J’AI PEUR.

J’ai peur pour moi, j’ai peur pour mon épouse, j’ai peur pour mes enfants, j’ai peur pour vous, j’ai peur pour nous tous, j’ai très peur.

Quelques jours après le jugement que j’ai publié ici le 23 Août, Je viens de recevoir du Procureur de La République de Montpellier la décision que vous pouvez visionner avec le lien suivant : ICI LE LIEN

J’apprends que je suis :

            – Quelqu’un de menteur

            – Quelqu’un qui fuit ses responsabilités

            – Quelqu’un de méprisant

            – Quelqu’un de méprisant de l’intégrité d’autrui

            – Quelqu’un de méprisant de la personnalité d’autrui

            – Quelqu’un qui pratique la dénonciation calomnieuse

            – Quelqu’un qui pratique la diffamation

            – Quelqu’un qui se rebelle et outrage les agents de la force publique

Que, dans ces conditions, il est normal que je sois assimilé à un gangster, à un terroriste, que ma photo soit incluse dans le fichier des délinquants. Un tel personnage mériterait probablement aux yeux de ce procureur d’aller dans un camp de rééducation, voire d’être interné dans un établissement psychiatrique ou même directement en prison.

Cependant, je ne me reconnais pas dans cette description, ma famille et mes amis ne me reconnaissent pas non plus, pas plus que mes relations sociales.

Dois-je en conclure que moi-même et mes proches vivons sans le savoir à proximité d’un monstre qui se dissimulerait adroitement à nos yeux ?

Eux qui me croient ouvert, généreux, courageux, responsable, ni envieux ni sectaire, disponible, serviable. Ils me reprochent d’être un peu trop entier, procédurier dans mon désir d’un respect exigeant de la loi, tenace, englouti par mes activités, idéaliste, rêveur, anticonformiste, inconscient de mon âge, toujours entreprenant, trop réactif à l’injustice en règle générale.

Ce différentiel d’opinion gigantesque nécessite une explication.

Commençons par détailler objectivement les condamnations qui sous-tendent le jugement des magistrats :

            – Dénonciation calomnieuse. Je me suis permis de poursuivre pour faux des agents du fisc qui avaient réellement trafiqué et falsifié des documents d’urbanisme pour lever un impôt indu contre moi. Mal m’en a pris, la solidarité bureaucratique des fonctionnaires a joué à plein, j’ai effectivement été condamné pour dénonciation calomnieuse. Mais, depuis, La Cour de Cassation a cassé l’impôt en question, démontrant la réalité de mes accusations. Il faudra bien qu’ultérieurement il me soit donné raison sur l’usage de ces faux par les agents du fisc.

            –  Diffamation. Là il s’agit des dénonciations, dans ce blog, visant les méthodes inacceptables utilisées par les contrôleurs fiscaux. J’étais un peu en avance sur mon temps. Les magistrats ont estimé qu’il ne s’agissait pas d’un problème de société. Ils ont fait bloc avec le fisc. De lanceur d’alerte que je croyais être, je me suis retrouvé diffamateur vu du côté de l’amicale des bureaucrates fonctionnaires.

            – Outrage et rébellion. Ici c’est le pot de terre contre le pot de fer. Le pouvoir pur et dur qui tape sans retenu et sans souci de la loi. Trois jeunes gendarmes nous agressent sans aucune raison sur l’autoroute mon épouse et moi-même, nous avons 70 ans. Ils me bousculent, me menottent. Je dépose plainte contre eux, je me retrouve de l’autre côté de la barre. Ma plainte n’est pas prise en compte, c’est celle des gendarmes et leurs déclarations dont les mensonges sautent aux yeux – je tiens le dossier à la disposition de qui voudra – qui est retenue par la justice. La suite coule de source. Je suis condamné pour rébellion et outrage. Je n’ai pas eu les moyens d’aller en Cassation. Dont acte.

Voilà donc de quoi il s’agit. Le résultat est inquiétant. Dans un pays qui se targue d’être un Etat de droit, de respecter les individus, d’avoir inventé “Les Lumières”, l’inquiétude est grande de rencontrer une justice et une police dont l’arme unique est la terreur, au mépris de la loi, au bénéfice de la force et de son obscurantisme.

Cela mérite une tentative d’explication.

J’exclus immédiatement l’idée d’un complot personnel contre moi. Ce serait prétentieux, irrespectueux pour les milliers de français qui sont exactement dans le même cas que moi.

