Covid-19 et la fermeture administrative d’entreprise

Quand il nous est interdit de travailler

Franchisé d’une très grosse structure de vente de produits et de services, moi et elle sont à l’arrêt. La structure est mon unique fournisseur. Ce dernier doit payer ses stocks commandés pour nous les fournir auprès de fabricants.

Cette structure possède aussi des points de vente en propre, qui sont eux aussi à l’arrêt.

Son échéancier devient donc tendu vis-à-vis de sa trésorerie disponible. Alors, elle ne peut faire aucun cadeau vis-à-vis de ses franchisés, comme par exemple des reports d’échéances.

Je ne m’insurge absolument pas contre ce fait, car c’est normal par la voie du Business.

Ce qui veut dire, que franchisé parmi tant d’autres, je vais devoir payer mes échéances sans aucun aménagements. En clair, cela va me faire régler l’intégralité de mon stock sans le moindre chiffre d’affaires.

Autant vous dire qu’il me faille avoir de la trésorerie qui ne suffira pas, malgré la prospérité de ma petite entreprise d’avant cette fermeture.

Je dispose auprès de ma banque une autorisation de découvert de 100 K€.

Une option de cette crise

J’ai opté pour la possibilité de mettre en chômage partiel l’intégralité de mes salariés. La plupart sont à revenus fixes avec des heures supplémentaires qui ne seront plus dues. Il y aura donc des baisses de salaires sensibles à hauteur de 85% de leur salaire net fixe. Ce qui veut dire que des vendeurs qui émargent en plus de leur net fixe, ne toucheront plus leurs primes de rendement qui l’amélioraient de façon singulière.

Je m’attends évidemment à des retours des salariés concernés qui ne vont pas s’y retrouver. Il existe pour eux deux options de préserver leur salaire selon la convention collective d’activité : Poser des congés payés ou se mettre en arrêt maladie.

Evidemment, en tant que chef d’entreprise, je préférerais l’option de se mettre en congés payés, mais c’est un sacrifice pour les concernés de ne plus disposer de leurs vacances au bord de la plage ou ailleurs plus tard. Alors vient le risque de l’arrêt maladie de convenance, en période de confinement ou pour plus tard, histoire de se venger sur le patron qui n’a pas voulu compenser la perte de salaire.

Quand un arrêt maladie survient dans une petite entreprise, c’est un schéma d’organisation des plannings de travail à revoir, car il faut compenser par à trouver un ou des candidats de remplacement à former.

Le reste des charges fixes comme par exemple par la facture d’EDF, continuera de courir même si nous ne consommons plus rien – dixit le billet de Philos sur les taxes sur une facture d’EDF …

Je passe sur tous les frais fixes d’abonnement qui vont continuer de se servir sur la bête hors circuit.

Notre Nany State

Il prendra peut-être en charge la sauvegarde des emplois à maintien de salaire avec de l’argent qu’il n’a déjà pas et encore moins par une baisse de ses recettes par une économie à l’arrêt.

Face à cela, je me demande si l’argent a encore de la valeur, car apparemment il suffit de l’imprimer par une Banque Centrale quelconque.

En fait il n’a que valeur par la confiance qu’on lui donne pour payer nos transactions. Il ne se passera rien depuis ce point de vue là, car c’est malgré tout un système monétaire déséquilibré qui à force de tout est maintenu en équilibre. Un “Trompe l’oeil” qui n’a pas encore fait défaut.

Bien à vous

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3 réflexions au sujet de « Covid-19 et la fermeture administrative d’entreprise »

  1. Encore une fois les ponctionnaires de l’état sont hors sol! pour avoir été gérant d’une petite SARL, heureusement en retraite aujourd’hui, je pense que l’on peut craindre une avalanche de dépôts de bilan, l’état de santé de nombreuses TPE étant déjà précaire bien avant l’arrivée du virus!
    Personnellement, et surtout si ma société avait des dettes, des factures à honorer, des charges sociales même différées à assumer, c’est la solution que je choisirais, car il est bien évident que quelle que soit la sortie de crise, Bercy ne fera pas de cadeaux ( c’est pas dans sa nature hein?…) et s’il faut se sacrifier encore des années sans véritable espoir de remonter la pente, autant arrêter tout de suite.
    Enfin c’est juste mon avis!

  2. Normalement il y a un moratoire :

    Voilà l’énoncé de la mesure mais je n’ai pas le détail notamment sur la notion de difficulté et à qui on doit faire la demande ; et de toutes façons, c’est reculer simplement le problème puisqu’il faudra les payer quand même.

    “Les prochaines factures d’électricité, d’eau et de gaz seront suspendues pour les très petites entreprises (TPE) en difficulté en conséquence de la crise sanitaire. «

    Le projet de loi examiné en urgence au Parlement obligera les fournisseurs à suspendre les paiements des TPE qui traversent de graves difficultés lorsqu’elles en font la demande ».

    Sont concernées les sociétés employant moins de dix salariés pour un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros qui ont fait l’objet d’une fermeture administrative, ou celles qui peuvent justifier d’un recul de leur chiffre d’affaires d’au moins 70 % en mars 2020 par à la même période de l’année dernière.”

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