Le menteur prend, avant toutes choses, ses interlocuteurs pour des cons.

Il ne faut pas oublier ce théorème si l’on veut comprendre l’attitude de nos hommes de l’Etat pour qui le mensonge est l’outil de communication de tous les instants en toutes situations.

Ainsi, allaient-ils sanctionner le professeur décapité qu’ils vénèrent aujourd’hui ?

Oui, c’est un fait, qu’ils ne peuvent réfuter, pourtant ils le font.

Il ne faut jamais avoir déposé une plainte contre un fonctionnaire déviant pour ne pas savoir que le procureur de la république les classe toujours sans suite, sauf en matière sexuelle. Ici le procureur a poursuivi.

Le professeur s’est retrouvé au commissariat. Pour sa défense il a cru bon de déposer une plainte en diffamation à son tour. Effet beaucoup plus dévastateur pour la suite mortelle que les réseaux sociaux accusés par les hommes de l’Etat.

Mensonge ordinaire pour eux qui ont aujourd’hui le culot de surfer sur le racisme pour proposer le Panthéon à celui qu’ils s’apprêtaient à poursuivre en justice, qu’un simple d’esprit, crédule et manipulé par leurs semblables, a assassiné en se suicidant.

J’ajouterai, et ce sera mon dernier avis sur cette affaire, ce professeur remplit-il sa mission lorsque, abordant le sujet de la liberté d’expression, de conscience, il propose à ceux qui ont le plus besoin de son cours – les intoxiqués par la religion musulmane – de quitter la classe ? Evidemment non. Alors un peu de pudeur. L’horreur de sa mort, évidemment inacceptable, ne peut pas le transformer en héros de la nation.

Plus généralement.

Prendre la population pour des cons, se prendre pour un génie, n’est-ce pas la marque de fabrique de toute dictature, de tout abus de pouvoir ? N’est-ce pas le contraire de la démocratie, du respect de l’autre ? Si, évidemment.

Nous sommes effectivement sous dictature.

A ce sujet, Michel Georgel pose des questions dans son dernier billet qui m’ont interpellé.

En effet, l’INSEE rapporte qu’entre le 1ᵉʳ mai et le 5 octobre 2020, c’est 247 613 décès qui ont été enregistrés en France à la date du 16 octobre, soit 1 % de plus qu’en 2019. Soit 2.476 de morts supplémentaires, et non 33.000. Donc, sur les 33.000 attribués au COVID, 30.500 seraient morts sans le COVID.

Il n’est pas ridicule d’imaginer que les 2.476 décès supplémentaires de 2020 ont été victimes des dysfonctionnements des hôpitaux et des HEPAD.

Donc, il n’y a pas d’épidémie particulière.

Il faut reconnaître que cela fait bizarre. Il faut se pincer pour le croire, et encore…et pourtant…

Je n’adhère à aucune théorie du complot volontariste, mais je crois aux grandes tendances qui s’imposent du fait d’intérêts — ou d’idées — dominants et synergiques, qui dictent une conduite majoritaire qui peut donner l’impression d’un complot, que des opportunistes adoptent et que des escrocs s’attribuent effectivement au titre de complot, ou vision politique, ou religion, etc …

Je propose une analyse avec toute la prudence d’usage en pareil cas.

L’économie se cherche depuis quelques années, sans que personne ne comprenne très bien d’où viendrait le mal ni quel il serait exactement. Les avis à ce sujet sont très divergents.

Soudain, début 2020, une fraction importante de la population cesse de travailler, est confinée.

Et… l’économie ne se porte pas plus mal…

D’où la question : le travail de toutes ces personnes arrêtées était-il utile ? La réponse pourrait-être : non.

Mais alors, il faudrait admettre que notre société peut parfaitement fonctionner avec une énorme masse d’inactifs.

Oui mais, ces inactifs ne sont supportables que s’ils n’entravent pas le travail des actifs et s’ils ne réclament pas une part trop importante des revenus de ceux qui travaillent et produisent des richesses.

L’apparition soudaine d’un nouveau virus, très agressif mais peu mortel pour les personnes en bonne santé, génère l’effroi s’il est l’objet d’une surinformation.

Cet effroi permet de sortir du marché du travail une grande partie des inutiles, qui sont eux-mêmes demandeurs et se précipitent vers toutes les cases possibles à ce sujet : télétravail, diminution des dépenses personnelles, départ à la campagne, etc…

Jusque-là tout va bien.

Pour parfaire l’opération, il suffit de mettre en place quelques détails :

– D’abord, la fausse monnaie, pour indemniser les naufragés du travail, sur laquelle on s’accordera entre initiés de l’économie.

– Ensuite, il faut que ceux qui entravaient l’économie naturellement, les fonctionnaires, soient mis hors de course.

– Et enfin, il faut que les oisifs, ceux qui ne travaillent plus, ne profitent pas de leur temps libre pour imaginer on ne sait quelle utopie mortifère à l’économie, pour cela il faut les habituer à vivre chez eux, avec le moins de contact possible, attachés uniquement à leurs écrans.

Il me semble que tout cela colle assez bien avec ce qui se déroule sous nos yeux, que l’étape cruciale de la modification de nos vies par la robotique est peut -être en train de se dérouler incognito.

Alors il faut admettre que les acteurs économiques vont gagner en richesse et en liberté, que ceux qui se sont, ou ont été, exclus de l’économie seront certes inactifs mais en contrepartie surveillés comme le lait sur le feu, donc verront leurs libertés se réduire comme peau de chagrin.

Tout cela n’est qu’une hypothèse…

Bien à vous. H. Dumas

 

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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4 réflexions au sujet de « Le menteur prend, avant toutes choses, ses interlocuteurs pour des cons. »

  1. A sujet du premier décapité Hervé Cornara, patron d’une petite société de transport, un article du journal Le Parisien, je cite le dernier paragraphe, c’est absolument sordide :

    “Un autre épisode remonte à la surface. Il a terriblement blessé Didier Cornara après la mort de son frère. « Alors que son assassin était en prison, nous avons dû lui verser son salaire, ses congés payés, ses indemnités, car il était employé dans l’entreprise que dirigeait mon frère. On a été obligés de respecter le droit du travail. C’est juste insupportable. ”

    https://www.leparisien.fr/faits-divers/attentat-de-conflans-la-colere-du-frere-d-herve-cornara-decapite-a-saint-quentin-fallavier-19-10-2020-8403853.php

  2. Cher Henri, je suis bien sûr OK avec votre analyse mais peu on la capacité de douter de la classe politique c’est un fait. Le doute est l’apanage des gens intelligents, les autres n’ont que des certitudes mensongères et cela marche.
    La France depuis quelques décennies est une suite de mensonges sur lesquels beaucoup trop de citoyens sont d’accord et cela rend son redressement impossible ou très , très difficile. Le Chemin de la Grèce est inévitable!
    « Plus une société se détourne de la vérité, plus elle déteste ceux, comme nous, qui la disent. » Réflexion complétée de George Orwell .
    Je regarde donc la fin de ce pays qui a le nom de “France”.

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