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Une selection d’articles choisis sur le net par E. Bolling

62 ans d’Imagination fiscale… et de Mensonges. Témoignage.

Un témoignage que m’a fait parvenir Richard Armenante.

Une information que l’on m’a adressée et qui n’est pas sans intérêt, à méditer:
“Regard sur la retraite durant 62 ans.
La situation où on en est !
> De 1956 à nos Jours : 62 ans d’Imagination fiscale… et de Mensonges
> Déjà, je me présente. Je m’appelle Micheline Sany.
> Je suis née en 1927 et je vous le dis tout net :
> à force de tirer sur l’Elastique, la Corde va péter !
> En 1956, quand Guy Mollet a instauré la Vignette pour « fournir un Revenu minimum à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus », bon… moi j’avais à peine 30 ans et j’étais très fière de pouvoir venir en aide aux Anciens. En plus, Paul Ramadier, le Ministre des Affaires Economiques,avait affirmé que ça serait une Taxe temporaire…
> Bah, il a duré Quarante-Quatre Ans le Temporaire !Pendant quarante-quatre ans j’ai payé cette Vignette ! Alors merci !
> Surtout que les Anciens n’en ont presque jamais vu la couleur, vu qu’au bout de trois ans, le Premier Ministre, Michel Debré, a annoncé que le Produit de la Vignette serait finalement « acquis au Budget de l’État… », qui le reverserait au Fonds National de Solidarité. Enfin, en partie… Enfin, en petite partie. Que les Vieux se fassent dépouiller comme ça, ça a fait du foin, pendant toutes ces années. Mais ça n’a jamais rien changé.
> Ensuite en 1991 , quand ils ont créé la CSG, la Contribution Sociale Généralisée pour financer la branche famille, en remplacement des Cotisations Patronales d’Allocations Familiales, bon… sans râler, j’ai payé !
> Surtout que ça ne devait durer que Cinq ans.
> « Une Contribution transitoire » qu’ils disaient et puis 1,1 %, c’était supportable.
> Seulement Vingt-Sept ans plus tard, elle transite toujours la CSG !
> Et elle a grimpé à 9,2 % pour les Salariés et 8,3 % pour les Retraités.
> Par étapes, bien sûr, c’est moins voyant.
> En 1993, elle est passée de 1,1 à 2,4 %. Pour alimenter en plus le Fonds de Solidarité Vieillesse.
Y’avait pas déjà la Vignette pour ça?

