Pays au bord de la crise de nerfs (2/2)

En première partie, nous avons abordé le développement de l’administration et sa prise de pouvoir.

II- Le manque d’efficience d’une administration au centre d’un conflit d’intérêts permanent

La confusion des genres et l’absence de régulation

Ayant pris le pouvoir, l’administration s’est trouvée en mesure d’imposer ses décisions à l’ensemble des agents économiques alors qu’elle a une « double casquette » à la fois de dirigeant politique et d’exécutant ; c’est à dire qu’elle se trouve dans la situation de pouvoir valider elle-même ses propres décisions à la fois sur les plans politique et administratif , sans véritable contrôle quant à leur réelle pertinence.

Tous les éléments sont dès lors en place pour provoquer une véritable dérive administrative basée sur un conflit d’intérêts permanent ; et les récentes révélations concernant JP Delevoye mettent clairement en lumière ce type de comportement qui mélange les fonctions administratives et politiques.

En outre, la croissance ininterrompue des effectifs s’est accompagnée d’une dégradation de son efficacité car l’Etat fonctionnaire ne fonctionne pas selon des critères économiques de rentabilité et de prix de revient des entreprises privées. Il fonctionne d’après des règles budgétaires avec des interférences telles que la hiérarchie ou les décisions politiques.

Alors que l’entreprise privée essaie de procurer à sa clientèle le meilleur produit ou le meilleur service pour le meilleur prix, dans un environnement de surcroît la plupart du temps concurrentiel, l’administration se situe dans un schéma qui fonctionne hors de toute régulation économique, en dehors du système des prix de marché. C’est donc un système où, par définition, on ne cherche pas à faire des économies … d’ailleurs, l’administration n’a pas de clients, elle a soit des administrés soit des usagers ; ce qui ne confère aucun droit à l’utilisateur.

La conséquence est alors évidente : Si l’entreprise n’est pas efficiente, elle disparaît, tandis que l’administration, elle, continue à prélever les impôts et, pire, tend même à les augmenter pour tenter d’améliorer les défaillances constatées ; compte non tenu du fait qu’elle peut aussi utiliser la contrainte pour forcer à l’usage de ses services. L’assurance maladie en est un exemple flagrant puisqu’elle est obligatoirement publique et qu’il ne peut y avoir de concurrence (à la baisse des cotisations) par des assureurs privés.

Cela a fatalement des conséquences au niveau des méthodes de gestion et plus particulièrement en matière de recrutement du personnel : pour l’administration il n’y a pas d’appréciation qualitative quant au nombre de personnes susceptibles d’effectuer un travail donné.

Cela veut dire que, pour un travail donné, on peut recruter 1, 2 ou 3 personnes alors que cela est absolument impossible dans une entreprise privée qui doit toujours rechercher le meilleur ajustement productif, notamment parce que la charge fiscale sociale et fiscale doit être calculée au plus juste ; question qui ne pose jamais pour l’administration.

Cela se traduit par exemple par de fortes disparités entre les CPAM avec des effectifs variant du simple au double d’une caisse à l’autre pour un même volume de dossiers traité. Nécessairement, les frais de fonctionnement (dits de gestion) ne sont pas les mêmes !

Or, ce schéma est absolument impossible dans le privé puisqu’il est inconcevable que deux entreprises concurrentes puissent fonctionner de manière identique alors que l’une a deux fois plus d’effectifs que l’autre. C’est une question de productivité et plus la productivité est faible, plus le coût du service ou du produit est proportionnellement important.

Cela a d’ailleurs été le cas lors de l’effondrement du rideau de fer. Les entreprises de l’ancien bloc soviétique fonctionnant avec deux ou trois fois plus d’employés que les entreprises de l’ouest, de surcroit dans un milieu économique artificiel, AUCUNE n’a pu résister à une irruption aussi brutale de la concurrence.

L’entreprise privée n’est pas parfaite mais il y a systématiquement une recherche d’optimisation de la gestion ; laquelle est totalement absente dans le milieu administratif.

On touche là au secteur complexe de la formation du prix en milieu concurrentiel et on comprend alors aisément, qu’en ce qui concerne l’administration, il y a à la fois une mauvaise allocation du capital et une mauvaise appréciation des critères de dépenses ; ce qui est confirmé par les études de terrain qui démontrent que le système public n’est pas efficient et qu’il dépense beaucoup plus pour des résultats toujours inférieurs à ceux du privé (sureffectifs, absentéisme, mauvaise exécution du travail, actions inutiles et coûteuses, interférences politiques).

Car, finalement, il est toujours plus facile de dépenser trop que de faire des économies !

Or, là où l’on peut comprendre, sous certaines conditions, un mode fonctionnement de cette nature pour des missions exclusivement régaliennes (armée, police, justice), cela devient extrêmement pénalisant lorsqu’il s’agit de services rendus dans le cadre du secteur marchand ; qu’il s’agisse de la santé ou de la retraite car on comprend qu’à partir du moment où l’on escompte des ressources toujours suffisantes, il n’y a aucune limite à la croissance de l’administration.

Des dérives inévitables

Les décisions des entreprises sont toujours rationnelles car l’erreur de gestion ou de management se paie cash alors que les décisions des administrations, sous couvert de la force publique, peuvent être arbitraires, illégitimes, inefficaces voire pénalisantes mais … s’imposer quand même !

On peut résumer la situation ainsi : L’entrepreneur joue sa vie et sa fortune et s’il échoue c’est la ruine. Le fonctionnaire, lui, sous couvert de sa hiérarchie, dépense un budget provenant des ressources de l’Etat ; lesquelles, comme tout un chacun le sait, ne coutent rien. Il n’a donc de ce fait aucun scrupule à le gaspiller !

Un exemple : la SNCF est subventionnée à hauteur de 13 milliards € par an parce qu’elle perd sans cesse de l’argent. La dérive de gestion en a fait une véritable machine à griller du cash alors que, malgré tous les excès de son personnel, elle n’en assume jamais les conséquences. In fine, c’est la collectivité, c’est à dire le contribuable, qui paie.

Quelle entreprise privée pourrait ainsi se permettre de fonctionner dans de telles conditions ?

Le service public est finalement souvent synonyme d’inefficacité parce que juge et partie il n’est pas en mesure de remettre en cause de mauvaises décisions et qu’il va au contraire insister jusqu’à la catastrophe finale (on connaît ces projets administratifs qui ont fini par s’écrouler d’eux-mêmes après avoir grillé quantité de fonds publics) !

Le seul avantage de l’administration c’est l’apparente gratuité des services procurés parce  qu’en fait le prix réel est masqué. La mutualisation du service, dans un cadre global plus ou moins indéfinissable, fait que le prix est inconnu de l’utilisateur qui est alors enclin à penser qu’il est gratuit alors qu’il est payé par tous ou pire, payé par d’autres. Mais, on ne peut pas en conclure que la dissimulation du prix réel puisse constituer une preuve de bonne gestion.

Pourquoi cela fonctionnait-il avant et plus maintenant ?

En fait, le système de l’économie dirigée à la française a pu sembler fonctionner correctement jusqu’à l’ouverture des frontières dans le cadre de l’Union Européenne et de la globalisation car elle ne subissait pas d’élément de comparaison. Avec l’ouverture des marchés, elle est apparue complètement inadaptée du fait d’un manque total d’adaptabilité à une évolution trop rapide des structures économiques dans un cadre concurrentiel (les GAFA, l’internet …).

Il faut être conscient que le fonctionnement de l’administration repose en fait sur un modèle ancien, périmé, qui remonte au 19° siècle, avec un statut figé du personnel (emploi à vie, pas d’interopérabilité), et les lois à répétition sur la modernisation de la fonction publique (MAP) n’ont jamais été en mesure de remettre à plat un système complètement obsolète.

Quand un fonctionnaire entre dans l’administration, sa carrière, sa progression de carrière, l’évolution de son salaire, sa retraite ; tout est déterminé dès le départ.

Dans le privé, il n’y a rien de tout cela. D’ailleurs, il est bien rare de pouvoir faire toute une carrière chez le même employeur privé compte tenu des démissions, des faillites et des licenciements.

On le constate de manière évidente avec la SNCF dont le personnel refuse obstinément l’évolution des structures économiques et cela explique aussi la réticence des autorités à ouvrir le marché à la concurrence. On peut se rappeler, à ce propos, la mutation nécessaire de l’administration des PTT devenue France Télécom puis Orange au marché dérèglementé des télécoms (avec une diminution formidable du prix des communications du fait de la concurrence), avec ses réductions massives du personnel et ses impératifs de rentabilité qui ont provoqué des vagues de suicides au sein du personnel !

Les conséquences néfastes de l’emprise administrative

On l’a compris, l’administration ne raisonne pas ni en termes économiques ni en termes d’économies ; et cela peut avoir de lourdes conséquences.

L’entreprise privée étant perçue comme une menace potentielle de nature à remettre en cause les situations acquises, il ne peut y avoir aucun soutien des entreprises.

