CETTE JUSTICE QUI SE LA PÈTE

Cela commence dès le standard ou l’accueil. Le petit personnel de nos tribunaux est imbu du débordement de prétention de nos magistrats, il en rajoute. Il vous traite comme un chien…. quand il daigne vous répondre. Les attentes d’une demi-heure au bout du fil avec uniquement la sonnerie pour compagne sont monnaie courante.

A l’audience nous passerons sur le ridicule décorum — coquetterie surenchérie par les avocats aux robes souvent élimées — tous sont tels les médecins du temps de Molière dont les compétences étaient inversement proportionnelles à leurs costumes.

Levez-vous quand la formation composant l’audience entre, la génuflexion n’est pas obligatoire mais conseillée, au moins au niveau de votre regard où la soumission doit clairement apparaître. La moindre fierté vous conterait cher.

Le fait d’être le financier de la comédie par vos impôts ne vous donne aucun droit, cela va de soi.

Qu’importe, puisque ce qui se passe dans les tribunaux n’intéresse personne. Qui se soucie qu’Abdul ou Dupont aient été massacrés par un jugement délirant, lâche, convenu, légal sans doute mais si injuste ? Personne.

Heureusement que nous avons Bernard Tapie. Là, c’est du lourd.

Il les a faits tourner en bourrique le titi parisien.

Tenez-vous bien, ils ont avalé leur dignité dans le même temps que la joie qui les a envahis lorsqu’ils l’ont privé de ses jouets, dont il faut bien reconnaitre qu’il ne les avait pas gagnés très élégamment.

Car ce jour-là, ils ont bafoué leurs propres règles.

Ils lui ont tout piqué au motif d’une escroquerie à l’arbitrage, dont ils ont été obligés d’admettre qu’elle n’existe pas … trop fort.

Ils voulaient tant le flinguer, qu’ils ont mis la charrue avant les bœufs.

Leur principe de base : “le pénal tient le civil en l’état”, ils se sont assis dessus.

Alors d’aucun vont penser que des intrigues de pouvoir voire un complot mondial sont derrière ce fiasco, qu’il serait volontaire.

Alors là : PAS DU TOUT.

Je vous assure que seule l’incompétence crasse de ces gens, elle aussi inversement proportionnelle à leur prétention, à l’importance qu’ils se donnent, est à la base de ce gag.

C’est triste à constater, parce qu’un pays sans justice c’est comme un match de foot sans arbitre : le bordel assuré et la loi du plus fort et non du meilleur ou du plus adroit.

En effet ce pays est entièrement voué à la loi du plus fort, de celui qui se fait appeler “Homme de l’Etat”, “Serviteur de l’Etat”, qu’entre nous nous appelons “fonctionnaire”, dont les magistrats font partie tout au long de leur vie et de leur formation, au point de ne connaître aucune autre forme de citoyen, de n’avoir pour les autres aucune compassion, aucune idée de justice.

En admettant que Bernard Tapie serve à quelque chose, ce serait à caricaturer la justice. Rendons-lui hommage à ce sujet.

Et attendons, avec curiosité, de voir comment les magistrats et leurs thuriféraires vont sortir de ce merdier.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (5 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

3 réflexions au sujet de « CETTE JUSTICE QUI SE LA PÈTE »

  1. il est vrai que la justice fiscale est particulièrement bien fournie et outillée afin de nous faire palier le genoux. Mais dans son infinie sagesse !!

    L’intelligence, c’est le seul outil qui permet à l’homme de mesurer l’étendue de son malheur.
    Pierre Desproges

  2. la vérité est dans les injustices, cette vérité là est la seule qui compte, elle est même à l’origine du mot Avocat « ad vocatus – Au secours ! », elle en est le moyen « ad vocare- parler pour ! ». La vérité judiciaire n’existe pas, car la justice n’a pas pour but de dire la vérité, la justice doit seulement la rechercher. Mais trop peu de fois les services judiciaires, l’administration recherchent la vérité .Enfin, un grand avocat et un grand journaliste ne vont pas à la facilité, ils cherchent la vérité non l’intérêt, quand le malade est grave le médecin est grand. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *