Indépendance ou irresponsabilité : la confusion du statut des magistrats

Sans justice il n’est pas d’organisation sociale possible.

Il est assez aisé de rendre une justice catégorielle, bien plus difficile d’accéder à une justice universelle adaptée à nos sociétés multi-catégorielles, multiculturelles.

C’est ici que je rejoins Claude Reichman : il n’est qu’une solution possible, s’inspirer des grands principes qui dominent les clivages.

Je dirais, à la louche, la liberté, le respect de l’individu, de sa pensée, de sa propriété, mais aussi la place du groupe au service des individus, l’acceptation de son identité et sa défense, la compassion et ses conséquences la charité et le partage des peines.

Mais, hélas, les grands principes ne sont ni assurés, ni facilement accessibles. Ce sont d’ailleurs ces caractéristiques qui ont amené les penseurs des lumières à imaginer la nécessité d’un l’équilibre des pouvoirs pour limiter la casse en cas d’oubli des grands principes.

Et nos magistrats dans tout ça ?

L’école de la magistrature de Bordeaux n’a ni la charge ni la capacité d’en faire des surhommes, des demi-dieux.

Lorsqu’ils arrivent sur leur trône – physique – de la salle d’audience, qu’ils détiennent ce pouvoir colossal de “rendre la justice”, ils sont bien embarrassés.

Les grands principes, s’ils les ont compris, viennent directement en conflit avec :

          – leurs vérités s’ils sont croyants en une religion, une politique ou une philosophie,

          –  Leur capacité de travail en liaison avec leur charge de travail et le temps nécessaire pour adapter les grands principes aux détails des dossiers.

          – Leur appartenance à un corps qui se croit obliger de présenter une image d’infaillibilité, et à ce titre s’imagine devoir dissimuler toute erreur ou toute faiblesse.

          – La pression que leur impose les politiques pour qui la justice n’est que l’outil de l’ordre qu’ils souhaitent imposer.

          – La pression que leur impose Bercy, en les menaçant pour qu’ils soient l’arme de l’injustice qui installe la terreur nécessaire à la collecte des impôts abusifs.

Je passe sous silence les magistrats tout simplement sots, prétentieux, sadiques, fainéants, ou autres qualités aussi répandues ici qu’ailleurs.

De tout cela une chose est sure : notre justice ne marche pas, elle craque de tous les côtés. Elle est à repenser intégralement.

Le statut actuel des magistrats, leur indépendance d’opérette, leur désabusement, nous amènent droit dans le mur, dans la révolte, vers la guerre civile, vers le règne de la police politique, violente.

Dans le cadre des grands principes n’abandonnons pas.

Le lien (ICI) pour accéder à la saisine, que j’engage, du Tribunal Correctionnel de Poitiers, en vertu des grands principes.

Car, il ne faut pas l’oublier, c’est le justiciable qui paie cash l’irresponsabilité des magistrats, même déguisée en indépendance.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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4 réflexions au sujet de « Indépendance ou irresponsabilité : la confusion du statut des magistrats »

  1. Cher Henri comme disait Sun Zi dans l’Art de la Guerre(mon livre de chevet), il faut s’attaquer aux plans de l’ennemi, puis s’attaquer à ses armées. Il faut saisir les voies détournées et le voies directes pour remporter la victoire, tel est l’art de la lutte armée. C’est pourquoi pour bien manœuvrer l’ennemi il faut maitriser les circonstances de manière à ce que l’ennemi se trouve dans l’obligation de s’y adapter, il faut le tenter pour l’obliger à vouloir s’emparer de l’appât qu’on lui présente. De cette manière on le manœuvre.
    Car face à celui qui excelle à l’offensive, l’ennemi ne sait quelles positions défendre, et face à celui qui excelle à la défensive l’ennemi ne sait quelles positions attaquer.
    Amitiés

  2. D’où l’exigence pour au moins 50% de magistrats élus pour commencer et ce, parmi les diplômés en droit futurs avocats par exemple . . .

    1. « Il y a deux histoires en France, l’une que l’on enseigne dans les médias et qui ment, l’autre que l’on tait parce qu’elle recèle l’inavouable ». Certains ne veulent pas lire et entendre la vérité par ce qu’ils ne veulent pas que leurs illusions se détruisent.
      Pour les mensonges il faut de la mémoire pour la vérité il faut du « COURAGE » !
      « La justice en FRANCE pour votre curiosité un peu d’histoire mais pas seulement » cliquez pour lire la suite : https://developpement-mental-semantique.com/rappel-historique-de-la-justice-en-france/

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