Le tribunal. Le petit Macron.

“Qu’est ce qui s’est passé ?… Qu’est ce qui s’est passé ? …” disent Tournesol et le Docteur dans les Bijoux de la Castafiore. Ils sont victimes d’un enchaînement de circonstances qui les dépasse. Je me sens dans une situation identique, et probablement quelques millions de français aussi.

Ainsi donc un virus inconnu, dans un premier temps marginalisé, puis ensuite annoncé comme terriblement mortel, nous attaquait. Contre lui rien n’était possible hormis compter inlassablement les morts. Bien plus, il attaquait l’humanité. Un cauchemar.

J’ai d’abord été sidéré, puis paniqué. Au point de trouver normal que les hommes de l’Etat confirment par la loi mon enfermement volontaire. Puis régissent ma vie de tous les jours, mon comportement, mes soins, mes achats, le choix de mes épiceries, etc…

Ce n’est pas encore fini, loin de là, ils légifèrent maintenant sur ma façon de saluer, de me déplacer, et toujours de me soigner, de travailler… y aura-t-il des limites ?

Hier j’étais au tribunal de Montpellier.

C’était entre Guignol et le Ku Kux Klan. Guignol pour les dialogues, le KKK pour les déguisements.

Je me suis présenté devant la porte du tribunal avec mon épouse, avec qui je partage le combat que nous menons contre les fous du fisc, pour survivre, pour retrouver notre dignité.

Nous allions à une audience faisant suite à la citation directe que j’ai engagée, sans espoir, contre un de mes bourreaux fiscaux.

La double grille du parvis du tribunal était fermée. Nous avons dû nous présenter à une grille de service sur le côté du parvis, tels que nous y incitaient des panneaux.

Là, le cerbère de garde, après nous avoir observés et interrogés avec la suspicion qui sied à un détective avisé, spécialiste du coronavirus, nous dit : “-Vous pouvez entrer, mais pas Madame”. “- Allons bon, pourquoi ?” “-Parce que le public n’est pas admis”.

Là c’est Guignol. Mon intuition est que tout cela n’est pas légal. Les juges doivent, sauf exception du huis clos, officier en audience publique.

Peut-être suis-je mal informé, mais je n’ai pas entendu parler d’une modification de la loi à ce sujet.

Je m’en ouvre au cerbère et lui demande si tout cela est bien légal. Il me répond qu’il s’en fout. Je lui fais remarquer que nous sommes dans un tribunal. Il s’en fout toujours.

Dont acte.

Je rentre donc seul. Quel dommage. Que des avocats et avocates en robes noires et masqués. Torride.

La salle d’audience avait été enturbannée, saucissonnée, de ruban de chantier blanc et rouge pour ne laisser libre qu’une place sur deux. Des marques au sol pour faire la queue et… pas de public.

Les magistrats n’ont pas hésité à donner de la sonnette en entrant, afin que chacun se lève en les voyant. Ils étaient tous masqués, style KKK des grands soirs.

La salle était vide. Dommage. Je n’ai pas eu le culot de faire une photo, encore dommage.

Mais quand même, ils ont donc rendu la justice à huis clos, incroyable. Je rappelle que l’audience publique est un des acquis fondamentaux de la révolution. A la trappe, pour cause de virus. Visiblement sans état d’âme, tant la loi est relative pour les magistrats par rapport à leur pouvoir.

La panique et le populisme

J’ai enfin compris comment les allemands sont devenus Nazis. La panique s’est emparée d’eux, ils ont eu peur de la misère, de la malnutrition, de la mort.

Face à cette panique nul n’a été capable de canaliser leur angoisse, au contraire Hitler a surfé dessus.

C’est probablement ça le populisme, aller dans le sens de la panique populaire, l’exacerber, en profiter, au lieu de la calmer. C’est trouver les mots et les attitudes qui l’amplifient au lieu de ceux qui la maîtrisent.

