L’Aveu brutal

Les cinq consignes des hommes de l’Etat dévoilées le 7 Mai par le Ministre Véran, à observer à partir du 11 Mai en cas de symptôme grippal :

– Contacter un médecin

– Qui vous fera faire un test et vous isolera préventivement s’il le juge nécessaire.

– En cas de positivité du test au coronavirus vous devrez rester isolé.

– Toujours en cas de positivité, les personnes en contact avec vous pendant votre période contagieuse seront recherchées.

– Ces personnes, appelées “cas contacts”, seront à leur tour isolées.

Voilà donc mis en œuvre les moyens raisonnables pour combattre la pandémie du coronavirus.

Il y manque un détail : quid des soins ?

On peut supposer, pour l’instant, que le médecin contacté vous conseillera le protocole du professeur Raoult, si vous êtes positif au coronavirus.

Bien, parfait.

Ces consignes simples auraient parfaitement pu être mises en œuvre à partir du 24 Janvier, date de l’apparition connue du coronavirus en France. Maladie présente en Chine depuis fin 2019, dont les paramètres et la dangerosité étaient parfaitement connus.

Rappelons-nous. Au lieu de cela, à cette époque les hommes de l’Etat étaient absorbés par les élections municipales dont le premier tour avait été fixé au 15 Mars, qui ont eu lieu, précédées de nombreuses réunions publiques contraires à toutes les règles de protection face à une pandémie.

Bien plus, pendant cette période les hommes de l’Etat ont publiquement, avec les énormes moyens de communication en leur possession, menti sur la réalité de la maladie, qu’ils connaissaient. Puisque le 17 Mars ils ont déclaré le confinement.

A partir du 17 Mars et donc jusqu’au 7 Mai, ils ont imposé des moyens collectifs inadaptés en réponse à la pandémie.

Pour finir, le 7 Mai, par cette déclaration logique de mesures personnalisées pour faire face au coronavirus.

Ce délai a été tueur. Leur responsabilité est probablement de l’ordre de 10 à 15.000 morts évitables.

Cette responsabilité est le fait d’une organisation collectiviste, égalitariste, imposée par la force de la loi.

Elle est à rapprocher des 100 millions de morts du communisme.

Mais ce n’est pas tout.

Arrive la crise économique, ne venant pas de la nature mais de leur fait.

Pour laquelle, après avoir eux-mêmes inoculé le virus de la pauvreté en détruisant le capital, ils se proposent d’appliquer les mêmes méthodes collectivistes, égalitaristes, par la force de la loi, au lieu de laisser le marché réguler l’économie, ce qu’il fait parfaitement depuis des milliers d’années.

Ici nous sommes dans le mensonge, toujours plus séduisant que la vérité, ce qui est la plus intolérable des souffrances.

Le communisme, puisque c’est bien ainsi qu’il faut appeler le socialisme, l’écologie, l’égalitarisme, et tous les sous-groupes qui lui sont rattachés qui vont des républicains au front national, a envahi la pensée de la France, réduisant à néant le libéralisme qui n’a plus aucun représentant.

La liberté, si hypocritement défendue, présente uniquement sémantiquement sur les documents et bâtiments officiel en France, n’existe pas dans la réalité économique.

Pire, les français ne connaissent pas la liberté économique, ils n’en ont ni le souvenir, ni l’enseignement.

Depuis des siècles tous les systèmes politiques qui les ont dirigés ont flatté leur jalousie, leur haine de la réussite du voisin, ont attisé leurs peurs, ont annihilé leur personnalité au point que ce soient eux qui quémandent leur statut d’esclaves, qui admirent leurs maîtres.

Les français sont dans un rapport sado-maso avec leur organisation collective, qui les étouffe, qui les tue.

Bercy est le dominant incontesté, brutal, violent, qu’ils vénèrent, qui les avilit, qui les réduit à rien, qui leur prend tout pour ce rien, qui entretient sur leur dos une armée de parasites, qui fait du mensonge la norme, du crime la règle, de la connivence et de la corruption l’aspiration nationale.

Dénoncer cette situation, comme je le fais depuis quinze ans, ne rime à rien, est vain.

Alors que cinq consignes simples permettraient de vivre paisiblement dans ce pays aux avantages naturels multiples.

– Supprimer le statut des fonctionnaires.

– Supprimer l’impôt sur le capital. Capital qui est la base du progrès et de la sécurité en toute chose, y compris en économie. Qui doit donc être privilégié ici comme ailleurs.

– Rendre les hommes politiques responsables de leurs promesses et de leurs actes.