De fait, l’Etat fonctionnaire a idéologiquement a décidé d’user de la force publique pour soumettre le secteur privé à sa volonté c’est à dire le contrôler voire le pénaliser ; alors que l’administration est la plus mal placée pour contrôler une entreprise qui fonctionne en secteur concurrentiel ! Ainsi, en matière de licenciement : l’administration est compétente pour donner son accord alors qu’à bien y regarder, le seul compétent pour apprécier la réalité de la situation est bien le chef d’entreprise.

Bien au contraire, il s’est développé au sein de l’administration une vision marxiste de l’employeur exploiteur, fraudeur, capitaliste et nullement celle de l’employeur créateur de richesses ; ce qui est une façon de justifier sa détestation de la concurrence parce que la comparaison est très rarement à son avantage et qu’elle fait donc tout pour l’éliminer.

Or, l’administration, du fait de son hypertrophie, fait aussi concurrence au privé ou, se retranchant derrière la loi, se place en situation de monopole mais en ne respectant ni les règles de rentabilité ni les prix puisqu’elle est totalement subventionnée par l’impôt qui, par définition, ne lui coûte rien !

Elle ne respecte pas plus les règles de droit en ayant à cœur de fausser un peu plus les règles du jeu puisqu’elle se protège aussi des juridictions de droit commun en relevant d’une juridiction administrative dérogatoire dont les membres sont tous issus de la même école de formation (ENA) et dont le parti pris en faveur de l’administration n’est un secret pour personne !

A cela s’ajoute une vision « clientéliste » de ses relations avec le secteur privé ; c’est à dire que l’Etat administratif a établi un système de pénalités/récompenses (amendes/subventions) envers les entreprises privées afin qu’elles deviennent plus dociles et cela est particulièrement marquant avec les subventions à la presse écrite dont la soumission au pouvoir est notoire.

On en perçoit immédiatement les effets : L’abus de règlementation et de normes a fini par bloquer le système productif puisque l’entreprise privée doit sans cesse mobiliser plus de moyens non productifs pour se mettre en conformité avec les règles et normes fixées par l’administration puisque l’issue est, en fonction de l’attitude adoptée, soit la récompense soit la sanction qui peut aller jusqu’à l’élimination pure et simple !

Ce genre de pratique ne pouvait avoir que des effets néfastes mais prévisibles que l’on connaît : le secteur industriel s’est écroulé sous les contraintes et les charges sociales et fiscales et a pratiquement disparu ou s’est délocalisé pendant que l’administration n’a cessé de grossir.

Une exception : les impôts ?

Le seul secteur où l’administration semble performante, c’est le recouvrement de l’impôt pour deux raisons principales :

  • D’une part l’Etat fonctionnaire a un impératif besoin d’argent pour faire fonctionner ses structures – il a donc mis en œuvre tous les moyens, y compris pénaux, pour percevoir l’impôt avec, il faut le reconnaître, une efficacité évidente.
  • D’autre part, il n’entre pas, sur ce plan, en concurrence avec le secteur privé. De ce fait, il est difficile de faire une comparaison utile.

En fait, c’est un trompe l’œil car le constat initial doit être pondéré par le fait, qu’en France, le recouvrement de l’impôt est plus coûteux, voire sensiblement plus couteux, que dans les autres pays ; ce qui ne peut s’expliquer que par un surdéveloppement de l’administration fiscale et d’importants sureffectifs destinés à atteindre, coute que coute, l’efficacité recherchée.

On comprend donc que l’examen du résultat final n’est pas suffisant en soi pour déterminer si l’administration est performante ou pas !

La mauvaise gestion des entreprises publiques

L’Etat fonctionnaire est un mauvais employeur qui ne sait pas gérer ses effectifs et qui, du fait de la double casquette des dirigeants, à la fois fonctionnaires et dirigeants politiques, se retrouve bloqué dans ses contradictions !

Fonctionnaire il hésite à se retourner contre ses fonctionnaires qui menacent de tout bloquer à la première tentative de porter atteinte à leurs avantages mais responsable politique il est responsable de ses actes devant l’ensemble de la population et les électeurs.

Cela veut dire que l’issue de la négociation, en cas de conflit, est pratiquement toujours la même : les employés du public gagnent de nouveaux avantages en contrepartie de l’arrêt de leur mouvement de grève. Les collègues fonctionnaires gardent leur fierté et l’électeur est satisfait avec la fin du conflit !

