La démesure de la dette

Les hommes – j’allais dire les êtres humains, puis je me suis ravisé, je ne crois pas que les femmes soient atteintes du même mal, sauf celles qui perdent leur sophistication pour singer l’intellect primaire et binaire du masculin – les hommes donc sont les adeptes irraisonnables de la démesure.

Si vous avez un doute à ce sujet achetez le “Guinness world records” et il sera levé.

La démesure peut paraître amusante, faire effectivement l’objet d’un répertoire, mais, plus prosaïquement, elle soumet son environnement à des contraintes inutiles et difficiles à vivre.

Aujourd’hui, la dette de la France est entrée dans la démesure, si ce n’est encore dans le Guinness.

Dépassant, en instantané, 2.000 milliards d’Euros, elle n’inclut pas les engagements pris qui ne peuvent être dédits, comme la retraite des fonctionnaires, les participations mondiales, les cautions, etc…

En 2020, la France pour vivre a emprunté un montant équivalant aux impôts prélevés, soit, pour parler en chiffres ronds, 250 milliards d’Euros.

Donc, conclusion :

Les impôts, rien que pour payer le train de vie actuel de la France, devraient être le double de ce qu’ils sont, et pour rattraper le retard : le triple, voire plus selon la cadence.

Vous ne trouvez pas que cela mérite d’y réfléchir ?

Première question :

Avez-vous l’impression d’avoir donné l’autorisation à quelqu’un de souscrire de tels emprunts ? Dont vous êtes la caution.

Vous aurez sans doute à vous exécuter, je crains que vous ayez de grandes difficultés à vous procurer les conditions prévues lors de votre acte de caution, qui pourrait n’être que le vote auquel vous n’avez peut-être pas pas adhéré, voire pas participé.

Un peu léger pour une telle caution.

Deuxième question :

Qu’avez-vous personnellement retiré de ces emprunts ? En quoi ont-ils changé votre vie ?

Difficile sans doute à définir sans répéter bêtement les phrases toutes faites de ceux qui ont emprunté en notre nom, et espérer que le voisin en a profité, parce que vous probablement pas…

Troisième question :

Savez-vous qui sont les emprunteurs ? Connaissez-vous ceux à qui ils empruntent et sous quelles conditions ?

Savez-vous que vous faites partie des préteurs par le biais de votre assureur, qu’une partie importante de vos primes d’assurances ne sert pas vos risques mais les emprunts de l’Etat, à hauteur de 18% de la créance : soit 45 milliards d’€.

Alors, qu’est ce qu’on fait ?

On ne peut pas continuer comme ça, comme si de rien n’était.

Il y a deux angles d’attaque, avec pour l’acte d’accusation : escroquerie en bande organisée, sur personnes vulnérables.

On peut faire citer à comparaître deux responsables emblématiques, d’un côté le DG de Bercy, de l’autre la DG de la BCE.

L’un répondra symboliquement de l’emprunt, l’autre tout aussi symboliquement du prêt.

Comme chacun le sait, le taux maximum autorisé d’emprunt par rapport aux revenus est de 30%.

La France dont les revenus annuels sont de 250 milliards d’€, n’est éligible à l’emprunt que pour 75 milliards d’€.

Le supplément de 175 milliards d’€ est délictuel, les responsables doivent être recherchés et sanctionnés.

Nul français, en votant, ne peut imaginer qu’une bande d’escroc va abuser de sa confiance et emprunter sans limite, avec pour objectif unique l’intérêt direct ou indirect de la bande en question.

Donc, ces emprunteurs et leurs complices préteurs doivent être appelés à la barre de la Cour Européenne, et sanctionnés.

La constitution doit être révisée, tout emprunt dépassant les fameux 30% des revenus ne pourra, à l’avenir, n’être mis en place qu’après référendum.

Si nous ne faisons pas cela, nous connaissons la suite.