> Chuuuuut, arrêtez d’être insolents !
> > > > En 1997, elle augmente encore pour financer, en plus, la Branche Maladie : on en est à 3,4 %.
> > > > En 1998, toujours pour la branche maladie, elle passe à 7,5 %, etc., etc.
> > > > Bref, la Protection Sociale ne s’est pas redressée, et ce qui devait être temporaire est devenu…
> > > > un Impôt de Plus. Ah bah oui !
> > > > La CSG, ça rapporte plus que l’Impôt sur le Revenu aujourd’hui.
> > > > Si on vous demande combien vous payez d’Impôts par an, vous savez le dire.
> > > > Mais si on vous demande combien vous payez de CSG, vous savez ?
> > > > Chez moi on disait : « C’est tout un art de plumer l’Oie sans la faire crier.»
> > > > Alors qu’il y aurait de quoi hurler.
> > > > Et puis en 1996, rebelote avec la CRDS, la « Contribution à la Réduction de la Dette Sociale ». J’ai payé. (Mais j’avoue, j’ai râlé.)
> > > > À cette époque, les Déficits Sociaux s’élevaient à un Montant estimé entre 30 et 38 Milliards d’euros. Oui, parce que nous, si on se trompe de dix euros dans notre Déclaration de Revenus, on risque une Amende, mais eux, un flou de 8 Milliards, ils ont le Droit…
> > > > Toujours est-il qu’ils avaient tout bien calculé :
> > > > en treize ans, tout serait remboursé. La CRDS devait disparaître le 31 Janvier 2009.
> > > > Mais voilà-t’y pas qu’en Septembre 1997, le Gouvernement Jospin annonce 13 Milliards d’euros supplémentaires de Dettes, qui correspondaient aux Déficits Sociaux non financés des années 1996 à 1998. Alors, ils ont tout bien recalculé, finalement pour tout éponger il fallait prolonge jusqu’au 31 Janvier 2014.
> > > > Mais voilà-t’y pas qu’en 2004, le Plan de Redressement de la Sécurité Sociale concocté par Philippe Douste-Blazy annonce 50 Milliards d’euros supplémentaires de Dette à rembourser.
Alors, ils ont tout bien re-recalculé… et ils ont vu que finalement, la Trinité était la meilleure date pour arrêter la CRDS. Donc, on la paye toujours…
> > > > Et puis, en 2004, Raffarin a inventé la « Journée de Solidarité », vouée à « l’Autonomie des personnes âgées ».
> > > > Moi, ça va, j’étais déjà à la Retraite, mais vous, vous avez travaillé, sans être payés !
> > > > Et en 2013 ,une nouvelle Taxe pour les Retraités.CASA, ça s’appelle.
> > > > C’est la « Contribution Additionnelle de Solidarité à l’Autonomie », 0,3 % sur les Retraites, Pensions d’Invalidité, Allocations de Pré Retraite.
> > > > C’est-à-dire qu’ils font payer les Vieux pour que les Vieux soient autonomes !
> > > > C’est pas du bon Foutage de Gueule, ça ?
> > > > Et on continue. En 2013,
> > > > toujours, M. Jean-Marc Ayrault
> > > > nous gèle les Retraites Complémentaires…
> > > > Et comme ça ne s’arrête jamais, maintenant, parce que j’ai 1 247 euros de Revenu Fiscal par mois,
> > > j’ai une Augmentation monstrueuse de la CSG :
> > > > 25 % d’Augmentation !
> > > > Ah ben oui, on nous a dit 1,7 % ,
> > > > mais c’est pas 1,7 % de ce qu’on payait,
> > > > c’est le Taux qui augmente de 1,7 % !
> > > > Bref, nous les Vieux,
> > > > on est passés de 6,6 % à 8,3 % de CSG, ça nous fait 25 % dans les dents qui nous restent.
> > > > Et maintenant, la Cerise sur le pompon :
> > > > on nous annonce que nos Retraites vont être revalorisées de 0,3 %.
> > > > Cinq fois moins que l’Augmentation dont on aurait dû bénéficier si le Code de la Sécurité Sociale avait été simplement respecté, puisqu’il prévoit que les Pensions soient revalorisées du Montant de l’Inflation moyenne sur l’année pour éviter toute dégradation du niveau de vie.
> > > > Et l’Inflation prévue d’après l’Insee est de 1,6 %.
> > > > Et Bruno Le Maire ose dire sur RTL :
> > > > « Mais ils ne seront pas perdants, leur Pension de Retraite continuera à être revalorisée. »
Il croit qu’on est tous gâteux ou quoi !!! “

 

ET AUSSI CE COMMENTAIRE:
Et vous ne parlez que de la csg … , sur salaire et retraité, vous oubliez celle sur le patrimoine, qui est passé de 0 en 1991, à 17,2% aujourd’hui, et probablement 30% dans les 10 ans, et ou les privilèges se payent, (sauf bien entendu les privilèges de la monarchie et de leurs sbires)
Vous pourriez parler du pea, exonéré d’impôts mais pas de csg sur patrimoine, ce plan qui bénéficiait d’un avoir fiscal, et qui as été simplement suprimé , je vous garantie que les propriétaires de pea, ne s’apellent pas ” Bétencourt, Arnaud,…”
Les propriétaire d’un petit bien immobilier, qui sont logés à la même enseigne,
Vous pourriez également parler de l’exonération des plus value immobilière, qui en 91: 22 ans pour être exonéré, puis passé à 15 ans en 2002 (je crois), puis repassé à… 32 ans aujourd’hui.
Et aussi pour que les petits actionnaires pour garder leurs actions longtemps, il y avait une exonération de 65% sur les plus-value, supprimée d’un coup.
Que dire des « avantages retraites », de tout temps pour les fonctionnaires, la fameuse préfonds, totalement déductible du revenus ou de l’impôt payé, je sais pas et je m’en fous, cette retraite par capitalisation si décriée par ces … derniers, et qui n’est pas accessible au secteur marchand…
A croire tout ces fonctionnaires, ils auraient surement de meilleurs salaires dans le privé, mais pourquoi n’y vont ils pas? (Ils sont tellement sur d’être les meilleurs, …)

Différences des retraites entre public et privé Par Alain Mathieu,

Les différences entre le public et le privé en matière de retraites est un sujet d’actualité brûlant ; dès jeudi la France sera paralysée par la grève des salariés du secteur public qui refusent la disparition de leurs régimes de retraite.

Cette suppression figurait dans le programme électoral d’Emmanuel Macron il y a deux ans : « Nous mettrons fin aux injustices de notre système de retraites. Un système universel avec des règles communes de calcul des pensions sera progressivement mis en place ».

Cette suppression figurait aussi cette année-là dans le programme des Républicains : « nous supprimerons progressivement les régimes spéciaux de retraite et alignerons les régimes de retraite de la fonction publique sur le régime général ».

Vous connaissez ces injustices de notre système de retraite : dans le secteur public on part à la retraite en moyenne environ trois ans plus tôt que dans le secteur privé, et, à salaire de départ égal, la pension moyenne de retraite y est proche du double. Cette pension est égale à 75% du salaire moyen des six derniers mois, alors que dans le privé elle est de 50% du salaire moyen des 25 meilleures années, auxquels s’ajoutent des retraites complémentaires qui portent le montant à environ 60%.

En janvier 2010, lançant la réforme Sarkozy des retraites, qui faisait passer l’âge légal de départ de 60 à 62 ans, François Fillon déclarait au Figaro : « Aucune question n’est taboue. Celle du calcul de la pension sur les six derniers mois de salaire dans la fonction publique se pose évidemment ». Pascale Coton, responsable des retraites à la CFTC, réagissait aussitôt : « Calculer la retraite des fonctionnaires sur les 25 meilleures années ferait chuter les pensions de 40% » déclarait-elle. La question fût rapidement enterrée.

Les différences considérables en faveur du secteur public expliquent l’ardeur manifestée par ses bénéficiaires pour garder ces avantages.

Vous connaissez la justification fournie par les syndicats du secteur public : il y aurait un contrat moral entre les employeurs publics et leurs employés. Ceux-ci seraient mal payés et en contrepartie bénéficieraient de retraites privilégiées. En réalité ils ont bien d’autres avantages, un emploi à vie qui leur enlève toute inquiétude pour l’avenir, une progression de leur salaire à l’ancienneté, des horaires de travail plus légers, des retraites par capitalisation dont les cotisations sont déduites fiscalement de leur revenu, et des avantages annexes que nous détaillerons. Et leurs salaires sont souvent, à temps de travail égal, supérieurs à ceux du secteur privé. Ainsi par exemple, le salaire moyen à EDF est de 4.900 € par mois. De plus ils sont nombreux à appliquer la devise des salariés des pays communistes : « ils font semblant de nous payer ; nous faisons semblant de travailler ».

Mais revenons à la comparaison public/privé. Les moyennes peuvent cacher de grandes disparités car il y a des situations très différentes à l’intérieur du secteur public, comme du reste, à l’intérieur du secteur privé. A quoi est due cette diversité ?

En dehors du régime général des salariés du secteur privé et de la mutualité agricole, il y a 42 régimes spéciaux de retraite. Certains d’entre eux concernent d’ailleurs le secteur privé : les avocats, les indépendants (artisans, commerçants, industriels), les professions libérales (notaires, médecins, pharmaciens, dentistes, architectes…), les clercs de notaires, les marins.

Il y a des régimes spéciaux anecdotiques, comme celui de la préfecture du Haut-Rhin, avec 5 bénéficiaires, celui du chemin de fer franco-éthiopien, avec 10 bénéficiaires, ceux des ports de Bordeaux et Strasbourg et de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. Le régime spécial de la Comédie française n’a que 401 pensionnés.

Quel est l’âge réel de départ en retraite dans le secteur public, à comparer à celui du secteur privé, qui est en moyenne de 63 ans ?

Les fonctionnaires des catégories actives, expression fort peu aimable pour les autres, qualifiés de sédentaires, peuvent partir en retraite entre 55 et 57 ans, 5 ans avant les autres. Ils sont 765.000. Mais certains fonctionnaires de catégorie active, comme les policiers, les surveillants de prison, les contrôleurs aériens peuvent partir à 52 ans. Les fonctionnaires civils titulaires de catégorie sédentaire sont les moins favorisés et partent un an et deux mois avant le secteur privé. Les danseurs de l’Opéra de Paris partent à 42 ans, les fonctionnaires des assemblées parlementaires peuvent partir après 15 ans de service, les militaires du rang après 17 ans, un commandant de l’armée de l’air peut partir à 52 ans, un général à 63 ans. A la RATP, l’âge moyen de départ est 52 ans pour les roulants et 57 pour les autres. A la SNCF, c’est un an plus tard pour les roulants comme pour les sédentaires. A EDF, l’âge moyen est à 58 ans.

