Syriza, petite fleur de java…

Demain on rase gratis en Grèce. Dont acte.

Je suis éberlué, ceux qui ont méprisé le capital au profit du crédit vont boire le calice jusqu’à la lie.

Ces politiques, en France leur bras armé Bercy, qui ont vilipendé le capital, qui ont donné en pâture ceux qui ont la force de caractère de le constituer, qui ont tant taxé ce capital que tous ce sont donnés vertigineusement au crédit, jusqu’au point de non retour, jusqu’à la banque route clamée haut et fort dans les urnes, ces politiques paieront-ils de leur personne les dégâts irréversibles qu’ils ont commis ?

Car le peuple grec, tout à la joie de croire qu’il n’aura pas à payer ses dettes, se fait des illusions.

Il croit sottement que ses créanciers sont quelques milliardaires mondiaux avares et malfaisants à qui il joue la plus belle des entourloupes. Le peuple grec se trompe lourdement, c’est à lui-même qu’il ne remboursera pas la dette, à lui et à ses amis de la gauche européenne.

En effet, les sommes qu’il a dévorées allègrement et qu’il se propose de ne pas rembourser sont issues, dans leur plus grande part, des comptes de “zinzins”, pour la plupart des mutuelles, dont le capital n’est constitué que des cotisations versées par des gens modestes, éventuellement au mieux par la classe moyenne.

Au dessus, il y a longtemps que plus personne ne confie son argent à une organisation collective, chacun se crée sa propre capitalisation.

Donc, la débâcle des créanciers ne sera pas celle d’hideux capitalistes mais bien celle du peuple lui-même propriétaire des créances pour lesquelles il va faire défaut.

Quel est la prochaine étape ?

Evidement la supercherie va rapidement apparaître. Le défaut va toucher de plein fouet les imprudents qui ont placé leur santé, leur retraite, leur présent et leur avenir, entre les mains de ces monstres collectifs, banques ou assureurs de tout poil, privés ou étatiques.

Pendant qu’ils se sont crus et se croient toujours irresponsables, ils sont en train de s’auto-ruiner.

Leur prochaine étape ne peut être que le meurtre et le vol.

Lorsqu’ils seront face aux conséquences de leurs actions irresponsables, pourquoi, soudain, deviendraient-ils responsables ? Il n’y a objectivement aucune raison à cela.

Face à leur propre ruine, découlant de leur propre défaut de paiement, ils ne pourront que voler le capital de leurs frères économes, de leur voisin, de leur ami qui ont eux mis de côté, en hommes responsables, tout au long de leur vie.

Ainsi donc, ce soir, la Grèce allume la première mèche de la guerre civile que les impécunieux devront déclarer, assez rapidement, aux économes.

Triste opération qui ne justifie ni fête, ni joie.

Depuis le temps que le mensonge règne en maître en politique pouvait-il en être autrement ? Non, probablement.

Putain de mensonge, toujours plus séduisant que la vérité, il finit par devenir la vérité des époques de malheur.

Ce soir, nous ne valons pas beaucoup plus que ces barbares que nous montrons du doigt, que nous n’allons pas tarder à égaler.

Les pantomimes “Hollandaises” hier, cherchant à dissimuler les carences sociétales de notre pays en en faisant reporter la faute sur d’autres, aujourd’hui celles des grecs qui souhaitent aussi faire payer à d’autres leur faillite, les choses s’accélèrent salement. La java, c’est pour demain, sacré java même.

Bien cordialement. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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