Les français refuseront de payer la facture, mais ils devront alors, comme les allemands en 1930, confier la soutenance de cette défaillance à des voyous, à des individus sans vergogne, sans parole.

Une fois au pouvoir, on sait aussi ce qu’iIs en font, car ils n’ont pas plus de morale pour gouverner que pour effacer des dettes certaines.

Tout cela est très grave.

Comme il faut bien que quelqu’un s’y colle. Nous allons, dans les jours qui viennent, déposer une plainte devant la Cour Européenne, nous vous la mettrons en copie.

Qu’importe si, dans l’instant, elle n’obtient pas de résultat, nous travaillons pour l’avenir.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (12 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

7 réflexions au sujet de « La démesure de la dette »

  1. Nous vous approuvons pour le dépôt d’une plainte devant. la Cour Européenne… Vous devriez vous rapprocher de notre Collectif de Défense des Citoyens Contribuables, de Contribuables Associés Paris et d”autres Associations analogues…. car nous agissons tous beaucoup trcop en ordre dispersé…. au lieu d’unifier nos actions et nos stratégies respectives…. Et ceux que nous combattons n’ignorent pas ce constat en pensant même selon eux ” qu’ils ne voient pas QUI pourrait avoir la capacité d’organiser, de mobiliser, puis d’orchestrer la résistance…”. Tel est mon point de vue après 18 ans d’expériences multiples à la présidence de notre actuel Collectif, dont je vous suggère juste de consulter notre blog résumant notre immense travail accompli… sur le Terrain… en de multiples investigations !… Blog:
    pouvoir-achat-mensonge.over-blog.com
    Cordialement, Alain Padovani, Président su Collectif, 204 Associations sur 86 départements, 05 61 95 11 13.

    1. Bonjour,
      Merci pour votre adhésion à notre démarche;
      Je rappelle le lien de votre blog : http://pouvoir-achat-mensonge.over-blog.com/
      Nous n’avons aucune ambition hégémonique, nous pensons que l’opinion publique est assez grande pour se regrouper si elle le souhaite. Nous avançons dans notre réflexion et nos actions, chacun doit en faire autant.
      La synthèse se fera naturellement, nous y sommes ouverts, mais nous n’avons pas la prétention de décider. Les français voient puis croient ce qu’ils veulent, acceptons le temps nécessaire à leur lucidité.
      Vous êtes le bienvenu chez nous, quand vous le souhaitez.
      Bien à vous. H. Dumas

  2. Je ne sais pas s’il existe une réglementation juridique ou bancaire qui fixerait un ratio dette/revenus, je crois que c’est une limite arbitraire

    1. C’est effectivement une limite non inscrite dans la loi. Je crois me souvenir qu’elle l’a été dans les années 1970, mais je n’en suis pas sûr.
      Par contre elle est systématiquement appliquée dans le milieu du crédit bancaire à la personne, où elle est équivalente à une loi.

  3. On a le même problème à plus petite échelle au niveau des communes. Le fait d’être propriétaire de son toit oblige à entretenir la clientèle d’un individu appelé “maire” au travers de contributions forcées et sans droit à la parole au conseil municipal bien-entendu et sans droit de regard ni d’opposition sur les dépenses et emprunts réalisés. Il parait que c’est démocratique. N’importe quel mégalomane peut réaliser tous ses caprices, au contribuable de payer les pots cassés, l’ancien maire d’Angoulême en est l’exemple parfait dont on n’a pas tiré les leçons.

  4. L’emprunt devrait rester l’exception, pour une catastrophe naturelle comme un cyclone ou un séisme. Les epidemies ne sont pas des catastrophes puisqu’elles sont prévisibles. Ce qui en fait des catastrophes, c’est leur gestion socialiste.

  5. L’impôt est un tribu prélevé sur le travail des uns pour entretenir la paresse des autres=
    C’était un Français qui payait tellement d’impôts que le jour où il mourut le gouvernement fit faillite. Roger Pierre
    Les conneries c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer, Michel Audiard

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *