Les grandes maladies sociétales

Les sociétés, tout comme les individus, peuvent souffrir de désordres psychologiques lourds, qui sont générateurs de catastrophes humanitaires plus ou moins visibles.

Je propose de nous intéresser dans ce billet à ce que l’on appelle “l’esprit de corps”, mais aussi aux “affinités de penser” dont les modalités et les résultats sont semblables.

Concernant l’esprit de corps, aujourd’hui en France c’est dans la fonction publique qu’il s’exprime avec le plus de force, quant aux affinités c’est en politique ou en religion que l’on trouve les radicalisés qui sont l’expression des troubles de l’affinité.

Deux exemples frappants viennent de faire la une des journaux. Les meurtres de la préfecture de police par un radicalisé et les “dames pipi” du déséquilibré du corps des fonctionnaires du Ministère de la culture.

Dans les deux cas beaucoup de monde savait où se doutait, tout le monde s’est tu.

Comment cela fonctionne-t-il ? Le plus simplement du monde.

Esprit de corps et affinité justifient aux yeux de leurs adhérents, tout comme la raison d’Etat, une exception à la loi sous la forme d’une tolérance à la déviance quasi illimitée, accompagnée de la dissimulation des faits voire de leur approbation.

C’est à dire que la loi républicaine, laïque, ne trouve pas à s’appliquer, l’esprit de corps ou les affinités agissant comme un voile dissimulateur, protecteur. Cela peut même aller jusqu’à la mise en place de lois d’exceptions protectrices ou à la déviance de la magistrature devenant complice.

Le ciment qui lie les intervenants est le privilège à protéger pour l’esprit de corps, la croyance partagée pour l’affinité.

On peut trouver les deux réunis, par exemple dans le nazisme, le communisme ou l’écologie, dans ce cas les dégâts sont terribles.

Le moteur — ou le carburant — est le pouvoir.

Le pouvoir est cette chose que l’homme se doit de conquérir, il est naturellement, biologiquement, armé pour cette conquête.

Mais, et c’est là que le bât blesse, la nature lui a donné ces moyens pour conquérir le pouvoir sur lui-même, pas sur les autres.

Avait-elle prévu, la nature, qu’une grande majorité des hommes, refusant l’effort, préférerait se soumettre au pouvoir des autres que conquérir le pouvoir sur eux-même ?

Ce n’est pas certain. On ressent instinctivement que toutes les déviances qui découlent de l’usage erroné des outils de prise du pouvoir sur soi, transformé en prise de pouvoir par les autres, ne sont pas naturelles, qu’elles sont imposées.

Il en est ainsi de l’esprit de corps et des affinités poussés à leur paroxysme, imposés à tous par la masse de ceux qui préfèrent se soumettre aux autres plutôt que lutter pour se conquérir personnellement.

Entrons dans le concret

Ici nous sommes bien placés pour apprécier les dégâts de l’esprit de corps et des affinités de penser.

L’outil fiscal, Bercy, est exclusivement composé d’hommes et de femmes qui adhèrent aux deux mamelles précitées. Ils sont une caricature à très grande échelle des déviances induites. Ils les pratiquent toutes.

Leurs privilèges professionnels et personnels sont illimités, jamais dénoncés. Ils peuvent mentir, harceler, menacer, torturer, ruiner individus ou familles entières en toute impunité. Nulle structure judiciaire ne s’oppose à eux, quels que soient leurs excès. Nulle résistance ou révolte ne leur est opposable.

Ils cumulent l’esprit de corps poussé à son paroxysme et l’affinité de croyance ancrée dans l’idée fumeuse de l’égalitarisme.

Ils sont la maladie sociétale absolue, la drogue générant la dépendance, la mort inéluctable du corps social qu’ils contaminent.

Mais attention, ils ne sont que le bras armé de ceux qui ont récupéré le pouvoir que d’autres leur ont abandonné.

C’est-à-dire qu’il suffirait que chacun ait le courage d’utiliser les outils que la nature lui a donnés pour faire sa propre conquête, sans emmerder les autres, pour s’améliorer lui-même sans prétendre au droit d’améliorer les autres, et les idées “d’esprit de corps” ainsi que “les affinités malsaines” disparaîtraient naturellement.

Ce serait cela le libéralisme. Mais il faudrait que tous soient également courageux, car prendre le pouvoir sur soi-même, se perfectionner, est le plus grand défi humain qui soit.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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3 réflexions au sujet de « Les grandes maladies sociétales »

  1. Henri très bien résumé ce qu’est La France coupé en deux , les administrations et leurs affiliés , dont les grands groupes (sociétés soit disant privés AhAhAh ), et donc les autres c’est à dire la majorité silencieuse qui se fait tondre. Raison pour laquelle les administrations avec la complicité des politiques ont interdit le port d’armes à feu car en fait avec une arme vous pouvez obtenir justice., donc il y a de la retenu à l’abus de pouvoir et la raison pour laquelle aux USA en majorité le peuple est favorable . En conclusion = Certains sont privilégiés et les autres sont les « esclaves sans défenses ».
    Amitiés

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