Révélation : David Pujadas est libéral !

Révélation : David Pujadas est libéral !

Dans une longue interview au Point, David Pujadas, qui officie actuellement sur LCI après avoir quitté le 20 h de France 2, se moque de la gauche française « qui voit de l’ultralibéralisme partout dans un pays qui a 56 % de prélèvements obligatoires ». D’un coup d’un seul, Pujadas vient d’intégrer la minuscule cohorte des journalistes français des grands médias considérés comme libéraux (Lenglet, Doze, Sylvestre, Rioufol, Brunet).

Passer de cinq à six ne les rendra pas beaucoup plus redoutables. Comme le dit Pujadas lui-même dans son interview, «  nous, les journalistes, sommes comme toutes les professions intellectuelles en France, globalement à gauche ».  Cela, nul ne l’ignore. Mais ce qui se dit moins, c’est que cette situation est l’élément majeur du mal français.

Une démocratie moderne forge ses options politiques dans le débat permanent qui se déroule dans les grands médias et maintenant aussi sur les réseaux sociaux. Les mauvais choix économiques de la France ont été faits sous l’influence massive des journalistes de gauche.

La France est, dit-on, « irréformable ». En fait quelques dizaines de journalistes de gauche empêchent toute réforme en la discréditant par avance. Et en discréditant aussi les hommes politiques qui ne pensent pas comme eux.

On doit se demander comment une telle situation a pu se créer. Les propriétaires des grands médias sont presque tous en affaire avec l’Etat et comme celui-ci est, de par sa structure de redistribution, de nature collectiviste, ils ont laissé leurs journaux, radios et télévisions se remplir de journalistes approuvant et défendant bec et ongles ce type de société.

Du coup le débat politique en France se borne à un thème unique : comment dépenser chaque année plus d’argent public que l’année précédente.

Le plus étonnant est que les Français ont majoritairement une opinion différente et pensent qu’ils vivraient mieux si l’Etat dépensait moins. Mais ils se sont finalement résignés à supporter tant bien que mal la gestion délirante du pays, en s’efforçant de grappiller de ci de là quelque avantage public venant compenser un peu la spoliation dont ils sont victimes.

Jusqu’à ce qu’un puissant mouvement de révolte, que tout le monde attendait, ne vienne, en gilet jaune, interrompre le bal costumé. Ce mouvement est le fruit du collectivisme national, qui a appauvri progressivement les entreprises et leurs salariés, qui en sont réduits, tel Verlaine, à « regarder dans leur porte-monnaie s’ils ont encore soif », c’est-à dire à ne plus pouvoir boucler leurs fins de mois.

Bien entendu, les journalistes de gauche ont tous dézingué les gilets jaunes, et ceux-ci, faute d’un leader, se sont laissé envahir par des agitateurs collectivistes qui ont fait de la chasse aux riches leur thème unique.

Le coronavirus a changé la donne. Pour tout le monde. L’argent public, intégralement emprunté, se déverse sur l’économie du pays, mais le pouvoir est affolé, car il voit se profiler l’instant où, ne pouvant plus maintenir ses subsides, il sera en butte à la révolte du peuple.

Les guerres et les épidémies provoquent toujours des changements de régime politique. L’actuelle pandémie n’échappera pas à la règle. Et comme les journalistes de gauche ne savent rien proposer d’autre que l’augmentation des dépenses, il va falloir que la petite troupe des journalistes libéraux fasse preuve d’imagination et de persuasion pour qu’enfin la France adopte le bon chemin.

Pauvre Pujadas ! Lui qui se voyait terminer paisiblement sa carrière va se retrouver en première ligne dans un combat périlleux. Il a bien la possibilité de se rétracter, lui qui vient à peine de faire son outing libéral, mais franchement ce ne serait pas une belle fin.

Claude Reichman

 

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3 réflexions au sujet de « Révélation : David Pujadas est libéral ! »

  1. Si les journalistes ne sont pas majoritairement de gauche mais pour le pouvoir en place car ils veulent garder leurs avantages fiscaux et sociaux que SARKOZY leur avait supprimé, d’où leur aversion pour le couple Sarkozy – Fillon. La plupart de leurs patrons encouragent cet asservissement au pouvoir au place car ils vivent eux aussi des subventions de l’Etat et veulent les conserver. Si quelques journalistes sont de droite, n’est – ce pas avec la bénédiction de leurs patrons afin de montrer la soi disante indépendance vis à vis du pouvoir.

  2. Bienheureux les simples d’esprit…
    Si la généralisation hâtive est blâmable et, suivant la parole de Gaston Bachelard, demeure le principal obstacle épistémologique à la connaissance, point d’outrance à considérer que plus de 80 % des gens qui tiennent la plume dans la presse écrite nationale – et + de 95%!dans la PQR- ( je lis entre 12 et 15 titres chaque jour) sont équipés de circonvolutions pariétales totalement amidonnées…et je m’abstiendrai ici, par charité, d’évoquer une maîtrise approximative de notre langue…
    Comment pourrions-nous imaginer, même en disposant de un instant de lucidité, que cette indigence puisse penser « libéral », étant bien compris que l’économie n’embrasse qu’une part tenue et marginale du concept même s’il faut bien admettre que le débat soit circonscrit à ce domaine ?

  3. La France est un pandémonium , ce n’est pas un euphémisme et Certains sont si pauvres qu’ils ne possèdent que de l’argent.
    La France a besoin “de contre-pouvoir” que nous n’arrivons pas, nous citoyens dotés de réflexions, et bon sens à créer ; c’est hélas navrant et très grave pour ce Pays. Pour ma part, il y a longtemps que j’avais pris la décision de dénoncer TOUS LES TRAVERS DE LA SOCIÉTÉ POLITIQUE, de DROITE OU DE GAUCHE “PEUT ON ENCORE SAUVER LA France RAPIDEMENT ” NON ! Il faudra 2 à 3 générations !

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