Le système dans lequel j’aimerais vivre

C’est clair — vous conviendrez que je ne le cache pas — le système social qui nous est imposé ne me convient pas. J’y suis gravement malheureux, très gravement.

Il me semble que les causes sont de deux ordres.

L’organisation économique

La première confusion se situe au niveau du capital. J’ai déjà eu l’occasion d’expliquer ma pensée concernant le capitalisme.

Capitaliser consiste simplement à comprendre – donc acquérir –, accumuler et transmettre. Méthode universelle en toute chose. En sciences, en éducation, en philosophie, etc… et évidemment en économie, le capitalisme est la clef du progrès, l’inverse de la croyance, de l’obscurantisme.

Leur capital n’est pas contesté aux intellectuels, aux penseurs, aux scientifiques, pas plus que la hiérarchisation de leurs compétences à son sujet, ni qu’une méritocratie admise en fonction de ces compétences.

Donc, le capital est fondamental en toutes choses, ce qui le rend un peu oppressant.

Celui qui ne sait pas ou ne possède pas est plus ou moins à la merci de celui qui sait ou possède. Il n’est qu’à voir la suffisance de celui qui maitrise l’orthographe par rapport à celui qui ne la maitrise pas, le poids des idées compte alors bien peu… merci M. Dean Hachamovitch d’avoir inventé le correcteur d’orthographe.

En économie, bizarrement, le capital est particulièrement contesté. La faute à Karl Marx, laborieux philosophe qui a passé sa vie à essayer, sans y parvenir, de démontrer que le capital est inutile, nuisible, que seule la force individuelle du travail serait à prendre en considération.

Il n’a pas tenté de faire la démonstration de l’inutilité des bibliothèques, au motif que seul celui qui écrit au présent est essentiel à la pensée et que toute accumulation des produits de celle-ci serait inutile, nuisible. Il aurait été la risée de tous.

En réduisant mesquinement sa réflexion sur le capital à la seule activité économique, non seulement il a échappé aux moqueries que méritaient ses laborieuses conclusions, mais sa pensée médiocre et sectaire irrigue encore le monde, toujours pour le pire jamais pour le meilleur.

En réalité, la place du capital dans l’économie est essentielle, dès le départ.

Par exemple, vous voulez installer une modeste pizzeria, et bien il vous faut un capital pour acheter un four à pizza. Si vous êtes une plus grosse société, si vous voulez conquérir un marché, ici ou ailleurs, il va vous falloir le capital nécessaire pour assurer les frais de votre entreprise dans l’attente des retours futurs.

Le capital est le socle de l’économie.

Par je ne sais quelle malédiction — ou erreur éducative — il se trouve qu’il est confondu avec les dépenses de confort de tout un chacun. Que ceux-ci ne voient aucune raison objective de laisser le capital à l’économie et toutes les raisons subjectives de le capter pour vivre mieux sans avoir à l’épargner, à le construire, à le gagner, à le préserver.

Cela me désole.

L’organisation sociétale

C’est un peu le même tonneau. L’égalitarisme est la quête ultime. Mais uniquement économiquement.

Car les diplômes et breloques en tout genre sont chéris de la population. C’est à celui qui dépassera les autres par ses titres, ses décorations, ses attributions, son pouvoir.

Les experts sont des demi-dieux vivants dans notre société d’hyperspécialisation où nul n’est capable d’analyser leurs compétences et où, entre eux, ils se couvrent.

Mais attention : tout le monde au SMIG. Et là, c’est la mort de l’économie par disparition du capital.

Cet égalitarisme a une administration dédiée, c’est Bercy. Cette administration veille au grain, la seule échappatoire est le crédit.

In fine, le monde économique vit à crédit. Ce qui le fragilise inévitablement. D’où les crises cycliques que nous vivons, dont l’actuelle qui va probablement le terrasser.

Cet égalitarisme économique est assis sur des pulsions humaines si basses que je préfère ne pas m’étendre sur le sujet. Simplement, constatons, en souriant, que ses effets dévastateurs trahissent tout particulièrement ses contempteurs.

Seul l’homme, tout particulièrement blanc et européen issu des trente glorieuses, est égalitariste et uniquement dans le cadre de l’économie. Nul autre être vivant dans le monde connu ne partage cette étrange et suicidaire croyance, dont il est l’inventeur, qu’il ne faut pas confondre avec l’empathie, la charité ou l’amour et le respect du prochain.

Le système dans lequel j’aimerais vivre

Vous l’avez compris, il aurait pour ambition de combattre ces deux cataclysmes qui me chagrinent.

En ce qui concerne le capital

Il devrait-être protégé et favorisé, sachant que si celui qui le possède en abuse il le perd. En effet, le capital se régule lui-même.

Donc plus d’impôt sur le capital, mobilier ou immobilier. Un seul et unique impôt sur les revenus, sur tous les revenus, du travail ou du capital.

Par exemple uniquement 25% sur les revenus en impôt direct, non progressif, et une TVA plafonnée à 10% sur la consommation. Aucun impôt de comportement, genre taxe sur le pétrole ou prime sur les bagnoles électriques.

Evidemment suppression des charges sociales, la santé étant domaine privé.

Pas d’Etat patron, le capital entrepreneurial est strictement privé.

En ce qui concerne l’organisation sociétale

Fin de l’égalitarisme, début de la vraie solidarité.

Que l’on travaille ou non, chacun doit avoir un minimum vital de 3.000€ par mois. L’économie demande de moins en moins de bras, nous sommes à la veille d’un monde ou le travail sera un plaisir ou ne sera pas.

Le seul travail de ceux qui aiment travailler suffira à permettre à tous de vivre correctement.

Mais, car dans ma tête il y a un mais… ceux qui décideront de ne pas travailler, de vivre de l’abondance créée par les autres, n’auront pas le droit de vote.

Il est légitime qu’il soit réservé à ceux qui sont engagés dans l’action, seuls concernés par l’organisation sociale à partir du moment où ils ont assuré une vie correcte à ceux qui ne désirent pas s’impliquer dans la marche de la société, qui vivent exclusivement pour eux.

Le reste n’est que détail

A partir du moment où l’on sait qui fait quoi et que l’on préserve le capital, la boutique doit marcher sans problème.

Pas de misère, la liberté pour ceux qui risquent, la paix pour ceux qui ne risquent pas, le confort pour tous, la richesse pour ceux qui l’aiment. Il ne reste qu’à interdire les monopoles pour que le capital ne remplace pas les égalitaristes dans l’exploitation de l’autre, que la régulation par les consommateurs fonctionne.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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6 réflexions au sujet de « Le système dans lequel j’aimerais vivre »

  1. (…) Que l’on travaille ou non, chacun doit avoir un minimum vital de 3.000€ par mois.

    Pensez-vous à un revenu universel de 3000 € ? une sorte de SMIC suisse en France ?

    Si c’est le cas , je trouve l’ idée séduisante et difficile à mettre en place rapidement

    On pourrait diminuer certaines dépenses somptuaires comme de trop fortes rémunérations dans le public, supprimer les cumuls de mandats et de rémunérations, verser cette somme aux femmes qui désirent rester au foyer
    pour se consacrer à l’éducation de leurs enfants

    C’est une idée révolutionnaire, reste à trouver pour ce challenge, le ou la volontaire.

    Cela vous tente ? pas moi.

  2. Henri,
    Je me demandais :
    ‘Si tu pouvais choisir,
    Est ce que tu préfèrerais vivre dans les états unis d’Europe ou aux USA ?
    Il y a un nouveau président là-bas, je crois qu’il s’appelle Joe et son nom commence par un B…c’est pas Black, c’est … Ah zut, je l’ai sur le bout de la langue, ah y est j’ai trouvé c’est BIDE je crois
    drôle de nom pour un mec qui a pas de bide du tout et qui n’a pas fait un bide non plus aux dernières élections !
    Il est démocrate, oh mince c’est vrai ? et alors ? Il ‘bite’ ou mord par pour autant comme Bandit le chien 😉
    En plus il est vachement bien entouré : t’as vu les deux magnifiques créatures à ces pieds : t’es jaloux hein, avoue 😉
    Je suis qu’une gamine mais moi je lui fais confiance, il te surprendra peut-être
    Et puis, il faut laisser sa chance aux produits BIDEN compris, tu crois pas ?
    Allez souris moi, Henri s’il teuuuh plait ?

  3. Bien d’accord pour le droit de vote réservé aux productifs et l’abolition totale des monopoles, en particulier la sécu. La vraie concurrence équitable est le principal vecteur d’efficacité et d’économie. D’accord aussi avec une drastique réduction du budget de l’État et des impôts, sinon l’économie n’a aucune chance de repartir. Il ne faut pas néanmoins être utopique sur la réduction de la TVA et une imposition des revenus à 25%. Même avec une très bonne gestion, l’éducation, une justice réformée et la défense ont besoin de vitamines.

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