L’Etat fonctionnaire en mode panique ?

L’Etat paiera, c’est à peu près tout ce qui est ressorti de la prestation du président de la république de jeudi soir …

Des milliards pour tout le monde

Quand vous allumez la radio (pour moi) ou la télé (pour vous), on n’entend parler que du coronavirus !

Les intervenants ne tiennent que des propos anxiogènes et catastrophistes à longueur de journée !

Certains annoncent des millions de morts et l’égocentrisme narcissique de l’humain ressort avec ce discours inconscient : « je dois absolument protéger la personne la plus importante au monde : moi-même ! » même si le risque reste relatif. En Chine avec 1.4Md d’habitants on en est à 3.000 morts pas à 300 millions !

L’humanité redécouvre que les épidémies font partie de l’histoire du genre humain. Nous vivons dans un monde entouré de virus et de bactéries. Les peurs du moyen âge font leur retour comme prévu !

Alors, le président l’a dit avec force : l’Etat paiera, on allongera les milliards, les dizaines de milliards, on fera tout ce qu’il faudra faire !

Il a appelé les Français à “faire bloc pour contrer cette épidémie qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens, la plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle”.

L’emphase inutile et anxiogène n’a qu’un but : susciter l’adoration du chef qui sait prendre les décisions qu’il faut, quand il faut, car le ton martial de l’intervention du président n’a eu pour but que de rassurer une population dont l’anxiété est entretenue savamment par des médias névrosés et de la maintenir dans la croyance de l’Etat tout puissant !

Derrière le discours martial du président, nous avons en fait affaire à une administration en mode panique et E Macron ne se fait que le porte-parole des angoisses de hauts fonctionnaires dépassés par une situation qu’ils n’arrivent pas à maitriser.

Mais il ne faut surtout pas en donner l’impression !

L’obsession de l’administration française est de maintenir absolument la fiction d’un Etat tout puissant, omniscient et protecteur.

Le virus n’obéit pas aux ordres de l’administration mais il ne faut pas le dire, il faut que la population ait une confiance absolue en son élite autoproclamée qui, bien entendu, maitrise la situation (je vous rappelle que tout est sous contrôle).

Alors, on prend des mesures décisives, on ferme tout … sauf les élections municipales qui demeurent une obsession de la macronie.

Et on n’oublie pas au passage la politique politicienne par des mesures susceptibles de satisfaire l’aile gauche de l’électorat en annonçant des mesures pour l’hôpital ; sans doute histoire de masquer l’état complet de délabrement de l’hôpital public qui pourrait s’avérer incapable de soigner plus de 3 ou 4.000 patients !

Alors, par peur de ne pas en faire assez, l’Etat fonctionnaire ne va pas hésiter à en faire trop et cela n’est pas sans rappeler l’épisode de l’épidémie de grippe H1N1 de 2009 à l’occasion de laquelle, Mme Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé, a passé commande, au nom du gouvernement, de 95 millions de doses de vaccin (pour 60 millions d’habitants) et organisé un vaste plan de campagne de vaccination dont le coût global a été estimé à 2,2 Md€ alors que seulement 8 % des Français se sont fait vacciner.

Un rapport d’enquête du Sénat avait évoqué, par la suite, le poids des lobbies pharmaceutiques qui avaient exploité sans vergogne la panique de nos hauts fonctionnaires et avaient poussé à la vaccination dans le cadre de juteux contrats commerciaux.

Qui paiera ?

Le problème est que l’Etat, même souverain, n’existe pas !

C’est une fiction juridique pour désigner un territoire, une organisation sociale, un groupe de population ; et cette fiction est poursuivie avec le mensonge de l’argent de l’Etat !

L’Etat n’a pas d’argent, il n’a que des dettes ou s’il a de l’argent c’est exclusivement celui de vos impôts présents et futurs !

Alors la question que je vous pose aujourd’hui est d’une simplicité enfantine : Qui va payer toutes ces dépenses alors que l’Etat est déjà au bord de l’asphyxie budgétaire ?

