Archives pour la catégorie Zap du Net

Une selection d’articles choisis sur le net par E. Bolling

AU SUJET DU FILM HOLD UP

AU SUJET DU FILM HOLD UP :
Très beau texte publié dans France soir par un psychanalyste :
C’est comme si ce “Hold-Up” avait réveillé les dormeurs et les endormis, agissant comme un catalyseur ou un révélateur, à l’instar d’un cauchemar qui réveille le dormeur pour l’empêcher de continuer son rêve dérangeant trop intense, comme si ce qui est exposé dans le film pouvait tout d’un coup être plausible, envisageable, chose inacceptable et insoutenable pour une conscience formatée et docile.
Car si cette version, qui n’est qu’une hypothèse de travail dans le film puisqu’elle est proposée comme telle dans le but de faire réfléchir autrement, si ce narratif alternatif tient la route ne fusse qu’une seule seconde, alors elle devient crédible. Mais elle fait peur et elle effraye tellement qu’elle provoque chez de nombreuses personnes un rejet violent qui n’est en fait rien d’autre qu’un mécanisme de défense du moi sous forme de déni de réalité, le fameux “je n’en veux rien savoir”, trop dangereux à envisager.
Car enfin, restons logiques et sérieux un moment : si ce film n’est qu’un ramassis de délires conspirationnistes complotistes débités par des personnes non crédibles tenant des propos ridicules et mensongers non sourcés, où est alors le souci ? Il eût suffi de laisser pisser le mouton et de l’ignorer.
En réalité, en y regardant bien, il y a un rapport “inversement” proportionnel entre les deux narratifs, plus l’officiel est contesté de manière appuyée, logique et efficace plus les réactions sont “virulentes” et virales, normal en régime covidien, et plus les “complotistes” semblent entendus et suivis, semant la peur et la panique chez les adhérents et les ayatollahs du régime covidien qui se sentent menacés dans leur certitudes et qui n’attendent que le vaccin en étant persuadés de pouvoir revivre comme “avant”, ce qui n’est qu’un mensonge et une illusion pour toute personne un peu intelligente et avertie car il n’y aura plus JAMAIS de retour en arrière à une vie “normale telle que nous l’avons connue”, c’est un fait avéré et vérifiable, nous avons changé de norme sociale et politique pour une longue durée indéterminée.
Quand on pense que cette presse officielle fabrique et propage la peur et l’angoisse tous les jours en ré-écrivant le cours de cette épidémie, en biaisant les données biostatistiques pour consolider leur narratif effrayant de manière servile, on est en droit de leur demander qui fait réellement peur et qui est vraiment dangereux, eux ou les “complotistes” ? Qui fait du mal à qui ?
N’est pas complotiste qui veut.
Ainsi, dans un subtil retour du boomerang, les complotophobes qui produisent tant d’efforts quotidiens pour construire et alimenter le narratif officiel apocalyptique du covid et qui sont les alliés de ce régime biopolitique-techno-sanitaire autoritaire inique, récoltent ce qu’ils ont semé et reçoivent en pleine figure ce qu’ils ont envoyé depuis plus de six mois.
Qui sème le vent récolte la tempête. Le vent s’est levé et la tempête ne fait que commencer, soulevant une houle et des vagues de raison sur l’océan du Covid-(19(84).
Attention, ça va tanguer.
Michel Rosenzweig
Philosophe et psychanalyste
Merci Rosemarie Richard

LA MORT D’UN EX-GEANT: GIBERT JEUNE NE SE RELEVERA PAS.

C’est encore un “pan” du monde d’avant qui est en train de s’écrouler dans l’indifférence générale.
Chez Gibert Jeune j’y acheté, quand je n’avais pas d’argent, des tonnes de livres en occase: les œuvres complètes de Zola et d’Agatha Christie, et combien d’autres…

GIBERT JEUNE va fermer …
Un crime ordinaire d’une légende .
Un voyage vers le cimetière des éléphants
Chronique annoncée de la mort d’un temple élevé à la vertu du savoir, du pourquoi en échange de pistes cyclables…
Nous y allions chercher, écouter au casque une galette posée sur une platine à courroie Lenco. Nous croisions et saluions des 33 T rarissimes , des imports, fouillant les bacs et nous interpellant d’un coin à l’autre de ce temple baroque dévolu à une seule déesse, une seule muse , la culture ….
Et puis il y avait toutes ces petites librairies thématiques , dont une où je me régalais , l’ésotérisme et les sciences humaines .
Je suis aussi longtemps descendu dans cet hôtel qui jouxtait la place Saint Michel, passage des Hirondelles connu par les jeunes citoyens du monde et les routards. Les émotions et les les caresses, les questions. Les réponses avant même les questions !
Francoise en était la grande prêtresse.
Dans ma mémoire, du fond de ma mémoire , cet hôtel particulier fut un cadeau de François premier fait à sa maîtresse …
J’ai souvent flâner – d’une échoppe en papier et encre à l’autre – à Saint Michel passant tout prêt de jeunes femmes et hommes qui s’essayer au hip-hop, je posais un regard sur le dragon de pierre terrassé par Saint Michel . De cette lutte naquit une fontaine hausmanienne et grandiloquente ! Mais finalement cette perspective cavalière lui donne un sens.
Cette mythique devanture jaune et ses étalages de livres et de disques sur lesquels s’arrêtent toujours les chalands font de la librairie Gibert Jeune un lieu merveilleux du quartier latin.
Je dis merveilleux, mais n’est-ce pas une étape sur le chemin de Compostelle , une marche de la quête du Graal, un arrêt, un refuge sur la route taillée dans l’hostile modernité, vers la connaissance et le savoir. Il s’agit pas d’un savoir perfusé par les mêmes canaux, les mêmes logiciels, la même pensée unique « totémisée » par le peuple abêti. Il s’agit d’une soif, d’un plaisir , d’odeurs de vélins et de vinyles qui chatouillent nos narines et nos papilles impatientes. Qui ne se souvient de cette escalier kitch et jaune qui montait aux étages ?
Ici les étudiants et les brocanteurs, les chercheurs et les chats perchés avaient l’habitude de se presser pour dénicher des livres d’occasion ou pas, des albums improbables , à deux pas des quais de Seine investis par les bouquinistes mais aussi par la librairie anglophone Shakespeare & Company.
Vous l’aurez compris, l’amour du livre, c’est ce qui fait l’âme de Saint-Michel mais aussi du quartier latin. Les amoureux aussi se pressaient se serraient , échangeaient leurs lèvres et leurs envies de corps de musique et de littérature. Leurs mains se baladaient dans les bacs et sur les rayonnages et sur les corps doucement, apeurées et pressées.
Jacques Servia