– Garantir la propriété privée et supprimer Bercy son principal parasite.

– Réduire l’Etat à ses deux prérogatives essentielles, l’armée — exclusivement pour la défense du territoire –, et l’aide aux plus faibles, aux accidentés de la vie, pas aux fainéants.

Peut-on espérer le même retour au réel de la part des hommes de l’Etat pour la crise de l’économie que pour celle du coronavirus ? NON.

C’est l’opinion publique qui a eu raison de la stupidité face à la pandémie, c’est l’opinion publique qui désire la mort du capital, donc de l’économie. Rien ne peut aller contre l’opinion publique.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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10 réflexions au sujet de « L’Aveu brutal »

  1. Nous en arrivons toujours aux mêmes conclusions…
    Il faut changer de système, quand celui dans lequel nous sommes impliqués , et que nous subissons, devient obsolète et objet de rejet par une majorité importante de citoyens.
    Penser que nous pouvons y arriver par la simple fermeté n’est pas sûr du tout…les gens en place ne voudront pas quitter leur postes sur une injonction. même parfois issue d’un vote toujours sujet à polémiques.
    Les révolutions sont, à de rares exceptions près, du genre plutôt violent…
    Les tenants d’un pouvoir et leurs subordonnés faisant corps pour résister.par tous les moyens…y compris par la force.
    Cela dit tout est possible….a condition qu’une majorité de citoyens se lève et marche tel Lazare…pour remettre enfin de l’ordre dans une société au pouvoir centralisé et dictatorial…
    Un messie politique est donc attendu….qui saura convaincre pour que le grand changement intervienne.. un voeu pieux s’il en est!
    Car le plus dur ensuite sera d’établir les nouvelles règles en évitant toutes les injustices,tous les renoncements,toutes les compromissions….précedentes….. et obtenir l’assentiment direct d’une forte majorité de citoyens. dûment consultés et dont la représentation devra être revue et corrigée.
    Redéfinir le rôle de l’Etat ..son organisation …ses prérogatives et ses limites aussi…idem pour la justice qu’il faudrait rendre plus lisible sans la compliquer à plaisir.,mais en la rendant plus efficace et plus juste.
    Et tout ceci n’est pas limitatif d’autres secteurs étant à revoir sérieusement.
    Les travaux d’Hercule modernes en quelque sorte.
    Travaux qui risquent d’être perturbés par L’Union Européenne qui ne verra pas forcément d’un bon oeil pareil chantier .. et voudra y apporter des retouches pour en limiter les conséquences , le mimétisme d’autres pays et surtout une modification de son fonctionnement et de son pouvoir qui ne seraient t pas à son avantage.
    Tiens là aussi il va falloir envisager quelques travaux de rénovation et non des moindres…
    Pas facile à faire et surtout avec quels moyens de persuasion ?
    Inspirons nous peut-être de la citation de l’immense savant qu’était Lavoisier:
    “rien ne se perd ,rien ne se crée, tout se transforme”!
    Une formule au parfum écologique et pleine de bon sens…qui pourrait être fédératrice et qu’il conviendrait d’appliquer au plus vite à notre société en perte d’équilibre..

  2. @theo31-Vous avez oublié le sinistre économiste Bruno qui a des ambitions à revendre en matière de collectivisme. Son problème c’est qu’il est trop intelligent et ça commence à se voir depuis 1 mois et demi

  3. J’ai été trop confiné, je loupe des lettres et même plus. Pour Bercy je voulais écrire “C’est là que loge le mal”
    Merci

  4. L’opinion publique aura le choix entre Margaret Thatcher qui n’est représentée par personne en France et Maduro qui est représenté par Macrouille, La Pine, Méchancon, Dupont-Feignant et des milliers d’autres insignifiants qui transiprent de haine et de jalousie à longueur de journée, qui ne savent qu’attiser les braises de la guerre civile permanente chère à tous les socialistes. N’oublions jamais que la soit disant opposition dans ce pays mange dans la même gamelle que l’actuelle équipe de mongols LREM aux manettes. C’est cette “opposition” qui vient de voter l’amnistie pour tous les assassins d’Etat.

  5. Enfin un homme qui parle de la citadelle Bercy, qui devra être prise lors de la prochaine révolte citoyenne, c’est que loge le mal.

  6. Remarquable lucidité, Monsieur Dumas. Je vote pour vous à la prochaine présidentielle.

    Ah zut, c’est vrai, nous sommes en démocratie et il y a beaucoup plus de wagons que de locomotives.

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