On le voit à propos de la réforme des retraites, pour laquelle l’administration est confrontée à ce mélange des genres malsain qui provoque une confusion entre les impératifs de direction d’une entreprise (SNCF et RATP) et des dispositions d’ordre public d’application générale (règles en matière de retraite).

Et ce mélange des genres ne peut qu’occasionner une dérive des couts ; la SNCF étant emblématique de cette dérive et incapacité administrative.

Voilà une entreprise au cœur de conflits sociaux permanents (en moyenne une grève par jour !?!), qui a complètement perdu la bataille du fret, qui fonctionne très mal, dont la ponctualité est plus que problématique mais dont le personnel, en cas de conflit, en appelle systématiquement au ministre des transports, court-circuitant de ce fait un PDG qui perd toute crédibilité et toute autorité.

La réforme de 2018 du statut des cheminots n’a été qu’un trompe-l’œil puisque le foyer de pertes n’a pas été attaqué. On n’a trouvé que la clause du grand père ; c’est à dire que le statut sera éliminé par extinction de ses bénéficiaires lorsqu’ils partiront à la retraite dans … 40 ans !

Les cheminots ont donc bien obtenu le maintien de leurs avantages statutaires au détriment des autres salariés et ils ont fermement l’intention d’en faire autant en ce qui concerne les retraites.

Et le paradoxe ou le plus incroyable c’est que c’est le personnel des services publics qui fonctionnent le plus mal qui revendiquent le plus parce qu’ils savent qu’ils ne risquent rien et que leur employeur ne peut pas disparaître puisqu’il y aura toujours des subventions (comprendre impôts) pour combler les pertes ! Et finalement, le résultat est un record mondial des jours de grèves avec des syndicats ultra politisés, ne représentant pratiquement personne, dont le souci principal est d’engager une lutte d’influence au sein du pouvoir et de rechercher des financements pour faire vivre leurs permanents. Il y a là une forme inacceptable de cynisme jusqu’au-boutiste qui, jusqu’ici, a parfaitement fonctionné.

Des effets pervers qui tendent à se développer

L’administration impose ses règlementations et ses fonctionnaires tatillons, dogmatiques et bornés et le pire, c’est que les résultats sont connus : croissance faible, chômage élevé, accroissement des inégalités sociales et de la pauvreté, inefficacité générale.

Au lieu de se concentrer sur le régalien, l’administration intervient partout et … se plante car elle n’est pas efficace même si elle est tentaculaire ; bien que nos dirigeants fonctionnaires restent convaincus qu’en augmentant le niveau des troupes et des moyens on arrivera à régler les problèmes, sans aucune considération pour le volet efficacité/cout.

On voit clairement cette tendance se développer avec l’utilisation de techniques de surveillance généralisée de la population et des entreprises, principalement au profit du Fisc ; tendance qui n’est que la conséquence du discours officiel : s’il y a des déficits, c’est à cause des mauvais français et de la fraude fiscale ; pas du tout en raison des dérives dépensières de l’administration !

Or, on sait que plus l’administration est importante, plus il y a de corruption pour la simple raison qu’elle devient le centre de tout ce qui se décide et que, devenue intermédiaire obligatoire de tout, elle peut imposer plus ou moins arbitrairement ses décisions et ses « copains ».

Plus l’administration est importante plus la dépense publique augmente et plus la croissance économique diminue ; compte non tenu du fait que plus la dette résultant de cette mauvaise gestion est élevée, moins il y a de croissance économique.

Nous cumulons  dès lors tous les handicaps ; ce que l’on peut résumer par « dépense publique abusive et corruption ».

Et pourtant, ce système continue sa course folle vers l’économie dirigée avec mise sous tutelle de l’Etat de l’assurance maladie, de la formation professionnelle, de l’assurance chômage et bientôt de la retraite.

Quelles conséquences à terme ?

Il faut être conscient que nous nous enfonçons chaque jour un peu plus dans l’économie administrée dont il est prouvé qu’elle ne fonctionne pas en milieu économique ouvert ! Elle ne peut fonctionner que dans un milieu économique fermé dans lequel les prix et les couts sont artificiels ou dissimulés ; c’est à dire manipulés par le pouvoir !

La croissance ininterrompue des dépenses publiques pour financer des services publics non efficients et du nombre de fonctionnaires entraîne désormais une charge excessive qui finit par devenir intolérable. Selon le mot, fort juste, de Bruno Bertez, la France est littéralement asphyxiée par sa dépense publique et ses prélèvements fiscaux.

Le seul remède est la réduction de la taille de l’administration et de la dépense publique pour permettre de retrouver une liberté d’action car ce n’est visiblement pas en augmentant encore plus la dépense publique que l’on va résoudre les problèmes ; puisque ces dix dernières années elle n’a fait que croire alors que les services rendus n’ont fait que se dégrader.

Malheureusement, rien ne semble pouvoir arrêter cette dérive car il n’y a aucune volonté réformatrice du pouvoir fonctionnaire. Il n’y a que la volonté de faire durer le système ; en essayant de perpétuer auprès des français l’idée de son efficacité. Or, en dépit du fait qu’une majorité de français se déclare contre le capitalisme et l’économie de marché, l’Etat stratège est une pure illusion ou pire une tromperie.

Dès lors, comme le système administratif ne se réformera pas de lui-même, il devra fatalement être mis à bas par … les autres !

La France est aujourd’hui l’homme malade de l’Europe et elle est malade de son administration et de sa dépense publique excessive. Or, compte tenu du verrouillage actuel du système politique, complètement phagocyté par un système administratif faisant barrage à toute réforme, les chances d’une quelconque réforme passeront probablement par une révolte ou une révolution.

Car, il en va de la croissance de l’Etat administratif comme des empires. Ils grossissent, grossissent jusqu’à ce qu’ils finissent par s’écrouler sous leur propre poids, leur incapacité et leur inertie.

Bien cordialement à tous et bonnes fêtes de fin d’année.

Licence de publication : la reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur ainsi que le site originel de publication.

Dominique Philos

A propos Dominique Philos

Navigateur, né en 1958, après un DEA de droit commercial de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis devenu Conseil Juridique, spécialisé en droit des affaires et fiscalité. L'Etat ayant décidé l'absorption des Conseils juridiques par les avocats, j'ai poursuivi mon activité en tant qu'avocat en droit fiscal et droit des sociétés spécialisé ... en divorces ; jusqu'à ce que je sois excèdé par les difficultés mises à l'exercice de mon activité professionnelle. J'ai démissionné du Barreau en 1998 et partage désormais ma vie entre la France et la Grèce. Européen convaincu, persuadé que le libéralisme est la seule option possible en matière économique, soucieux du respect des libertés individuelles, je suis un libertarien qui déteste l'Etat et son administration tentaculaire.

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3 réflexions au sujet de « Pays au bord de la crise de nerfs (2/2) »

  1. J’ai conscience que je vais heurter la conscience et le professionnalisme de certains qui ne sont pas en cause. J’ai confiance en la Justice, et c’est parce que j’ai beaucoup d’humour – avec les réserves ci-dessous – que je suis critique. Je veux une Justice proche des gens, et des entreprises……
    Démasquons la mafia administrative en particulier judiciaire – Politique & Eco n°241 avec Mr Ernest Pardo doctorant en droit (Ami de Richard ARMENANTE)= cliquez pour écouter la suite : https://www.youtube.com/watch?v=ukBgaGyephg&feature=youtu.be&fbclid=IwAR07n3BZg41r6ZDMHmrw4PAWOO1N6NWX8IHKUj9nyPpM8rTPjvVV-HY7-fE

  2. Dans chaque facture EDF les français payent la retraite des agents EDF par une taxe décrétée par l’assemblée nationale de notre beau pays. Qui s’indigne ?
    La France est un pandémonium , ce n’est pas un euphémisme et Certains sont si pauvres qu’ils ne possèdent que de l’argent.
    La France a besoin “de contre-pouvoir” que nous n’arrivons pas, nous citoyens dotés de réflexions, et bon sens à créer ; c’est hélas navrant et très grave pour ce Pays. Pour ma part, il y a longtemps que j’avais pris la décision de dénoncer TOUS LES TRAVERS DE LA SOCIÉTÉ POLITIQUE, de DROITE OU DE GAUCHE “PEUT ON ENCORE SAUVER LA France RAPIDEMENT ” NON ! Il faudra 2 à 3 générations !
    Comme disait Mr Nelson MANDELA que j’ai rencontré :”Je ne perds jamais. Soit je gagne , soit j’apprends” et j’ai beaucoup appris.
    La Société française est devenue si malhonnête que la vérité offense réellement certains citoyens mais pas les politiques du passé et surtout pas la presse . car Le vrai désordre en France c’est la justice .
    Il faut une nouvelle politique , et l’espoir de justice, la vraie justice.
    Syndrome auto-immune , corporatisme, esprit partisan, connivences , arrangements entre amis, … etc, sont trop souvent de mise .

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