’émigration. Ce ne sont plus comme en 2022 les investisseurs ou les cadres supérieurs des grandes compagnies nationalisées qui quittent le pays mais des citoyens affamés et malades en quête d’un avenir meilleur. Comme toutes les frontières terrestres ont été fermées leur seul choix est de traverser la méditerranée pour rejoindre les côtes africaines totalement submergées par ce flux migratoire inattendu.

Du Venezuela où il est actuellement en exil, l’ancien Président soutenu par de nombreux pays démocratiques appelle les citoyens à résister. Mais difficile de résister quand on gagne moins de dix euros par mois, que tous les magasins sont vides, qu’on vit la moitié du temps sans électricité et que l’on doit s’approvisionner en eau à plusieurs kilomètres car le réseau de distribution n’est plus entretenu.

Cet appel a été relayé par Stéphane A., ancien leader charismatique des Casaques rouges lui aussi en exil et que nous avons pu rencontrer en caméra cachée. Lui qui croyait tant à la lutte des classes, à l’écologie, au partage de la richesse et à la solidarité reconnait aujourd’hui son errance. Il nous confie cette phrase étonnante « finalement je me rends compte que la richesse ne se partage pas, à terme seule la pauvreté se partage ».

 

  1. Philippe Charlez est expert en questions énergétiques à l’Institut Sapiens. ↩
  2. Mayela Rivero est membre de la communauté Vénézuélienne de France. ↩
  3. Radio Télévision d’État. ↩

sur le web:  https://www.contrepoints.org/2019/03/27/340130-politique-fiction-la-france-sur-la-voie-du-venezuela

Compétitivité fiscale : la France est dernière, à la 35e place ! par Nicolas Lecaussin

Tax Foundation est un think tank basé à Washington, fondé en 1937. Ses experts publient régulièrement des articles et des rapports consacrés à la fiscalité et à l’impact des taux d’imposition sur l’économie. Une de leurs publications est un Index annuel de la compétitivité fiscale dans 35 pays membres de l’OCDE qui compare l’IR, l’IS, la TVA, l’impôt foncier… et aussi l’instabilité fiscale dans ces pays.

En tête du classement, parmi les pays les plus compétitifs fiscalement, on trouve l’Estonie et la Lettonie. L’Estonie a eu, jusqu’en 2018, une flat tax à 20 % sur tous les revenus qui a contribué à sa forte croissance économique. Malheureusement, elle a changé cette flat tax pour un impôt progressif mais garde un IS à 20 %, en dessous de la moyenne des membres de l’OCDE qui est de 24 %. Parmi les mieux classés, on trouve, bien entendu, le Luxembourg et la Suisse mais aussi la Suède avec un taux de l’IS à 21.4 %, l’un des plus compétitifs.

Index de la compétitivité fiscale (2018)

Index de la compétitivité fiscale (2018)

L’Index classe la France à la dernière place et cela pour la cinquième année consécutive ! Son taux de l’IS dont la baisse est repoussée, la progressivité de l’IR, l’impôt foncier, l’impôt sur les transactions financières et sur les successions, font de notre pays un véritable enfer fiscal. Quand on pense que certains demandent encore plus d’Etat et plus d’impôts !

 

sur le web:  https://fr.irefeurope.org/Publications/Les-chiffres-cles/article/Competitivite-fiscale-la-France-est-derniere-a-la-35e-place