Au total un nombre important de salariés du secteur public partent en retraite avant 61 ans : 30% des fonctionnaires civils de l’Etat, 38% des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, 93% à la RATP, 97% à la SNCF. Ainsi s’explique la moyenne d’environ trois ans de différence entre le public et le privé.

En ce qui concerne le niveau des pensions, la pension moyenne d’un fonctionnaire civil de l’Etat de catégorie active est de 2.473 € par mois, tandis que celle du régime général, y compris les retraites complémentaires, pour un salarié non-cadre, est de 1.335 €, soit 85% de plus pour les fonctionnaires. Pour avoir un tableau plus complet, rappelons que dans le secteur privé les cinq millions de retraités agriculteurs, commerçants, artisans ne sont pas dans le régime général et font baisser la moyenne. Par exemple la moyenne des commerçants est à 970 € par mois, celle des agriculteurs à 740, les artisans à 1.050. Dans le secteur public les cheminots sont à 2.600 €, les électriciens à 3.600 et la RATP à 3.700. Ainsi entre la moyenne du retraité agriculteur et celle du retraité de la RATP, le rapport est de 1 à 5.

Les pensions de réversion (c’est-à-dire versées principalement aux veuves) sont soumises à des conditions de ressources dans le secteur privé, pas dans le secteur public.

Les fonctionnaires se plaignent du fait que leur retraite est calculée sur leur salaire de base, à l’exclusion des primes. Mais c’est en réalité un avantage. En effet en 2005 a été créé le régime additionnel de la fonction publique, un régime obligatoire par capitalisation intégrant les primes jusqu’à 20% du traitement. La cotisation, égale à 10% des primes, est partagée par moitié entre le fonctionnaire et l’employeur. Dans son dernier rapport annuel, l’organisme qui gère cette retraite additionnelle se réjouit de son développement, puisque ses placements atteignent 30 milliards d’euros. Il se réjouit aussi du rendement de ces placements, qui depuis l’origine est en moyenne de 4,8% par an, ce qui permettra de doubler ce complément de retraite par rapport à une retraite fonctionnant par répartition. Le rendement est si bon que l’organisme gestionnaire a pu diversifier ses placements. En particulier il construit des logements à faibles loyers qu’il réserve aux fonctionnaires dont le salaire est supérieur au maximum autorisé pour les HLM. Son rapport précise : « Grâce à la décote par rapport au loyer du marché, les ménages logés ont réalisé une économie annuelle moyenne de 1.167 € ». Cette réussite de la retraite additionnelle de la fonction publique est un argument convaincant en faveur de l’introduction d’une part de capitalisation dans notre futur régime universel de retraite.

Au total les avantages du secteur public peuvent être chiffrés : les retraites publiques coûtent 93 milliards d’euros par an, le double de ce qu’elles coûteraient si elles étaient calculées comme celles du privé.

Outre leurs pensions plus élevées les retraités du secteur public bénéficient souvent d’avantages en nature : électricité à un tarif réduit de plus de 90% pour les électriciens, transports gratuits ou réduits de 90% pour la famille des cheminots (il y a huit fois plus de bénéficiaires de cet avantage que de salariés de la SNCF), vacances, cantines, coopératives d’achat, crédits immobiliers à des tarifs préférentiels, logements sociaux et de fonction, soins de santé entièrement gratuits.

Nous pouvons donc conclure en donnant raison à Agnès Buzin, ministre de la solidarité et de la santé, qui qualifie d’« extrêmement avantageuses » les retraites du secteur public. Chers amis, ne vous laissez pas envahir par la crainte que la grève de jeudi maintienne ces privilèges. Deux raisons permettent d’espérer la fin de ces injustices. D’abord l’opinion publique n’y est pas favorable. D’après un sondage IFOP réalisé il y a un an, 85% des Français trouvent notre système de retraite inégalitaire, et même 61% des salariés du secteur public trouvent ces différences injustifiées.

Ensuite notre système de retraite a fait l’objet de nombreuses réformes qui ont déclenché des grèves et des manifestations, mais pour la plupart ces réformes ont été mises en œuvre : celle de François Fillon en 2003, qui faisait passer la durée de cotisation du secteur public à 41 ans, celle de Sarkozy en 2010, qui augmentait de deux ans pour tous l’âge légal de départ en retraite, celle de Marisol Touraine en 2014 qui faisait passer la durée de cotisation à 43 ans. Une seule réforme n’a pas provoqué de manifestations, celle d’Edouard Balladur en 1993 : elle a été prise par décret à la fin du mois d’août et ne concernait que le secteur privé. Une réforme a échoué après trois semaines de grèves et de manifestations, celle d’Alain Juppé en 1995. Elle alignait les durées de cotisation du public sur celle du privé. Mais cet échec s’est traduit par une déconfiture du gouvernement, obligé, pour retrouver son autorité, à dissoudre l’Assemblée nationale et ainsi à perdre le pouvoir pour 5 ans au profit de Lionel Jospin. Cet échec est une leçon pour les successeurs : lancer une réforme courageuse et y renoncer revient à abandonner le pouvoir. La réforme d’Emmanuel Macron fera sans doute l’objet de concessions, au profit de certains régimes spéciaux, sur la durée de la période de transition entre le régime actuel et le futur régime universel. Mais elle ne pourra pas être abandonnée. C’est l’espoir raisonnable que vous pouvez nourrir, et, s’il le faut, nous nous battrons pour que cet espoir devienne une réalité.

Sur le Web:  https://entrepreneurs-pour-la-france.org/Les-obstacles/Syndicats/article/Differences-des-retraites-entre-public-et-prive

Impôts, taxes, malus et ponctions : une année 2020 pétulante par H16

Chers lecteurs, chers amis, chers critiques, chers trolls, chers et chères contribuables, je découvre enfin une excellente nouvelle dans le paysage fiscal français : Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, a bien compris que le bombardement paperassier des entreprises par les administrations pléthoriques de l’État finissait par leur être quelque peu pénible et du haut de sa munificence, il a donc entrepris de remédier à ce petit encombrement de tatillonneries.

Contrôlée sept fois en deux ans par l’URSSAF, l’Environnement, les Transports, l’inspection et la santé du travail et bien sûr le fisc, telle entreprise ou tel commerçant n’en peut plus et finissent par se plaindre auprès des autorités qui, jusqu’à présent, n’en avaient cure. Heureusement, Gérald enfile sa cape de super-héros politique et parvient, grâce à une nouvelle loi « pour un État au service d’une société de confiance » (Essoc) à enfin réduire la charge administrative de ces contrôles incessants.

Rassurez-vous cependant : par « réduire », on n’entend pas du tout rentrer dans le domaine du raisonnable où l’entreprise subirait un contrôle annuel de l’une ou l’autre entité bureaucratique dont la France s’enorgueillit des services remarquables et des résultats admirables, non. Ici, il s’agit simplement de s’assurer que, sur un an, l’entreprise ne se fait pas tabasser plus de neuf mois, ce qui lui laisse alors trois mois de cocagne où l’opulence et la joie de vivre s’y disputeront des bénéfices forcément dodus qui bénéficieront en premier lieu à l’État, via le fisc.

Bref, on l’a compris : l’ambiance va se détendre en France, et on va bien rigoler les prochains mois, c’est Gérald qui vous le dit.

Ce qui n’empêchera pas le même Gérald de tressauter d’allégresse en annonçant à tous que l’espionnage permanent et de plus en plus pervasif de ses services permet d’aller encore plus profond dans les poches des contribuables. Joie, bonheur et brigandage légal : grâce à un efficace data-mining et un habile croisement de données qui aurait fait frémir la CNIL si tout le monde ne s’en foutait pas éperdument, le fisc est parvenu cette année à récupérer 6 milliards d’euros qui viendront s’ajouter à un budget qu’on sait déjà taillé au cordeau.

Rien que savoir ces sommes d’ores et déjà mobilisées pour éduquer si finement nos enfants, réparer si minutieusement nos routes, payer si justement nos médecins dans nos hôpitaux si bien gérés, cela me fait chaud au cœur. Quel bonheur de comprendre que, derrière ces croisements de données, cet espionnage dont tout indique qu’il va continuer à s’étendre encore, se cache une volonté farouche d’aller aspirer la richesse partout où elle se trouve pour que la puissance publique puisse enfin la rediriger là où elle est importante, c’est-à-dire dans les productions télévisuelles et radiophoniques à la botte de Delphine Ernotte, dans les petits fours et autres fêtes grandioses de l’Élysée et de la myriades d’administrations jamais en reste pour un petit drink entre copains (et coquins) ou en distribution de prébendes et autres politiques sociales consternantes dont le résultat est forcément génial et jamais réellement évalué…

