Les transis de la transition écologique

Les hommes de l’Etat, jamais à court d’idées, conscients que l’ENA commençait à peser sur le moral des troupes, mettent en route une nouvelle école prestigieuse : “Sup de beauf”

Le principe est simple, déjà largement employé : le tirage au sort.

Ce tirage permet à l’heureux élu de rejoindre immédiatement une commission, drivée par Sup de Beauf, qui s’empare des grands problèmes de l’univers.

C’est ainsi que la première vague des penseurs de Sup de Beauf vient de se pencher sur les terrasses des bistrots.

L’hiver, chacun l’a remarqué, les établissements les plus toniques chauffent, au gaz ou à l’électricité, leurs terrasses. Cela permet aux clients de prendre un café ou l’apéro, notamment dans les établissements où la terrasse est conséquente et les salles réduites, ils sont nombreux.

Eh bien non, ce n’est plus possible, c’est un scandale. Est-ce que Du Guesclin prenait des pots dans des estaminets dont la terrasse était chauffée à l’électricité ? Non. S’en portait-il plus mal ? Non. Alors…

Quand même, il faudrait être un peu raisonnable.

Bon d’accord, tous serrés dans une petite salle cet hiver ce n’est pas bon pour le Coronavirus, mais il suffira de prendre un décret de fermeture, et hop, le tour est joué.

Tant que nous y sommes : ne pas oublier de démolir les terrasses l’hiver, comme à la plage.

A quoi serviraient ces hideuses terrasses de bistrots si personnes ne les occupent, et puis, pour le bistroquet, c’est du loyer en moins, il ne paiera plus sa taxe que pour six mois.

Donc, je récapitule, terrasses saisonnières, démolies l’hiver reconstruites l’été. Une personne par quatre mètre-carré dans les salles de bistrot, et hop la planète respire.

On évite le drame de l’extinction humaine. Quoique, dans ces conditions, à y bien regarder, serait-ce vraiment un drame ?

On peut imaginer aussi, c’est le titre de ce billet, des volontaires kamikazes, qui décident, coûte que coûte, de prendre leur apéro en plein air et sans chauffage.

Il serait alors raisonnable de leur servir de la vodka, une boisson qui a fait ses preuves face au froid. Les hommes de l’Etat pourraient dégager les fonds nécessaires — sur le budget de l’Europe évidemment — pour subventionner les pots de vodka, au moins à partir du troisième, pour éviter les inégalités.

Depuis longtemps le transi se réchauffe à la vodka, le transi de la transition écologique doit pouvoir profiter de cette expérience, plusieurs fois centenaires, revenir à la base du traitement de la froidure qui n’est ni le fuel, ni le charbon, encore moins l’électricité, mais bien l’alcool et tout particulièrement la vodka.

L’avenir se présente bien. Plus d’électricité dans les rues évidemment, ce n’est pas dit, mais cela coule de source. Que du bonheur. On va bientôt pouvoir vider ses pots de chambre directement par la fenêtre, comme avant, économie d’énergie assurée par la récupération de chaleur, sous réserve de ne pas traîner… chaud devant.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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5 réflexions au sujet de « Les transis de la transition écologique »

  1. J’aimerai bien aussi que soit instituée à l’assemblée nationale pour les députés en sus de l’obligation du port de la cravate celle du pullover en laine l’hiver, ce qui permettrait de baisser le chauffage d’au moins 3 degrés. Il faut remettre dans les droit chemin tous ces foutriquets inconscients qui quelle que soit la saison se baladent en chemise, l’avenir de la planète en dépend.

  2. Pourtant la réponse à la grogne des citoyens devrait passer par la valorisation de solutions basées sur l’innovation, les économies de gestions à réaliser et non par le traditionnel ‘nouvelles taxes’ , mesurettes et arrosages de subventions fiscales. Le temps long devrait primer sur les solutions de court terme.
    Pour ne pas polluer il y a l’Hydrogène dont l’Allemagne a investi 9 milliard d’€ si je me souviens bien et la France 100 millions d’€, là est toute la différence tout est dit !

  3. Vous avez oublié l’interdiction d’utiliser un chauffage au fuel dans une maison, ce qui signifie en clair soit l’électricité nucléaire ce qui bien entendu est un moyen très écologique de ne pas polluer la planète avec des déchets ,(Kévin le neuneu en sait quelque chose à Bure), soit le gaz qui de part sa nature hydrocarbonée ne produit pas moins de CO2 que le fuel et qui de plus est explosif, soit le bois qui de part son humidité produit beaucoup de fumées et n’est guère pratique de point de vue de la régularité de la chaleur produite et du stockage.

    Ce nouveau coup bas macronien sera particulièrement jouissif pour ceux qui habitent à la campagne lorsqu’on connait les contrats léonins de location de citernes de gaz et de remplissage de ces dernières imposés par les fournisseurs.

    Mais nul doute que sous couvert de transition écologique, il s’agit là d’affaires de très gros sous, des contrats d’achat de gaz ont été signés par l’état français avec l’Algérie, la Russie et autres, des gazoducs, des méthaniers et des terminaux ont été construits, des rétrocommissions ont été versées, il faut donc bien pousser un peu le consommateur dans la bonne direction même au prix d’une loi scélérate instituant la vente forcée.

    J’aimerais bien savoir ce qu’il en est du diagnostic locatif immobilier de l’Elysée, je ne suis pas du tout persuadé que l’isolation de ce vieux bâtiment soit correcte, de plus toute la décoration dorée n’est pas faite de plâtre ou de résine mais de plomb (c’est ainsi qu’on a procédé au 16ème siècle). Le petit Manu serait plus en sécurité et bien mieux au chaud dans un foyer Sonacotra en plus il aurait la compagnie des mélanodermes, il paraît qu’il aime ça. Idem pour Castex à Matignon. En plus cela ferait des économies pour les contribuables.

  4. Juste une anecdote sur les économies d’énergie évoquées dans votre article :

    Nous sommes en été et comme tous les ans dans notre résidence, c’est la période des ‘démarcheurs’ et plus particulièrement du ‘défilé’ des distributeurs d’énergie (gaz et électricité)

    Une compétition féroce s’engage durant 3 mois entre les différents acteurs pour capter de nouveaux clients.

    Mon compagnon et moi-même en avons fait l’expérience et les frais l’année dernière avec un distributeur espagnol (dont je refuse catégoriquement de faire la publicité)

    Plusieurs occupants de l’immeuble se sont fait avoir : un voisin handicapé désireux comme nous de réduire ses dépenses d’energie s’est retrouvé pendant dix jours sans électricité et sans gaz (à l’automne, ouf !)
    .
    Nous, je ne sais pas quel miracle avons réussi à limiter la casse : 3 jours sans énergie!

    Depuis, nous nous sommes renseignés.

    Ainsi lorsque les ‘démarcheurs’ (souvent des jeunes que l’on envoie au casse pipe) ont débarqué la semaine dernière, nous étions incollables sur la production et la distribution d’énergie.

    Ils sont passés trois jours de suite par groupe de deux (une damoiselle et un damoiseau) en sonnant au hasard à l’interphone, sans masque, sans rendez-vous et sans égard pour la loi qui leur interdit l’accès au bâtiment…

    Les premiers ont tenté de nous persuader qu’ils représentaient un ‘producteur’ de gaz italien alors qu’en réalité ils étaient employés et/ou exploités par un ‘distributeur’ de gaz italien.

    Ils ignoraient ou faisaient mine d’ignorer que la majeure partie de la production de gaz est importée de Russie.

    Le lendemain , les seconds employés par le même distributeur ont eux aussi essayer de nous vendre le gaz de leur soi disant ‘producteur’ passé alors ‘sous pavillon hollandais’…

    Quant aux derniers, après un cours sur la bourse, le marché, la production et la distribution d’énergie et une bonne soufflante infligée par mon compagnon quelque peu agacé ne reviendront pas avant l’an prochain !

    Tout cela pour dire que ‘s’en est pas fini d’essayer de nous réchauffer et/ou de nous frigorifier à moindre coût…

  5. ‘On va bientôt pouvoir vider ses pots de chambre directement par la fenêtre, comme avant, économie d’énergie assurée par la récupération de chaleur, sous réserve de ne pas traîner… chaud devant’.

    J’imagine la scène… morte de rire !

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