La vie, le capital, l’économie.

La société peut-elle se passer de l’économie ? Les individus peuvent-ils s’affranchir de l’économie ? Objectivement, je ne vois pas quel homme censé pourrait répondre oui à de telles questions.

Où les choses se compliquent c’est lorsque l’on tente de définir ce qu’est l’économie. Un écueil surgit aussitôt : l’échelle.

L’économie est-elle différente pour ceux qui raisonnent en dizaines d’euros par rapport à ceux qui raisonnent en milliards d’euros ? Je ne sais pas pour les milliards d’euros, mais je sais pour les millions d’euros : Il n’y a aucune différence dans la gestion de dizaines d’euros et celle de millions d’euros.

Et pourtant, peut-être induits en erreur par les agitateurs politiques de tout poil, de nombreux français croient que les problèmes qu’ils rencontrent à gérer leurs dizaines d’euros seraient immédiatement résolus s’ils passaient dans la case des millions d’euros.

Comme la plupart d’entre eux n’auront jamais à gérer des millions d’euros, ils ne courent aucun risque à imaginer que ceux qui ont cette charge sont dans une situation si différente d’eux qu’il n’y aurait aucun mal à leur faire les poches.

En clair, ils respectent le capital qui leur paraît accessible, ils ne respectent pas et sont prêts à piller celui qui leur paraît inaccessible. Il s’agit d’une grave erreur, aux conséquences mortelles pour la société.

Le capital

Il ne viendrait à l’idée de personne, et surtout pas des français champions des économies à la Caisse d’Epargne, de déposséder leur voisin qui a mis de côté mille ou dix mille euros.

Ils sont parfaitement conscients que cette somme, économisée au fil du temps, est d’une part une sécurité et d’autre part un outil pour l’avenir.

Ainsi, alors qu’ils sont parfaitement conscients du rôle du capital à ce niveau, il suffit de changer d’échelle pour qu’ils nient, avec énergie, l’intérêt d’un capital plus conséquent.

Et pourtant, paradoxalement, il ne se passe pas de jour sans qu’ils imaginent tout ce qu’ils pourraient entreprendre avec un capital supérieur à celui qu’ils possèdent.

Comment font-ils pour ne pas arriver à imaginer qu’il en est ainsi pour tous, qu’elle que soit l’échelle, dizaine d’euros ou millions, voire milliards, d’euros ?

Comment font-ils pour ne pas comprendre que rien ne peut être entrepris sans capital, alors qu’eux-mêmes subissent, pour la plus grande part, les dures contraintes générées par l’absence de capital ?

Souhaitent-ils pour les autres, pour leurs entreprises, pour l’ensemble du pays, les difficultés qui découlent pour eux de l’absence de capital ?

J’entends bien ici ou là ceux qui prétendent que : “Il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini”, donc pour eux le capital est inutile puisqu’il ne servirait que la croissance. J’ai déjà eu l’occasion de dire ce que je pense de cette phrase, je pense que c’est la plus con du monde. Ceux-là confondent progrès et croissance.

La vie et le capital

La vie est une constante mutation, l’inverse s’appelle la mort. Cette mutation est en grande partie indépendante de notre volonté, elle est naturelle.

Mais, il se trouve que l’homme, par son énergie propre, peut avoir une influence certaine sur les mutations de la vie. J’aurais tendance à appeler cette influence le progrès. Celui-ci n’est pas fatalement synonyme de croissance, il n’est qu’un des moteurs de la mutation et n’a pas à être jugé positivement ou négativement. Il est, un point c’est tout.

Le progrès, part humaine de la mutation générale, donc de la vie, est le fruit du travail et de l’imagination, le capital lui est indispensable, c’est lui qui permet d’engager ces deux processus.

Mais le capital est aussi le déclencheur de la responsabilité. Celui qui prétend prendre part aux processus de mutation de la vie, au progrès, doit engager sa responsabilité. Il le fait s’il engage son capital, quelle que soit l’échelle.

Le “concorde” fut un échec, car pour lui personne n’a engagé son capital. Aujourd’hui les éoliennes prennent le même chemin, en pire, pour la même raison.

La vie, l’économie et le capital sont étroitement liés. Quelle est cette folie qui prétendrait anéantir l’un tout en favorisant les autres ?

J’ai le plus grand mal à comprendre comment on peut ne pas percevoir cette évidence. Je n’ai pas l’impression qu’il faille des compétences exceptionnelles pour faire ce constat à sa propre échelle et se douter qu’il en est de même à toutes les échelles.

Qui sont donc ces fous qui crient : “Mort au capital” ? Ce sont les kamikazes de l’avenir de l’homme.

Je les plains, s’ils ne prennent pas conscience de leur folie, ce sont leurs enfants qui paieront pour eux, hélas.

Bien cordialement. H. Dumas

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Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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