L’univers est en expansion… pas nous.

Il parait que c’est un fait acquis, l’univers est en expansion.

Promis, craché, prouvé, les galaxies s’éloignent indéfiniment, constamment. En conséquence, une pyramide du plus petit au plus grand — de l’atome aux galaxies — multiplie les superpositions. Ce qui au départ n’était qu’un, unique, mêlant l’ensemble juste après le big-bang – qui lui arrive, juste après rien — se complexifie, devient donc multiple et se répand, occupe l’espace.

C’est peut-être ça la finalité de la vie… croitre indéfiniment en occupant l’univers qu’elle créé elle-même du fait de son expansion.

Dans cet espace qu’est le rôle de l’intelligence ?

Enfin je veux dire “notre intelligence”, pour être encore plus précis “celle que nous croyons détenir”.

Nous avons tendance à penser que c’est elle qui crée le mouvement, d’elle que part la vie, elle qui décide.

Eh bien non, parait-il. Ce serait la vie, donc ce truc en mouvement, aujourd’hui en croissance universelle, demain peut-être en repli mais toujours universel, qui solliciterait notre intelligence dont le but unique serait de sauver notre peau face aux hasards de la fameuse vie.

Je suis un peu songeur devant ces hypothèses, je suppose que vous aussi.

Donc nous ne décidons rien, nous nous contentons de survivre, avec pour seul outil à cet effet notre “intelligence”. En clair, ce n’est pas l’intelligence qui créé l’évolution, c’est l’évolution qui s’impose et active l’intelligence en réponse.

Les scientifiques qui arrivent à ces conclusions sont inquiets.

Oui, car ils affirment aujourd’hui que cette intelligence, qui nous a permis de survivre face aux délires de la vie, se retournerait contre nous et, dominant la nature – dont la définition n’est pas très claire –, jouerait contre notre camp en détruisant l’environnement – autre nom de la fameuse nature –.

Admettons tout cela acquis, vrai.

Une telle complexité a un avantage, elle simplifie l’accès à la compréhension de notre “intelligence”, dont le rôle, somme toute marginal, peut alors être analysé de façon décomplexée.

Allons-y.

Notre intelligence, consciente et inconsciente, organiserait constamment des plans de survie, n’hésiterait pas à éliminer, tuer, les mauvais plans au profit des bons, pour nous permettre de survivre. Jusque-là, ça va.

Traduit en formule que je peux comprendre, je me dis que face aux hasards de l’évolution les atouts de l’humanité seraient le risque et le profit qui alerteraient son intelligence. Laquelle en retour échafauderait des plans dont seuls les bons survivraient, les autres seraient engloutis et ceux qui y ont cru avec.

Mais alors.

Si l’évolution est aveugle, inexorable, si notre survie ne dépend que des plans élaborés par notre intelligence qui prend tous les risques pour que nous puissions profiter de l’évolution et non la subir, ceux qui prônent la suppression du risque et du profit nous exposent à tous les malheurs possibles issus d’une évolution qui se fout complètement de nous.

Donc : l’écologie ne protège pas notre avenir, elle l’entrave en nous paralysant, en nous immobilisant, face à l’évolution qui continue sa marche inexorable et ne peut que nous écraser.

Comment se fait-il que notre société des hommes puisse adhérer globalement à une telle attitude, mortelle ?

Là, je vous donne une combine, un truc.

Tout au long de sa vie on se bât terrorisé par la crainte de mourir, puis un jour cette crainte disparait… on sait qu’on va mourir…

C’est peut-être ce qui arrive à l’humanité, enfin au moins à une partie de l’humanité… la nôtre.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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4 réflexions au sujet de « L’univers est en expansion… pas nous. »

  1. Point de vue intéressant, bien que difficile à suivre !

    Mêler l’univers, l’évolution et l’intelligence humaine en une page ne manque pas d’ambition, que l’on se place sur le plan philosophique ou scientifique, et là, la différence est bien palpable.

    Il est certain que l’intelligence humaine nous a propulsé de la condition animale dépendante du milieu naturel à une maitrise de ce milieu, et finalement par ignorance puis négligence à une perturbation de ce milieu. Mais entre temps, elle a créé les langages, le feu, les outils, les armes, l’art, l’agriculture, l’élevage, l’écriture, la démocratie, l’université, la médecine, l’imprimerie, les mathématiques, les vaccins, l’électricité, la radio, la bombe atomique, internet, les smartphones…..

    Mais nombre d’animaux utilisent des outils, les cétacés et les oiseaux utilisent des langages dont on ne fait que découvrir la complexité. Et si j’en crois l’ouvrage « Histoire universelle de la connerie » sous la direction de Jean-François Marmion avec trente historiens, les évènements marquants de l’histoire humaine sont souvent la conséquence de conneries.

    Chez les animaux, c’est relativement simple. La gazelle qui court moins vite que les autres se fait bouffer par le guépard. Le guépard qui rate plusieurs fois son coup crève de faim. Le dinosaure qui reçois une grosse météorite s’en remet pas. La sélection naturelle fait son oeuvre depuis des milliards d’années et si les espèces sont aussi remarquables, c’est que le système est perfectionniste. Il passe aussi par les rivalités entre mâles pour la possession des femelles. Chez l’homme, les plus forts gagnaient, du temps des tribus. Puis vint le temps des plus malins, avec les religions, les castes, les dynasties, et comme cela ne marche plus, le temps des salauds. Nous y sommes. La caste des fonctionnaires défend sa survie, sans intelligence, en comptant sur les forces de l’ordre et une justice dévoyée. Les autres citoyens (les vrais), défendent aussi leur survie, de plus en plus désespérément. La partie est lancée.

  2. Vous avez raison
    J’ ai bien l impression que la vie se moque du sort des individus.
    Elle est où elle n’ est plus.
    C est, à mon sens prétentieux de la part du genre humain de croire ou de refuser qu’ un jour il puisse disparaître.
    Les dinosaures ne sont plus la, alors au nom de quoi pouvons nous prétendre éviter le même sort ?

  3. La réponse des élus devrait passer par la valorisation de solutions basées sur l’innovation et l’investissement, les économies de gestions à réaliser et non, par le traditionnel ‘nouvelles taxes’ et arrosages de subventions fiscales, et non par le développement de la peur. Pour les dirigeants d’un pays le temps long doit primer sur les solutions de court terme”

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