Non, je crois que le problème est global, strictement bureaucratique. Il est lié à une bureaucratie qui a envahi toute la sphère sociale et procède par protocole, indifférente aux individus et aux cas particuliers, donc indifférente à l’idée que l’on se fait benoitement de la justice.

Voici ma vision de cette affaire particulière.

Je renverse un piéton, effectivement sur un passage protégé. Ce piéton est blessé à la tête. Le choc ayant été léger, je suis surpris par ses conséquences. Mais il s’agit quand même d’une voiture contre un piéton, ceci explique cela.

Ce piéton quitte volontairement la scène de l’accident, je l’assiste et l’accompagne en essayant de le raisonner, je ne l’abandonne pas, j’assume mes responsabilités, je suis catastrophé évidemment.

Arrive les pompiers, et je suppose un jeune interne. Une blessure à la tête, quelque soit la gravité, le jeune interne n’a pas à en juger, le protocole prévoit une évacuation vers le CHU, 30 Kms. A partir de là le reste suit mécaniquement.

Double alcootest illégal du conducteur et constat bâclé. Pourquoi s’emmerder à établir la vérité des faits puisque le conducteur du véhicule doit, quoiqu’il arrive, payer le prix fort ? La terreur est la base de la lutte contre l’accidentologie routière. Qu’importe la justice, seul compte le protocole bureaucratique.

Alors, quand le conducteur que je suis essaie de faire comprendre, que les piétons étaient invisibles du fait de la luminosité défectueuse à cet endroit et à cet instant précis, que la victime n’était pas dans un état normal mais très alcoolisée au point d’être en faute sur la voie publique, qu’il demande l’alcootest de la victime et apprend qu’il n’a pas été réalisé, qu’il ne comprend pas pourquoi les photos de sa voiture exempte de choc ne sont pas au dossier, qu’il se demande pourquoi le procureur a demandé pour lui particulièrement un deuxième alcootest illégal, que sa vitesse était normale telle que la déclare le témoin au moment de l’accident avant de revenir plus tard sur sa déclaration, le conducteur que je suis commet un crime de lèse-majesté, d’entrave au protocole, un crime inacceptable.

Pire encore, lorsqu’il demande aux pompiers le PV de prise en charge de la victime, il lui est refusé, même après que la CADA ait jugé que ce PV est communicable les pompiers refusent toujours de le donner.

Le conducteur que je suis complique le travail de tous ces fonctionnaires qui ont appliqué un protocole dont la conclusion s’impose : condamnation maximum,  sans avoir à réfléchir, sans avoir à peser le pour et le contre, sans avoir à juger ce cas particulier.

Il est fou ou sot ce conducteur qui imagine que des fonctionnaires pourraient avoir envie de rendre une justice individuelle, avec toutes les complications et le travail que cela demanderait. Tout ça pour n’avoir au bout qu’une simple satisfaction morale, pas davantage de salaire….

Le conducteur que je suis rêve. Des millions de français rêvent en croyant que dans ce type de cas ils seraient écoutés et jugés équitablement. Des milliers d’autres en font tous les jours l’expérience.

La bureaucratie est maîtresse de notre pays, protocoles et indifférence sont les conséquences de son omniprésence.

In fine, comme ici, c’est l’injustice qui triomphe.

Mon assureur, qui pour couronner le tout a résilié mon assurance et m’a déclaré au fichier des conducteurs asociaux – après 54 ans de conduite et 70.000 Kms par an sans aucun accident –, m’a dit d’embarquer une caméra à bord de ma voiture, comme dans les pays de l’Est coutumiers de ce genre de situation. Bon…

C’est dur, mais c’est ainsi. Si comme moi vous vous dressez contre cette dérive bureaucratique, vous irez pareillement au casse pipe. Si en plus vous vous attaquez au fisc, comme je le fais, votre compte est bon.

Le mien est en cours, comme je vous l’ai dit : j’ai peur.

Cela ne changera rien à la chose, c’est trop tard, je n’aurais pas dû rêver, je me retrouve accusé, à tort, du pire. Mon piéton alcoolique va être, lui, grassement récompensé. La France n’est plus un Etat de droit, elle est un Etat de terreur bureaucratique.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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4 réflexions au sujet de « J’AI PEUR. »

  1. Bjr,
    “Mon assureur m’a dit d’embarquer une caméra à bord de ma voiture, comme dans les pays de l’Est coutumiers de ce genre de situation. Bon”

    Sur ce point il a raison car l’appat du gain facile sur le dos des automobilistes va qu’en augmentant j’y songe depuis un moment à équiper ma voiture.
    Le coté pratique permet aussi d’enregistrer des flics indélicats.