Il n’y a aucun complot derrière ce bazar.

Ceux qui dénoncent un complot ne cherchent qu’à dissimiler leur responsabilité, la responsabilité de leur panique.

Je ne suis pas fier d’avoir paniqué, au point même de me demander si je n’aurais pas été un bon collaborateur pendant la dernière guerre. Tout cela fait peur. Merde alors.

Le petit Macron

Il a été plus populiste que les populistes qu’il fustige et contre lesquels il se prétend un rempart.

Il a menti, puis quand la panique liée à ses mensonges a pris le dessus il l’a théâtralement utilisée, effectivement tel Hitler. L’horreur.

Il favorise maintenant la délation, il met en place des lois d’exception, il a perdu toute considération, l’histoire va le pendre. Il est tout petit.

Il eut fallu à la France un homme de l’Etat fort, qui explique la situation, donne aux français le gout du courage et de la responsabilité personnelle. Des milliers de morts auraient sans doute été évités.

Mais c’est Macron que les français ont choisi, et je ne lis pas à droite ou à gauche qu’ils auraient honte d’avoir paniqué. A contraire je les crois dans le déni, dans la recherche du complot.

Et vous, avez-vous paniqué, où êtes-vous restés lucides et sereins, spectateurs effondrés de la débâcle ? Pas comme moi, qui suis choqué et un peu honteux, mais prêt à me reconstruire, à ne pas fuir, à ne pas succomber à ma faiblesse passagère, à retrouver mes forces, ma lucidité, mon jugement, enfin j’espère…

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (7 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

5 réflexions au sujet de « Le tribunal. Le petit Macron. »

  1. 1.Le voleur ordinaire : C’est celui qui vous vole votre argent, votre portefeuille, votre vélo, votre parapluie…

    2.Le voleur politique : C’est celui qui vous vole votre avenir, vos rêves, votre savoir, votre salaire, votre éducation, votre santé, votre force, votre sourire…

    _La grande différence entre ces deux types de voleurs, c’est que le voleur ordinaire vous choisi pour vous voler votre bien, tandis que le voleur politique, c’est vous qui le choisissez pour qu’il vous vole.

    _Et l’autre grande différence qui n’est pas des moindres, c’est que le voleur ordinaire être traqué par la police, tandis que le voleur politique est le plus souvent protégé par une escorte de police.
    Voltaire

  2. En 1942, Laval qvait insisté pour que les petits Juifs soient déportés. En 2020, un autre socialiste demande le fichage des bambins qui ne parlent pas correctement de la gestion du petit marquis par les profs. L’histoire se répète. Va falloir que ca cesse.

  3. En effet Henri la situation que nous vivons est inspirée du système NAZI ou les administrations françaises ont appris à collaborer. La vérité existe, en revanche les politiques de puis 1970 invente le mensonge à tour de bras comme les NAZIS le faisaient.
    Quand la vérité n’est pas libre la liberté n’est pas vraie « jacques PREVERT »

  4. c’est bien triste tout cela ..
    sous fond de KKK mon jugement se pencherait a investir plutôt ma confiance en KKR .

    quelle intrigue ..on se croirait dans du pur Merrill lynch “dune” .
    du virus , des troupes masquées un duc , des barons et les gentils ..
    le ver n’étant plus dans l’épice mais l’épicier planté dans le sable ne sachant s’en dépêtrer.
    et oui , sous un gentil 3 pièces théâtre au coin d’une rotonde peux se cacher en traversant la rue un méchant dictateur .
    grand stress-test coviral mondial en route ..ca a marché a fond :-).
    regarder l’indice INSEE de mortalité saisonnière depuis 1946, il n’a pas varié a l’instar de la politique a papa ou de la justice ..les siècles passent tout reste en l’état.
    mais de dit t’on pas que c’est dans les veilles casseroles que l’on fait le meilleur potage … A queue coucou Birgit dirait l’officio natchos de notre regretté johnny

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *