C’est l’histoire du petit coronavirus

Il était une fois… … … non, stop !

Ici une vision claire sur ce que sont les Coronavirus, leurs impacts réels et les vraies préconisations, donnée par le professeur Didier Raoult de l’IHU de Marseille :

Le problème, voyez-vous, est que tout est aujourd’hui géré à partir des émotions, elles-mêmes générées à partir des apparences et ensuite traité de manière administrative. Notre bureaucratie, motivée par sa propre survie, génère des opinions formées à partir d’informations systématiquement biaisées par le jeux des élus (lesquels avant tout souhaitent être élus) et des journalistes (lesquels avant tout souhaitent vendre du papier), accouche de fait de décisions, de règles, de procédures, totalement inadaptées à la vie réelle, en somme tout ce que notre bureaucratie ne connait pas et donc génère systématiquement des contreperformances. Et c’est comme cela pour tout. Et le pire est qu’on paie très cher pour ces résultats.

Il est effectivement, par exemple, très difficile de fermer les transports en commun quand on a préalablement diabolisé les transports individuels. Si beaucoup de nos produits de consommation sont importés, c’est essentiellement parce que préalablement, la fiscalité, les charges pèsent lourdement sur nos entreprises et que certaines d’entre-elles pour rester compétitives n’ont pas eu d’autres choix que de se délocaliser plutôt que d’entretenir une administration cancérigène. Et à chaque nouveaux problèmes, de nouvelles commissions apparaissent comme de nouvelles métastases et ainsi de suite… Le cancer, que dis-je, l’État grossit.

Il en est de même pour l’idée que le gasoil pollue plus que l’essence, mais dont les règles de bonus/malus pourraient laisser penser le contraire, que le CO2 implique le réchauffement climatique… . La recette ? Une idée simpliste facile à retenir, une bonne propagande en agitant le spectre de la mort, et ça devient une religion.

Bon heureusement, nos banques et assurances sont bien protégées avec toutes les exceptionnelles règles prudentielles que sont Bâle 2 et 3, les normes FRTB… et j’en passe, préconisées par les autorités “compétentes”. Nos institutions financières sont capables de faire des calculs d’une précision au millième de bp près (0,00001%) pour assurer leur solvabilité. Donc rassurez-vous, tout va bien. Nos pays peuvent continuer à s’endetter, pour votre bien… et celui des marchés financiers au détriment de la véritable économie, y compris celle de la véritable économie de marché, quand bien même la plupart de nos entreprises ou ménages ne pourraient s’endetter au quart de ce que le sont la plupart des pays. Mais alors, à quoi servent les plans de rachats de dettes par la BCE de 20 milliards par mois depuis le mois de décembre? Les règles prudentielles sont tellement efficaces qu’on peut se demander pourquoi il a été décidé une perfusion de 120 milliards le 12 mars dernier et 750 milliards le 19 mars avant l’ouverture des marchés? Ça doit être pour acheter des malabars… nos banquiers adorent faire des bulles.

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais plus il y a de la fausse monnaie, donc plus les taux sont bas voir négatifs, et plus il est clair que l’ensemble des actifs sont sur-évalués – ce qui ne pose aucun problème à nos scientifiques de la gestion actif-passif de nos banques (parce que c’est une science aujourd’hui, si, si, pour continuer à fabriquer de la dette) – , plus on a l’illusion d’être riche, par la valorisation des nos biens et plus on a des difficultés à manger et plus il y a de besoins d’aides sociales et plus il y a de pauvreté…
À contrario, une entreprise bien gérée, si elle voit son CA baissé de 10% (il y en a des millions comme ça), sa pérennité est rarement engagée.
Mais si le pays passe de 1,7% de croissance de son PIB à 1,6%, c’est une catastrophe.
NB : le PIB est calculé non pas par la sommes des richesses produites comme le laisse entendre l’acronyme, mais par la somme des dépenses… dettes comprises. Et oui ! Les dépenses ne génèrent pas forcément de la richesse. Ça se saurait !

Le malheur, est que nos États sont, pardonnez-moi l’expression, endettés raz la gueule et même plus (plus de 100% du PIB en France). Alors quand ils comptent sur des perspectives de recettes fiscales calculées à 0,01% près, pour assumer leurs dépenses, soit faire vivre leurs administrations et financer la plupart du temps d’imbéciles projets ou pire rembourser pour partie seulement les intérêts d’emprunts déjà contractés et bien oui, c’est une catastrophe.
Un proverbe dit : “il ne faut pas compter les œufs dans le cul de la poule”. Nos États comptent les œufs des poules qui ne sont même pas encore venues au monde !

