Solidarité et pillage : sont-ce deux synonymes ?

C’est objectivement une question lancinante.

J’y pense souvent, notamment quand je n’arrive pas à trouver la trésorerie nécessaire pour payer les impôts ou charges diverses qui me tombent sur le paletot comme la mitraille à Gravelotte.

J’y pensais hier sur la route entre La Rochelle et Paris.

Une nouvelle ligne de TGV longe maintenant cette route, qu’elle coupe en plusieurs endroits. Elle n’est pas encore en service. Elle doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris.

Passant sous un ouvrage d’art qui porte cette ligne de TGV, j’ai été interpellé par la qualité apparente de cet ouvrage. Par une impression de solidité, de rigueur, de grandeur, accompagnée d’une émotion esthétique en partie liée aux qualités précitées.

Et là je me suis dit : “n’est ce pas cela la solidarité ?”

C’est-à-dire la réalisation d’un ouvrage nécessaire à la collectivité, pour lequel les hommes se regroupent solidairement car seuls ils ne pourraient pas le réaliser.

N’est-ce pas ce type de solidarité qui justifie la communauté, qui lui permet de progresser, de s’enthousiasmer, d’être plus forte, plus riche, plus utile à tous ? Alors que, dans le même temps, ceux qui participent à cet acte solidaire conservent leur indépendance d’homme, leur liberté, tout en participant à ces ouvrages dont le but est un usage commun.

Bref, l’aménagement du territoire et ses ouvrages collectifs me paraissent être des actes solidaires.

Au même moment — parce que le bon côté de la limitation de vitesse est que l’on s’emmerde sur la route et que l’on a donc le temps de se poser toutes sortes de questions – je me disais : “Mais il y une éternité que je ne vois plus de grands travaux collectifs sur nos routes”.

Je ne vois à l’occasion de mes multiples trajets que dos-d’âne, rétrécissements, interdits de toute sorte, stops contre-nature, radars, flics embusqués, etc…

Plus aucun de ces grands travaux facilitant les déplacements que seule la solidarité permet de réaliser, alors que dans ma jeunesse ils pullulaient.

Il me semble que payer des impôts pour ces grands travaux me serait relativement supportable.

Ce n’est pas le cas pour la solidarité à laquelle on me convie de force

En fait, on m’assure qu’être solidaire serait prendre dans ma poche ce que j’ai gagné pour le donner à d’autres qui ne gagnent rien. Ceci sans qu’à aucun moment il ne me soit démontré que ceux qui vont bénéficier du fruit de mon travail aient eux-mêmes une raison valable de ne rien avoir autre que celle de n’avoir rien foutu.

La solidarité donc se résumerait à une charité obligatoire qui n’apporterait rien à la collectivité dont je fais partie mais uniquement aux individus percevant personnellement mon argent.

Cette solidarité est un peu l’idée que j’ai du pillage pour le compte d’autrui.

Il me parait, qu’ainsi vu, solidarité et pillage seraient donc synonymes.

Une nouveauté dont il est urgent que l’Académie Française s’empare. Enfin, je dis cela mais je ne dis rien.

J’imagine que financer des grands travaux est probablement moins efficace en retour de voix que distribuer des billets tout neufs à ceux qui n’en ont pas.

Est-ce pour cela que nous ne voyons plus, ou très peu, de grands travaux solidaires?

Je vous laisse le soin d’en juger.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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2 réflexions au sujet de « Solidarité et pillage : sont-ce deux synonymes ? »

  1. Eh oui, les politiciens dépensent sans compter l’argent des autres (le votre, le mien, …)
    pour acheter des voix et “assurer” la paix sociale !
    Voir les promesses du spécialiste du scooter nocturne en vue de mai 2017.
    Pour finir : les lignes de TGV …
    Je serai plus circonspect … aucune n’est rentable hormis Paris-Lyon !
    Et il n’est qu’à voir la situation de la SNCF …
    Bien cordialement

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