Mais ne soyons donc pas mauvaise-langue ! Si le petit Gérald fait ainsi de tels efforts pour aller aspirer partout l’argent où il peut en trouver, c’est que l’État a de gros besoins, toujours inassouvis et que chaque économie, chaque rabotage est un renoncement, une déchirure, une souffrance difficile à supporter, à tel point que le bilan budgétaire est maigre : l’année 2020 devrait une nouvelle fois se traduire par un petit déficit (oh, zut, comme c’est ballot) de 93 milliards d’euros.

Quant aux suppressions de poste dans la fonction publique, qui participerait normalement des efforts budgétaires consentis afin de réduire la masse salariale d’un État morbidement obèse, elle s’établira vaillamment à … 47 postes (oui oui, 47, pas 47 000).

Encore une fois, ne perdez pas de vue que ces efforts sont consentis pour que la République puisse survivre dans cette période d’austérité grandissante et alors que la rigueur budgétaire atteint des sommets jamais gravis jusqu’à présent. Il sera probablement difficile, dans ce contexte, de continuer à alimenter les petits Think-Tanks et autres minions à la solde des ministères, même si on devrait trouver une trentaine de millions d’euros quand même, ne nous leurrons pas.

Il faut le comprendre : la situation est tendue, le budget l’est aussi, les économies sont difficiles à faire, Gérald et Bruno, les Laurel & Hardy de nos finances publiques, n’ont donc pas fini de recourir à toutes les ficelles pour continuer leur petit jeu d’équilibristes rigolos en comptabilité publique.

Parallèlement et de façon plus sérieuse, pendant que ces deux clowns sinistres et coûteux persisteront à alimenter la chronique de leurs fastes et de leurs saillies imbéciles, le pays va donc très concrètement continuer de s’endetter comme jamais et ce avec d’autant plus d’aisance que le chef de l’État lui-même a jeté aux orties toute velléité de respecter, même vaguement, les traités européens, au motif que limiter le déficit à 3% du PIB serait un débat d’un autre siècle.

Et parce que ces histoires d’endettement, c’est bien mignon, mais ça ne suffira même pas à boucler le budget pourtant catastrophiquement déséquilibré, on y ajoutera bien sûr une nouvelle bordée d’augmentation de taxes, d’impôts, de ponctions et d’accises rigolotes, qui vont pleuvoir sur le contribuables dans les prochains mois avec un rythme joyeux.

Le prix des péages routiers sera ainsi augmenté de 1% à 1,5% ce qui ravira encore le petit peuple méprisable qui utilise encore sa voiture pour se déplacer. Qu’on le taxe encore ! Après tout, il pollue l’atmosphère des Seigneurs !

Le prix des billets d’avion va encore augmenter, l’écotaxe rejoignant la Taxe Chirac déjà présente en France (et en France seulement), ce qui se traduira par un accroissement de 1,5€ à 18€. Rappelons que ce mode de déplacement n’est pas fait pour les pauvres et les classes moyennes. Les classes supérieures en ont assez de voyager serrés comme des sardines à cause de la plèbe, qui, ne l’oublions pas, pollue leur atmosphère !

Concernant le prix de l’essence, rassurez-vous, le gouvernement est formel : il n’augmentera pas plus que d’habitude avec la hausse des cours du pétrole (réelle ou fantasmée, peu importe, c’est toujours une hausse). Cependant, il ne faudrait pas voir ceci comme un blanc-seing à venir polluer l’atmosphère de ceux qui décident et qui taxent : il a donc été logiquement décidé une solide hausse des malus écologiques sur les voitures pour 2020, la pollution étant un sujet particulièrement sensible auprès de nos élites qui n’entendent pas respirer les odeurs de sueur et de charbon brûlé des plèbes grouillantes sans y trouver compensation, zut à la fin.

Enfin, pour faire bonne mesure et comme il va être temps de solder 75 ans de gestion publique progressivement de plus en plus calamiteuse de la production électrique en France, le gouvernement va devoir scinder les activités de distribution et de production électrique d’EDF. Les négociations de marchand de tapis entre nos batteries d’énarques et la Commission européennes ont finalement abouti à un accord qui verra essentiellement bondir les prix de l’électricité en France dès 2020.

Entre l’écologie qui justifiera amplement l’augmentation des taxes ici et là, et l’ultra-libéralisme de la turbo-concurrence imposée par Bruxelles qui disculpera complètement (et commodément) les erreurs industrielles, commerciales et financières en chapelets des dirigeants de nos fleurons industriels, on peut garantir que l’hiver 2020 ne sera certainement ni plus chaud, ni moins cher que les précédents.

L’année prochaine s’annonce déjà pétulante. Les taxes, les malus, les ponctions et les tabassages fiscaux sont déjà dans les tuyaux et la mine réjouie de ces bouffons ministériels nous donne un excellent aperçu de ce qui attend le contribuable français.

Forcément, ça va bien se passer.

sur le web: http://h16free.com/2019/11/18/64697-impots-taxes-malus-et-ponctions-une-annee-2020-petulante

Charles Gave : « C’est normal que les Français soient en colère car l’Etat est entre les mains de brigands »

https://planetes360.fr/charles-gave-cest-normal-que-les-francais-soient-en-colere-car-letat-est-entre-les-mains-de-brigands/?feed_id=2317&_unique_id=5de9216f9a69b&fbclid=IwAR2S3p0SzhqXQL4XGxqi53RxG

Salaires et rémunérations de quelques hauts fonctionnaires La France, ce grand pays ! Par Yves Buchsenschutz,

Nous ne résistons pas au plaisir de relayer la diffusion de ce panorama (non exhaustif) des « sinécures » de la haute fonction publique répertoriée dans une publication de Contribuables Associés, à laquelle nous l’empruntons et qui vous aura peut-être échappé. C’est impressionnant et laisse clairement apparaître que des économies sont possibles sans changer le moins du monde la « production » de la fonction publique.

Les « Ambassadeurs Thématiques » … !

Ils sont actuellement au nombre de 28, le montant réel de leurs indemnités est secret – et pourquoi donc ? ( vraisemblablement du même ordre que celui de Ségolène ROYAL (17.500 euros/mois) )

● Ségolène ROYAL Ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique (Il faut le trouver… !)

Mais aussi :
● François Croquette, Ambassadeur pour les droits de l’Homme chargé de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire ;
● Xavier Sticker, Ambassadeur délégué à l’environnement ;
● Nicolas Galey, Ambassadeur, délégué interministériel à la Méditerranée ;
● Luc Hallade, Ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone de l’Océan Indien ;
● Maxime Lefèbvre, Ambassadeur pour les commissions intergouvernementales, la coopération et les questions frontalières ;
● Brigitte Collet, Ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique pour les énergies renouvelables et la prévention des risques climatiques ;
● Stéphane Visconti, Ambassadeur pour le partenariat oriental de l’Union européenne et de la Mer Noire, co-président du groupe de Minsk ;
● Odile Roussel, Ambassadrice chargée de l’adoption internationale ;
● Jean-Bernard Nilam, Ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles-Guyane ;
● Michèle Boccoz, Ambassadrice chargée de la lutte contre le VIH-SIDA et les maladies transmissibles ;
● Patrick Maisonnave, Ambassadeur chargé de la stratégie internationale en matière de lutte contre le terrorisme.
● La sénatrice UDI Nathalie Goulet, interrogée par l’émission Pièces à conviction sur France 3 : “Ces « emplois » sont l’expression d’un « véritable copinage aux frais des contribuables » … “ Et pourtant, en tant que Sénatrice elle sait de quoi elle parle, parce qu’au SENAT … Demandez aux jardiniers, aux chauffeurs, et aux agents d’entretien à 6.000 euros par mois.

Passons à des jobs plus traditionnels : quelques autres gagnants …

● Directeur/Président de la Cnil, 160.000 euros annuels ;
● Directeur/Président du CSA, 188.000 euros annuels ;
● François VILLEROY de GALAU, Gouverneur de le Banque de France 37.580 euros par mois + indemnité logement 5.643 euros par mois ;
● Les deux sous-gouverneurs ont touché 223.255 euros en 2016 ;
● Bruno LASSERRE, Vice-Président du Conseil d’Etat, 65 ans, et toujours en activité (si l’on peut dire…) touche 16.170 euros chaque mois ;
● Isabelle Falque-Pierrotin qui perçoit 160.891 euros annuels en tant que présidente de la CNIL ;
● Robert OPHELE, Président de l’Autorité des marchés financiers avec un salaire annuel de 238.735 euros ;
● Isabelle SILVA, Présidente de l’autorité de la concurrence : 14.000 euros par mois ;
● Thierry DALARD, Président de la société du Grand Paris : 17.000 euros/mois ;
● Etienne CREPON, Président du centre technique du bâtiment : 16.330 euros/mois ;
● Philippe NICOLA directeur du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz : 12.000 euros/mois ;
● Jean pierre GENELAY, Directeur général de l’AFPA : 16.230 euros/mois.