Et le coronavirus, dans tout ça, il est petit comment par rapport au 0,00001% ? Pardonnez-moi encore, une autre question bête : Quelle est la relation entre le coronavirus est la perte de 40% des marchés boursiers ? Ne serait-ce finalement pas la dure loi de la théorie du chao dont l’illustration est qu’un battement d’aile de papillon provoque une tempête à l’autre bout de la planète ? Dans tous les cas, si cet épi-phénomène au sens strictement médical cause de tels dégâts, cela fait la preuve de l’échec de nos technocrates et de leurs décisions aussi instruits que prétentieux du monde entier, mais dont la France obtient le prix du public avec palme. Merci pour eux. En même temps, ils ne peuvent pas s’empêcher de vouloir se sentir utiles. Alors évidemment, ce n’est pas facile pour eux.

Pour résumer, les mesures prises pour endiguer le coronavirus sont inefficaces. Les premières informations concernant le virus datent de décembre. Les mesures successives prises en janvier et février par la Chine ou la Corée, compte tenu des doutes de la “gravité” du virus, auraient pu permettre de prendre des précautions pour mettre en confinement les arrivants sur le territoire. Les autorités françaises et allemandes attendent 60 à 70% de la population contaminée. Les chinois auraient dû toutes proportions gardées avoir 1 milliard de contaminés. Ils n’en ont eu que 100 000, soit 1000 fois moins. On ne parlera pas de la gestion des masques…

Ensuite, il aurait suffit de diagnostiquer tous ceux qui se présentent. De confiner, ceux qui sont déclarés contaminés et de les soigner. Suis-je bête ? C’est à dire ce que fait normalement un médecin. Cela aurait été beaucoup trop simple et sans doute pas assez cher comparé aux 870 milliards d’euros dépensés uniquement pour soutenir les marchés financiers. Comme ça on sait où il va notre “futur” argent. Il faudra payer.
Non, on préfère balancer un discours alarmiste (peu sont capables de rester lucides y compris chez les scientifiques comme dans le corps médical) pour confiner tout le monde avec les résultats que l’on connait, empêcher la réelle économie de tourner et dire que c’est le coronavirus qui est la cause de cette crise économique (financière) exceptionnelle.

Aussi, il ne vous aura pas échapper que si notre structure médicale n’est pas performante, ce n’est pas la faute à nos personnels soignants, courageux, mais c’est par manque de moyens (pour les soins intensifs : 25000 lits en Allemagne, 7000 en France et 5000 en Italie) ou plutôt à cause d’un surcoût colossal, celui de son administration inutile voire contreproductive qui empêche de faire de vrais investissements pour la médecine.

La prochaine question sera sans doute, combien de morts seront attribués au coronavirus et combien seront attribués aux mesures exceptionnelles qui ont enrayé la véritable économie?
Mais une chose est certaine, c’est que la totalité de ces morts aura eu pour origine notre chère technocratie.

Mais rassurez-vous, dîtes-vous que l’État est un ami qui vous veut du bien, surtout à ceux qui prétendent en être les légitimes représentants, parce que la réalité, c’est que l’État n’existe pas. Il n’y a que des hommes.

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4 réflexions au sujet de « C’est l’histoire du petit coronavirus »

  1. Et la grippe, oubliée? Pourtant, elle ferait plusieurs milliers de morts chaque année. Là, les chiffres des autorités ne sont pas précis. De 1 100 à 9 000 cas de décès liés à la grippe? Le vrai problème, c’est bien que notre système de santé n’est pas celui performant dont nos dirigeants nous vante les mérites pour justifier le poids qu’il représente pour les français et qu’il est incapable d’absorber dans les hôpitaux publics un afflux inhabituel. 19 ° rang pour les lits en soins intensifs, 20 ° pays pour le nombre de tests faits. Pour les masques, nous devons encore être plus loin. Monsieur VERAN nous avait annoncé le déblocage soudain de 30 millions après celui de 5 millions des réserves de l’Armée qui s’est mis beaucoup de temps à être organisé, les différents ministères étant très éloignés. Mais, toujours la pénurie. Ce soir, sur l’A2, l’adjoint de Castaner, a annoncé qu’ils étaient inutiles pour les forces de l’ordre sauf en cas de contacts avec des citoyens contaminés. Peut – être un projet de pancarte sur le front ou ailleurs pour signaler leur contagion est en discussion? Au fait, le président des cliniques privées se disait prêt à mettre ses appareils de réanimation avec une petite transformation afin d’aider les hôpitaux publics saturés mais pas de nouvelle information à ce sujet.

    1. Effectivement, la grippe c’est 250 000 à 500 000 morts par an dans le monde.
      Le coronavirus en a fait au 20 mars 10 389.
      Mais c’est toute la différence entre un bon et un mauvais virus.
      Quand on a la grippe, on peut mourir tranquillement chez soi. Ça ne se voit pas. Quand on a le coronavirus, et qu’on est en détresse respiratoire, on va à l’hôpital. Avec la grippe l’image de notre système de santé ne risque rien. Le coronavirus montre que notre système de santé est défaillant.
      Le coronavirus servira donc de bouc émissaire de la crise économique et de la faillite de nos États.

    1. Le plus dingue dans tout ça, c’est que ses premières préconisations, depuis le début, n’ont pas été entendues. Dans le cas contraire, nous n’en serions pas là.

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