    Je compatis.

    @+

  2. Bonjour Mr Dumas moi je suis né à Cambrai mon domaine c’est la Bêtise 🙂 ben j’ai demandé au fisc de remplir eux même ma feuille d’impôts, Aie ! Ben là, ils prennent directement toutes mes économies ( + de 3000 € ) en direct sur mes comptes Bancaires, je leur avais écrit avant ce désastre noir sur blanc qu’ils étaient de satan. La réponse de leur part confirme mes doutes, des terroristes .
    En fait c’est du nazisme, qui vient d’Amérique et d’ailleurs, leur Base et diciplinéS AVANT tout.
    Tu DOIS obéir a l’autorité ! au Pouvoir à l’état sinon t’es un Traitre ! . toi t’obéis c’est le gouvernement qui sait ce qu’il fait, toi t’es qu’ un Chien qui sait Rien. J’ai mordu la main qui me nourrissait alors zou, plus de bouffe. tu comprends ? bon ben dans moins de 2 mois j’aurai plus un rond, ni confort rien, normalement y a des lois qui obligent qu’il reste sur mon compte assez pour manger combien ???? des agios ça se mange ce truc la ? Bon on peut faire quoi ? attendre tranquillement, en Politique déjà tout s’éclaire, les cons seront bientôt sous les feux des projecteurs, regarde Valls ce Matin, pis Mélanchon, pis le Lait ; t’inquiétes pas, moi je m’en fais plus. c’est la Révélation quant les vat-en- Guerre de politiques parlent maintenant même les gens des rues leur crachent dessus, Les Guerres c’est terminé et vive les Russes !!! et les Canadiens. tiens le coup c’est pour bientôt, pis fait plus rien prends du bon temps. non ?

  3. Cher M Dumas,
    Vous avez voulu vous insurger contre une pratique constante en droit français en cas d’accident entre un piéton et une voiture !
    En pareil cas, le conducteur est TOUJOURS responsable si ce n’est coupable !
    Il y a toujours un argument pour permettre d’indemniser le piéton car c’est de ça qu’il s’agit en sachant qu’il y a des victimes bien conseillées qui se découvrent, après un accident, une quantité faramineuse de handicaps conséquences de cet accident (acouphènes, perte de l’équilibre, troubles de la vision, nausées, violents maux de tête, douleurs articulaires, etc) un véritable florilège qui n’échappe pas à la sensation que tous ces handicaps sont absolument indétectables ou vérifiables médicalement (même par expertise) !
    Et en cas de doute, le magistrat en charge du dossier ne prendra jamais la responsabilité de refuser une indemnisation en appliquant le fameux principe divulgué par notre cher président : ça ne coûte rien puisque c’est l’Etat qui paie !
    Un chirurgien bien connu, surtout d’une actrice de cinéma, a même été jusqu’à simuler une paralysie des membres inférieurs … jusqu’au moment où il a été vu en train de traverser la rue à pied !
    Ce n’est pas un hasard et je l’ai vu souvent dans l’exercice de ma profession !
    Un enfant qui déboule entre 2 voitures pour courir après un ballon : vous êtes responsable : défaut de maîtrise du véhicule ! Même si vous n’avez que 2 mètres pour freiner et que vous roulez à 45 km/h !
    C’est un système de collectivisation de la responsabilité donc un procédé pour faire prendre en charge par la société les conséquences d’un accident !
    Et, vous, vous vous trouvez au milieu sans rien y comprendre !
    C’est navrant mais malheureusement vous n’y pouvez rien !
    Il faudrait changer les mentalités …
    Bien cordialement.

  4. Cher Henri DUMAS nous nous battons contre un système maffieux. Et les réponses des maffieux devant les faits sont sans importances . N’attendez pas d’Al Capone une réponse juste , mais une réponse de voyou. Face à la Maffia , les batailles pour obtenir justice ne sont pas gagnées par les plus forts , ni par les plus rapides , mais par ceux qui n’abandonnent jamais. Comme disait Mr Nelson MANDELA que j’ai rencontré :”Je ne perds jamais. Soit je gagne , soit j’apprends”
    Il y a certainement une possibilité de saisir la CEDH.

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