Autre catégorie intéressante :

● Les énarques de BERCY : Ils sont 600… Vous avez bien lu : 600 hauts fonctionnaires de BERCY qui touchent un salaire supérieur à 15.000 euros par mois (et certains beaucoup plus …) ;
● Sylvie HUBLAC, Présidente de la réunion des musées Grand Palais : 16.000 euros/mois ;
● Christophe LECOURTIER chargé de promouvoir l’internationalisation de l’économie Française : 16.000 euros/mois ;
● Arnaud LEROY, Président de l’ADEME : 15.830 euros/mois ;
● Laurent VALLET, Président de l’INA 15.400 euros/mois ;
● Olivier KLEIN, Président de l’Agence de Rénovation Urbaine 14.290 euros/mois ;
● Chantal JOUANNO, Présidente de la commission de débat public 14.666/mois (A la une, il y a quelques jours) ;
● Le Directeur régional des finances publiques d’Ile-de-France : 21.290 euros nets par mois ;
● Le Secrétaire général du ministère des Finances : 15.710 euros nets par mois ;
● Le Vice-président du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET), patron du Corps des Mines : 14.200 euros par mois ;
● Le Chef de l’Inspection générale des finances (IGF) : 12.955 euros nets par mois ;
● Le Président du domaine de Chambord, Mr Augustin de Romanet : 450.473 €/an en tant que PDG de ADP ;
● Le Directeur général de CNP Assurances. En 2016 Frédéric LAVENIR a touché une rémunération de 450.000 € ;
● Le PDG de la Monnaie de Paris (en déficit de plus de 20 millions d’euros) ;
● Président de l’Institut du monde arabe (déficit de 3 millions/an), Jack LANG : 120.000 euros par an ;
● Vice-président du Conseil d’Etat : 16.170 euros nets ;
● Président de l’Autorité de la concurrence : 14.800 euros nets ;
● Premier président de la Cour des comptes : 14.750 euros nets ;
● Directeur de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France : 16.700 à 17.500 euros bruts ;
● Président de la Société du Grand Paris (SGP) : 17.000 euros bruts ;
● Directeur général de Sciences-Po Paris : 16.670 euros bruts ;
● Président du Centre scientifique et technique du bâtiment : 16.330 euros bruts ;
● Directeur général de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) : 16.230 euros bruts ;
● Président de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais : 16.000 euros bruts ;
● Directeur général de Business France : 16.000 euros bruts.

à quoi s’ajoutent le plus souvent des frais et avantages professionnels.

Penchons-nous maintenant sur les ambassadeurs :

● Tous les ambassadeurs touchent plus de 15.000 euros par mois, logés, chauffés, nourris, chauffeur, etc.
● L’Ambassadeur en Afghanistan touche (poste dangereux) 348.000 euros/an soit 29.000 euros par mois ;
● Celui du Yémen 23.000 euros /mois.

Autres catégories bien traitées :

● Un trésorier-payeur général (responsable départemental du Trésor public). Il y a 1 TPG par département, qui gagne en moyenne 200.000 euros par an.
● Les préfets : Ils sont au nombre de 250 !!! Responsable de l’ordre public sur un territoire. Dépositaire de l’autorité de l’Etat dans son département. Après 2 ans d’activité on est « Préfet à vie »
Mais seuls 127 préfets sont affectés à un « poste territorial » et les autres ne sont rattachés à aucun territoire, et sont « préfets hors cadre » mais conservent les avantages de la fonction… : 8.000 euros de salaire par mois en moyenne …
Plus, d’après Le Parisien : “Si tous les « objectifs » sont atteints, la prime peut alors atteindre la modique somme de 41.000 € pour un sous-préfet et 66.000 € pour un préfet”, précise le quotidien.
SUR LE WEB:  https://entrepreneurs-pour-la-france.org/Edito/article/Salaires-et-remunerations-de-quelques-hauts-fonctionnaires

 

Et aussi: les hauts fonctionnaires de Bercy qui nous pillient sans vergogne.
https://www.temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/