La croyance est une infirmité de la raison, nul n’a le droit de s’en moquer.

Je lis peu la presse. Je n’ai pas la télévision. Mais je n’échappe pas au web qui envahit mon espace de travail : le bureau de mon ordinateur.

Je suis donc touché par une sorte de survol d’informations, de titres racoleurs, et d’articles que je ne peux pas lire le plus souvent car ils me sont cachés pour cause de non-abonnement.

Il me reste de tout cela les faits divers bruts, sélectionnés par d’autres, plus ou moins bien rapportés et des arguments sur le fond toujours avortés.

Le sujet du jour parait être l’islam. Une croyance, dont notre président défend, dur comme fer, l’idée que l’on peut s’en moquer et que ceux qui doivent supporter cette moquerie n’ont qu’à la fermer. C’est la loi, point barre.

Il n’en n’est pas ainsi dans ma pensée.

J’explique, dès que je le peux, peut-être même trop souvent, que la croyance vit au détriment de la raison qu’elle anéantit.

La croyance s’infiltre dans les esprits, ou “est infiltrée” dans les esprits, par toute une organisation sociale destinée à faire croire aux hommes qu’ils doivent obéir et servir d’autres hommes, qu’ils doivent laisser leur liberté d’homme de côté pour des motifs supérieurs et évidemment impérieux, au point qu’en cas de refus, de révolte, on se réserve le droit de les tuer, de leur prendre la vie. Très inconfortable, déplorable.

Ces motifs supérieurs peuvent être l’endroit où ils sont accidentellement nés, la religion de leurs parents, l’organisation politique qui leur est imposée en même temps que leur marquage au fer rouge, appelé aussi carte d’identité. En résumé tout un tas de motifs dont le rapport avec la croyance imposée est assez flou.

Il faut aussi prendre en compte le fait que, pour un grand nombre, la croyance est une béquille intellectuelle qui permet d’éviter d’avoir besoin de réfléchir par soi-même.

Tout ceci exposé, il est clair que la croyance, en posant des aprioris, paralyse la raison.

La paralysie physique est considérée en médecine comme une infirmité.

La paralysie intellectuelle de la raison doit être considérée de la même manière.

Il ne viendrait à l’idée de personne de se moquer dans la rue d’un infirme physique, comment peut-on prétendre au droit de se moquer d’un infirme intellectuel ?

Alors, à nos amis moyen-orientaux — à qui dès leur plus jeune âge, on impose une croyance qui va paralyser leur raisonnement, qui va entrainer une infirmité de leur capacité à raisonner librement — nous devons empathie et aide avec l’espoir de leur faire entrevoir les bénéfices de la liberté de penser une fois libérés des croyances. Certainement pas caricatures et moqueries.

Oui mais voilà. Nous-mêmes étant enfermés dans des croyances religieuses ou politiques, comment pourrions-nous leur parler librement, comment pourraient-ils croire ce que nous leur plaiderions sans nous l’appliquer à nous-mêmes.

Le peu que je lis ou vois du sujet me révolte sincèrement.

Je crains fort qu’engagée comme il est dit actuellement l’affaire tourne gravement mal, vire carrément au bain de sang, à la guerre des croyances, la guerre de religion.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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5 réflexions au sujet de « La croyance est une infirmité de la raison, nul n’a le droit de s’en moquer. »

  1. On peut avoir pitié des infirmes, même intellectuels, et vouloir leur porter secours. Pour le moment, on n’a pas trouvé la solution. Leur infirmité est tellement grave qu’ils foutent le bordel partout où ils se trouvent, même dans les pays où ils sont quasiment seuls, et lorsqu’ils deviennent en rapport de force quantitatif suffisant dans les autres. Un collègue syrien catholique qui avait quitté son pays depuis 15 ans, parce qu’il voulait faire de la politique et s’est rendu compte que cela était devenu impossible, m’a dit que son pays qui était en paix malgré les nombreuses communautés existantes, a versé dans la dictature lorsque les musulmans sont devenus majoritaires, et on connait la suite. Et il ajoute que la France suit le même chemin, avec la vitesse permise par les allocations familiales. Les pacifistes sont des naïfs béats. Il est temps qu’ils sortent de leurs illusions. La première est que l’homme ne serait plus soumis à la sélection naturelle. Il sera cruel de le comprendre trop tard.

    1. Oui l’infirmité intellectuelle peut-être telle qu’il faut enfermer le malade devenu dangereux pour les autres.
      Mais se moquer de lui, jamais.

      1. Si l’un’ se moque de la différence de l’autre c’est sans doute parce que l’un se sent supérieur à l’autre ou en a peur

        la domination et la peur sont des instincts naturels que l’on retrouve dans le règne animal.

        C’est, me semble t-il, les principes ‘moraux’ et/ou l’éducation’ et/ou encore la ‘civilisation’ propres au genre humain qui vous/ nous ou me poussent à ‘croire’ que se moquer d’un infirme physique ou intellectuel : ‘c’est mal’

        Finalement, on en revient à la croyance…

    2. ‘Les pacifistes sont des naïfs béats’

      Pensez-vous que Ghandi était pacifiste ? Pour ma part, je pense qu’il aspirait à trouver des solutions pacifistes sans usage de la violence.

      Je pense que souvent les hommes font la guerre, et souvent les femmes sont là pour ramasser les éclaboussures, mais pas tout le temps

      A mon sens, un esprit belliqueux n’a pas de sexe, de religion, de couleur etc…

      Il ou elle est belliqueux ou belliqueuse, question de tempérament, un point c’est tout.

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