Avec une prédation fiscale au sommet de la hiérarchie mondiale, la marge d’augmentation est extrêmement faible et la révolte des gilets jaunes n’a pas eu d’autre cause qu’un excès de fiscalité.

Régulièrement, je reviens dans ces colonnes sur la mauvaise gestion des deniers publics par une clique incompétente qui se contente de vivre grassement sur le dos du reste de la population.

Quelles mesures devront être prises pour boucher des trous budgétaires colossaux qui vont en résulter surtout que Christine Lagarde, présidente de la BCE, a clairement indiqué que la BCE n’était pas là pour payer les dettes de tout le monde !

Et le pire c’est que l’écroulement de l’économie par la fermeture de tout n’aura aucun effet tangible sur l’épidémie qui va se poursuivre tranquillement jusqu’au moment où elle va s’arrêter (probablement fin avril avec le retour des jours chauds).

On pourrait bien assister prochainement à la faillite du tout Etat car ce qu’il faut redouter, avant tout, ce sont les conséquences économiques, budgétaires et fiscales d’un tel plan de généreuse distribution de l’argent qu’on n’a pas : un choc sur la dette et une hausse vertigineuse de la fiscalité !

Mais, rappelez-vous de l’essentiel : N’oubliez pas de vous laver les mains, enfermez-vous, l’Etat veille sur vous et allez voter dimanche !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

 

Dominique Philos

A propos Dominique Philos

Navigateur, né en 1958, après un DEA de droit commercial de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis devenu Conseil Juridique, spécialisé en droit des affaires et fiscalité. L'Etat ayant décidé l'absorption des Conseils juridiques par les avocats, j'ai poursuivi mon activité en tant qu'avocat en droit fiscal et droit des sociétés spécialisé ... en divorces ; jusqu'à ce que je sois excèdé par les difficultés mises à l'exercice de mon activité professionnelle. J'ai démissionné du Barreau en 1998 et partage désormais ma vie entre la France et la Grèce. Européen convaincu, persuadé que le libéralisme est la seule option possible en matière économique, soucieux du respect des libertés individuelles, je suis un libertarien qui déteste l'Etat et son administration tentaculaire.

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5 réflexions au sujet de « L’Etat fonctionnaire en mode panique ? »

  1. Je n’irai pas voter dimanche : demander une prestation sexuelle à une prostituée vaut 1500 euros d’amende et rend complice d’un éventuel proxénète. Or le nom des proxos est connu de tous : Macron, Le Pen, Mélenchon, Etc. Ils se disent tous opposants mais bouffent dans la même gamelle financée par ceux qu’ils sodomisent à longueur de journée et qu’il affublent du titre de citoyen.

  2. lol
    je vais suivre le mouvement et ferais donc du chiadisme !

    “les MACRONNERIES ca VOLE toujours en escadrille”

    et n’oubliez pas d’aller voter en marche a reculons dimanche prochain comme vous l’avez fait aux dernières présidentielles 🙂

  3. – « Les conneries c’ est comme les impôts, on finit toujours par les payer. »
    Michel Audiard

    – « Des milliards d’impôts ! Je n’ appelle plus ça du budget, j’ appelle ça de l’ attaque à main armée !. » Michel Audiard

    Les conneries sont dites et l’attaque à main armée est pour bientôt, mais la population est rassurée, elle n’a rien compris

  4. Dans la vie, il existe deux types de voleurs disait “Coluche”:
    1-Le voleur ordinaire : c’est celui qui vous vole votre argent, votre porte-feuille, votre montre, votre téléphone, etc.
    2-Le voleur politique :……..c’est celui qui vous vole votre avenir, vos rêves, votre savoir, votre salaire, votre éducation, votre santé, votre force, votre sourire, etc……
    Une grande différence entre ces deux types de voleurs, c’est que le voleur ordinaire vous choisit pour vous voler votre bien, tandis que le voleur politique, c’est vous qui le choisissez pour qu’il vous vole.
    Et l’autre grande différence, qui n’est pas des moindres, c’est que le voleur ordinaire est traqué par la police, tandis que le voleur politique est le plus souvent protégé par un convoi de police !

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