Cela aurait pu être autrement…

C’est la phrase que tout le monde attendait du Président Macron. Car en effet, “cela aurait pu être autrement.”

L’Etat providence aurait largement pu anticiper une pandémie virale, pronostiquée par Bill Gates, par le professeur Raoult, par tous les scientifiques spécialistes de la question.

L’Etat providence aurait pu prévoir pour les périodes hivernales, sujettes à l’apparition des virus grippaux plus ou moins dangereux, des masques, du gel hydroalcoolique, des respirateurs artificiels, des lits de réanimation, du personnel, l’ensemble pas fatalement concentré dans les hôpitaux, mais aussi disséminé à travers le tissu médical dense du pays : cliniques, généralistes, pharmacies, etc…

Alors les personnes suspectes auraient été testées et, dans le cas de positivité, isolées et prises en charge, tout en laissant le pays au travail.

Un schéma tout simple, naturel, évident pour toute personne responsable.

L’Etat providence n’existe évidemment pas, pas plus que l’Etat tout court. Ce sont donc les hommes de l’Etat — dont Macron est notre exemplaire le plus illustre — qui avaient la responsabilité de l’organisation nécessaire face à une situation qui n’a rien de fortuite, qui ont failli.

A-t-il hier soir fait mine de s’excuser ?

Non diable, bien au contraire. Il a profité de ses remerciements, à minima, au personnel de santé pour y inclure ses fonctionnaires, donc aussi lui-même, les fautifs en fait.

Cela ne présage rien de bon pour l’avenir. Pas de remise en question.

L’hémorragie financière au service de la fonction publique et de la fausse solidarité qui achète les voies dans notre démocratie au détriment de sa vie, de son économie, de sa stabilité financière, Macron n’envisage pas de la juguler, au contraire.

Là-dessus, il nous colle, par sa faute exclusive, un mois d’emprisonnement complémentaire, jusqu’au 11 Mai. Il ajoute un peu de vaseline, mais aussi de menaces.

Il va la jouer comment celle-là ? La prison à domicile.

          – 5.5 millions de fonctionnaires (jusque là ça va, c’est possible)

          – 20 millions de salariés du privé la moitié dans de grosses sociétés probablement déjà sans doute d’accord avec lui pour toucher des indemnisations, mais l’autre moitié, 10 millions, dans de très petites entreprises, qui eux vont crever.

          – 3 millions de travailleurs indépendants ou professions libérales qui vont crever eux aussi.

En gros, quinze millions de personnes qui vont souffrir, voir leur vie dévastée.

Mais ce n’est pas tout, il reste ceux qui dépendent des 15 millions, puis ceux qu’il va devoir ponctionner et ruiner rapidement pour se refaire la cerise, lui et ses pots “les hommes de l’Etat et leurs affidés”.

En réalité c’est la moitié du pays qui plonge, tout en constatant que l’autre moitié s’en fout et voit ça comme deux mois de vacances supplémentaires.

Alors là, le petit père Macron, il allume le feu. Ce ne sont pas ses flagorneries insincères, ses envolées lyriques qui sentent fort la pastille de vichy, qui vont changer quoique ce soit à la situation.

La question est : l’opinion publique va-t-elle prendre conscience de cette situation et de son origine ? Si c’est oui, il va lui falloir prendre un billet d’avion pour très loin. Bercy ne pourra rien pour lui, ni d’ailleurs pour sa propre boutique.

En fait il nous donne comme perspective le choix entre deux morts : la mort par grippe ou la mort par ruine. Très “Bercyen” tout ça.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (6 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

Une réflexion au sujet de « Cela aurait pu être autrement… »

  1. Merci Cher Henri pour la clarté de vos propos. La stratégie du Titanic est en place depuis 1970 et rien ne viendra changer ce cap. Car personne n’est responsable depuis 1970 ! “Nous rejoindrons bientôt la solution européenne de la Grèce.”
    Nous vivrons demain dans l’économie française “ la disparition des petites entreprises et un renforcement des grosses entreprises. Quand les gros maigrissent les maigres meurent”.
    Les ETATS qui gèrent bien leurs pays ne sont pas d’accord de mutualiser les dettes et ils ont raison.
    Rappel de mon coup de colère et mon analyse de la situation actuelle en France = cliquez pour lire la suite :
    https://developpement-mental-semantique.com/mon-coup-de-colere-et-mon-analyse-de-la-situation-actuelle/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *