La danse macabre des médecins, des politiques et des labos continue.

Ouf, doivent se dire les responsables français de la santé : une publication internationale dans le journal de référence The Lancet conclut que l’hydroxychloroquine et la chloroquine, associées ou non à un antibiotique macrolide de seconde génération, azythromycine ou clarithromycine, ne font pas mieux que les autres traitements, et même plutôt pire. L’article se trouve là :
https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)31180-6/fulltext

Notre ministre de la « santé » s’est fendu dans l’urgence d’une déclaration pour dire son intention de modifier les « autorisations d’usage » de l’hydroxychloroquine en particulier, histoire probablement d’embêter Raoult voire peut-être même l’agresser juridiquement.

Lorsque des études montrent des résultats contradictoires, il faut chercher à savoir pourquoi. L’étude publiée par The Lancet est énorme. 98262 patients hospitalisés covid+, des données venant de 671 hôpitaux de tous les continents, ça en impose. Et au final, les patients traités avec (hydroxy)chloroquine et macrolides ont des taux de mortalité supérieurs aux patients qui n’en ont pas pris. Il y a forcément quelqu’un qui triche, soit Raoult avec son étude sur 3200 cas, soit l’étude du Lancet.

À la lecture du Lancet, la première question vient avec l’inclusion des malades, qui doivent être covid+ au test PCR, et commencer l’un des 4 traitements comparés moins de 48 heures après le résultat du test, mais on ne sait pas à quel stade de l’infection et des symptômes ils en sont. Ils sont hospitalisés, donc c’est probablement déjà à un stade avancé. L’un des critères est qu’ils ne sont pas (encore) sous « respirateur mécanique », c’est dire que la limite d’inclusion était quand même à un stade sévère. Dans les chiffres donnés, une ligne interpèle. Celle des cas avec usage de respirateurs mécaniques. Le groupe témoin en a 7,7%, les 4 groupes de patients traités avec (hydroxy)chloroquine et macrolides ont eu des respirateurs à plus de 20%. Cela prouve que ces médicaments ont été donnés sur les cas les plus graves. D’ailleurs 1102 cas ont été sortis aussi de l’étude car on a commencé à donner de la choloquine alors qu’ils étaient déjà sous respirateurs. Beaucoup d’indices de l’article laisse penser que l’on est loin du traitement de Raoult dans son timing de prescription.

Autre bizarrerie, les patients prenant du Remdesivir, l’antiviral que Gilead a tout fait pour promouvoir, ont été sortis de l’étude. Pourquoi ? Il ne fallait pas que l’on puisse comparer le manque d’efficacité et les effets secondaires de ce produit aux autres ?

Par contre, 40,5% des malades (soit 38927 !) ont pris d’autres antiviraux contre le Covid19, tels que Lopinavir, Ritonavir, Ribavirin, Oseltamivir, mais ça, on n’en connait pas la répartition entre les groupes et leurs effets ne sont pas analysés. C’est comique ! Non ?

Quant aux effets cardiaques de la chloroquine, des taux d’arythmies ont été notés en plus grand nombre, mais il n’y avait pas d’électrocardiogrammes dans les données de l’étude et dans sa conclusion, la question est évoquée avec beaucoup de précautions et pas considérée comme démontrée ou significative par rapport aux autres facteurs et notamment l’état cardiovasculaire préalable.

Par ailleurs, les auteurs principaux ont de larges relations avec de nombreux laboratoires, et il serait difficile d’affirmer qu’il ne peut y avoir d’influence entre tout ce monde-là. Bien que cette étude soit imposante et apporte des données intéressantes notamment sur les facteurs de risques, elle sent quand même très fort la grosse manipulation des « hauts comités scientifiques », des laboratoires prêts à tout pour fourguer leurs poisons molécules, des politiques qui attendent leurs bakchichs, et des anti-Raoult de base qui pullulent en région parisienne. L’étude « Discovery » ayant sombré corps et biens, il fallait trouver autre chose comme excuse d’aspect scientifique qui fait sérieux. Pas sûr que cela fasse passer la pilule à la population.
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9 réflexions au sujet de « La danse macabre des médecins, des politiques et des labos continue. »

  1. Aucun commentaire du conseil aux ordres des médecins?

    La décence n’est pas le fort des sales types (pour repndre l’inspecteur Harry) qui gouvernent l’Etat.

  2. Sans être un professionnel de la santé, je me demande si nous pouvons parler d’une étude à grande échelle quant sur 96 032 patients, seuls 14 888 ont eu un traitement et les autres 81 444 faisant partie du groupe témoin. Les 14 888 patients ont été séparés en quatre groupe dont un, regroupant 6 221 patients à qui a été administré le traitement hydroxichloroquine + macrolide sans avoir de précisions sur le nombre de ceux qui ont eu de l’hydroxichloroquine + azithromycine mais comme il y avait deux macrolides désignés au maximum la moitié du groupe donc 3 110 patients. Nous sommes loin de la “grande étude! Mais comment expliquer que l’hydroxichloroquine et la chloroquine aient été administrés systématiquement à 29 % de l’échantillon qui avaient des antécédents de maladies cardiovasculaires et sans faire d’électrocardiogramme pour détecter ceux qui en auraient des non déclarées alors que ces produits présentent des risques pour certaines de ces maladies, d’où une mortalité plus importante dans ces 4 groupes par rapport au groupe témoin.

    1. Les chiffres font parler d’une étude à grande échelle, mais c’est le problème de récupérer des données selon le plus petit dénominateur commun, donc partielles, sans définition des traitements exacts, du moment de leurs applications dans l’évolution de la maladie, du contexte de santé des contaminés. Ce que l’on devine pour expliquer les différences avec l’étude de IHU de Marseille, et c’est noté dans les conclusions de la publication du Lancet, est le fait qu’elle n’a pas trait à un traitement ambulatoire et donc précoce dans l’évolution de la maladie, mais à des cas hospitalisés relativement ou très avancés. L’équipe de Marseille a fait, elle, systématiquement des ECG et n’a pas observé un seul décès lié à une arythmie.
      The Lancet nous confirme donc ce que l’on savait déjà, l’hydroxychloroquine prescrite trop tard ne sert à rien. L’État français comme d’autres soumis aux lobbies pharmaceutiques ont eu tord de conseiller aux citoyens de rester chez eux si les symptômes n’étaient pas encore graves, et d’interdire aux médecins généralistes de prescrire le traitement de Raoult, et d’interdire aux pharmaciens de le délivrer. C’était criminel et on arrive pas à croire que ce n’est que de l’incompétence.

    2. Malheureusement il ne faut pas prendre pour argent comptant tout ce qui est écrit dans le Lancet parce que c’est un journal américain écrit en anglais. Le Lancet est destiné au grand public médical, un peu comme le Quotidien du médecin en France.

      Il existe des périodiques généralistes plus stricts à comité de lecture comme Nature, P.N.A.S. … et aussi des périodiques plus spécialisés comme Cell, EMBO… Inutile de les chercher en librairie vous ne les trouverez pas, ils ne sont pratiquement vendus qu’aux institutionnels sur abonnement et fort chers , de plus leur lecture est ardue et sans intérêt pour les non-initiés.

      Le plus simple et le plus fiable pour se faire une idée des dernières innovations médicales est de faire une recherche bibliographique sur PubMed, mais c’est presque un métier.

      Pour réaliser une étude clinique sérieuse d’un médicament, il faut avant tout un échantillonnage fiable et représentatif des personnes qui vont le recevoir : âge, sexe, état physique, antécédents médicaux… Sinon l’étude est biaisée. Tester un hypocholestérolémiant chez des anorexiques n’a pas de sens. Tester un anti-ulcéreux chez des alcooliques en a un.

      Ne pas oubliez non plus que la devise du monde de la recherche est : “Publish or perish”. Il faut publier un maximum d’articles dans des revues importantes pour acquérir de la notoriété, obtenir des budgets et faire carrière.Un chercheur aura ainsi tout intérêt à redire ce qui a déjà été dit, diluer en plusieurs articles ses maigres trouvailles s’il trouve effectivement quelque chose d’intéressant dans sa carrière. En bref il faut savoir vendre sa soupe comme un représentant de commerce.

      Il faut savoir aussi que les fraudes plus ou moins conscientes ne sont pas rares.

      Un chercheur sincère qui pense avoir trouvé quelque chose d’intéressant se trouve bien empêtré lorsqu’il se rend compte qu’il s’est trompé alors qu’il a acquis une certaine notoriété auprès de ses pairs pour sa fausse découverte.

      S’il s’agit d’un groupe de chercheurs c’est encore pis, le déni est alors total, on sait très bien dans le milieu de la physique nucléaire que la théorie des cordes n’est pas du tout au point, que ITER ne peut pas fonctionner, mais il y trop d’orgueil et d’argent en jeu pour l’admettre, personne donc ne veut se renier.

      Il faut encore rajouter à tout cela, les margoulins qui profitent sciemment du système et de la complicité de leur entourage : point n’est besoin de rappeler l’affaire de l’ARC par exemple.

      1. lol-lol, votre “pseudo” est franchement décalé, mais c’est évidemment volontaire et du second degré, par rapport à la pertinence et la clarté de vos propos. Merci encore de nous apporter ce que vous nous apportez.

  3. Je crois qu’il est temps de remettre les pendules à l’heure, vu la honteuse désinformation qui règne :

    L’azithromycine commercialisée sous le nom de Zithromax est un antibiotique de la famille des macrolides, tout comme la roxithromycine (Rulid) ou encore la clarithromycine (Zeclar) ou encore la josamycine (Josacine).

    D’une façon générale les antibiotiques (que ce soit les macrolides, les pénicillines, les céphalosporines, les cyclines, les aminosides et autres) sont uniquement efficaces que contre les bactéries et non les virus (ceci est à modérer car certains antibiotiques sont aussi efficaces contre certains parasites et dans une vraiment moindre mesure les virus).

    Les macrolides sont efficaces et sont couramment prescrits par les médecins pour traiter les infections bactériennes respiratoires et entre autres celles à streptocoques.

    Les coronavirus et autres virus de la grippe ou du rhume comme leur nom l’indique sont des virus et non des bactéries. Par conséquent les antibiotiques n’ont en principe pas d’action contre eux. Mais ils sont couramment prescrit quand même par les médecins en cas d’infection respiratoire virale car le diagnostic n’est pas forcément évident : une bronchite, une rhinite d’apparence virale peut cacher une bactérie (faux diagnostic), de plus un organisme affaibli par un virus peut subir une surinfection par une bactérie (cas des rhumes à répétition qui dégénèrent en sinusites et otites par exemple).

    C’est pourquoi il est courant que les généralistes, les pédiatres prescrivent un antibiotique tels que la Josacine aux enfants qui souffrent d’une infection respiratoire surtout avec de la fièvre (la Josacine est bien connue du public depuis la triste affaire Emilie Tanay). Une angine à streptocoque mal soignée peut en effet dégénérer en maladie de Bouillaud, ce qui se traduit par une atteinte plus ou moins sévère et définitive des valvules cardiaques (le souffle au coeur).

    Aussi il est courant de prescrire du Zeclar aux personnes atteintes par le virus HIV car celles-ci sont très sujettes à des pneumopathies bactériennes atypiques en raison de la faiblesse de leur système immunitaire (ce macrolide maintenant génériqué avait d’ailleurs lors de son lancement au milieu des années 90 le statut de médicament d’exception et le prix qui allait avec : vive le marketing des labos…)

    Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le professeur Raoult prescrive des antibiotiques à des malades sévèrement atteint par la grippe et affaiblis par le grand âge, c’est ce que fait n’importe quel médecin sérieux. Et si le Pr Raoult a choisi l’azithromycine plutôt qu’un autre antibiotique c’est parce que de par son mode d’action l’azithromycine aurait une légère action antivirale (question d’inhibition des ribosomes humains en sus des bactériens et de traduction de l’ARN du virus en protéines, je ne développe pas…)

    La chloroquine est un dérivé synthétique de la quinine, commercialisée depuis près de 70 ans sous le nom de Nivaquine, elle a été utilisé larga manu dans toutes les zones tropicales en prophylaxie du paludisme. Sa toxicité est faible contrairement à ce qu’une certaine presse veut faire croire. Elle peut être prise au long cours pendant des années (demandez aux anciens combattants d’Algérie qui ont en consommé tous les jours pendant 2 à 3 ans). Le risque cardiaque existe mais il faut un net surdosage (un surdosage d’aspirine ou de paracétamol est beaucoup plus dangereux mais ces 2 médicaments demeurent en vente libre ce qui n’est pas le cas de la chloroquine, cherchez l’erreur…) De nombreux retraités ont en consommé sans problème au cours d’un voyage touristique en Afrique (c’est dire…).

    La chloroquine est de moins en moins utilisée en raison de cas de plus en plus nombreux de résistance des plasmodium (parasites responsables du paludisme et de la malaria).

    D’autres molécules dérivées de la quinine ont été synthétisées comme la méfloquine commercialisée sous le nom de Lariam (et dont l’usage n’est pas à conseiller en raison de ces effets secondaires importants) ou l’halofantrine (Halfan). Je ne développe pas.

    La quinine est un alcaloïde présent dans l’écorce du quinquina (elle en a été extraite par les pharmaciens Pelletier et Caventou au 19ème siècle). La quinine est efficace en prophylaxie contre le paludisme (on ne l’utilise plus actuellement) et aussi en traitement (on la réserve à cet usage pour ne pas faire apparaître de résistance).

    Le quinquina est un arbre endémique en Equateur (il en existe plusieurs espèces), où il est connu depuis des temps immémoriaux par les Indiens pour son efficacité contre la fièvre. Les Jésuites l’ont ramené et fait connaître en Europe au 17ème siècle. Certains boissons en contiennent et en tirent leur amertume comme le Schweppes ou le Gini ou la défunte Quintonine .

    La quinine est utilisable comme antiparasitaire pour le traitement du paludisme mais aussi comme anti-inflammatoire au long cours pour le traitement des douleurs rhumatismales et des crampes musculaires (elle est commercialisée pour cette indication sous le nom d’Hexaquine depuis bien longtemps). L’un de ces dérivés récents : l’hydroxychroroquine (Plaquénil) est aussi utilisé pour ses propriétés anti-inflammatoires mais dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux disséminé .

    ENFIN, la quinine a été longtemps prescrite par les médecins pour le traitement empirique de la grippe (ET OUI). Il en existait plusieurs spécialités au dictionnaire VIDAL après guerre (une petite visite dans la bibliothèque d’une faculté de médecine pourra vous en convaincre). Cette habitude de prescription a été perdue dans les années 70 (changement de mode en temps que changement de la population médicale et usage des antibiotiques qui n’existaient pas avant guerre). Je peux vous citer une marque qui était encore commercialisée à cet effet dans les années 90 :

    “QUININE VITAMINE C GRAND” mis sur le marché en 1951 par les laboratoires Ch. DUFOORT, boîte de 24 comprimés à 50 mg de quinine et 50 mg de vitamine C par comprimé. Indications : utilisé comme traitement adjuvant dans les coryzas, états grippaux, asthénies, utilisé dans les crampes musculaires. (L’article page 1146 du VIDAL 1992 qui est actuellement entre mes mains et dont la rédaction a été proposée par le laboratoire fabriquant, a été agréé par le ministère de la santé en 1986 – je le dis pour ceux qui l’ignorent, le VIDAL bien qu’étant un ouvrage sérieux est à la base à visée publicitaire et offert gratuitement aux médecins d’où le contrôle ministériel de sa rédaction).

    Pour faire taire les pseudos-scientifiques qui disent que l’usage de la quinine ou de ses dérivés contre la grippe ne repose sur aucune base sérieuse et qu’il n’y pas de preuve son efficacité dans cette indication et qui essaient de faire passer Raoult pour un guignol, je me contenterai de les renvoyer vers le document suivant :

    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0924857920300881/pdfft?md5=9642973db7b44aad39f38aeb755c95e8&pid=1-s2.0-S0924857920300881-main.pdf

    Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

    C.Q.F.D.

    1. Merci pour ce brilliant historique de la pharmacopée en question.

      On reste pantois devant les déclarations péremptoires mais néanmoins mensongères de certains « professeurs» infectiologues « conseillers d’État ». Cimes s’y est mis aussi. Comment peut-on afficher un tel niveau d’incompétence, de corruption et de manque d’éthique ? L’image de la médecine après cet épisode va en sortir gravement altéré.

  4. Raoult a raison au moins sur un point : en l’absence de traitement réellement efficace sur la maladie, la réponse à la pandémie passe par une organisation rationnelle, individualisée au maximum, anticipative et raisonnée.
    Tout ce que les hommes de l’Etat ont lamentablement foiré.
    C’est leurs erreurs qu’ils tentent de dissimuler en diabolisant Raoult.
    Méthode Stalinienne, qui est leur modus vivendi habituel, constant.

    1. À moins d’arriver à démontrer que l’étude faite au IHU de Marseille est fausse, le traitement du Pr Raoult, avec 0,5 % de décès et donc 99,5% de guérisons, peut être considéré comme remarquablement efficace. Mais, comme vous le dites, il faut être rationnel, comportement qui semble devenir de plus en plus rare dans l’humanité, surtout coté dirigeants et médias, à moins de considérer les attitudes les plus primitives, ce qui ne fait pas rêver.

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