Hôpital et Sécurité Sociale : la ligne Maginot de la santé

Nous avons oublié que jusqu’à la découverte accidentelle de la pénicilline, tuberculose et syphilis, entre autres, rythmaient la vie de nos sociétés. Il s’agissait de tueurs à grande échelle. Un français sur sept mourait de la tuberculose.

La pénicilline a éradiqué ces bactéries alors que pendant des siècles les maladies qu’elles provoquaient ont été considérées comme incurables, que le corps social a dû vivre avec, générant une organisation de méfiance et des codes sociaux liés.

La méthodologie employée pour comprendre et vaincre ces maladies a été plus ou moins répétée ailleurs avec de nombreux succès.

Tant et si bien que la notion de risque expansif d’une maladie contagieuse est devenue relative et même improbable dans l’esprit du grand public, ce qui a favorisé les contacts et a donné naissance à l’idée d’une fraternité communicative illimitée.

Le repli sur soi de la bourgeoisie était en grande partie lié à la nécessité de protection face aux épidémies dévastatrices des siècles passés.

L’emblème de la victoire, de la protection définitive contre les pandémies, a été en France la Sécurité Sociale et les hôpitaux.

Puis sont arrivés le Sida d’abord, et aujourd’hui certains coronavirus méchants. Deux dangereux inconnus qui n’ont à ce jour aucun antidote avéré.

Il a bien fallu leur déclarer la guerre.

Pour le sida étroitement lié au sexe, la guerre a été “en dentelle”, beaucoup ne se sont pas sentis concernés. L’immobilisme suffisait, les ruptures de chaines n’étaient pas socialement dérangeantes, puisque c’était sexuel et que le sexe est hors compétition sociale, enfin en apparence. Finalement tout le monde s’est contenté d’une longue rémission, sans véritable victoire, malheureusement pour les contaminés.

Hôpitaux et Sécurité Sociale ont pu faire semblant d’être utiles et donner le change.

Les coronavirus mortels c’est autre chose, tout le monde est concerné, il suffit de respirer le même air que le malade, même sans contact direct.

La lutte contre les coronavirus n’est pas une guerre de tranchée, de position, c’est une guerre de mobilité, de rapidité, de réactivité. Une guerre réflexe.

La défaite

Nos généraux, le chef suprême compris, se sont enterrés, bunkerisés, dans l’illusoire ligne Maginot des hôpitaux et de la Sécurité Sociale.

Ils ont cru, comme leurs prédécesseurs des années 30, que cette ligne Maginot les mettait à l’abri de toute attaque sanitaire. Et, pour les mêmes raisons, suffisance, manque d’imagination, sous-estimation de l’ennemi, ils n’ont pas vu arriver les escadrilles de coronavirus qui ont facilement débordé leur défense obèse et obsolète.

Un seul des leurs a compris qu’il fallait être aussi mobile que l’ennemi, que l’urgence était de le contenir, car le tuer allait demander beaucoup de temps et qu’il était impérieux de laisser du temps au temps si l’on ne voulait pas revivre LÜBECK.

Le général Raoult n’a pas encore été condamné à mort et n’a pas quitté le pays pour former la résistance ailleurs, mais il n’en n’est pas loin. En tout cas il traverse la solitude de tout résistant à la pensée majoritaire.

La probabilité que les vaccins créés à la va vite apportent une solution est objectivement minime.

Il parait plus vraisemblable que nous allons devoir revivre, comme par le passé, avec l’ombre de la mort que l’on se passe de l’un à l’autre, dans l’air que nous partageons.

Evidemment les rapports sociaux vont être profondément affectés par cette “nouvelle-ancienne” situation.

Finis les happenings géants intercontinentaux que nous croyions acquis. Finies les grandes messes au coude à coude. Retour du repli, de la protection par la richesse qui permet de s’isoler.

Le sursaut.

Ce sera la contre-attaque menée par les résistants : les médecins voltigeurs, indépendants, libres, résistants, les scientifiques improbables, ceux qui cherchent en désordre jusqu’à trouver au détour d’un hasard. Raoult ? Nous verrons bien.

Mais que faire de la ligne Maginot ? Rien de plus que ce qui en a été fait en 1939 et après : un musée.

La liberté individuelle, seule apte à trouver la solution face aux individualités des coronavirus, saura regrouper en temps voulu les efforts collectifs pour gagner.

En attendant, la ligne Maginot fera des morts par vacuité, par usurpation de capacité.

Elle sombrera en entrainant ses contempteurs nos pauvres élites autoproclamées.

Gardez vous en bonne santé, évitez Maginot.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (8 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

5 réflexions au sujet de « Hôpital et Sécurité Sociale : la ligne Maginot de la santé »

  1. Excellent article, cher Henri. En fait l’apport essentiel du Pr Raoult est d’avoir démontré que le coronavirus se combattait victorieusement par un traitement administré dès que test révélait la positivité. Le Pr Raoult a fait également une magistrale démonstration d’organisation de la lutte par la méthode consistant à tester, tracer , isoler, traiter. L’Etat, avec tous ses énarques, ses médecins fonctionnaires, ses hôpitaux avec un tiers d’admistratifs, ses comités theodule et ses hautes autorités Knock en a été incapable. Macron aurait dû nommer Raoult ministre de la santé des le début de l’épidémie, avec les pleins pouvoirs . Ne l’avoir pas fait restera une tache indélébile.

  2. Et si le vaccin annoncé, était en fait un leurre? Pour justifier la fin de la « guerre » au corano, car ils ne sauraient pas comment justifier leurs incompétences ?

  3. Excellent billet , en effet la ligne Maginot est un excellent exemple de la médiocrité intellectuelle de certains. C’est pour cela que vous êtes détesté par Bercy dans son bunker Maginot.
    Rappel « Plus une société se détourne de la vérité, plus elle déteste ceux qui la disent. » George Orwell
    La France a cruellement un déficit culturel et que disait Jean Rostand à ce sujet : Qu’est-ce que la culture ? cliquez pour lire la suite :
    https://developpement-mental-semantique.com/la-culture-en-france-cest-ce-qui-manque-le-plus-en-france/

    La France est devenue peu à peu un pandémonium et ce n’est pas un euphémisme.
    Le ridicule ne tue plus en France. Les opposants du Professeur Raoult n’ont que trois solutions la peur, le masque et le confinement. Ou sont les soins ?
    « L’inventeur du masque qui arrête les bobards et filtre les conneries serait un grand bienfaiteur de l’humanité. » (Bernard Pivot)
    “Je conseille donc à ces médecins et aux chercheurs de trouver un vaccin contre la peur”!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *